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vendredi 17 avril 2026

Délire pour le week-end …

 

… Avec l'atelier « mil et une » sur une toile de Dali (sujet 182)
vu chez filigrane
 




Tentative de poème Dalien
Qu'on prenne qui peut 

  

Il était  gauche de ce côté-là
Le pinceau pinçait en jaune et bleu

Le pouce hier désastre 
Aujourd'hui la poussière des astres

l'oiseau s'envole
sans vol précis

Sa mer bleue broie du noir
Sa mère amère en amarre de tout 

À droite, c'est nu à jeux
le bras zéro froid n'est pas taupe
sombre héros en haut
pied noir en bas
va-t-on enfin réussir à le prendre


Dali ! Da !
Ça ira dit 
oui ça irradit ?

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samedi 7 mars 2026

Petit défoulement du week-end


Après mes divers proverbes illustrés, voici que je tombe (sans me faire mal) sur des propositions d'écriture ou d'illustration de « l'agenda ironique » qui semble sauter de blog en blog. La proposition pour mars se trouve ici

Il est question des Émoji ou émoticônes que nous utilisons tous. Malheureusement il en manque, selon l'auteure de la consigne : comme la framboise, le pangolin, l'entonnoir, le rein, et bien d'autres choses qui ne sont pas nommées.

Voulant contribuer à l'amélioration du système, voici quelques propositions, qui j'espère vous amuseront un brin en ce week-end de brouillard, du moins là où je suis.

 

La tête d'ail qui rigole : 

 

 


 

Jean,  l'entonnoir qui rit et qui pleure :

 

 


  


des reins tout tristes !


 

 la framboise :


 le pangolin :


 Et voilà !

Fin de mes élucubrations du week-end 

lundi 23 février 2026

Les conneries ça défoule

 Or donc, j'ai reçu récemment une invitation pour une visite privée de l'exposition « Kandinsky face aux images » au musée d'Art moderne « LaM » de ma région, avant qu'elle ne soit ouverte à la populace…
Oui, j'ai des relations mondaines !

Malheureusement, je ne m'y suis pas rendu, pour des raisons que je n'ai aucune obligation à vous exprimer. Donc, je vous laisse élucubrer toutes les supputations qui vous feront plaisir, sur la raison du pourquoi, que comment, que quoi, mais qu'est-ce donc ?
N'hésitez pas à supputer. C'est offert.

D'abord, Vassily, il est pas de ma famille, je n'ai pas pour habitude de fréquenter n'importe quel étranger du dehors, fut-il un maître de la peinturlure abstraite. Ensuite, il faut savoir qu'il est né à Moscou et chacun connaît parfaitement ce qu'il faut penser de cette bourgade, par les temps qui courent et ne sont pas là de s'arrêter.
 
Comme disait Fernand Raynaud : « j'aime pas les étrangers, parce qu'ils ne sont pas français ». Ce qui est parfaitement frappé au coin du bon sens. (Qui, lui, d'ailleurs en a marre qu'on le frappe ainsi, mais ce serait une autre histoire).

Néanmoins, il faut observer que le Vassily en question, a quand même commis des œuvres pas piquées des hannetons. Mais c'est certainement à la suite du fait qu'il fut naturalisé français. De ce fait il s'est mis à avoir du talent.
C'est bien connu : la nationalité fait l'artiste !

Bon, après ce tissu de conneries qui n'engage que moi, et parce que je m'enmerde en cette fin d'hiver qui traînaille, voici quelques œuvrettes de Kandinsky, réalisées avant sa mort en 1944. (Hé oui, banane, après sa mort il a laissé tomber ses pinceaux).

 Elles  valent désormais sur le marché pas loin de deux bras, deux jambes et quasiment la tête.
J'espère que vous après cirez. (… moi les pompes).


 

 

 

Improvisation 35 (1914) painting in high resolution by Wassily ... 

Circles in a Circle, 1923 (painting) by Artist Kandinsky, Wassily (1866 ... 

 

mercredi 10 septembre 2025

Sac de vracs



 — L'autre jour on a regardé un concert de Souchon à la télé. Ma dulcinée et moi on a beaucoup apprécié. Ça nous a rappelé de beaux souvenirs qu'on a évoqués après… dans le lit… et c'est ainsi qu'on s'est endormi…

— J'ai vécu les derniers instants du décès politique de François Bayrou. C'était pathétique. C'est un peu comme quand meurt quelqu'un qu'on n'aimait pas beaucoup, mais que, quand même, on assiste à l'enterrement. Il y a un moment où on se dit qu'il a fait ce qu'il pouvait avec ce qu'il était.
Et là on se surprend à penser :… c'est-à-dire, pas grand-chose !…

— Les séances d'un comité de lecture dont je fais partie, ont repris après la pause estivale. Ça m'a fait grand bien. Je ne sais plus beaucoup bouger mes jambes, mais j'arrive encore à bien faire gigoter mes neurones. Tant mieux ! Paraît que j'ai fait des propositions pertinentes. Tant mieux, bis !

— Le nouveau premier ministre s'appelle Lecornu, et non pas le corps nu. Bon j'arrête de faire des jeux de mots avec son nom, d'autres sont en embuscade, certains disent déjà qu'avec un nom pareil, il va se faire baiser ! C'est pas gentil…

— Bonne nouvelle : les pies de mon jardin se délectent des mirabelles gâtées que nous leur offrons. Faut dire que c'était des fins de série pas terribles. C'est la rançon des commandes par téléphone pour être livré à domicile, à cause des difficultés actuelles de mon épouse. On ne va quand même pas vider tout de suite le stock de  boîtes de sardines, qu'on a constitué, en prévision de la chienlit nationale !

— Le vieux russe Poutine a commencé à bombarder la Pologne. Chouette ! La troisième guerre mondiale nucléaire approche à grands pas. Et comme j'ai plus tellement envie de vivre trop longtemps…

— Alors je profite quand même des derniers soubresauts de la démocratie et de la consommation, pour me payer de délicieux croissants. Faut vivre quand même !


mardi 8 juillet 2025

La poule aux œufs d'or — version 2025

 


 

Un brave fermier
à l'honnêteté avérée
vivait aussi simplement que modestement
point de rêve que ses poules aient des dents
de tout le reste il était abstinent

Sa fortune : ses gallinacés et ses champs
 si besoin, tout viendrait en son temps

Un jour, une poule mal emplumée
décida de déroger
elle pondit des œufs en métal trop précieux
et le fermier lui fit de gros yeux

Jamais elle n'osa recommencer
 pas question de le courroucer.

Car « l'or est jaune, mais noircit le cœur »
proclame le proverbe chinois, fin connaisseur.

 

samedi 5 juillet 2025

La cigale et la fourmi — version 2025

 

Quelle n'est pas ma surprise de constater que mes petites parodies picturales inspirées des fables de La Fontaine provoquent pas mal de réactions et commentaires.
J'ai même vu un internaute publier chez lui un billet  concernant l'une d'elles.
Si ça amuse, tant mieux !

Alors donc, je continue, histoire de ne pas trop me focaliser sur mes douleurs qui, 
semble-t-il, ont décidé de s'installer durablement dans mon corps.

Je vous présente donc aujourd'hui : « La cigale et la fourmi. »


 



D'après les dernières informations qui me sont parvenues de source sûre, je confirme que Mesdames Fourmi et Cigale donneront un récital privé dans le cadre du « off » au festival d'Avignon qui vient de démarrer.
Pour plus de précisions, consultez le programme, disponible à l'office du tourisme.

mercredi 2 avril 2025

Enfin la vérité vraie de l'avenir révélée.

 


Qu'est-ce que j'apprends ! La NASA (qui n'a pas encore été supprimée par Donald) a établi avec exactitude, la date précise de l'extinction de la vie sur terre.
Une Université japonaise confirme le truc.
La survie humaine deviendra impossible après l'an 1 000 002 002.
D'autres calculs disent que c'est dans 999 999 996 ans, que la Terre ne sera plus habitable.

Les calculs ont été réalisés à partir de modèles mathématiques et d'ordinateurs surpuissants qui consomment des millions et des millions de watts par jour pour y parvenir.
Ça nous a déjà coûté un bras et une jambe de savoir quand est-ce qu'on s'éteint.

Paraît que ce ne sera pas tellement la faute des humains.
Ben zut, moi qui croyais que la race humaine était toute-puissante et dominatrice pour tout ce qui concerne l'Univers…

Ce sera la faute de notre «*$£µ1#+=£$ » putain de soleil ! Qui a décidé de nous griller de plus en plus.


Il est temps d'organiser le Grand Déplacement sur la planète Mars !
Elon ! Va falloir faire fissa !

Perso je vais me renseigner pour acheter un GPS qui indique le chemin le plus direct vers Mars.
Pour ceux qui croient à « l'Apocalypse et à La Fin Des Temps » ils ont encore quelques siècles pour peaufiner leurs théories. 

 

mercredi 19 mars 2025

En direct de mes archives.

 



C'était en 2006 et les années suivantes.
L'intelligence artificielle générative n'existait pas. J'avais juste mon intelligence personnelle, Photoshop, et quelques matériaux de photos pour être bricolées. Des résultats  furent publiés sur mon blog photo, désormais en déshérence.

Nostalgie d'un temps parfois  longuement passé à bricoler ce qu'on peut obtenir actuellement en quelques minutes... mais quel immense plaisir de recherche créative cela me procurait…
Aujourd'hui est-ce un progrès ? 

 

ils ont débarqué


 

la fuite du temps

 


 

J'ai aussi commis dans le passé des détournements d'œuvres d'art !

 

 
 

  Ce sera tout pour aujourd'hui… la suite peut-être une autre fois…

 

 

dimanche 9 mars 2025

Bidouille et cafouille

 

Petites bidouilles du week-end, ça me déride les neurones, ça me soulage un peu le corps, c'est déjà ça…
À plus tard mes ami(e)s, prenez soin de vous…
 







dimanche 2 mars 2025

En ce temps-là Saint-Exupéry déjà…

 


Allez ! Une petite bidouille pour le week-end

il y a quelques millions d'années : quand le Petit Prince était une Princesse…




samedi 22 février 2025

Bidouillages et pâturages : la suite !

 
Vos commentaires sur mon billet précédent m'ont plutôt surpris !
Disons que je ne m'attendais pas à des réactions aussi nombreuses, fournies, développées et explicites et riches pour certaines.

Peut-être parce qu'il a été question de l'IA ? On se fait beaucoup de représentations de ce moyen qui n'a rien de nouveau. Il y a longtemps que Photoshop est bourré d'algorithmes sophistiqués… La nouveauté réside dans la génération d'images sur instructions. Encore faut-il avoir l'imaginaire suffisant et ne pas penser qu'une image générée n'a plus qu'à être publié comme telle. Cela n'a d'intérêt que si il y a post traitement qui améliore, transforme, ou n'utilise qu'une partie de ce qui est généré pour intégrer d'autres choses.
Et c'est là que ça devient un moyen créatif supplémentaire qu'il faut apprendre à manier. Alors je dois dire que ça risque de m'intéresser…

J'ajoute une dernière production qui m'a apporté hier une distraction, nécessaire et bienfaisante pour supporter certaines souffrances du corps.




Ce sera tout pour l'instant en ce domaine.
Bon week-end à chacun/e !

dimanche 29 décembre 2024

Ultime délire

 Petit bilan statistique de fin d'année. (C'est un passage obligé paraît-il)
— le PIB de la France est en baisse sur les quatre dernières années.
— Le taux de chômage sur la même période et aussi en baisse, mais ça c'est plutôt bien à ce qu'il paraît.
— Mon taux de cholestérol est en baisse, ainsi que la moyenne de ma tension, ce qui semble réjouir mon médecin, un des rares qui garde bonne mine au charbon quand il visite ses patients impatients.
— Le nombre de billets que j'ai publiés depuis quatre ans est lui aussi en baisse.

Conclusion sommaire excellente : je rejoins allègrement ce qui est à la baisse en France.

Tout va donc très bien Monsieur le marquis de Carabas qui aimait jouer à chat avec sa magnifique marquise. Celle-ci nettoyait à cheval les écuries d'Augias. Un travail de femme de ménage pour une marquise, c'est pas vraiment top !

Mais, trèfle à quatre feuilles de plaisanterie, je sens bien que ce qui va être particulièrement en baisse dans les années à venir ce sont mes facultés mentales.
Et d'ailleurs ça commence à se voir…

Je m'en vais donc, de ce pas de cheval, continuer d'aller faire un tour dans les recueils statistiques, car je trouve sabot.   [jeu de mots foireux]. Rien n'est plus beau qu'une courbe de Gauss (ah, ces jeunes !) Malheureusement elle est un peu cloche !





Pour le 31 décembre je vous souhaite un bon petit rêve ! (Oui, vous l'aurez compris, un réveillon).
----------------

Serais-je encore là l'an prochain ?


 

vendredi 27 décembre 2024

Apple d'api

 

Bidouille d'AlainX


Hélas trop souvent, les pépins, c'est pour ma pomme.
Parfois je vois double.
Mais quand on est deux, souvent surgit la pomme de Discorde.

Magritte passa aux aveux :
 il aimait les pommes
surtout les pom-pom girls

(Délire de fin d'année)

 

 

lundi 21 octobre 2024

Des jambes pour danser

196ème Devoir de Lakevio du Goût.

La première chose qui m’est revenue quand j’ai vu cette image, c’est la voix de Tino Rossi.
« Le plus beau de tous les tango du moooonde… C’est celui que j’ai dansé dans vos braaaas »
Mais pas seeulement.
Mais vous ?
Que vous inspire cette toile de Mark Keller ? Un souvenir ? Un spectacle ? Un morceau de vie ?
Nous verrons bien lundi qui ce tango aura inspiré…
Espérant toutefois que le sujet ne fera pas peine à Alainx qui n’a pas pu danser le tango mais semble néanmoins très bien passé de la danse pour fasciner quelqu’un pour le suivre pour la vie.
À lundi donc…



« Quand Jules est au violon et Léon à l'accordéon faudrait avoir deux jambes de bois pour ne pas danser la polka ». (Gilbert Bécaud)
Moi c'était deux jambes de fer et la polka ou le tango argentin, fallait pas trop y compter.
« Le goût des autres » fait allusion à moi dans sa proposition et je l'en remercie. J'ai quand même vécu une période où mon rapport à la danse fut assez complexe.
Jusqu'à mes 11 ans on ne dansait guère, peut-être quelques rondes enfantines dont ma mémoire ne garde plus trace. Après ma polio et jusqu'à aujourd'hui cela ne fut pas d'actualité. Sauf une fois : une fête de famille et parmi les invités il y avait une kiné. Lorsqu'on a poussé les tables pour danser, elle m'a invité. J'ai accepté en confiance me disant qu'elle allait « exercer son métier en heures sup. ». On a fait une sorte de valse lente, elle me tenait fermement, professionnellement. J'ai presque eu le tournis, à la limite de la chute. Mais j'ai aussi bien ri. Et puis à la fin je lui ai dit : « C'était sympa, mais dommage que tu danses si mal ! » On est parti chacun d'un grand éclat de rire. En fait ce fut comme une belle revanche sur le passé. Je me suis dit que pour elle aussi, quelque part ça devait avoir du sens.

À l'adolescence et jusqu'à mes 18 ans, dans les fêtes de famille, mais surtout les sorties « en boîte » avec copains et copines (en Belgique principalement), j'appréciais qu'on insiste pour que je vienne. Je disais oui. Au retour j'avais surtout des sentiments mitigés. Parfois j'avais passé un bon moment, car les amis ne faisaient pas que danser. Et puis j'étais quand même pas mal entouré et je n'ai jamais ressenti de « forme de pitié ». Reste que d'autres fois je vivais une forme de colère contre ce corps qui m'avait lâché.

Ce qui a tout changé fut le permis de conduire et la bagnole. C'est fou comme à l'époque les filles adorent les mecs qui ont une bagnole pour les embarquer loin de chez elle. Un jour on était cinq, moi et quatre nanas pour une virée en Belgique. Il y avait encore des contrôles à la frontière. Je n'oublierai pas la jeune douanier, tendance flamingant, qui eut une phrase à mon égard du genre : « Ben dis donc toi, vous en avez de la chance avec les filles ! »
Hé oui ! Y'a pas que la danse dans la vie !
Et je passerai sous silence les tête-à-tête à l'arrière de la petite bagnole. À chaque lecteur/lectrice de se faire son opinion personnelle du vécu correspondant en fonction de ses propres expériences.

Mon rapport à la danse est aussi avec ses paradoxes.
J'adore voir danser. Les grands spectacles de ballet. Casse-Noisette, les ballets russes, l'oiseau de feu, le Lac des Cygnes, le Sacre du printemps, la Bayadère, et bien sûr les grands metteurs en scène et les grands danseurs, Marie-Claude Pietragalla, Patrick Dupont, Maurice Béjart et son célèbre Boléro, etc. etc.
Comme cela m'est inaccessible je ne suis pas envieux et je n'en rêve pas. Mais je regarde l'extraordinaire beauté des corps en mouvement, la créativité, la rigueur du travail. Ce côté difficile avec le corps je le connais très bien par tant d'années de rééducation pour simplement essayer de redevenir « un homme ordinaire dans son corps ». Je n'y suis pas parvenu évidemment, mais j'ai fait le maximum de mon possible.

Et comme j'avance vers plus de repos nécessaire, au final, je me demande si ce qui me conviendrait le mieux ne serait pas « le Tango Corse » façon Fernandel.
Je vous laisse apprécier et c'est peut-être sourire et rire. Même si c'est vieillot.



vendredi 9 février 2024

Sombre histoire de lumière

 

Il se plaignait : elle lui faisait de l'ombre

celle qui se disait la lumière de sa vie

pas question cependant de rompre

ce n'était pas dans sa philosophie.


Elle se projetait sans cesse sur lui

il commençait à en avoir plein le buffet

elle finissait par l'étouffer 

celle qui prétendait être sa belle qui luit


Elle s'appuyait au montant métallique

et prenait des pauses séraphiques

le buffet impassible restait de cire

n'entendant pas se laisser éblouir


Il décida de prendre la porte

pensa : tu vas voir de quel bois je me chauffe

hé bien dit-elle que le vent t'emporte

que plus jamais mes rayons ne te réchauffent


lundi 30 octobre 2023

Les délicieux délires d'automne.

 

175 ème Devoir de Lakevio du Goût.


Vous avez vu le temps qu’il fait ?
Je suis que vous avez, comme moi, plein de choses a dire sur ‘l’automne.
Sans aller jusqu’à tartiner sur « Ô bruit doux de la pluie par terre et sur les toits », si vous parliez quand même de « ce cœur qui s’ennuie » et de ce que suscite chez vous cette ambiance si particulière de l’automne, cette saison à la fois triste et belle ?

-o0o-





Il est bien loin le temps où nous nous demandions si il ne valait pas mieux descendre vers le sud pour y vivre une retraite heureuse, paisible, tranquille et ensoleillée. Mon père avait paraît-il rêvé d'un genre de vieux moulin au bord d'une rivière chantante.
Hélas aujourd'hui, là-bas, c'est catastrophe sur catastrophe !

Comme c'est beau tout ce que chacun se construit avec des rêves, les siens et ceux des autres qui font des confidences semblables.
Ce qui était certain en ce temps-là, c'est qu'on n'aurait plus jamais la guerre en Europe !
Ce qui était tout aussi clair, c'est que le réchauffement de la planète, (à cause de nous, car tout est à cause de nous) commencerait à avoir quelques effets vers la fin du XXIe siècle, si tout va mal.

Je me souviens des cours sur « le principe de réalité ». C'était excessivement simple : il suffisait de couper radicalement avec le principe de plaisir à tout prix, surtout si on n'était pas fortuné. J'ai toujours adoré les principes qu'on ne s'applique jamais à soi-même : et ceci par principe !

Alors donc nous voici en automne.
Revenons à nos moutons tondus, parce que la consigne, c'est la consigne, et que le devoir, c'est le devoir. Et j'ai donc le devoir de vous dire que généralement l'automne m'emmerde. Il pleut, il fait froid, il y a du vent, des tempêtes, des inondations, des coulées de boue et des morts. D'ailleurs les feuilles sont jaunes, couleur cadavérique et de plus elles sentent mauvais. Essayer de faire une salade avec des feuilles mortes de chênes et de bouleaux. Non seulement c'est du boulot mais franchement c'est immangeable, même avec de l'huile d'olive première pression à froid. Mieux vaudrait probablement de l'huile de vidange.

Alors donc nous voici en automne.
C'est merveilleux l'automne. Des couleurs mordorées (et non pas mort doré), chatoyantes, diaprées, chamarrées, matinées de couleurs étincelantes, sur lesquelles il pleut des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas.

Voici que la saison décline,
L’ombre grandit, l’azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.
Ah la vache ! Comme il cause beau le Victor !
Prenant conscience de cela, ne voulant pas que l'herbe de mon jardin s'enrhume, je vais couvrir ma pelouse de ces petites billes de polystyrène qui isolent le toit de ma maison et polluent l'ordre naturel des choses. Voyez comme j'ai le sens du sacrifice ainsi que celui de la nature et pour tout dire de l'univers entier.

Bon voilà, pour une reprise des devoirs après 15 jours d'absence, je trouve que j'ai fait un effort aussi suffisant que délirant.
Et rendez-vous au tas de sable.
(— Lequel ? Me demande une âme charitable. — Mais bien entendu celui qui est à l'ouest, toujours à l'ouest !)

 

lundi 10 avril 2023

Le poisson du devoir du lundi de Pâques

 158ème devoir de Lakevio du Goût


J’ignorais totalement l’existence de Jean Despujols jusqu’à ce que j’apprenne qu’il avait peint en 1925 cinq fresques pour décorer un restaurant d’une rue voisine.
Le sujet du devoir m’ayant tracassé jusqu’à ce matin, je suis allé chercher quelque chose qui rappelle les poissons.
Je vous rappelle que Pâques ouvrait, avec l’histoire d’une résurrection, l’ère des Poissons.
Or, chez moi, « poissons » est intimement lié à « Partie de pêche ».
Ce qui serait chouette, c’est que le devoir commençât par ce « Noli me tangere » qui me fait rire depuis que j’ai appris de quoi il s’agissait et plus encore depuis que j’ai fait du latin…
Je dis ça parce que me revient à l’instant la « Madeleine pénitente » du Titien à qui pas un homme sensé, fût il vêtu d’un linceul, n’aurait dit « Noli me tangere ».
Quant à finir ce devoir, il serait parfait s’il était clos par « J’aimerais être à qui le destin réserve vos secrets. »
Pour les participants qui ont échappé au « Morisset et Thévenot », « Noli me tangere »  signifie « Ne me touche pas » et la dernière phrase est de Mr Mallarmé dont j’aime beaucoup les poèmes.
Alors, « à lundi, si le cœur vous en dit » comme se clôt une émission célèbre depuis 1958.



Sana scriptura in corpore sine tactu (*)


(*) : Une écriture saine dans un corps sans le toucher 


— « Noli me tangere », que j'ai dit à Marie-Madeleine. Une fois de plus elle voulait me tripoter là où j'aime pas trop.

C'est pour te ressusciter l'anguille, qu'elle m'a répondu.

Des fois elle prenait un langage de poissonnière, surtout lorsqu'on était dans ce restaurant à poiscaille avec cette fresque des années 20


Elle m'émoustille au plus haut point à cause de la gaule dressée, qu'elle ajoute.

Des fois, Marie-Madeleine n'a pas des pensées très catholiques. Enfin bref, nous ne sommes pas là pour parler de nos petites affaires intimes.


Arrête arrête de me touche pas, éructe Patricia Carli dans sa chanson qui passe en boucle dans le resto , puisque demain tu te maries c'est pas maintenant qu'on va baiser alors moi je te dis non, non ! NON !

Ça y est vous-vous souvenez ? Vous l'avez dans la tête ? Hé, hé,elle va vous empoisonner la journée… c'est sûr que si c'était écrit arrête, arrête, noli me tangere, ça aurait pas pu le faire. Comme quoi, des fois, on y perd son latin.


Remarquez, je la comprends Marie-Madeleine, cette fresque où on saisit la gaule pour attraper le produit qui arrive par où on sait bien la saisir, c'est quand même une allégorie des nourritures aphrodisiaques. Mais, je m'égare comme on dit à Lyon ou dans l'Est. N'empêche qu'on nous montre quand même deux mecs et deux nanas et que là c'est plutôt arrête pas, arrête pas ! (arête de poisson bien entendu). 


Tout à coup, une pensée subreptice m'envahit : mais qu'est-ce que Mallarmé aurait bien pensé de tout cela ? L'était-il, bien armé ou mal armé, pour cette partie de pêche ? — « N'allais-tu pas me toucher ? » qu'il fait dire à son héroïne, Hérodiade, dont on se demande si elle ne se droguait pas avec un nom pareil. Tout porte à croire qu'il faut pratiquer la fumette pour écrire ça :

(...)

Quant à toi, femme née en des siècles malins 

Pour la méchanceté des antres sibyllins, 

Qui parles d'un mortel ! selon qui, des calices 

De mes robes, arôme aux farouches délices, 

Sortirait le frisson blanc de ma nudité,  (**)

(...)


En raison de tous ces constats, il y a longtemps que je m'interroge : plus d'une fois j'ai demandé au destin entre quatre yeux, qu'est-ce qui pourrait être le mieux pour moi ? Aujourd'hui, la réponse s'est imposée à mon réveil : j'aimerais être à qui le destin réserve vos secrets. (C'est aussi lui qui l'a dit. Mallarmé et désarmé).



(**) :  L’Hérodiade de Mallarmé


vendredi 7 avril 2023

Texte à ne pas lire entre quatre yeux


Le ciel est gris. Donc on ne peut pas dire que le soleil vient de se lever et que bientôt l'ami Ri*co*ré va se pointer. D'ailleurs il a pas intérêt, surtout depuis qu'il a changé la composition de son mélange sans m'en parler. Mais bon je suis pas là pour faire de la pub pour les produits qui pourraient bien à l'avenir flanquer des maladies. Faudra voir.

Enfin bref il fait gris. Genre gris-souris. Je ne sais pas pourquoi on le qualifie ainsi, vu qu'il ne sourit jamais et qu'il est aussi morose que la banlieue des Inconnus. Mais venons-en à ce que je voulais dire et dont je ne me souviens plus. C'est dommage, parce que je crois que cela pouvait être intéressant.


Voilà comment on peut commencer un billet de blog quand on a envie d'écrire pour ne rien dire. C'est toujours une expérience intéressante de ne rien dire et cependant de le signifier par écrit avec des lettres, des mots et même des phrases. Voyez en cet instant comment je fais. Ce n'est pas très compliqué au demeurant. Il y en a qui disent que ça s'appelle l'écriture automatique comme la fermeture automatique des portes qui auraient dû ouvrir sur le bonheur. 


À propos de cette félicité sans fin, la presse s'interroge : « Il est où le bonheur, il est où ? » titrait encore il y a peu ce grand quotidien du soir. Il est vrai que depuis quelque temps il télétravaille dans le fond des campagnes, se dissimulant ainsi à la vue du citadin qui défile.


Cela pourrait être grave de ne plus le voir, même très grave car le bonheur est indispensable au malheur. Par contraste. Or, nous avons pour habitude de voir le malheur partout et même tout partout. Donc, si le bonheur continue à se planquer, à quoi va-t-on accrocher son malheur pour essayer d'en sortir ? Dilemme ! Nœud gordien, chat qui se mord la queue, quadrature du cercle, grattage de tête du professeur Nimbus, problème insoluble : qui ? L'œuf ou la poule ? 



En parlant d'œuf, je me suis réfugié sur le service public France Inter. C'est là que des conseils pertinents sont proférés par l'influenceur Jeff de Bruges qui propose de me personnaliser l'Œuf en gravant dessus mon prénom pour l'éternité. Seulement pour une douzaine d'euros. C'est donné !  Et j'espère que ça ne fait pas mal ! Comme c'est l'œuf Pascal, si c'est aussi mon prénom, j'ai une réduction. Hélas ce n'est pas le cas. 

Décidément le bonheur ne semble pas non plus dans le poulailler. 


lundi 20 février 2023

Zara d' le dire

 

154ème Devoir de Lakevio du Goût




La lumière de mes jours est une experte de la phrase ambiguë, comme « Minou ! Montre-moi ton machin ! » lancé en pleine rue à propos d’une chose que je viens d’acheter.
Chaque fois elle est indignée et me jette à la face « Mais tu es relou !!! Ne crois pas je ne sais pas à quoi tu as pensé ! »
« Miss Tic », notre feue poétesse des rues de Paris et peut-être d’ailleurs aurait-elle eu de plus un talent de prescience ?
À moins que ce ne soit dû à un long entraînement à la fréquentation du mâle de l’espèce.
Bien qu’amateur de kakemphaton, je ne vous infligerai pas le « Il voulut être César et ne fut que Pompée » de Clémenceau à la mort de Félix Faure.
J’aimerais néanmoins que, comme le disait Polyeucte au début de l’acte I, vous commençassiez ce devoir par
«  Vous me connaissez mal : la même ardeur me brûle
    Et le désir s’accroît quand l’effet se recule »
Ce qui serait bien aussi serait que vous terminassiez par ce que dit Phottin dans « La mort de Pompée »
« Car c’est ne pas régner qu’être deux à régner »
À vous de le dire lundi…





*

Petit texte aussi court qu'imbécile,

 aussi inutile que la recherche de l'âge de la retraite

 ou de l'heure propice pour le coït interrompu.

(Si vous avez la possibilité de le lire à haute voix, ça peut éventuellement être plus savoureux)


***

*



— Vous me connaissez mal : la même ardeur me brûle  Et le désir s’accroît quand l’effet se recule, et que le renoncule s'affaisse parmi les glands de ce monde arboricole qui vous collent au train train quotidien.

Ainsi parlait Zaza-tous-trans.


 Elle lui répondit :

— Sachez vous enchasser ce sachet dans votre cerveau lent : mes yeux de Flamande amande  cherchent à vous mettre à l'amende et je vous mande de sécher mon antre, cuistre. Sinon je vous coupe, Zara, la couette.


Que voulez-vous qu'il fît contre Troyes ? S'exclame-t-on là-bas dès l'Aube

Qu'il mourût en rue du Rut !


Horace ! Ô désespoir ! Athènes arrivait-il…

Désormais carpe et diem sont dans le même bateau et l'avenir tombe à l'eau.

Alors, par l'opération du Saint Esprit de Sel, on vit apparaître et se multiplier la Femme Mys.tic sur les murs mas.tocs.


Dès lors, la cause fut entendue dans l'oreille d'un sourd. Un bruit sourdit des profondeurs de l'heure qu'elle soit matutinale, ou ta tutinale, peu importe.

Le tue-l'amour fit mouche et moultes tumultes, annoncèrent que bientôt la mort sera Pompée des profondeurs de la fosse d'aisance où chacun peut  désormais prendre les siennes.

 

Néanmoins, par la suite et par un prompt renfort, le bonheur arriva grâce au duo célèbre que sont Tom et Jerry à gorge déployée, car ce n'est pas régner qu'être deux à régner.


jeudi 22 décembre 2022

Intro à l'introspection

 

Pas grand monde dans le quartier en cette période

alors je continue avec d'autres bêtises

La période amène certains à réfléchir dans la nuit de Noël

et peut-être mieux se chercher sur les toits étoilés.