mercredi 25 mars 2015

Avenir prometteur vs pro-menteur



J'ai ressorti des vieux "Spirou"

Souvenons nous :
—  Amis belges, suisses, français et autres visiteurs de  Bruxelles et de son merveilleux Atomium, entièrement remis à neuf…
Souvenons nous :
— de l’exposition universelle de 1958 (Walrus tu y étais ?) et du Numéro 1065 de Spirou (11 septembre 1958 ! une référence que le 11 septembre !…)  avec les «  Belles Histoires de l’Oncle Paul » qui expliqua à nos jeunes têtes de pioches les Temps Merveilleux qui s’annonçaient avec l’EUROPE….

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La CECA qui allait mettre fin à tous nos malheurs et nous faire vivre comme un seul peuple :
« … ceci pour son bonheur car le bien-être s'en trouvera accru et la guerre abolie… »


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La Communauté Économique du Charbon et de l’Acier, c'est mettre cela en commun dans six pays : parce que le charbon et l’acier « sont à la base de l'humanité »…
Rien de moins !
Cro-Magnon l'avait déjà compris…

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Les « gueules noires » des mines et les trognes rouges des acieries sont l'avenir de l'homme européen.

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Avec le recul de plus de 50 ans, c'est intéressant de voir à quoi nous avons été gavés dans nos enfances.

Les promesses d'avenir sont toujours traîtresses.
Nous sommes toujours aussi incorrigibles d'y croire.

Lundi, après les élections départementales, tout ira mieux.
 Déjà, chaque parti politique sera aux anges quelques soient les résultats.

En décembre prochain, tout ira encore beaucoup mieux après les élections régionales. Là, on passera des minables départements aux grandes régions. Vous verrez. Le bonheur arrive…



Et puis : mai 2017 : l'apothéose!
La présidentielle !
Vals hésitation, entre : Marine, Jacques, Nicolas, François, Manuel, Jean-Luc et les autres, et pourquoi pas Arnaud : il faut faire confiance à l’Habitat Montebourg, qui nous prépare un nouveau mobilier pour la France.

Mais de toute façon : la félicité, le plein emploi, la prospérité,  la Crois-san-ceuuu,  l’extase sécuritaire, l’enchantement national, le ravissement bancaire, la béatitude boursière, l'extraordinaire multiplication des gagnants du loto, enfin bref, le vrai du vrai bonheur, tout cela nous sera promis !

Et je vous assure, beaucoup vont y croire…
C’est vrai quoi, merde, faut que ça change !

J'en mets ma main jusqu'au fond du trou du cul de la sécurité sociale…

Une seule certitude ; 16 lycéens de l'établissement du roi Joseph de la ville d'Haltern, une commune de Rhénanie-du-Nord,qui étaient en échange scolaire et dans l'avion qui s'est explosé ne connaitront rien de tout ça, ni jamais rien d'autre...

lundi 23 mars 2015

Printemps

Photo Alainx - cliquer pour agrandir


"Au printemps de quoi rêvais-tu ?
(…)
Au printemps je rêvais 
D'un édredon de plumes 
Comme d'un territoire
Où chaque nuit qui passe
Une aventure m'attend
Aux couleurs rouge et sang"

*

Extrait d'un poème de Cassy pour Kaléïdoplumes
Un passage qui me rejoint dans mon enfance….


(et je n'ai même pas demandé la permission à l'auteure, j'espère qu'elle m'en voudra pas…)

vendredi 20 mars 2015

La « PNM » ou la Plainte Nationale Mortelle

Mais pourquoi donc ?
Pourquoi y a-t-il tant de gens autour de moi qui n'arrêtent pas de se plaindre? On dirait que c'est le dernier truc à la mode : Se plaindre de tout, de rien (surtout de rien), et même de son contraire, histoire d’être dans le courant porteur du moment.

Une nation entière peut elle être victime d’un syndrome de troubles dépressifs galopants ?
Il faut croire que oui.
Tout va mal, qu'on se le dise !
On a mis le peuple sous perfusion de ce poison mortel : la déprime collective.
C'est un truc à effet lent et pernicieux. Mais c'est irrémédiable. Disons que pour guérir de cette maladie il faut plusieurs décennies. Et encore, je suis optimiste…
Cela fait déjà 40 ans que ça dure : « La crise ! »
Je suppose que vous en avez entendu parler ? Le contraire m'étonnerait !
C'est quoi la crise ?
C'est quelque chose de purement psychologique et subjectif qui envahit le corps, la pensée et les fibres psychique de l'être humain français. Une sorte de contagion hexagonale.
Difficile de lutter contre. Personne n'a encore trouvé l'antidote.
Il n'existe pas.
C'est là le drame!
C'est donc une maladie infiniment chronique et inguérissable.
La seule possibilité : sortir du milieu néfaste. 
Quand on vit dans un milieu psychologiquement confiné et psychiquement microbien, il faut s'en extraire dare-dare.
Un certain nombre de gens (jeunes) de mon entourage ont compris.
Ils partent vers un endroit estimé plus favorable.
Hors de l’Europe.

Douce France cher pays de mon enfance chantait l'autre.
Triste France cher pays de ma douleur, fredonne-t-on aujourd'hui…

C'est un peu tragique vous ne trouvez pas ?! 
Non ? Si ?

Même Feu Ferrat ne fait plus recette (sauf chez le 3ème âge), avec sa si belle chanson «  Ma France » qui me donne encore des frissons…
Hélas il parle d'un temps que les moins de 20 ans ne connaîtront plus…

« Celle qui construisit de nos mains vos usines » … Il n’y a plus d’usines en France, … ah si les usines d’armements du magouilleur des urnes Dassault, … sinon  seulement des entrepôts d’Amazon, des bureaux de FesseBouc, Glouglou, Apple, et ceux de Paul Emploi ….

« Monsieur a l'avenir devant lui tant qu’il ne fera pas demi-tour » disait, dans sa sagesse, Le Sâr Rabindranath Duval ! — Hélas je crains que le demi-tour ne soit quasi fait….

Et dimanche…. on vote…… (enfin quelques rares électeurs…).
La démonstration du demi-tour se fera alors….
« L’avenir est un long passé »




mardi 10 mars 2015

Mourir pour la télé réalité


— Certains meurent pour des idées, l’idée est excellente comme chantait Brassens.
— D’autres meurent par volonté de défendre une noble cause. Ils donnent leur vie pour ça.
— il arrive que l'on meurt pour protéger, pour sauver. Ce père qui se précipite dans les flots devenus menaçants et dangereux, pour sauver son enfant et qui  y laisse sa vie. Tous les deux noyés.
— Certains écourtent leur vie pour en avoir trop fait, trop fort, trop loin, trop intense, trop usant. Trop de dévouement parfois. Ils laissent derrière eux des orphelins, un partenaire, et bien des gens qui les aimaient. 
— Chaque année des imprudents téméraires se tuent en ski ou promenade inconsciente,  en montagne dans des zones hors-piste.
— on pourrait parler des amoureux de la vitesse qui s'en vont donner un baiser à la mort, La leur, mais celle de leurs passagers… qui, eux, n’en demandaient pas tant…
— On pourrait encore allonger la liste…

Mais mourir pour la télé réalité ? Pour des exploits fabriqués en studio à l’avance ? Pour une aventure inhumaine, mais qui fera tellement d’audience, tant on leur fera prendre des risques de plus en plus intenses et totalement inutiles à l’avancée du genre humain.

À quoi ça rime !

Mourir pour être vu à la télé, admiré, pour faire sa promo personnelle, pour enrichir grassement des producteurs assis tranquillement dans leur fauteuil cuir pleine-fleur, dans leur bureau somptueux de la Tour Té—F—Hein ? :
— Tu as vu Coco ce que je peux me payer avec le fric qu'on amasse ! ?

Auront-ils ces morts sur la conscience?

Cela supposerait qu'ils aient une conscience…

Parfois je touche à une forme de désespoir qui n'est pas l'inverse de l'espoir.
Une consternation qui pénètre en moi jusqu'à la moelle de mes os.

Certains jours, face aux bêtises volontaires du monde, c'est accablant de vivre…



lundi 9 mars 2015

Certitudes ? ... sans doute ! ...

Le doute et la remise en cause sont des moyens pour "quelque chose" et non pas une fin en soi, une manière d'être ou une philosophie. 

Dans ma jeunesse j'ai beaucoup cultivé le doute comme une manière de me raccrocher à lui face au vide intérieur qui m'envahissait. Le doute est une bouée de sauvetage efficace. Douter de tout vous donne des allures nobles et intellectuellement valorisantes. Malheureusement cela ne résout pas le péril ressenti comme imminent. Mieux vaut quand même un voilier fiable et bien quillé pour faire le voyage de sa vie, qu'un pneu flottant à la dérive sur les flots !
Au cœur de l'épreuve a pu surgir ce fond solide de ma personne, tel un bien précieux dont je dispose, tel un volcan qui a surgi des eaux boueuses de mes océans de perdition et qui s'est mis à fleurir et à devenir une terre bonne et cultivable sur laquelle je me suis installé. L'image a sa limite dans la mesure où cette force pourrait passer pour invincible alors que, quoi qu'il en soit, je demeure un être ressemblant à un vase d'argile. 
Fragile.

Disposer de quelques certitudes n'empêche pas « l'état de questionnement », face à moi-même, face aux autres et face au monde. Au contraire. D'ailleurs, est-il possible de se "remettre en cause" autrement qu'en référence à des points d'ancrage, même si parfois on s'est ancré dans des sables mouvants...
Ce que je questionne souvent, ce sont mes comportements, mes actes, mes non-actes, mes choix d'actions, mes engagements. Tout cela n'est pas toujours très glorieux face au regard porté sur ma "terre intérieure", ma personnalité centrale qui réclame une justesse de vie. 


Une interrogation demeure : Si un jour tout cela s'écroulait. Dévasté par un tsunami toujours possible.



vendredi 6 mars 2015

`T’sé quoi Biloute ?

.. M’en va t’le dire asteur, chuis contint d’êt’ cht’i !
À kosse de tous cha qu’te peut lire ain d’sous !

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Vous savez que vous êtes du Nord :

Parce que vous avez au moins une fois déjà comblé un p'tit creux à la chicorée à 6 h du matin et 6 h du soir aussi.
Petit, vous aviez des crayons de bois et non pas des crayons à papier.
Vous comprenez le mot babache (et tant pis pour les babaches autour qui comprennent pas).
En voiture on vous dit « remonte le carreau », vous savez quoi faire !
La ducasse n'est pas pour vous uniquement une bière.
Prononcer le "t" à la fin du mot vingt ne vous parait pas bizarre.
S'il ne pleut pas c'est qu'il fait beau !
Vous savez ce qu'est de la cassonade.
Vous lavez par terre avec un racleau et une wassingue.
Vous allez acheter l'essence, les cigarettes et la bière en Belgique.
Vous dites « mettre la porte contre » et la plupart des gens comprennent.
Vous dites marcher à pied de chaussettes.
Vous ne prenez pas les baraques à frites pour des gens du voyage.
Il drache... vous sortez couvert.
Vous devez prétexter habiter dans un igloo et porter des peaux de bêtes pour plaire à vos connaissances parisiennes.
Vous réalisez que Bruxelles est vachement mieux que Paris.
A chaque fois que vous partez en vacances vous trouvez qu'il fait bon.
La chanson d'Alain Souchon « le baiser » vous rappelle vos aventures à Bray-Dunes.
Votre femme babelle au téléphone.
Vous ne confondez pas la voix du Nord avec une ligne de train.
Vous n'avez jamais prétexté une grève des conducteurs de métro quand vous arrivez en retard au boulot : vous dites "j'ai été farcé".
La définition du mot froid vous semble vraiment différente dans le sud.
Vous regardez « A s'baraque » de Dany Boon sans les sous-titres.
Vos doigts sentent la moule le premier week-end de septembre.
La pluie ne vous empêche pas de sortir.
Les frites avec de la mayonnaise, des pickles, du piccalilli et du vinaigre ça vous parait normal.
Dès le moindre rayon de soleil, vous vous mettez en terrasses (même en plein hiver) pour prendre une mousse.
Vous dîtes « s'il vous plaît » en tendant la monnaie pour payer vos achats.
Pour vous, le gris est une couleur.
Vous savez prononcer potjevlesch (mais vous ne savez peut-être pas l'écrire).
Vous trouvez le clapotis de la pluie romantique.
Une semaine sans patate c'est impossible !
Pour vous, le carnaval à ne surtout pas manquer, ce n'est ni Rio ni Nice mais celui de Dunkerque.
La phrase « je t'appelle et je te dirai quoi » n'est pas pour vous une bizarrerie mais un apport futur d'information.
Si on vous dit "un n'sait quoi", vous savez qu'est-ce que ça veut dire.
"Ramone par chi, ramone par là", vous savez que ça n'a rien avoir avec le conduit de fumée de la cuisinière.
Pour vous les ratons sont d'ici et pas du Nord d'un autre pays.
Quand on vous cherche, vous dites "té vas print su t'gamelle", ou bien "té vas mouquer rouche"! C'est quand même plus délicat que l'expression parisienne " je vais te casser la gueule".

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suis à votre disposition pour toute explication éventuelle…