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mardi 28 janvier 2020

Écriture, quand tu nous tiens…


Voilà !
Un sentiment de rentrer de voyage après une semaine d'absence.
Une semaine d'animation du « marathon d'écriture » et cette impression que 2020 aura été un grand cru.

D'année en année je réalise combien cette petite aventure d'écriture dans la durée apporte énormément de bienfaits à bon nombre des participants. Les habituels attendaient avec impatience. J'en suis toujours étonné.
Parfois je me dis : bon, cette année ce sera le dernier ! »  Et puis non, l'aventure reprend.
Il y eut même plus de participants que les deux dernières années précédentes. Cela fait  13 ans que ça dure.

— 24 participants
— 211 textes publiés
— 1434 messages au moment où je rédige ce billet car le marathon reste ouvert à la lecture et aux commentaires encore quelques jours.

Ne tentez pas d'aller là-bas, c'est un forum fermé, réservé aux seuls participants par souci de confidentialité et de liberté totale d'écriture. C'est ce qui en fait d'ailleurs certainement l'un des intérêts, la libération par l'écrit.
Pour un certain nombre le fait d'écrire dans la durée permet de « lâcher la bride » tout en gardant le contrôle de soi.
L'esprit de solidarité et d'entraide règnent.
L'animation du marathon est très prenante en temps, en ce qui me concerne. C'est pourquoi je parlais « d'une semaine d'absence », car j'y ai donné les quatre cinquièmes de mon énergie. Un peu fatiguant, mais pas du tout pesant. Sinon j'aurais jeté l'éponge depuis longtemps.

Cela vous expliquera pourquoi je n'ai pas répondu aux derniers commentaires publiés ici, et je m'en excuse. Je les ai bien entendus lus attentivement.

Voilà !
Comme aurait dit PPD au bon vieux temps des Guignols de l'Info :

« Vous pouvez fermer le marathon et reprendre une activité normale… »

lundi 27 janvier 2020

Une belle rencontre




La consigne du lundi chez "Le Goût"



Mais que regarde, qu’attend –ou non- cet homme à la fenêtre.
Je sais qu’il regarde par la fenêtre d’un appartement que je reconnais près de la gare Saint Lazare.
Attend-il ou regarde-t-il simplement cette femme qui s’éloigne du côté à l’ombre de cette rue ensoleillée ?
Si vous avez une idée de ce qui occupe ses pensées, dites le lundi.



-o0o-




Une belle rencontre

Avec la grâce et l'élégance aristocratique, elle était descendue du fiacre et se dirigeait, non sans impatience, vers les appartements de l'homme qui l'attendait. Le fiacre s'était garé à deux rues de distance, pour ne pas attirer l'attention. Enfin, c'est ce qu'elle espérait.
Maximilien Schubert, était à sa fenêtre, comme souvent, témoin privilégié, mais aussi intéressé de la scène qui se répétait chaque mercredi au milieu de l'après-midi. L'homme le savait, le fiacre attendrait deux bonnes heures. Si c'était moins, probablement que le rendez-vous ne s'était pas déroulé dans les conditions optimales.

Maximilien était un dilettante fortuné. (Merci papa pour l'héritage pléthorique). Il faisait gérer sa fortune par les spécialistes qu'il espérait honnêtes. Cela lui laissait le privilège de l'oisiveté bienheureuse. Même s'il quittait peu son appartement parisien, — les mondains l'ennuyaient, — il avait à cœur d'être chaque jour habillé pour sortir, d'un costume sombre mais dont les connaisseurs verraient qu'il provenait tout droit du tailleur le plus réputé de la capitale, que tout un chacun n'avait pas la possibilité de se payer.

Il connaissait parfaitement où la dame du fiacre se rendait. Et même ce qu'elle allait y faire. Aurait-il aimé être l'homme qu'elle rencontrait ? Il n'avait pas encore véritablement tranché la question. Est-ce qu'une telle beauté méritait d'aller en cet endroit et avec cet homme ? Probablement pas. Mais le destin a parfois des projets étonnants auquel on ne s'attend pas.
Maximilien était largement capable de rester debout devant sa fenêtre sans vraiment observer ce qui se passait dans les rues. Il rêvait certainement. De temps à autre il regardait sa montre. On avait passé l'heure. Le cocher descendait, faisait le tour de son fiacre, flattait le cheval, échangeait quelques mots avec des hommes qui passaient. Quel métier !

Bientôt elle revint, Maximilien Schubert regarda sa montre. Pile deux heures ! C'était parfait ! Elle remontait dans le fiacre toujours élégamment, quoiqu'elle sembla fatiguée. Normal pensa Maximilien dans un sourire : avec tout ce qu'elle vient de faire !

 Léontine Lamartine donna ordre au cocher de rentrer à la maison. Elle estimait que la rencontre, cette fois-ci, s'était plutôt bien passée. Presque exactement comme elle l'espérait. Évidemment, en matière de sentiments, d'évocations, de tentatives de postures différentes, pour ne pas dire parfois… disons expérimentales… il faut s'attendre à plus ou moins aboutir à des choses qui procurent du plaisir ou non.
Cette fois, il faut bien dire, l'homme s'est surpassé ! Comme jamais ! Elle en sourit encore malgré la fatigue.

Son voyant préféré avait fait merveille lors de cette séance de spiritisme. Elle avait pu avoir une conversation tendre et intime avec son mari, décédé depuis trois ans.
Déjà elle attendait avec impatience mercredi prochain.

jeudi 16 janvier 2020

Un jour pas comme avant-hier.


À la suite de mon billet précédent, certains commentaires évoquent les manquements d'attention aux patients, voir certaines incompétences. Ce n'est pas cela que je déplore en ce qui me concerne. Les deux orthopédistes qui « se penchent sur mon cas » sont compétents dans leur métier,. même s'ils sont jeunes. Et c'est tant mieux que le métier suscite encore quelques vocations…
 Mais c'est comme ma comparaison avec la machine à vapeur ! On n'a plus besoin de machine à vapeur… on ne forme donc plus personne à les fabriquer.
Mais il reste en France 50 000 polios,  la plupart des vieux, forcément, dont un certain nombre ont besoin de machines à vapeur !  Moi par exemple  !

Les choses ont pu fonctionner tant qu'il y avait encore des orthopédistes capables de fabriquer le type d'orthèses que je  porte depuis 60 ans. En outre, la plupart travaillaient comme des artisans.  Ils s'associaient à  deux ou trois et  disposaient de quelques ouvriers spécialisés. Tout se faisait sur place par les mêmes personnes. Tout cela c'est fini. Le système économique est tel que tous ces artisans ont disparu au profit  de grosses entreprises d'appareillage capitalistiques. Ma société d'appareillage emploie 300 personnes ! Mais  elle est située à 500 km de chez moi. pour ce qui est de l'exécution concrète. Sur le terrain, dans chaque grande ville, il y a un petit local pour recevoir le patient et prendre des mesures. Alors, dès qu'il y a le moindre problème ou un renouvellement, ça prend des semaines, voire des mois.
il existe encore quelques artisans « à l'ancienne » mais près de chez moi on ne fabrique plus d'orthèses comme les miennes. Mon ancien appareilleur a fermé boutique il y a environ 18 mois pour cause de retraite.

Il y a encore quelques années lorsque j'avais un réparation à faire pour cause d'usure ou autre, mon appareilleur faisait cela dans les 48 heures ! Il habitait à 20 minutes de chez moi… j'avais avec lui une relation forte depuis longtemps. On s'appréciait.
Aujourd'hui s'il y a quelque chose à réparer on envoie le matos à 500 km et « je prendrai rang » dans la file d'attente. La réparation sera faite dans… trois semaines ? Un mois ? Deux mois ?… On ne sait pas, ça va dépendre de la vitesse du vent dans le brouillard…

En attendant cher patient, tu sais à quel point tu portes bien ton nom… il faudra patienter !

C'est donc un système économique quasiment mondialisé qui est en cause. Pas les personnes de bonne volonté sur le terrain.

Dans l'ancien système artisanal, l'appareilleur faisait tout de  A à Z, avec talent, expérience et compétence. Il avait des sous-traitants spécialisés pour des invariants, comme les verrous de genou par exemple.
 Aujourd'hui l'orthèses est fabriquée à partir d'une multitude de pièces toutes faites, probablement venant de Chine ou de je ne sais où, et les ouvriers de ces entreprises sont des assembleurs. C'est un peu comme un « prêt-à-porter » avec des retouches personnalisées.
On parle toujours d' « appareil sur-mesure »… mais cela l'est de moins en moins dans la réalité. Les techniques actuelles sont donc assez standardisées et ne correspondent absolument pas à mes besoins. Il y a eu des tentatives avec échec total ! Et je ne suis pas le seul vieux polio dans ce cas là…

C'est ainsi. Il n'y aura pas de retour arrière. La concentration capitalistique et le souci de rentabilité priment désormais.
Ce qui est déplorable toutefois, sur cet aspect financier, c'est que les artisans appareilleurs d'antan gagnaient très très bien leur vie. Ils ne s'en cachaient pas d'ailleurs.
Et tout en gagnant bien leur vie ils étaient efficaces et rapides.

Un renouvellement d'orthèses se faisait en trois mois. Le renouvellement sur lequel je suis actuellement a commencé il y a 11 mois… et ce ce n'est toujours pas au point, le dernier essayage a démontré encore bien des faiblesses.

C'est compréhensible, mon vieil orthopédiste précédent disait qu'il lui fallait environ 10 ans pour former un bon ouvrier. Aujourd'hui, dans la profession il n'y a quasiment plus d'apprentis. Quoi qu'on en dise, et d'une manière générale l'apprentissage est catastrophique en France…

Mais mes deux orthopédistes sont optimistes. — « On va y arriver je vous le promets ! » Heureusement que mes vieilles orthèses tiennent encore le coup…



Parce que le prochain rendez-vous sera probablement en février… si tout va bien ! s'il n'y a plus les grèves de transport ! Si le colis contenant mes orthèses n'est pas égaré par un transporteur ! Oui je sais on pourrait ajouter s'il n'y a pas la fin du monde d'ici là…
ce qui est tout à fait une hypothèse réaliste !
;-)


Courage, patience et persévérance… !
Mais ne vous inquiétez pas trop pour moi ! Je reste et demeure un battant.
Ils ne m'auront pas !… Pas encore…

mardi 14 janvier 2020

Un jour comme… pas les autres.


Ce sera une journée presque ordinaire. Une journée semblable à toutes celles où il y a un enjeu à la fois important et dérisoire. Une journée où l'on ressent cette fébrilité, ce mélange entre le « ça va bien se passer », « ça va encore être difficile », et le « y en a marre des difficultés qui n'en finissent pas ».

Une journée avec un rendez-vous important. Mais avant celui-ci, il faudra déjouer ce fonctionnement imaginaire incapable d'autre chose que d'envisager le pire. Et le pire est redoutable.

Une journée où il faut s'ancrer dans la confiance inébranlable dans la vie qui réussit.

Une journée où cette dernière affirmation finira par s'imposer, parce qu'elle est constitutive du réel. Je parle du réel intérieur. Le mien. Pas des réalités du monde, insaisissables en tant que telles dans leur globalité et dont les tenants et aboutissants nous échappent à 99,9999 %… alors que nous avons tendance à penser être des humanoïdes supérieurs à tout, toujours et partout.

Une journée où je devrai distinguer, lors de cette rencontre, d'une part : la confiance que je fais à la jeune femme orthopédiste qui s'occupe de « mon cas »,  dont dépend en partie mon autonomie,  parce que je reconnais ses compétences  ; d'autre part, le système organisationnel dans lequel elle se trouve et qui aboutit aux errances de fabrication qui durent depuis des mois et des mois. (10 mois pour être exact).
Confiance que je fais également dans le personnel exécutant, situé à 500 km;(bonjour les organisations modernes…) dont je vois à la fois la compétence ; et le ratage managérial par ailleurs…

 Mais ça, c'est la rentabilité capitaliste qui préside, et par ailleurs, le désintérêt total des systèmes sociaux (sécurité sociale) quant au sort des « vieux polios » dont on espère qu'ils crèvent le plus vite possible… ils nous ont déjà coûté assez cher…

Pour les chiens, c'est OK...
Ah ! Si j'avais pu servir de cobaye pour des prothèses électroniques qui coûtent une fortune, mais que l'on finance allègrement ! Mais voilà, je n'ai pas la chance d'être paraplégique, ou  sportif de haut niveau en fauteuil roulant ! Sinon j'aurais bénéficié de toutes ces expériences pour robotiser le corps. (recherche médicale qui intéresse au premier chef l'armée française… et que nous finançons indirectement par nos cotisations sociales, ). Le soldat bionique, ça ne sera pas que dans les films…

Dans le marasme des handicaps il y a aussi une hiérarchie. Quand vous atteignez un âge de vieillard, vous n'intéressez plus personne. J'en ai fait l'expérience. La polio à 12 ans : j'ai eu des articles dans les journaux et ma photo en plus ! Je l'ai eu mon premier quart d'heure de célébrité ! Maintenant, à mon âge, si on pouvait se débarrasser de moi/nous… ça leur ferait des  économies !

Je ne me plains pas. C'est juste que ça a tendance à m'énerver.
 J'ai trouvé mon bonheur ailleurs. Il n'empêche, ma fébrilité à quelques justifications, car je suis proprement « à la merci » d'un système médical dont dépend intégralement mon autonomie physique. Et le péril n'est pas des moindres.

J'ai cependant, (je ne sais trop pourquoi enfin si, un petit peu), cette chance d'une force intérieure, plus forte que moi-même et qui ne m'a jamais abandonnée.
Mais la force doit s'accompagner de lucidité. S'en est d'ailleurs une composante.
Je crois plus en elle qu'en la technique qui de toute façon, en ce qui me concerne, est devenue défaillante…
Techniquement, « mon cas », c'est un peu comme si on demandait aujourd'hui aux ingénieurs de la SNCF de fabriquer une locomotive à vapeur…
Je porte des orthèses vieilles de plus de 10 ans. Elles vont finir par tomber en ruine…
les nouvelles qu'on tente de me fabriquer à l'identique, c'est comme si je réclamais une locomotive à vapeur.
Humainement chacun est de bonne volonté, techniquement chacun est très limité.

Et, à ce jour, à quelques heures de mon énième rendez-vous, le résultat n'est toujours pas là.

lundi 13 janvier 2020

La beauté brune.

La consigne du lundi chez « le goût »



Je sais bien pourquoi je suis là, au bord de cette route et ce qui m’y a amené mais vous ?
Qu’est-ce qui a fait que vous y êtes ?
Dites-le, avec ou sans fleurs mais dites-le…










Combien de fois était-il revenu marcher le long de cette route ?
Beaucoup trop, certainement. Comme un assassin revient sur les lieux d'un crime d'amour.
Car c'était presque de cela qu'il s'agissait. Une malchance.

*
Elle était entrée dans le café « Au Bon Coin ». Celui de la place du village en face de la Mairie. Une beauté brune comme il n'en avait jamais vu d'aussi belle. Certes il ne sortait pas souvent, trop occupé à la ferme. Mais ce jour-là il était bien habillé. Juliette et Pierre-Marie se mariaient. Il avait ressorti son costume bleu marine, sa chemise blanche, et sa cravate jaune. Peut-être qu'il aurait dû acheter une nouvelle cravate.

La femme le regarda en premier, il en était sûr. Elle s'était perdue dans cette campagne pauvre en panneaux indicateurs. Elle demanda le hameau de « pause grenouille ». C'était un nom étrange en effet. Trois ou quatre maisons au bord d'un ruisseau. Qu'est-ce qu'elle allait donc faire là-bas ?
Une brune aux yeux bleus délavés. C'était pas courant.

« Ce sera pas facile à trouver ma p'tit’ dame, mais je peux vous y conduire avec ma 2 CV » Contre toute attente elle avait accepté. Il allait manquer l'arrivée des mariés, qu'importe il verrait tout le monde à la fête.

*
Il préférait ne plus évoquer ce qui s'était passé dans la 2 CV. C'est pas que ce fut sordide, mais ce ne fut pas comme il l'espérait. D'ailleurs au départ il ne pensait à rien d'autre que profiter d'une beauté à ses côtés. Rien d'autre. Non, il pouvait l'affirmer, rien d'autre. C'est quand même elle qui s'était tournée vers lui, avec ce sourire à damner un curé. Sa jupe s'était relevée légèrement dans ce mouvement, découvrant un peu ses cuisses. Et puis elle n'avait pas réagi aussitôt quand il avait posé sa main sur un genou. C'était un signe quand même !

*
Lui, était sorti indemne de l'accident. Dérapage, sortie de route, et un arbre qui aurait mieux fait d'être ailleurs. Tout cela parce qu'elle l'avait repoussé violemment. Il avait perdu le contrôle, alors qu'il n'avait pas de mauvaises intentions. Juste un peu d'affection. Juste cela. C'est si dur d'être célibataire à la campagne.

Elle, il avait fallu l'emmener à l'hôpital. Par précaution qu'on lui a dit. C'est vrai qu'elle avait l'air un peu dans les vapes. Il paraît qu'après elle alla mieux. C'est alors qu'elle a raconté à une infirmière les circonstances de l'accident, juste avant de sombrer dans le coma et de décéder d'une hémorragie interne qu'on n'avait pas décelée. L'infirmière a tout dit à la police. Elle en a même rajouté un peu, parlant de tentative de viol.

Le Parquet classa l'affaire sans suite. Trop d'incertitudes, pas de preuves, victime potentielle décédée. Un accident banal comme tant d'autres. Il y avait d'autres criminels à fouetter ! Des vrais ! On en resterait à un banal accident de la route, à régler entre assurances.

*
Une fois encore le voilà marchant le long de cette route, menant au hameau de « pause grenouille ». Les gens le croisent, il marmonne dans ses dents. Il fait des gestes d'étonnement ou de désespoir. Parfois il semble interroger le ciel. Parfois il marmonne mais pourquoi, mais pourquoi !

dimanche 12 janvier 2020

Projet 52 photos : semaine 2


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 Le thème de la semaine : bateaux !








Thonon


La comptine disait :

« Maman les petits bateaux
qui vont sur l'eau
ont-ils des jambes ?

Mais non mon gros bêta
s'ils en avaient
ils marcheraient »


Eh bien voici la démonstration
que le petit garçon
n'était pas un gros bêta !

mardi 7 janvier 2020

Projet 52 photos

 
 Par hasard
 je découvre l'existence du 






Une photo par semaine. Est-ce que je tiendrai toute l'année ? On verra. Mais pourquoi pas un petit challenge. Vu mon stock de photos, je trouverais bien de quoi répondre aux sujets qui seront proposés chaque semaine.

Voici donc la première contribution de l'année « c'est rond ». La photo n'est pas terrible, j'ai bidouillé avec Photoshop mais c'est pas mieux… qu'importe ! 

C'est quand même une photo de neige, chez moi, en 2011. Elle deviendra surement une photo historique ! Peut-être qu'il ne neigera plus jamais ! Que dans mes vieux jours (mais vraiment très vieux) il fera au minimum 25° l'hiver dans les Hauts de France ! Et pas loin de 40° en été ! Chouette : on aura plus besoin de chauffage !

En attendant ces jours délicieusement horribles... voilà le résultat.

lundi 6 janvier 2020

Une Belle Histoire






Et voilà le devoir de rentrée chez « Le Goût ».

Faudra raconter une belle histoire…

Mais que vous raconte l’image de cet homme penché sur son journal ?
Je suis sûr que c’est une histoire très prenante.
Ça vous dirait de raconter une belle histoire pour inaugurer cette année nouvelle ?







-o0o-




À la demande générale Bigeard
Bigeard ? Vous avez dit Bigeard ?
On demande de raconter une belle histoire.
Bon : ouvrez le banc au public.
C'est l'histoire d'un mec qui regarde son journal.
Faut que je trouve une belle histoire : ça presse, pense-t-il parce qu'il est obéissant.
— « C'est la consigne ! » Dit l'allumeur de réverbères qui est à ses côtés, mais on ne le voit pas, il est perché en haut du lampadaire dans les branches.
— « Mais qu'est-ce que la consigne ? » Dit le Petit Lecteur.
— « C'est d'écrire une belle histoire ».

Comment trouver dans un journal une belle histoire ? Généralement il y a que des horreurs, sur le monde qui va mal, sur patati qui ne va pas bien, et sur patata qui n'est guère plus en forme.

Petit Lecteur cherche à la page "nécrologie". On ne sait jamais. Un mort qui aurait une belle histoire à raconter. Il nous expliquerait comment il est arrivé au paradis et a découvert que Saint-Pierre connaissait plein d'histoires drôles. Comme celle-ci :
Deux anges causent ensemble.
— Quel temps fera-t-il demain ?
— Nuageux.
— Tant mieux, on pourra s'asseoir.

Oui, je sais, il y a longtemps qu'elle ne fait plus rigoler même Dieu le père et encore moins le fils et je passerai sous silence les réactions du Saint Esprit.
C'est pas de tout ça, mais je n'ai toujours pas ma belle histoire !

Le mieux serait peut-être que je téléphone à Paul, un parent à moi. Il connaît énormément de belles histoires, l'oncle Paul. Quand j'étais petit, il me les racontait dans le journal de Spirou. C'était vraiment de très belles histoires, comme le radeau de la méduse, le naufrage du Titanic, les martyrs du pôle sud, comment mourut Amundsen, les sacrifiés du canal Albert, un voyage tragique, la mort de Roland, et plein de trucs super rigolos et pas tristes du tout…

Mais voilà, il paraît que je dois écrire une belle histoire que j'aurais inventé moi-même personnellement avec mes petits neurones musclés. Heureusement, j’ai fini par trouver :

"C'est l'histoire d'un Monsieur qui lisait son journal assis sur un banc, par une belle après-midi printanière dans un parc public. Alors une jolie jeune fille, belle comme le jour quand il ne fait pas nuit, est arrivée par la gauche, c'est-à-dire la droite du Monsieur. Aussitôt elle est tombée amoureuse du Monsieur parce qu'il était très grand et très fort, tout en étant intellectuel, puisqu'il lisait le journal « Le Monde ». Elle lui déclara sa flamme sans toutefois mettre le feu au journal. Lui, fut séduit comme pas possible par sa beauté. Sur-le-champ ils décidèrent de se marier et d'avoir beaucoup d'enfants."

mercredi 1 janvier 2020

Tentative de Voeux !

Cher(e)s ami(e)s, 
Chères Blogeuses, chers Bloggeurs,


Afficher l’image sourceJ’ai préparé un texte adéquat et traditionnel de vœux mais après consultation d’un avocat, je me suis rendu compte de l’imprudence de ma formulation.

Vous souhaiter une bonne année, une bonne santé et la prospérité m’expose en effet au risque de poursuites…

Voici donc la version rectifiée de mes vœux en conformité avec le principe de précaution inscrit dans la Constitution.



Nouvelle formulation  : 
Je vous prie d’accepter, sans aucune obligation implicite ou explicite de votre part, mes vœux à l’occasion du solstice d’hiver et du premier de l’an, en adéquation avec la tradition, la religion ou les valeurs existentielles de votre choix, dans le respect de la tradition, de la religion ou des valeurs existentielles des autres,
ou dans le respect de leur refus, en la circonstance, de traditions, religions ou valeurs existentielles, ou de leur droit de manifester leur indifférence aux fêtes populaires programmées

Ces vœux concernent plus particulièrement :

– la santé, ceci ne supposant de ma part aucune connaissance particulière de votre dossier médical, ni d’une quelconque volonté de m’immiscer dans le dialogue confidentiel établi avec votre médecin traitant ou votre assureur avec lequel vous auriez passé une convention obsèques ;

– la prospérité, étant entendu que j’ignore tout de la somme figurant sur votre déclaration de revenus, de votre taux d’imposition et du montant des taxes et cotisations auxquelles vous êtes assujetti ;

– le bonheur, sachant que l’appréciation de cette valeur est laissée à votre libre arbitre et qu’il n’est pas dans mon intention de vous recommander tel ou tel type de bonheur.

Nota Bene :

Le concept d’année nouvelle est ici basé, pour des raisons de commodité, sur le calendrier grégorien, qui est celui le plus couramment utilisé dans la vie quotidienne de la région à partir de laquelle ces vœux vous sont adressés.

Son emploi n’implique aucun désir de prosélytisme.

La légitimité des autres chronologies utilisées par d’autres cultures n’est absolument pas mise en cause.

Notamment :

– le fait de ne pas dater ces vœux du yawm as-sabt 5 Jumada I-Ula de l’an 1441 de l’Hégire (fuite du Prophète à Médine) ne constitue ni une manifestation d’islamophobie, ni une prise de position dans le conflit israëlo-palestinien ;

– le fait de ne pas dater ces vœux du 4 Teveth 5780, ne constitue ni un refus du droit d’Israël à vivre dans des frontières sûres et reconnues, ni le délit de contestation de crime contre l’humanité ;

– le fait de ne pas dater ces vœux du 3ème jour (du Rat de Métal) du 11ème mois (Daxue, Grande Neige) de l’année du Cochon de Terre, 78ème cycle, n’implique aucune prise de position dans l’affaire dite “des frégates de Taïwan” ;

- le fait de ne pas dater ces vœux du Primidi de la 2ème décade de Frimaire de l’an 228 de la République Française, une et indivisible, ne saurait être assimilé à une contestation de la forme républicaine des  institutions.

Enfin, l’emploi de la langue française ne sous-entend aucun jugement de valeur. Son choix tient au fait qu’elle est la seule couramment pratiquée par l’expéditeur.
Tout autre idiome (ou idiolecte) a droit au respect tout comme ses locuteurs.

Clause de non responsabilité légale :

En acceptant ces vœux, vous renoncez à toute contestation postérieure.

Ces vœux ne sont pas susceptibles de rectification ou de retrait.

Ils sont librement transférables à quiconque, sans indemnités ni royalties.

Leur reproduction est autorisée.

Ils n’ont fait l’objet d’aucun dépôt légal. Ils sont valables pour une durée d’une année, à la condition d’être employés selon les règles  habituelles et à l’usage personnel du destinataire.

A l’issue de cette période, leur renouvellement n’a aucun caractère obligatoire et reste soumis à la libre décision de l’expéditeur.

Ils sont adressés sans limitation préalable liée aux notions d’âge, de genre, d’aptitude physique ou mentale, de race, d’ethnie, d’origine, de communauté revendiquée, de pratiques sexuelles, de régime alimentaire, de convictions politiques, religieuses ou philosophiques, d’appartenance syndicale,susceptibles de caractériser les destinataires.

Leurs résultats ne sont, en aucun cas, garantis et l’absence, totale comme partielle, de réalisation n’ouvre pas droit à compensation.

En cas de difficultés liées à l’interprétation des présentes, la juridiction compétente est le Tribunal habituel du domicile de l’expéditeur.

Après ce préambule je me permets de vous (ré)adresser mes vœux.

La vie est de plus en plus simple !.

NB. Le fait d’avoir choisi la police de caractère “Helvetica” ne présuppose évidemment pas de jugement de valeur sur la Suisse.


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Edit du 2/1 : Le texte n'est pas de mon cru, je l'ai seulement aménagé.