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lundi 29 août 2022

Dernière séquence


 


Une dernière pour la route.



Voilà, le rideau va tomber sur la dernière chroniquette estivale 2022.


Étrange été que cet été.



Ce sentiment qu'on a prie le temps pour nous manipuler afin de préparer nos esprits à suer encore plus après la canicule.

J'ai piqué sur le net cet assemblage d'écrans météorologiques qui en dit long sur l'art de la manipulation.

Je vous laisse juge !.





J'ajoute simplement un petit complément





Pour voir tout cela sous un autre angle, 

passons à un épisode de sagesse bouddhique.





Nous terminerons par une bonne nouvelle qui réjouira les têtes blondes qui vont rejoindre les bancs de l'école.

Le langage ancien obsolète vient d'être simplifié par l'Académie française qui a enfin compris combien l'intelligence est vocabulairement réductible au strict nécessaire à la survie.






Sur ce, je formule à l'égard de mes lectrices et de mes lecteurs mes vœux les plus sincères d'une rentrée dynamique sous le soleil du Cher connard. de Virginie. 

(En vente dans toutes les bonnes pharmacies).





jeudi 25 août 2022

Tant passe le temps

 



FIN DE SAISON







Il est des jours où il vaut mieux attendre

ce qui ne se passera pas.

Il en est d'autres à revisiter plus tard

quand les fleurs auront pris leurs quartiers d'hiver.


*


La fin de saison attend qu'on lui dise de s'en aller

elle pense tellement avoir déçu

mais trop timide la voilà qui reste là immobile

un soleil de lune n'arrange pas les choses.


*


Hier encore c'était avant

mais que sera demain

qui viendra croire en lui

courir le risque du bonheur


*   


dimanche 21 août 2022

Retour vers le présent

 


Après mon escapade caniculaire en bord de mer, me voici de retour « at home ». Ce petit séjour dans un lieu que j'aime me laissera un souvenir à géométrie variable et quelques traces de transpiration qui partiront à la machine à laver.

Je vous passe l'épisode d'œdème magnifique qui faillit faire doubler de volume mes pieds de sorte que je ne rentrais plus dans mes godasses orthopédiques sans une bonne demi-heure d'efforts pour y parvenir. Ce fut délicieusement douloureux.


Heureusement qu'il y eut quelques restaurants et visites d'amis sympathiques. Rien de tel que se marrer un peu avec des gens pour se sentir moins mal.

Parfois j'étais comme Brassens :


je passais mon temps à contempler les cieux

à guetter les stratus, à lorgner les nimbus

à faire les yeux doux au moindre  cumulus


Mais l'orage n'est jamais vraiment venu ou alors juste quelques minutes où la pluie n'a même pas réussi à mouiller toute la baie vitrée qui donne sur la mer.

Un ciel d'un bleu invariable, une mer d'un calme éprouvant, une chaleur accablante, des couchers de soleil réguliers et répétitifs donnant une dégradation uniforme du bleu à l'orange, c'est quasiment désespérant.

Mais où étaient donc les passages de nuages poussés par le vent (« prudence prend garde à ton chapeau) »), les moutons sur la mer, les passionnés de kitesurf, qui décollent comme des oiseaux de mer, les catamarans en délire, les champions du char à voile et leurs dérapages contrôlés  sur le sable et autres spectacles délicieux du bord de Côte d'Opale.

Enfin bref, on s'est perfectionné au Scrabble.




Heureusement il y eut les nuits à la chaleur tolérable à regarder la mer, ou « se faire une digue », les lumières des bateaux au large, et celles des côtes anglaises qu'on continue à apercevoir au loin malgré le Brexit ! Il est vrai que je garde de ces instants une forme d'apaisement et de paix douce, au son du clapot répétitif des petites vagues qui venaient mourir sur le sable à la marée montante. Comme il n'y avait pas un souffle, elles produisaient curieusement un son amplifié, qui engourdissait nos esprits. Même pas besoin de fermer les yeux, l'obscurité ambiante permettait de s'embarquer pour un voyage chamanique.




lundi 8 août 2022

La musique porte à méditer.

 


134ème devoir de Lakevio du Goût


Encore une histoire de porte.
Celles qui donnent sur de nouveaux mondes.
Celles qui donnent sur des mondes anciens.
Ce qui serait chouette, c’est que vous réussissiez à y mettre les mots.


- Attirer. x - Affoler. x- Effrayer. x- Fermer. x- Ouvrir. x- Trouver. x- Aimer. x- Perdre. x - Mourir. x - Noyer. x





La musique porte à méditer.


J'ai écouté Vincent Bernay, compositeur d'électro acousique, c'était bizarre, éclectique, un mélange de tout et de rien que je trouvais à la fois singulier, intéressant et trop surprenant. Je me laissais aller un peu au hasard, histoire de me perdre dans sa musique.


C'est sans doute ça dont j'avais besoin : ouvrir une porte nouvelle, musicale à ma portée de notes pour m'emporter. Le morceau : « Sad cinematic Strings » m'obligea  à m'y arrêter. C'était une suite de nappes désordonnées au synthétiseur. Je pensais qu'il fallait me noyer les oreilles sans réfléchir plus loin. Ça devenait répétitif. Tout ce qu'il faut pour vous entortiller dans les brumes doucereuses du toujours pareil, d'autant que le morceau suivant s'intitulait « soothing ». Histoire de ne pas s'affoler si on se noie.


Le morceau est venu mourir de lui-même. J'avais déjà les yeux fermés pour découvrir ce qu'il y avait derrière la porte grinçante. Ça m'a rappelé « Variations pour une porte et un soupir » de Pierre-Henry, mais ce fut le noir musical. Sans son je suis comme Samson, privé de ma force vitale. Dans ce cas il y a vraiment des cheveux à se faire. Surtout lorsque j'ai aperçu Dalida. Ça m'a effrayé jusqu'à les froids dans le dos, avant que je me dise : mais non, tu me trompes : elle c'était Dalila. Ouf ! On n'allait rien me couper.


J'avais lu dans un ouvrage savant que la musique adoucissait les mœurs. J'ai donc attendu que le tumulte intérieur se calme. Hélas il n'en fut rien. J'avais dû choisir la mauvaise porte. Tout porte à le croire. Il aurait fallu, après avoir franchi la première, ne pas foncer tout droit sur la portée musicale, mais tourner à droite dans le couloir et se laisser attirer par le courant d'air de musique qui soufflait du pipeau. J'ai toujours eu de la difficulté à mettre un bémol là où il faut. Je dièse avec le destin.


Il fallait se rendre au réel. Il était urgent de quitter ces lieux au tintamarre silencieux. Je suis sorti de ce labyrinthe étouffant de portes pour retrouver le grand air de l'extérieur. Quelques mètres plus loin il y avait un cinéma. On projetait : «  Aimez-vous Brahms  ? »

Tout de suite j'ai pensé : — Ça, c'est un film pour moi !


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La publication de ce texte a été programmée. Lundi je pars écouter la musique envoûtante des vagues de la mer. Et donc à bientôt !…


dimanche 7 août 2022

Pas de froid de canard !


 

Création AlainX


Le changement climatique a provoqué un dérèglement chez ce canard migrateur

 ainsi qu'en atteste une image transmise par le nouveau télescope James Webb. 

On le voit ici perdu et recherchant son chemin.


*

mercredi 3 août 2022

Nouvel âge


 


Nouvel âge








Composition AlainX



Dans le tourbillon chaotique

des existences chimériques

les projections cathodiques

révèlent les points névralgiques.


Du fond des entrailles obscures

surgissent d'autres impostures

de dévorantes blessures

offertes aux chiens en pâture.



Bientôt le sabre salvateur

 de la vie nouveau manager

détruira les frayeurs

tel le libérateur.


*


mardi 2 août 2022

C'est pas trot tôt !


 



C'est pas trot tôt !







Œuvre d'Alain Rousseau




Cet homme était comme ça

à cheval sur ses principes

il les montait régulièrement

trop sans doute.


Sa partenaire protestait :

« arrête de monter sur tes grands chevaux ! »

Mais il lui fallait sans cesse un cheval de bataille.


Jusqu'au jour où il comprit que bien souvent 

il est préférable de

lâcher la bride.


lundi 1 août 2022

Le baiser

 

133ème devoir de Lakevio du Goût.

Cette toile de Joseph Lorusso, comme celle de Karin Jurick que je vous ai proposée la semaine dernière, montre un tableau intitulé « Le Baiser ».
Il n’est pas peint par Klimt mais par Toulouse Lautrec.
Vous inspire-t-il ?
Je vous le propose comme « devoir de vacances ».
Et pour ce « devoir de vacances » ce serait gentil si vous vouliez bien user des mots suivants :

- Oreiller.
- Douceur.
- Roux.
- Parfum.
- Chatouillent.
- Main.
- Chaleur.
- Cou.
- Cadre.
- T-shirt.

À lundi j’espère.
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Suite de « la plagiaire », (CLIC) le devoir de vacances précédent de « le goût » puisque nous sommes toujours au musée.


Le baiser


(...) Voici donc notre couple passé dans une autre salle du musée. C'est un cadre qu'ils contemplent à présent. De ses bras rectilignes il délimite  une toile de Toulouse-Lautrec. Évidemment je les ai suivis puisqu'ils piquent ma curiosité.




Elle — Tu vois, ce qui me frappe en premier c'est l'énorme oreiller qui semble fait pour deux personnes. Tu crois que c'était comme ça à Toulouse ?

Lui — Qu'est-ce que Toulouse vient faire dans cette histoire ! Pour ma part c'est la douceur des amants que je trouve émouvante. Cette toile exhale un parfum d'amour.


— Quand tu me dis ça, j'ai les poils qui me chatouillent. C'est incroyable ton pouvoir de séduction. Dès que je suis près de toi une chaleur m'envahit tout le corps.

— Moi j'aime quand tu me prends la main de cette manière. Ça me fout les palpitations partout. Je me laisserais aller, je retirerais ma chemise. Je serais nu devant toi, aussi nu que ces amants dans leur lit.


— Toi, nu ? Pas vraiment, n'oublie pas que tu as mis ton vieux T-shirt en dessous ! Tu aurais l'air ridicule, mon ami. Et puis quoi, tu n'imagines quand même pas que je vais faire de même et qu'on va se rouler nus sur ce plancher du genre trop roux ? Ce serait n'importe quoi.

— Et dire que je t'ai emmené dans ce musée pour essayer de t'éduquer un minimum à l'art sous toutes ses formes, pour que tu comprennes mes propres œuvres. Et tu me parles de copulation vite fait bien fait. Mal fait d'ailleurs si c'était le cas.


— Tu ne me montres que des scènes d'amour. J'ai bien compris ce qui te démange. Si je mets ma tête dans ton cou, autant que je tu le saches clairement : c'est à cause de mon torticolis. Ça me soulage. Ne voit pas là un signe que je vais grimper avec toi au cocotier dans pas longtemps.

— Bon, on ferait mieux de terminer rapidement la visite, de toute façon j'ai promis à maman de rentrer pour 17 heures.


Effectivement, ils ont fait les dernières salles au pas de charge. J'étais même quelque peu essoufflé à les suivre comme ça. Quand ils sont sortis sur le trottoir, il s'est dirigé vers son vieux vélo avec un vieux cadenas accroché à un vieil anneau tout rouillé dans le vieux mur. Quant à elle, une Bentley avec chauffeur l'attendait, porte ouverte. Elle monta directement et lança : « je suppose qu'on se retrouvera prochainement au Château ? » Et le chauffeur ferma la porte de la luxueuse limousine sans attendre une quelconque réponse.

Songeur, je me suis dirigé vers le métro.