Parfois s’en vient cette sensation de « se perdre »…
Ne pas être sur le bon chemin, ne pas avoir fait le bon choix, perdre mon temps à de l’inutile qui occupe mais ne fait pas vivre. Les exemples sont multiples.
Ce qui procure malaise, c’est la conscience « d’être en train de se perdre », de se voir ainsi quasi instantanément … et continuer sur le chemin de l’impasse.
Malgré le malaise (ténu souvent, mais bien perceptible), persévérer dans sa connerie…
Gout fade dans la bouche. Amertume en fin de journée.
Entendre la question : tu as fait quoi aujourd’hui ?
Se mettre à répondre : rien de bien intéressant !
Encore un jour qui s’est perdu, alors qu’il en reste de moins en moins devant.
Oh, bien sûr, rien de dramatique. Demain sera un autre jour.
Surement bien rempli, surement occupé à des choses qui passionnent, font sens, rendent heureux de s’engager, procurent un contentement profond, une griserie de tant de belles choses à vivre, partager, ou savourer en solitude, et toutes ces choses offertes, à portée de main et que rien n’entrave, puisqu’on est « en retraite » et que les obligations, si elles existent toujours, se font nettement moins pressantes et qu’on est : « libre comme l’air » !
Pourquoi des journées perdues ?
Oui, perdues. Soyons honnêtes. Des journées bonnes pour la décharge publique, des journées dont on ne voudrait plus en avoir des comme ça à la maison….
Ainsi de mon mois de juin….
J’ai passé du temps à de l’inutile…
pourquoi inutile ? C’est essentiellement une question de ressenti…
Ah j’ai été occupé !! Je ne me suis pas ennuyé….
(d’ailleurs je ne m’ennuie jamais…)
Il y eut de bons moments, d’autres excellents….
Mais c’est grandement insatisfaisant en terme de vie profonde…. Celle dont j’ai intensément besoin.
Celle qui me comble comme rien d’autre au monde…
Curieux cette capacité de l’humain à choisir les impasses….
Je veux dire celles que l’on ressens soi-même comme impasses pour soi..— car il n’existe AUCUN chemin-type, ou obligatoire… — et on y va la gueule enfarinée….
Combien j’en ai vu défiler dans mon Cabinet… :
— « Je SAVAIS — j’avais l’intuition, je pressentais bien que… je me disais que c’était pas le bon plan… pas la bonne personne, pas le bon boulot, pas l’affaire du siècle, — Je le savais… et j’ai quand même choisi la mauvaise décision…. »
L’Être humain est-il encore si « primitif » si animal en matière de conscience personnelle. (au sens de « suivre sa conscience » )…?
Pourquoi tant de freins à vivre en libre fidélité à soi ?
Quelles « déformations majeures » se sont installées en nous à ce sujet ? Tout le monde court après SA liberté….
…. et s’enferme dans SES propres prisons….
Les mauvaises pentes sont toujours en pente douce….