157ème Devoir de Lakevio du Goût
Cette giboulée qui arrose l’Arc de Triomphe me parle.
Alors que la fin du mois de mars arrive, impossible de ne pas penser à « April in Paris ».
John Salminen, Ella Fitzgerald et Louis Armstrong nous invitent à regarder la vie.
Et vous ?
Qu’en pensez-vous ?
Le printemps vous inspire-t-il ?
À Paris ou ailleurs ?
À lundi j’espère.
Parfois il suffit d'une chanson pour se retrouver au cœur du charme d'un printemps à Paris.
Un Paris de ma jeunesse où j'aimais retourner. À moins que ce ne soit lui qui revienne.
Avril à Paris
Vers qui puis-je courir?
Qu'as-tu fait de mon cœur? 🎶 ♫ ♩
Ça existe des souvenirs entrelacés avec une chanson. Alors on a envie de la réécouter en boucle, encore et encore, comme si une voix inconnue s'apprêtait à nous rapporter d'autres voix d'hier chargées de mots d'amour qui s'étirent et s'enroulent comme des bras d'affection, des lianes de douceur.
Cette mélodie à la trompette qui invite à la réjouissance et au bonheur. Quelque chose de doux et cependant pointu. Parce que ça excite délicieusement les avenues parisiennes, la tour dressée, et l'arc majestueux.
Que ce soit Ella Fitzgerald ou Sarah Vaughan, le charme de ce temps-là agit par pénétration. Le voilà qui descend jusqu'à l'âme, réveillant les étreintes qui n'en finissaient pas.
Et puis les bavardages, les rires, le théâtre, les spectacles. Ce petit restaurant où on avait presque nos habitudes. On disait : « Aller ! On va chez l'aveyronnais ? ». Et on y allait.
Avril à Paris
qu'as-tu fait de mon cœur ? ♩ ♬
C'était elle, c'était lui, c'étaient eux. Pas en même temps. Pas aux mêmes époques. Mais c'était le même bonheur avec ses nuances piquantes ou chaleureuses, transcendantes ou ordinaires.
La vie sans souci. Tout était devant.
On allait tout inventer.
On ne fera que passer.
Et cependant :
Avril à Paris
C'est le sentiment
que personne ne pourra jamais reprendre ♫ ♩
Parce que le souvenir n'appartient à personne d'autre que nous.
Notre bien précieux à jamais.
Il suffit de fermer les yeux, de remettre la chanson.
Et tout est redonné… jusqu'à la prochaine fois…
Et en cet instant, il suffit d'écouter :
j'ignorais qu'un cœur pourrait chanter
Jamais je n'avais senti une étreinte chaleureuse jusqu'à là ♪ ♬




