J'ai fait une série d'examens médicaux ces derniers temps. Globalement chat va pas trop mal pour mon âge avancé…
Je suis du genre chat peux encore fonctionner quelques temps…
alors chat me réjouit avec Dire Srays !
J'ai fait une série d'examens médicaux ces derniers temps. Globalement chat va pas trop mal pour mon âge avancé…
Je suis du genre chat peux encore fonctionner quelques temps…
alors chat me réjouit avec Dire Srays !
Hier, en errant sur ma télé, jouant de la zapette (un mot qui ne se dit plus…), je cherchais une chaîne qui attirerait mes yeux et mes oreilles, tandis que le sang pulsait dans mes veines au rythme de ces épines que l'on enfonce dans mes pieds.
Je cherchais un divertissement récréatif, une attraction, un intermède, un spectacle qui mettrait fin au ballet infernal des pulsions peu sympathiques.
La fibre donne accès à des centaines de chaînes. À laquelle allais–je m'enchaîner ?
Je passais de l'une à l'autre jusqu'à ce que je découvre IMEARTH. Je voyais des images de torrents, agrémentés de chants d'oiseaux, de nature encore apparemment immaculée. Pas de commentaires et de baratineurs. Que les images et leurs sons en continu.
J'ai savouré des instants dont je ne me souviens plus combien ils ont duré. J'ai même augmenté le son pour qu'il m'enveloppe délicieusement. Petit à petit l'effet placebo a fait son œuvre.
C'est une petite phrase de Christiane Singer, extraite d'une conférence que j'ai écoutée récemment : « L'irrésistible montée de l'aube ».
C'est le mot « irrésistible » auquel je m'arrête. On ne peut pas résister à la montée de la lumière, celle de l'aube bien entendue, mais aussi au surgissement qui tout à coup vient nous éclairer et souvent nous déranger.
L'irrésistible montée. Ce à quoi rien ne peut résister et qui surgit tout à coup..
Et pourtant, parfois, on voudrait ne pas voir. Se boucher la vue. La crainte de l'aveuglement. Ces « trops » qui risquent de nous éblouir ou nous aveugler et nous font fermer les yeux ou détourner le regard.
A-t-on raison ? Parfois la nécessité commande : c'est presque contre notre gré. Mais peut-on longtemps ne pas regarder l'aube qui est là, à présent. ? Quand bien même la lumière nous donne à voir du « pas joli-joli ».
Mon autre blog (actuellement en stand-by ») s'intitule : le voyageur de l'aube. Et j'ai même eu l'audace de mettre des majuscules. Je cherchais à parvenir avant que celle-ci ne vienne inonder de sa lumière. Voilà plus d'un an que je n'ai pas écrit là-bas. Je mettais en exergue que les aurores nous tirent de nos nuits. J'ai longtemps fait le récit de mes nuits, et puis comment les lumières me sont venues. Est-ce qu'il n'y en aurait plus dans ma vie depuis lors ?
Que je le veuille ou non, l'aube est irrésistible, mais est-ce que je l'accueille, cette aube qui fait chaque journée nouvelle. Ou est-ce que je m'installe dans une sorte de paresse confortable, parce qu'à mon âge, avec mes temps grises, les dizaines d'années de mes expériences bien évidemment nombreuses et enrichissantes, font que désormais il me reste à être blasé du reste.
Je force le trait. Et cependant. Ne suis-je pas dans ce statut du vieux singe à qui on ne peut apprendre à faire des grimaces nouvelles.
Il faudrait que j'aille renouer avec la « jeunesse de l'aube ».
Un de mes voisins vient de décéder à 86 ans, après avoir passé bien des semaines hospitalisé et chacun savait qu’il ne reviendrait pas chez lui. Hier, c’était son enterrement. une cérémonie belle, intense, et sans pathos.
Un retour à la terre, dont nous sommes tous issus.
Dans la rue en impasse où nous habitons, nous nous connaissons tous, certains plus que d'autres bien entendu. Ce voisin-là j’aimais échanger avec lui. il avait une histoire de vie passionnante et singulière ainsi qu'une grande culture.
Ce matin, je regardais les deux grands sapins de mon jardin. Il les voyait de chez lui, témoin comme moi de leur croissance au fil des ans.
Deux sapins, tel un couple dont l’un a besoin de l’autre pour sa croissance. L’autre a besoin de l’un pour son développement.
Ils ont une nécessaire solidarité. Chacun a son originalité, ils ne sont pas de même essence, mais que seraient-ils devenus l’un sans l’autre ?
Lorsqu'on les observe de plus près, par-delà le vert visible à l'extérieur, on peut apercevoir à l’intérieur des branches mortes en apparence, mais qui ont encore leurs rôles à jouer.
La présence de l'histoire du passé est essentielle à la vie aujourd'hui
À travers ce qui semble mort de nouvelles lumières pénètrent dont le destin est d'éclairer pour renouveler le regard.
On voit des branches qui ont terminé leur mission et que l’on croit mortes. Mais le sont-elles?
Jamais ne me vient à l’idée de les supprimer. Ce serait une faute. Elles sont indispensables à l’ensemble. Elles ont concouru à la réussite de l’aventure.
Le résultat en est une certaine harmonie.
Ce qui apparaît mort continue à susciter de la vie.
La mort, nourriture pour de nouvelles vies.
Il y a des nids d’oiseaux dans les sapins, gage de naissances printanières, des insectes, tout un petit univers grouillant.
Alors qu'est-ce donc que la mort ? Est-ce que mon voisin décédé a disparu ?
N'est-il pas de retour quelque part en moi? D'ailleurs je crois entendre sa voix.
Lu chez Avalon en réponse à un commentaire à propos des blogs :
« Nous veillons les uns sur les autres dans un soutien moral, une présence que je qualifierais de divine puisqu'elle ne s'impose pas physiquement. »
Plus d'une fois, sur mes blogs et dans d'autres écrits, j'ai eu l'occasion d'évoquer la parcelle de divin, sa trace, qui existe en nous. Et il me semble en chaque être humain, quel que soit ses croyances, ses références, ses paradigmes.
Je la ressens en moi, comme je la perçois chez d'autres, au-delà des mots, du discible, manifestation du mystère de la personne que nous sommes chacun et chacune.
Souvent le constat se fait : j'en sais plus sur mes relations via Internet que sur mon voisinage « en live » où cela se situe surtout dans la convivialité et l'entraide ordinaire entre gens qui, comme on dit : « s'entendent bien ». Mais, sauf exception comme la traversée d'une épreuve, les échanges ne sont guère « en profondeur ». Il en va bien sûr autrement dans d'autres relations de ma vie passée et présente qui demeurent inscrites dans ma vie.
Concernant les blogs, les sites d'échanges, comme le dit avec justesse Avalon : non seulement la présence physique ne s'impose pas, mais elle n'est pas nécessaire à la relation et sa profondeur. Et en ce sens, en effet, la relation tient du divin, c'est-à-dire d'une réalité quasi impalpable, qui nous relie bien au-delà des apparences, des limites du face-à-face et de la présence physique. Nous sommes entraînés à nous rejoindre dans un « en deçà » de la surface des eaux relationnelles.
« Le divin en soi », il faut le rejoindre. C'est un choix d'aller vers lui, même si c'est un état qui nous constitue. C'est comme une aptitude ou une qualité, on peut la développer ou la laisser en friche. Elle ne disparaît pas, mais elle s'étiole.
Le divin permet d'approcher de ce « plus que soi en soi » qui nous amplifie, nous ouvre le corps et l'âme dans une dimension qui comporte toujours sa part inconnue, cet inconnu qui attire et ne fait pas peur. C'est là sa grande qualité.
Mais le début de la citation est très important aussi : veiller les uns sur les autres.
Avalon exprime ce que je vis. Ce qu'elle vit aussi bien entendu : « la veillance ». C'est-à-dire un regard de bienveillance active sur les autres. C'est au-delà du seul désir qui ne peut être qu'un point de départ, qui n'a d'effet que lorsque le désir génère des actes.
Alors bien sûr il y a des errances et des ratés sur la route. Des abandons, des manques, des incompréhensions néfastes, des négligences regrettables, etc
La vie se rétrécit comme peau de cuir chagrin.
La lumière intérieure peut vaciller
quand la lumière extérieure s'obscurcit.
L'une dépend de l'autre.
L'autre dépend de l'une.
Des jours ternes traversent.
Moins de raisons de vivre.
Trop de nuits interminable avant de voir le jour.
Et parfois, la joie, comme un retour du passé.
Une écriture que l'on reconnaît sur l'enveloppe.
Au temps où on s'écrivait via une boîte aux lettres
sur du papier tramé, parfois parfumé.
Dépendre d'une écriture, des mots
qui font beaucoup de bien.
Et pourtant ce n'est que l'alphabet assemblé.
Les mots d'amour rendent fou.
Les mots sales dégradent.
Les mots doux guérissent.
Parler pour ne rien dire.
Parler pour tout dire.
Parler pour meubler le vide de la tristesse.
Parler quand se taire fait trop mal.
Écrire ce billet qui ne sert à rien.
Parfois le rien occupe tout
-o0o-
Voilà !
Comme chaque année
elles sont revenues à Sarralbe, (Moselle),
les cigognes :
Maurice et Mélodie,
vedettes internationales.
Chaque année je viens les observer, sur le toit de la Mairie, jusqu'à ce que les œufs éclosent et que les petits soient prêts pour le grand voyage…
Cette année, il n'y a que deux œufs: le conseil municipal s'inquiète !
Si ça vous intéresse, ça se passe ici.
Une seconde nous sépare des poissons rouges.
L'autre nuit il a fallu traverser des heures difficiles, à cause d'une douleur persistante.
Je tentais de laisser ma pensée se fixer ailleurs que sur le douloureux. Ce n'est pas très évident, mais ça peut fonctionner.
Je me remémorais les gens qui me sont précieux. Les personnes pour qui j'ai de la considération, de l'affection et de l'amour ; celles qui me font le cadeau de leur présence, de leur attention, de leur proximité et de leur compréhension ; enfin, des pensées de ce genre.
Et puis mon attention est revenue sur le mot lui-même « précieux ». J'avais les yeux fermés dans la nuit. J'entendais la respiration douce et régulière de mon épouse qui dormait à mes côtés. Comme une présence silencieuse, à la fois précieuse et bienfaisante.
Précieux c'est parfois comme s'autoriser à prendre contre soi, avec soi, en soi, pas forcément pour signifier une possession [quoi que…] mais une présence.
C'est légitime, et même nécessaire. Sans présence on n'est pas grand-chose. Je ne crois pas au dépouillement de tout. Cela me semblerait un dessèchement, un squelette de soi-même.
Alors bien sûr, c'est centré sur soi, même si existe l'intention et la volonté de redonner ce que l'on a reçu.
Dans la nuit, on peut aussi écrire « pré-cieux », comme la projection d'une promesse qui nous attendrait quelque part… dans les cieux…
Cependant la Promesse nous est faite par la vie et toutes ses composantes d'aujourd'hui. Parmi elles : des religions, nos enseignants, nos parents, les candidats aux élections qui promettent le ciel, et bien d'autres aussi comme les arnaqueurs de tous poils (la publicité omniprésente par exemple… : « le bonheur est dans le dentifrice »).
Me vint un extrait de la chanson de Brel, Orly : « ils vivront de promesses qui ne feront qu'attendre ». Il est question d'un couple, mais c'est bien plus large que cela. On ne cesse de nous dire qu'il faut attendre, que ça va venir. … Mais quand ?
Avouons-le, combien de fois nous voudrions quand même y croire quelque peu en déposant notre bulletin dans l'urne. Combien de fois nous serons encore déçu(e)s.
Comme si tout devait nous arriver d'un « ailleurs ». Mais le précieux est en nous, « ici-bas », dans cette extraordinaire dynamique appelante du fond de notre être, un moteur intérieur, une pulsion centrale qui vient des tripes et qui nous entraîne dans l'existence. Notre accomplissement et peut-être notre bonheur ne sont ni dans les nuages, ni dans la conquête de l'espace ou de l'univers pour les plus entreprenants des Chino-américano-russes, ni dans l'extraction pétrolière, ni dans le transhumanisme, ni dans la folle croyance en une Supériorité quelconque. Et encore moins dans « de l'avoir plein nos armoires » comme le chantait Souchon
Le précieux réside dans la confiance que nous faisons en notre propre potentiel, en celui des autres pour ensemble développer des réussites collectives, petites ou grandes.
L'humanité vient tout juste de naître.
Je me suis endormi. La douleur avait décidé de me foutre la paix.
Combien furent-elles/ils, les abandonné(e)s, à venir dans mon cabinet de consultation ?
Je n'ai pas décompté. De nombreuses personnes en tout cas. Sans vouloir catégorier on peut toutefois quelque peu distinguer :
— Les « abandons objectifs », à la naissance, « né sous X », ou la mère décédée dans la toute petite enfance, et autres cas particuliers comparables.
— Les gens qui vivent le « sentiment d'abandon » jusqu'au plus profond d'eux-mêmes par celles et ceux qui avaient en charge leur éducation, à commencer par les parents, et en premier la mère. Sentiment ressenti fréquemment dans bien des circonstances, à l'école, puis adulte et même plus tard jusque dans leurs relations amoureuses.
Ces accompagnements se déroulent fréquemment dans la durée et selon mon constat, celle-ci est plus longue avec les hommes. Je n'en fais pas une loi générale, c'est uniquement mon expérience. Je crois que l'homme, même s'il s'en défend généralement, est plus fragile dans la mesure où il cherche à s'en sortir par rebondissements successifs, suivis souvent d'échecs successifs.
Les femmes ont une capacité de résilience plus intense. Elles accèdent plus facilement à la profondeur de leur personne. Elles sont plus matricielles. Plus intériorisées.
Plus proche des aspects émotionnels, relationnels, sensoriels et spirituels.
On me dira que je schématise et simplifie. C'est partiellement vrai. Je n'écris pas ici un traité sur tous ces sujets…
Le sentiment d'abandon est souvent complexe. Les situations très différentes. L'enfant a été « bien éduqué », selon les principes reçus, la lignée familiale, le milieu, les théories éducatives de l'époque parfaitement appliquées. Bref, les parents ont fait comme ils pouvaient avec ce qu'ils étaient. Des parents ordinaires, pas plus mauvais ou meilleurs que d'autres… ou que moi-même…
Et pourtant l'adulte continue à se sentir comme ayant été abandonné. À 40 ans il/elle continue à en souffrir. Dans sa fratrie, la personne considère être celle dont on s'occupa bien mal. On préférait les autres frères ou sœurs. Parfois la jalousie s'installe et justifie des processus de vengeance plus ou moins subtils, moraux ou physiques. Cela n'arrange rien, développe fréquemment une forte culpabilité destructive. Autrement dit : l'impasse.
Dans le long travail que j'ai entrepris sur moi-même pendant plusieurs années, je fus confronté au « sentiment d'abandon » qui me fit remonter à ma petite enfance avec des spasmes d'étouffement devant ma thérapeute. Mais qui donc m'étouffait ainsi ?
La clé arrivera plus tard, par une amie de ma mère : Ma mère m'enfonçait le biberon dans la bouche. Elle le faisait tenir avec des coussins, puis allait s'occuper des clients dans la pièce à côté.
C'est passionnant de pouvoir vérifier certains ressentis en thérapie par une explication objective d'une tierce personne de l'époque. On se dit qu'on ne s'est pas leurré durant la séance sur la réalité objective, sur le factuel de l'époque.
Et en plus il paraît que Madame ma mère était fière de cette manière… de m'abandonner… pas étonnant que je déteste le lait depuis toujours…
Néanmoins le travail fut long… mais bénéfique…
Et aujourd'hui ? L'angoisse de l'abandon a disparu. Une crainte demeure quand je me sens en état de faiblesse, de grande dépendance. Je continue en ces cas-là à penser que tout le monde finira un jour ou l'autre par m'abandonner… et que j'y perdrais la vie.
Je m'en sors en revenant à cette certitude de mes liens intérieurs les plus profonds. Cette sorte de reliance fondamentale et fondatrice à ce « plus que moi en moi » qui fait mon identité d'être humain unique au milieu de mes semblables uniques. Nous tissons l'étrange toile de cette immense tapisserie planétaire dont je suis un fil. 
Cette confiance demeure chevillée au corps que la solidarité finira toujours par triompher de l'égocentrisme mortifère. J'en ai l'expérience. La lutte contre les séquelles de la polio était vouée à l'échec si elle avait dû se dérouler en solitaire. Je démontre cela le mieux possible dans mon livre « le passage se crée » : le passage de la mort à la vie. Je n'ai de cesse d'en remercier les vivants. Les vrais !
Hier, 11 novembre, le jour difficile de l'année. Je n'y ai pas vraiment échappé, mais au moins il ne m'est pas arrivé les aventures terribles de certaines années, qui se sont plus d'une fois terminées à l'hôpital !
« Le syndrome d'anniversaire » explique celles et ceux qui réfléchissent. Et quel anniversaire, penseront peut-être mes lectrices et lecteurs qui connaissent de quoi il s'agit.
J'ai lu en son temps les théories de Anne Ancelin Schützenberger, sur le transgénérationnel. Je n'ai pas été convaincu. D'autant que ces théories n'ont jamais été confirmées à ce jour par la psychologie moderne et les neurosciences.
Je crois beaucoup plus à la mémoire traumatique. À la date anniversaire le cerveau rejoue la réponse émotionnelle qui lui est associée. C'est quasiment scientifiquement démontré. J'aurais pu servir de cobaye. Il s'agit d'une réminiscence tant physiologique que psychologique. J'en ai l'expérience dans mon cerveau, dans mon corps et dans ma chair, pendant maintenant plus de 40 ans, car il a fallu que les années passent avant que la mémoire traumatique fasse son apparition. Je dois être un mec à effet retard !
Dans cet ordre d'idées, je visionne avec grand intérêt le feuilleton actuel à la TV qui montre les effets traumatiques dans la durée des victimes des attentats du 13 novembre.
La nuit ne fut pas facile. C'est un peu un euphémisme.
La nuit certains souvenirs sont encore plus gris que les souris.
Et puis le jour à travers le volet qui se lève.
Et puis le ciel d'un bleu immaculé.
Pas le moindre petit nuage et beaucoup de lumière.
Nous sommes de la nature.
Et ce matin la nature est en joie.
Elle dissout les souvenirs nocturnes
Pour parfaire ce bel ensemble, large sourire de ma compagne de vie.
Petit déjeuner en regardant le jardin dont la vie offre son espérance.
En rouge et blanc, la sauge arbustive ne cesse de fleurir,
parce que c'est sa mission.
Je m'accorde un peu de confiture sur la tartine.
Au diable la consigne du « sans sucre, sinon… ».
Petit écart pour grande joie.
*
![]() |
| Un jardin de mes rêves, mais pas le mien ! |
![]() |
Narcsse - Michelangelo Caravaggio |
J'étais con quand même !
Bonjour à chacune et à chacun,
Merci chaleureux aux personnes qui s'enquièrent de mon sort.
Depuis plusieurs semaines, je traverse des temps difficiles, ainsi que celle qui accompagne ma vie depuis tant d'années. À la suite de divers incidents malencontreux, notamment une mauvaise chute de ma part, entraînant des complications physiques, j'ai perdu beaucoup de mon autonomie.
Nous sommes devenus en 24 heures, des petits vieux douloureux, car mon épouse est victime d’une hernie inguinale en voulant m'aider. Elle se retrouve assez limitée pour m' assister au quotidien. Le soutien mutuel, quand il existe dans un couple, est une chance extraordinaire.
En cette période de vacances, impossible de trouver des aides à domicile. Mon médecin traitant comme ma kiné sont en vacances. Nos enfants sont loin, nos familles dispersées. Heureusement une voisine sympathique nous dépanne le mieux qu'elle peut. « Mais c'est bien naturel » dit-elle…
Dans le quartier, c'est le désert du mois d'août !
Donc voilà : la période est délicate à traverser…
D'autres jours viendront, on verra bien la couleur qu'ils auront…
Portez-vous bien.
J'ignore quand je pourrais revenir sur ce blog.
Parfois on me dit cette petite phrase, en partant, on me l'écrit.
Peut-être un peu plus souvent ces temps-ci, à cause des douleurs dans mon corps qui ont décidé de s'installer durablement depuis trop longtemps maintenant. Je me suis mis à les évoquer sur ce blog. Je ne regrette pas, mais j'aurais mieux fait de m'abstenir. Plus compliqué parfois « en live » parce qu'elles se voient à un moment ou un autre.
Moi-même j'écris cette petite phrase, avec sans doute les mêmes intentions de bienveillance et de protection envers la personne considérée.
Et d'ailleurs je remercie celles et ceux qui ont manifesté leur sympathie à cette occasion.
Mais qu'en est-il au final ? Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire. Prendre soin ?
Le « care » comme on dit à présent dans la branchitude professionnelle. (Bien que ce mot tend à devenir obsolète, c'est fou comme les nouveaux mots ont une vie courte).
En quête d'un texte, écrit il y a bien longtemps, et que je souhaitais retrouver (ce qui ne fut pas le cas…) je fouillais dans les archives de mon ordinateur. Je m'étonne du nombre de pages que j'ai pu écrire depuis l'an 2000 ! (Avant j'ai perdu la trace de beaucoup de choses).
Je ne compte pas ici tous les textes professionnels dont j'ai pu être l'auteur, travaux de recherche personnelles, diffusées ou pas, articles divers, rapports officiels, conférences etc. je ne compte pas non plus le plaisir que j'ai eu à écrire de multiples lettres avant le temps des écrans.
Incroyable comme je suis un terrible bavard par la plume ou le clavier !
À quoi tout cela a-t-il vraiment servi ?
J'ose à peine ce constat : à pas grand-chose !
Je ne dis pas : à rien, mais franchement c'est juste quelque gouttes dans un océan de productions diverses et variées.
Et pourtant cela occupa des milliers d'heures de mon existence et plus encore.
« Vanité des vanités » aurait dit mon père !
Ce n'est pas que je doute de moi ou que je me renie à posteriori.
Non, c'est juste le constat du pas grand-chose qu'est notre passage sur cette petite planète perdue dans l'univers.
Ça relativise, en même temps que ça rend très précieux des instants d'une intensité peu commune qui passent alors dans une dimension éternelle.
J'aurais laissé la trace d'une étoile filante.
Peut-être que l'un ou l'autre qui aura aperçu cet instant d'éternité s'exclamera : « Oooh ! ».
Et finalement, ce sera déjà pas si mal…
Bidouillage AlainX, avec la complicité de l'IA
Contempler, c’est suspendre le faire pour revenir à l’être.
C’est peut-être une déraison aux yeux du monde,
mais une nécessité pour l’âme.