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lundi 8 décembre 2025

Téléthon

 

L'autre soir, j'ai regardé le Téléthon. J'ai même appelé le 36 37.
Ma relation à ce « système AFM » a été fluctuante au fil des années. Je suis allé voir dans mes vieilles archives, ayant souvenance de l'avoir évoqué. Je retrouve un texte de 2006. 20 ans exactement. Rien n'a changé : toujours Miss France et le téléthon le même soir.
J'en publie quelques extraits. J'étais vachement plus virulent il y a 20 ans ! (Bien trop long aussi et parfois brouillon),
Est-ce que je me suis trop émoussé ? Est-ce que je ne m'indigne plus suffisamment ?
Synthétisons : suis-je devenu si vieux que ça ?


Cependant le fond de contestation demeure : la responsabilité de l'État dans ce système de purification génétique.

Extrait de mon blog de décembre 2006 :

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Miss France et le Téléthon

Une fois n'est pas coutume, il y aura ce soir à la télévision deux programmes très complémentaires et le choix sera difficile.
D'un côté l'élection de Miss France, le déballage d'ersatz de la beauté ; de l'autre le téléthon, le déballage d'ersatz de la compassion.


Étalage des corps (étalage décor)

Ce soir la télé va vous montrer des corps.
Vous y aurez droit des deux côtés. Vous pourrez admirer de belles plastiques où vous apitoyer sur des enfants déformés. Votre côté voyeur sera pleinement satisfait, avec un zeste de piquant en zappant d'une chaîne à l'autre. Jeunes corps quasi dénudés exhibés d'un côté ; jeunes corps déformés par la maladie, cachés au fond des fauteuils roulants, d'un autre.

L'objectif de ce voyeurisme est le même. Dans les deux cas, il s'agit de vous émoustiller, mais pas au même endroit ni de la même manière...
En regardant "les anormaux" du téléthon et en les comparant aux beautés répertoriées et interchangeables des Miss, vous allez être dérangés au beau milieu de vos neurones. Déstabilisés par ce contraste. Alors pour y mettre fin vous serez prêt à faire un don, afin de ne plus voir dans l'avenir "les anormaux", qui dérangent la quiétude lisse de l'élection de Miss France.

Car finalement c'est bien ce vers quoi il faut tendre. L'uniformisation de la race humaine. A peu de choses près, toutes les Miss ont sensiblement le même corps, la même plastique, la même taille, des mensurations contenues dans des normes précises. "Les anormaux" sont disparates, ils nous provoquent trop par leurs différences, par leur aspect "pas-comme-tout-le-monde". Or c'est vers cela qu'il faut tendre. Que chacun soit comme tout le monde et le bonheur devrait finir par apparaître. 
Le monde merveilleux des Miss voilà un réel projet de société.
Le monde merveilleux sans les "anormaux" et les handicapés en voici un autre, plus intéressant encore.


Sélection des meilleurs

 La recherche en vue de développer l'aptitude au bricolage dans les gènes humains, est l'essentiel des financements de l'AFM. 
Soigner en vue de réparer les conséquences des loupés de la nature, est une chose ; intervenir sur l'origine de la vie (en bricolant le génome humain) pour tenter de supprimer la cause première, c'est tout autre chose...  Sélectionner les embryons, en triant les bons des mauvais (diagnostic préimplantatoire), ouvre sur des perspectives qui devraient nous interroger quelque peu... 

C'est un peu comme l'élection des Miss. Le jury va sélectionner la meilleure. Le chercheur-appreti-sorcier, sous son microscope, va se comporter comme le jury et sélectionner aussi le meilleur embryon, puis congèlera les autres et un jour les détruira.
C'est comme avec les Miss. Les jeunes femmes  "insuffisamment normalisées" sont renvoyées à la maison.  mais, pour l'instant elles ne sont pas détruites comme les embryons ... 

A quand l'élection de Miss France génétiquement purifiées ?

heureusement,  le show du téléthon, les propos lénifiants des animateurs, tout comme l'extase d'un jury devant les Miss, sont là pour nous empêcher de trop réfléchir. Ce qui compte c'est de voter pour la plus belle d'un côté, de faire le 36.37 pour donner des sous de l'autre.

Ensuite,  la bonne conscience en bandoulière, nous passerons à autre chose... Et il faudra bien se poser la terrible question cruciale :


— Qu'est-ce qu'on va donc bien manger à Noël cette année ? 

 

jeudi 20 novembre 2025

Novembre éparpillé en mots.



 

Le ciel est très gris.
La terre est blanche. 
Il neige.
Entre les deux, des flocons descendent en rythmes différenciés.

La fenêtre sépare le chaud et le froid.
Différence théâtrale.
Le spectacle se déroule sur la scène. Pas le spectateur.

Dans ma vie d'aujourd'hui.
Exit l'acteur ou metteur en scène de vie, comme je l'ai été [ou croyait l'être] dans mon parcours professionnel.
L'eau de l'existence débordait, jaillissait, bouillonnait. Elle me donnait raison d'exister et d'essayer de servir.

Je relis mes écrits publiés de 2005 à 2015 
 (« 120 pensées plongeantes » éditions TheBookEdition).
 Je  m'en étonne. Tout cela était-ce bien moi ? Comme si un autre avait vécu ce temps-là, puis s'était enfui. 

Je suis désormais une eau à l'agitation calmée, au bouillonnement dormant, à la patience énervée, à la sagesse turbulente, la retenue explosive.

Où faut-il m'investir désormais ?
Sans doute aller au bout de mes engagements post-professionnels, là où on me sollicite encore. Est-ce suffisant ? 
Comment être inutilement utile ?

La neige faiblit et s'arrête.
Reprendra-t-elle ?
Le flocon redeviendra de l'eau et la pelouse verte.
Rien n'est pérenne.

L'arbre n'a plus de feuilles mais il n'est pas mort. Il a le sommeil du juste.
La sève neuve reviendra. Il le sait et l'attend

Je me sens proche du sommeil
engourdi comme la nature.

Novembre, morne transition nécessaire. 

mardi 16 avril 2024

Partie de cartes

 

 Prêt-en-bulle (préalable à rendre jaloux "Le goût-des-autres").

J'ai perdu mon inspiration, si quelqu'un la retrouve, prière de me la rapporter.

Trop d'ennuis, de soucis, de problèmes qui tardent à trouver leurs solutions, jusqu'à mon informatique qui a clashé nécessitant un changement de bécane et de logiciel de dictée qui m'est à présent indispensable parce que physiquement je décline, et que je ne souhaite pas continuer à mettre 15 minutes pour écrire péniblement au clavier un texte de quelques lignes… Donc en attendant livraison et installation du matos, je farfouille dans mes archives encore disponibles et qui remontent à 2005 pour les plus anciennes. (en espérant que mon moral remonte lui aussi).

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Partie de cartes -  (Mars 2005)

C'était il y a longtemps. Oui, il est bien longtemps.
Il y avait de la bière, des sandwiches.
Des cigarettes et de la fumée.
On jouait, on buvait, on fumait, tard dans la nuit.

Elle n'aimait pas les jeux, ni boire, ni la cigarette.
Elle venait cependant près de moi, m'embrasser dans le cou.
Elle m'enlevait la clope des lèvres et infiltrait sa langue dans ma bouche.
Elle murmurait "arrête de fumer" en mordant ma lèvre.

La mère de Roger disait "ces deux-là il va falloir les marier rapidement".
Cela nous faisait rire.
J'avais du jeu, je gagnais.
Joël s'exclamait "tu as une veine de cocu !"
Je la regardais dans les yeux : « dis-moi que ce n'est pas vrai ! »
elle riait. « T'es bête »

Roger distribuait les cartes.
Elle passait sa main sur ma cuisse et remontait.
Je l'embrassais dans l'oreille soufflant : « arrête, t'es folle ! »
Elle continuait.

Plus tard, dans la voiture, elle recommençait.
Je ne disais plus t'es folle, je disais je t'aime.
C'est moi qui devenais fou quand sa bouche arrondie m'enserrait.

Je me suis souvenu de tout cela
parce qu'elle m'a dit l'autre soir : « tu te rappelles des parties de cartes chez Roger ? »
et qu'elle a eu ce même geste sur ma cuisse.

Bon sang ! Si je m'en souviens !






samedi 3 décembre 2022

En attendant l'été.

 


Petite élucubration d'un samedi bien froid où il faut rester au chaud.

Rencontre improbable entre les restes d'un bâtiment industriel en destruction 

et un bord de mer à 200 km de là.





J'avais, il y a pas loin de 10 ans, filmé la destructions en question puis bidouillé une petite vidéo avec une musique apocalyptique et un commentaire de fin du monde… !

Mais aujourd'hui avec le froid qui arrive je préfère rêver à l'été prochain…






mardi 8 juin 2021

Matinale



Ce matin je me suis énervé.

C'est un euphémisme. J'étais en rage, comme on dit, « hors de soi » et l'expression est juste. Je suis sorti de moi dans une colère inutile, même s'il s'agit d'un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Inutile parce que l'endroit où ma colère se dirige, ça ne sert à rien d'aller de ce côté.


Ce matin je me suis calmé.

C'est le bon mot. Redescendu dans le calme intérieur, avec ce regret de recommencer à en sortir un peu trop souvent. Il faut dire que les raisons d'aller jusqu'au bord de l'explosion se sont multipliées ces derniers jours. (Tu cherches à te justifier, Alain ?) Les raisons forcément légitiment à mes yeux. Peut-être pas à ceux d'autrui. Mais enfin, ce sont mes yeux, pas ceux des autres.


Ce matin je suis retourné dans le passé.

Quand j'étais sur les bancs d'écoliers il y avait un module « textes anciens ». Je ne suis pas retourné à l'école, mais dans mes anciens textes écrits et publiés il y a une dizaine d'années
et plus anciens encore. J'avais oublié la plupart. Je les redécouvrais comme si c'était tout de suite. J'ai relu des morceaux au hasard. Et ce sentiment de temps révolus. Non pas de temps un peu lointain avec une continuité et une lente évolution. Non. Les temps révolus, finis, soldés définitivement, dépassés, engloutis, qui ne peuvent resurgir. Comme s'ils avaient été écrits au temps des labours à cheval et du char à ban.


Ce matin j'ai eu froid sous le ciel bleu et le soleil.

Froid comme la vie qui ne sait plus où elle habite.


mardi 30 mars 2021

Statistiques

Cela fait bien longtemps que je ne m'intéresse plus aux statistiques de mon blog. Combien de lecteurs, quand, où et comment ?

Lorsque j'ai commencé à tenir un blog, dans les dernières années du siècle dernier, c'était important d'aller scruter ses statistiques régulièrement, pour voir l'état de la courbe. On réagissait inversement de la courbe de température médicale : plus ça ça montait, meilleur c'était. Et là, il faut bien le reconnaître, parfois, la température aussi !


Les blogs étaient encore de l'ordre du confidentiel et on avait le sentiment d'appartenir à des « communautés nouvelles » promises à un avenir révolutionnaire !


Pourquoi je vous parle statistiques de blog ?

C'est parce que je viens de réaliser que sur ce blog-ci, ouvert en 2010, j'ai dépassé le demi-million de pages vues. Faudrait ajouter les pages vues des 12 années précédentes ! J'ignore combien ça ferait au total.

Je sais bien que dans le tas il y a un certain nombre de visites de robots qui ramassent tout ce que nous écrivons afin de le stocker pour la nuit des temps, mais bon, ça fait quand même pas mal de visites tout ça !


Comme disaient les psys des années 1970 : 

« et ça vous fait quoi au niveau du vécu ? ».

Aujourd'hui, pas grand-chose. Alors pourquoi j'écris sur ce sujet ?

Parce que le constat fait remonter des souvenirs de plus de 20 ans. Au bon temps de la connexion bas débit, de mon abonnement forfaitaire pour 10 heures maximum mensuellement. Si on dépassait c'était hors de prix ! De toute façon pour se connecter, il fallait pas mal de patience… parfois la connexion s'établissait, et au bout d'une à deux minutes : terminé ! En attendant de pouvoir rejoindre le réseau, on avait le temps de lire un certain nombre de chapitres de Marcel Proust !






Et puis je me souviens de cet homme, chef d'entreprise, que je recevais dans mon bureau : « est-ce que vous connaissez le World Wide Web ? ». J'ai répondu non. Il m'a alors demandé si je lisais facilement l'anglais. J'ai précisé que j'étais nul en langues étrangères. Il a alors compris l'ampleur de mes lacunes et a précisé que « de toute façon, ça fonctionne surtout avec les Américains et il faut se connecter la nuit et puis ça coûte très cher ».

J'ai donc compris que ce genre de truc ce ne sera jamais pour moi !


Mais quand même, quelques années plus tard je suivais une demi-journée de formation chez France Telecom généreusement offerte par un de mes clients, pour apprendre comment fonctionnait cet extraordinaire outil pour tout trouver sur le WWW appelé « AltaVista » ce truc qui ne tarda pas à se faire largement supplanter par « Google ».

Fin de la séquence « souvenez-vous les vieux ! »





Je n'ai pas de nostalgie. Plutôt un sourire intérieur ému et une interrogation : qu'est-ce que je vais faire tous ces textes publiés, et de ceux qui demeureront  enfouis dans mon ordinateur et ne le seront jamais ?

Je crois qu'un grand nettoyage va bientôt s'imposer.


mardi 30 juillet 2019

Jardins





“Notre monde est un jardin bienfaisant et un immense champ de bataille.”

SHAFIQUE KESHAVJEE

Ecrivain kenyan






Lui


-o0o-

Je


Le jardin de la Paix -  Mais 2015 - Extrait

Je vis au jardin de la Paix. Ce jardin de notre maison.
« C’est calme ici » disent souvent les gens venant pour la première fois. Sans doute sont-ils frappés de ce havre à quelques centaines de mètres de l'agitation ordinaire.
La paix à portée de main, celle qui apaise le tumulte intérieur.
Ce jardin cherche à être beau, à l'image de la beauté humaine si souvent bafouée et défigurée. Depuis deux ans nous en prenons un soin plus particulier. — Un jardin de paix au cœur du tumulte ambiant. — Le temps de se retirer du monde pour y être plus présent.

(...)
Ici, un jardin de Paix, pour ne pas désespérer, un parmi les autres, où on vient se reposer, reprendre Force et retourner au combat d'humanité. Ce combat où l'on arrive les mains vides, le cœur offert, parce qu’elle est ainsi la force du vulnérable.
On n’apporte pas la Paix les armes à la main. — Peut-être faut- il parfois venir armé pour faire cesser le combat. — Mais on n'apporte pas la Paix si on ne se présente pas nu et sans défense.
C'est peut-être comme cela qu’un jour on devient vraiment humain.

Un jour... oui, un jour ....

(...)

Alain Rohand "120 pensées plongeantes" 

-o0o-

l'Autre








dimanche 5 octobre 2014

Savoir donner !


Dans la série fossiles… Un texte de consigne d'écriture de 2008 que je retrouve…
C'était peut être chez Coumarine "paroles plurielles" ??
J'avais complètement oublié avoir écrit ce truc .... !
consigne :
Sur la place, une statue qui pointe le doigt : Je vous demande d'imaginer la leçon de morale totalement absurde qu'il est en train de proférer.
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Savoir donner !

- Oh-là ! Vous !
- ???
- Oui, vous madame ! Arrêtez-vous un instant.
- Qu'est-ce que vous voulez ? Je suis pressée!
- Pressée ! Pressée ! Voilà comment vous êtes, vous, les femmes belles et dynamiques, vous qui respirez la jeunesse et la santé ! Prenez quand même le temps de réfléchir à des choses essentielles !
- Je suis pressée vous dis-je ! J'ai d'autres choses à faire que vous écouter...
- Juste quelques questions... Tiens ! Etes-vous heureuse ? Ne répondez pas, je le sens, c'est une affirmation : vous êtes heureuse !
- Oui... Enfin, Je ne suis pas malheureuse en tout cas.
- C'est bien ce qu'il me semblait. Amoureuse ?
- Ecoutez monsieur, ma vie privée ne vous regarde pas !
- Amoureuse ! J'en étais certain. Cela se voit dans votre regard. Et même dans votre corps, svelte, sensuel. Je vous ai vu arriver, vous avez la démarche ondulante des femmes amoureuses.
- Franchement, s'il s'agit d'un plan drague, vous êtes lourd et nul !
- Absolument pas ! J'attire votre attention sur la chance que vous avez d'être belle, sensuelle, désirée, et je suis même sûr que dans l'intimité... Vous êtes une amante ardente !
- Ah ! Ça suffit maintenant ! Je m'en vais. Vous êtes un goujat !
- Attendez ! C'est important ! Avez-vous pensé, une fois au moins, à toutes ces autres femmes qui n'ont pas votre chance ? Celles qui sont tristes et malheureuses, et s'ennuient désespérément au lit... ? Y avez-vous pensé !?
- Ecoutez, il y a toujours eu des gens malheureux, je ne vais pas gâcher ma vie pour autant ! Et puis, que voulez-vous que j'y fasse ?...
- Mais justement ! Vous pouvez beaucoup ! Je suis sûr que vous êtes une femme généreuse, prête à donner pour une grande cause.
- Oui, ... enfin je suis comme tout le monde, je donne au Téléthon...
- Certes, mais il n'y a pas que le Téléthon. Savez-vous que vous pouvez rendre d'immenses services aux femmes qui n'ont pas votre chance, qui n'accèdent pas au bonheur corporel qui est le vôtre ?
- Ah oui ! Et comment ?
- Avez-vous déjà pensé à faire un don d'orgasme ?
- Un quoi ?
- Un don d'orgasme. C'est très facile, il suffit d'avoir sur vous une carte de donneur. Tenez, comme celle-ci par exemple. Vous nous laissez vos coordonnées et en cas de besoin, lorsqu'une femme, un couple, n'arrive pas par ses propres moyens à la satisfaction suprême, on vous appelle et vous faites un don d'orgasme. Vous voyez c'est simple. Et c'est une question de civisme, de morale sexuelle bien comprise. Un geste citoyen en quelque sorte. Et puis, c'est aussi une indispensable question de solidarité entre femmes. De plus, c'est sans risque contaminant, l'opération est placée sous le haut patronage de la délégation gouvernementale à la condition orgasmique. Vous n'avez pas vu le spot télévisé ? et le slogan ? : "le plaisir sexuel ne vaut que s'il est partagé partagé par tous ! Faites un don dès mantenant !"
- Je n'ai pas la télévision. Je suis désolée.
- Dans ce cas, je comprends. Excusez-moi de vous avoir importuné. Mais n'oubliez pas... Renvoyer la carte ! Et vous verrez, au verso, j'ai écrit mon numéro de téléphone personnel.