mardi 9 décembre 2014

Saison froide et cruelle ....


Ah la cruauté du froid…. Je la connais que trop…. les jambes glacées par l’attaque sournoise de cet ennemi qui me plante ses flèches douloureuses et dévastatrices. Et puis le danger survient, l’anesthésie sournoise qui vous bleuit les sangs au risque de vous faire terminer aux urgences. Rentré chez soi on pose les pieds nus sur le carrelage et là on fait cette expérience du carrelage bien plus chaud que les pieds.
Voila ce que c’est de n’avoir pas de muscles, lesquels se sont faits bouffer par les virus.
Mais pas grave, les jambes se réchaufferont…. Comptez 6 heures environ…. Et faites pas la connerie des conneries de les mettre dans de l’eau chaude ou contre des trouillottes !! 5 mn après c’est à hurler de « brulure froide »
Et, dehors, se réchauffer en remuant le doigt sur la télécommande du fauteuil électrique … quel merveilleux exercice pour éviter de devenir bonhomme de neige figé… mais à roulettes….

J’adore le froid …. un avant gout de cadavre sur le corps…. C’est jouissif en diable ! (que je rejoindrai… le feu éternel plutôt que les froids cantiques soporifiques du paradis !!)
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C'est la reprise d'un commentaire laissé chez une chère blogueuse....

vendredi 5 décembre 2014

Saison des rencontres.


Non, il ne s'agit pas des rencontres sur les sites de "mes tics", "adopteunplouc" et autres "Attrapemouche World". Je ne connais que ces trois-là grâce aux pubs qui, des fois, m'aident à comprendre le merveilleux monde de Walt Disney où le chat n'arrive pas à niquer la souris.

Je parle de ces alchimies impalpables qui génèrent des rencontres venues d'horizons divers, dans un laps de temps relativement court (quelques mois, quelques semaines) ; et tout à coup vous prenez conscience que, dans l'ombre, des fils peu visibles relient ces personnes à vous-même, sans qu'elles ne le sachent, pour vous faire avancer vers un but entrevu et toutefois inconnu encore. Et d'ailleurs vous n'en direz rien. Ça ne concerne que vous. C'est votre lecture. Toute subjective. 

Alors ces alchimies impalpables influent sur votre devenir, à condition qu'avec ces fils ténus, vous tissez votre propre étoffe qui viendra vous couvrir, réchauffer votre âme et vous engager peut-être. 
Parce que vous avez déjà vécu, parce que vous avez déjà compris ce qu'il en était des relations qui construisent, vous remercierez la vie par avance de ce qu'une fois encore elle vous donne au moment juste. Au juste moment où cela vous est nécessaire. Il suffisait de faire confiance. Il suffisait d'être attentif à ce tremblement intérieur, qui n'est pas la peur, mais ressemble à la douce fébrilité de l'amant/e avide de donner et recevoir.

Alors, de nouvelles étincelles jailliront parce que vous avez appris comment il convenait de souffler sur ces braises relationnelles pour alimenter votre feu.
Ce feu que vous transmettrez vous-mêmes, parce qu'il vous consume comme le "buisson ardent", s'alimente sans cesse au mystère de votre condition. Alors, de nouveaux brasiers pourront flamber, éclairer, réchauffer.
Vous n'aurez pas attendu de je ne sais quel « homme providentiel » un mieux-être qu'il vous promet, sans être capable de vous l'offrir.

Délicieuse alchimie, je ne cesserai jamais d'observer ton oeuvre aux profondeurs de moi.


lundi 1 décembre 2014

Saison du grand retour


Le lecteur est prié de lire ce qui suit avec l'accent du sud, tendance voix rauque (mais si, même dans sa tête on peut prendre l'accent…)
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Oh petit ! Tu connais la nouvelle ?
Il est revenu pour présider le "Grand conseil" (1).
Le Parrain est de retour, pour mettre de l'ordre : Don Sarkozini (que les plus familiers appellent affectueusement Papy la Talonnette) revient.
Les "affaires" reprennent, il était temps.
Le «  pizzo », qui consiste à collecter des fonds auprès des blaireaux,  afin de financer nos activités, va pouvoir reprendre.
Les baltringues ont qu'à bien se tenir.
Les vieux ploucs imbéciles aveugles,  qui l'ont acclamé par internet, sont désormais priés de se la fermer.
Le pizzu (le racket) auprès des gros bonnets du CAC 40 peut reprendre. Trente ans qu'ils croient à nos promesses et crachent au bassinet... On peut encore leur en vendre pendant quelques années...

Mamma mia, Sangu Chiama Sangu, (le sang appelle le sang), ça va couler ! Les traitres et les repentis ont du souci à se faire : Les Don Fillioni, Don Juppeto,  et Don Sindaco (le maire), je donne pas cher de leur peau ! Ces petits capos, ces seconds couteaux, pourraient s'en retrouver un planté dans le dos.
On ne défie pas Don Sarkozini ! 

Il n'y a que Don Coppéti qui s'est montré digne de l'estime de la  Commissione. Lui seul siégera à la droite du Capo dei tutti capi (Le boss des boss). 

— Tu es bien mon fils lui dira Don Sarkozini, tu as su magouiller les comptes, mentir à tous, sortir les millions, arroser à la ronde, me lécher les talonnettes, détourner le flouze comme on te l'avait demandé. Mais ces indignes t'ont rejeté en mon absence.
Moi qui leur faisait confiance, tandis que je rackettais les grands de ce monde pendant deux ans, avec mes discours et conférences vides et sans idées. (D'ailleurs je n'en ai jamais eu, à cause de mes deux seuls neurones, qu'en plus j'ai prêtés à un journaleux). 
 Tous ces traitres bénéficieront de l'Incaprettamento (2).
Tu es digne de moi ! Tu es le seul !
Tu as suivi mon exemple !

Baise ma Rolex fidèle lieutenant !

Je ne t'étranglerai de mes mains que plus tard.


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(1) : réunion entre les chefs d'une famille, ou bien les chefs de plusieurs familles
(2) :  : Technique d'étranglement, la victime a les poignets et les pieds attachés au dos et une corde relie le tout autour du cou donc la victime s'étrangle d'elle même.