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samedi 2 mai 2026

Le puits

 

Elle s’était approchée du puits. à cause  de cette impression d’être appelée.
Elle se pencha. 
Au début, il n’y avait rien. Juste du noir
Elle plissa les yeux pour percer l’obscurité.
Une froide lumière s'éleva du fond, plutôt douce.
Puis elle distingua quelque chose.
Deux yeux.
Fixes. Immobiles. Trop nets pour appartenir à un simple reflet.

Elle voulut reculer, le cœur cognant contre ses côtes.
 Mais la curiosité la força à regarder à nouveau.
Les yeux étaient toujours là.
Et cette fois, ils étaient un peu plus proches.

vendredi 24 avril 2026

L'œil intrusif


Petite création du vendredi à partir de ce petit texte :

L’œil s’attardait trop longtemps, effleurant sans toucher.
Un regard qui dévoilait, sans jamais demander la permission.

 







mardi 14 avril 2026

Savoir aimer


Une compilation aléatoire sur YouTube amène la chanson à succès de Florent Pagny, dont par ailleurs je connais peu le répertoire :
 « Savoir aimer » (1997). Elle m'inspire quelques mots.

« Savoir aimer
Sans rien attendre en retour
Ni égard, ni grand amour
Pas même l'espoir d'être aimé ».


Sans retour
Réussir à y  parvenir un jour
Espérance nécessaire.

Quelques exceptions 
Parfois vérifiées a posteriori
L'attente d'un certain retour… mais rien
En éprouver regret, mais sans aigreur.

« Apprendre à vivre et s'en aller »
toute une vie pour essayer 
Un voyage d'amour sans retour.

  

samedi 7 février 2026

Proverbe illustré (4)


J'ai grand besoin d'aérer mes neurones et mes poumons.

Je ne peux m'empêcher d'aller  titiller mon nouveau pote IA qui accepte de se soumettre à mes ordres pour agrémenter mes élucubrations.

Voici donc un nouveau proverbe illustré.
Crapaud qui s'en dédie et Christophe qui s'en réjouit (comprenne qui peut…)

 


 

 

vendredi 6 février 2026

Vendredi 13 et Saint-Valentin (atelier d'écriture)


Changement de registre, après le billet précédent.
Un petit tour du côté des ateliers d'écriture.
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Texte pour « l'agenda ironique » de février, avec une proposition d'écriture que l'on trouve ici.

résumé de la proposition :Comme en 2015, cette année-là Saint-Valentin tombe un samedi qui succède pile à un vendredi 13. Il s'agit là d'un accident calendaire. Il faut traiter le sujet de cette manière. En plus il convient d'évoquer Francis Cabrel et, qui plus est, ne pas oublier la photo jointe, d'une soirée littéraire chez Flammarion en 1926.
Donc, y'a plus qu'à !…

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Ce jour-là, de février, je roule tranquillement sur la route de ma vie, jetant de temps à autre un œil dans le rétroviseur, sans pour autant abîmer ma rétine, afin de vérifier que dans le passé je n'y suis plus, car, on ne sait jamais. Je l'avoue, je n'aurais pas dû et pas aussi longtemps.

Évidemment, arrive ce qui doit arriver : un terrible accident calendaire, juste là, devant moi, sous mes yeux. Ça ne se produit pas tous les jours, ni tous les ans. Le vendredi 13 février, cet imbécile, n'a pas pris la déviation pourtant parfaitement indiquée en amont. Et voilà, ce gros cul entre en collision frontale avec le samedi 14 jour de la Saint-Valentin ! Imaginez un instant l'hécatombe de tous ces amoureux qui viennent d'être victimes de cette horreur.

On lui avait pourtant dit à ce poids-lourd de vendredi 13, cet énorme bahut, de passer par la déviation. Seuls les vendredis 12 sont autorisées à circuler, à l'instar des 12 lunes de l'année, des 12 heures du jour,  des 12 tribus d'Israël, 12 dieux de l'Olympe, 12 travaux d'Hercule, 12 signes du zodiaque, et j'en passe… (sa sœur aussi).

Heureusement, on fait rapidement appel aux 12 mercenaires. Ils ont quitté le film aussitôt, pour venir donner un coup de main aux policiers à coups de revolvers. Mais déjà le SAMU arrive, pour secourir les cœurs blessés des amoureux amochés. 

Personnellement, j'aurais pu moi-même aider. Puisque je suis écrivain, je suis capable de me transformer en urgentiste en à peine quelques  lignes rapidement écrites. Mais j'ai rendez-vous.

Je suis attendu à la librairie « Flamme à Rion » pour préparer la remise des prix littéraires aux lauréats du certificat d'études.


  

Soirée littéraire à la librairie Flammarion, 4 rue Rotrou, Paris,  1926.

 
Sont en lice :
— Riri, Fifi, et Loulou vont à la pêche aux moules frites
— Le Secret de La Bignole
— Le Trésor de Raclette la Courge

Les débats sont houleux comme la photo ne le montre pas.
Certains n'aiment pas la raclette, d'autres n'ont pas la frite, Aristide Buanderie n'a jamais touché une moule, Simone d'Abreuvoir s'abstient parce que Riri est son amant. Léon Foucault dit qu'il choisira selon ce que son fameux pendule lui indiquera. Cette méthode est refusée par Justin Panthéon qui espère y entrer.
Pour mettre fin à cette philippique les trois dames au chapeau-cloche le font tinter : digue, dingue, donc. Il faut voter maintenant.

Le calme revient, l'homme qui prend des notes se dirige vers le gramophone pour hisser le pavillon et poser sur le plateau tournant le dernier 78 tours de Cabrel :


 le moteur que j’allume
M’aide à prendre lentement
À prendre ma place dans le trafic
(...)
 Et quoi que je fasse
Il faut que passent les voitures noires
Je suis un mutant, un nouvel homme
Je ne possède même pas mes désirs
Je me parfume aux oxydes de carbone
(...)
déjà mes enfants savent
Qu’il faudra qu’ils s’habituent
À prendre ma place dans le trafic
Ma place dans le trafic 
*
— Francis Cabrel — 1981



dimanche 19 octobre 2025

À la recherche d'un monde autre

 

Fait à la main, sans IA

 

Bon d'accord, c'est pas terrible.
Il faut bien occuper un dimanche après-midi nuageux, pour ne pas trop ressentir les douleurs de la vieillesse !


Mais je suis confiant, on va y arriver !
C'est juste une question de des décennies à traverser. 

 

lundi 21 juillet 2025

Créativité échevelée

Tandis que les vacanciers s'ébaudissent sur les plages, à la campagne, la montagne ou ailleurs, je reste au frais chez moi, reclus dans mon bureau, volets à demi fermés pour ne pas faire entrer la chaleur, et je m'amuse avec Photoshop à quelques collages électroniques pour passer le temps et en écoutant de la musique. (Notamment des œuvres de Luigi Rossi, compositeur italien baroque du début des années 1600).
Je pense aux « immobiles » dans mon genre à qui j'envoie par les airs de sympathiques saluts, et en particulier à une amoureuse des oiseaux qui se reconnaîtra.

Cela me convient et je me sens bien ainsi. Je sais que le renoncement à quelque chose est une réussite quand on a la possibilité d'une autre chose qui nous apporte des satisfactions suffisantes, à condition, parfois, de ne pas être trop exigeant. J'ai appris, il y a bien longtemps, à me contenter des possibles limités qui s'offrent à moi, dans le domaine de la mobilité.

Voici le résultat de mon après-midi, studieuse techniquement, autant que délurée dans la réalisation effective.
Mon épouse pense que je devrais montrer cela à un analyste.…

 


 


mardi 15 juillet 2025

Le chêne et le roseau en 2025




Ce jour-là, ce roseau poussa avec audace,
au milieu des siens il lança un discours tenace,
s'adressant au chêne hautain et arrogant
il lui tint des propos provoquants

Vous n'en avez pas marre de la domination
de vous croire le maître de l'érection
de nous mépriser avec ostentation,
certains de vos semblables en perdirent la raison

Je suis pourtant votre protection dit le chêne
afin que les vents puissants jamais ne vous gênent
vous et vos semblables ne vous croyez pas trop forts
moi seul tiens tête à Éole et vous assure le confort.

lundi 30 juin 2025

Le loup et l'agneau version 2025



Après, "le corbeau et le renard", voici "le loup et l'agneau"


« …Là-dessus, au fond des forêts
 Le Loup l’emporte, et puis le mange,
Sans autre forme de procès. »


C'était en effet son intention première
mais en chemin vers la forêt
une fine renarde douairière
spécialiste en conseils avisés
décida de les réconcilier
avec ferme intention de les pacifier

Le loup sortit son fiel accumulé
contre les bergers et toute la société
l'agneau l'écouta sans discontinuer
trop jeune de tout cela il ignorait

Le loup apaisé finit par renoncer
à un repas tant espéré. 
L'agneau promis d'en parler au berger
les voilà donc réconciliés.

jeudi 12 juin 2025

Narcissisme, quand tu nous tiens !


En quête d'un texte, écrit il y a bien longtemps, et que je souhaitais retrouver (ce qui ne fut pas le cas…) je fouillais dans les archives de mon ordinateur. Je m'étonne du nombre de pages que j'ai pu écrire depuis l'an 2000 ! (Avant j'ai perdu la trace de beaucoup de choses).
Je ne compte pas ici tous les textes professionnels dont j'ai pu être l'auteur, travaux de recherche personnelles, diffusées ou pas, articles divers, rapports officiels, conférences etc. je ne compte pas non plus le plaisir que j'ai eu à écrire de multiples lettres avant le temps des écrans.
Incroyable comme je suis un terrible bavard par la plume ou le clavier !

À quoi tout cela a-t-il vraiment servi ?
J'ose à peine ce constat : à pas grand-chose !
Je ne dis pas : à rien, mais franchement c'est juste quelque gouttes dans un océan de productions diverses et variées.
Et pourtant cela occupa des milliers d'heures de mon existence et plus encore.
« Vanité des vanités » aurait dit mon père !

Ce n'est pas que je doute de moi ou que je me renie à posteriori.
 Non, c'est juste le constat du pas grand-chose qu'est notre passage  sur cette petite planète perdue dans l'univers.
Ça relativise, en même temps que ça rend très précieux des instants d'une intensité peu commune qui passent alors dans une dimension éternelle.


J'aurais laissé la trace d'une étoile filante.
Peut-être que l'un ou l'autre qui aura aperçu cet instant d'éternité s'exclamera : « Oooh ! ».
Et finalement, ce sera déjà pas si mal…

mercredi 4 juin 2025

Folie ou nécessité ?


 

Bidouillage AlainX, avec la complicité de l'IA

 

 Contempler, c’est suspendre le faire pour revenir à l’être. 

C’est peut-être une déraison aux yeux du monde, 

mais une nécessité pour l’âme.

 

mercredi 5 mars 2025

La fille et le dinosaure ( version 2)

 

Dans mon précédent billet La Licorne, commente  et dit ceci :

« Version bucolique à souhait...
et joli résultat sur le plan esthétique.

Pas très réaliste néanmoins...
car les animaux "à sang-froid" s'apprivoisent rarement.
Un animal plus "doux" aurait eu ma préférence...
Mais, bon...il est vrai que je ne suis pas "princesse" !

Maintenant si tu veux vraiment être "tendance"...et "moderne"...
pousse le bouchon un peu plus loin :
essaie une fille noire, obèse...et "trans",
avec un dinosaure non-genré.
Il se pourrait que ça plaise beaucoup ! ;-) »

N'écoutant que mon courage je suis allé de nouveau affronter l'IA sur PhotoShop, lui donnant à digérer la proposition de La Licorne :
— Un paysage préhistorique, avec une fille noire, obèse...et "trans",
et avec un dinosaure non-genré.

Voici le résultat que je vous laisse apprécier :
(Personnellement je trouve le dinosaure non genré très convaincant.)

 



vendredi 15 novembre 2024

Il y a une terre pour toi

Sur le blog de mon amie Myrte un billet intitulé « Ajaccio d'automne » avec un diaporama sur Ajaccio vu autrement que les cartes postales touristiques.
Et puis il y a une chanson Corse qui accompagne l'enchaînement des photos.
Je suis profondément ému, quelque chose d'indéfinissable qui m'envoûte et m'emmène loin.

Le refrain qui revient : « Il y a une terre pour toi ».
Et voilà que je me sens interpellé, comme si les photos, la douceur du chant, la magie des voix, la simplicité et la profondeur de l'interprétation créaient cette intense émotion.

Où est-elle donc la terre pour moi ? Est-ce que je la connais ? Est-ce que j'y suis, peut-être ?.
Il y a longtemps que j'ai renoncé à un quelconque « Ailleurs » qui viendrait un jour ou qu'on rejoindrait plus tard.
Alors pourquoi ce refrain produit-il une intensité, comme un soulèvement de désir, mais là, pour tout de suite. Dans l'instant.
Je compléterai volontiers : « il y a une terre pour toi, tu y es déjà, et qu'attends-tu d'autres ? »

 
Voilà, c'est tout !
C'est un simple petit événement, une étincelle vibrante, comme une sorte d'étonnement que ce soit ainsi et que bien souvent je passe à côté.

— Le billet de myrte est ici

— Une autre version du chant

— Une traduction automatique du texte Corse
(je n'en connais pas la valeur, ne connaissant rien à cette langue…)

Il y a une terre pour toi
Des larmes d'hiver
Les heures qui passent
Et de lumière qui finit
Touchez septembre, douce frontière.
Il y a une terre pour toi
Des sarres effrayés
Charges sur les doigts
Hommes dans des tanières et des cabanes
Quand les tons s'entrechoquent.
Il y a une terre pour toi
Détruit par le feu
Brûlé par les coupures
Mariage éternel
Entre la nuit et la foi, et l'enfer.
Il y a une terre pour toi
De la mer, du monde et du désert
Des contestations et des dommages auxquels il ne s'est pas ouvert
Les rues de l'amitié
Il y a une terre... division !

samedi 18 mai 2024

Comment tu penses ?

 

La nuit, quand le sommeil n'a pas pris possession de moi pour une durée indéterminée, je parle dans ma tête. C'est une pensée vagabonde, en vélo, à roue libre, passant par des chemins joyeux ou j'écarte les jambes et  pieds loin des pédales comme je le faisais enfant dans les descentes en riant des secousses bienfaisantes qui m'agitent. Parfois c'est ardu en plus c'est tordu aride et triste avec un ciel bas qui donne envie de pleurer sur les tristes sorts aux alentours, le mien, celui des gens que j'aime, et tous ces êtres inconnus de la planète qui passent et repassent devant les écrans cathodiques jusqu'à ce qu'on débranche.

À qui parle-t-on en soi-même ? Au vide ? À une chimère indéfinie ? À quelqu'un de précis, vivant ou mort, avec lequel on a envie d'échanger les mots qu'on fait défiler dans sa tête, en vrac, et débrouille-toi avec ça. Après tout il n'en restera pas grand-chose au réveil. Rien sans doute, d'ailleurs.

Parfois on est surpris que cette pensée a quand même un sens, un début, un milieu et une fin (souvent la fin c'est le sommeil). On finit par prêter une attention à sa propre pensée qui divague au milieu des brumes obscures.
— Va falloir que je m'en souvienne et que je note ça au petit matin !
Et puis, au réveil, pschitt ! Plus rien. De quoi raller, ça semblait pourtant si important.

Il est des personnes pour qui  les rêves éveillés ou carrément nocturnes sont une source importante de créativité. Ils n'ont rien oublié au réveil. Je n'ai connu cela que rarement. Un jour il en est sorti une « nouvelle » que j'ai publiée quelque part et dont je ne dirais pas la source.

Parfois je pense que nous avons tous une double vie : l'ordinaire quand on est éveillé, qui a ses banalités ses fulgurances, et l'autre quand on est entre chien et loup, en semi veille proche du sommeil, où qu'on a absorbé des « substances » prévues pour. De quelle forfaiture devient-on alors capable ? « Abolition du discernement » dira le juge.

Combien de gens aux apparences parfaitement lucides (d'après eux), qui nous gouvernent ou non, sont quasi en permanence dans une forme d'abolition du discernement ? Lorsqu'on voit ce qu'ils décident en notre nom, nous imposent soi-disant pour nous et notre bonheur, alors qu'on ne leur a rien demandé, il y a de quoi s'interroger.
Vouloir le bonheur de quelqu'un délibérément contre son propre gré, n'est-ce pas la pire des choses qu'on puisse lui proposer ?




lundi 18 mars 2024

Souvenirs et délires

 

188ème devoir de Lakevio du Goût


Pourquoi cette salle est-elle aussi déserte ?

Pourtant on dirait bien qu’il y a peu quelqu’un était dans cette salle, Il a laissé des saletés par terre.

Que s’est-il passé au château. J’ai peut-être une idée, mais vous ?

On verra bien lundi

————————


Souvenirs et délires


En voyant la photo de cette salle, me sont revenus des souvenirs anciens, Du temps des premiers jeux vidéo avec mes filles il y avait « Alone in the Dark » c’était dans les années 80. Une découverte, un étonnement, on voyageait d’un endroit à un autre avec les flèches du clavier, passant d’un niveau à un autre. Il fallait résoudre des énigmes en fouillant partout. Enfin bref, les lecteurs de ma génération ont connu ces temps préhistoriques de l'Internet. J’étais dans un certain émerveillement, le mien bien sûr, mais surtout celui de mes filles en raison de la rapidité avec laquelle elles comprenaient les logiques et manières  de faire.

Quant à moi, je renouais avec mes difficultés de latéralisation issues  de mon éducation défaillante de gaucher contrarié.

— « Mais non, papa ,là il faut prendre à droite pour retrouver l’escalier vers l’étage ! ».

 Je me disais décidément les échecs éducatifs on les traîne partout pour toujours. Mais je me réjouissais de la qualité pédagogique qu’elles ont reçue, en particulier de leur mère qui à l’époque était institutrice. Je pense aux trésors d’ingéniosité dont elle faisait preuve pour toutes sortes d’apprentissage, Et moi j'étais étonné de voir ce qu'il en était des fruits d'une éducation « normale » celle que je n'avais pas eue… 


Mais revenons à la proposition de notre profémérite. Disons que ce château c'est tout ce qui ne m'attire pas. C'est froid, sale, ça devait puer. Alors bon, qu'est-ce qui a bien pu s'y passer ce jour là dans cette pièce mortelle dont on se dit qu'il faudrait la quitter rapidement. C'est d'ailleurs ce qui a dû se passer. Puisqu'on a laissé des saletés (mais c'était peut-être des gens malpropres !). Enfin bref tout le monde a foutu le camp et je dois dire que j'en aurais fait certainement autant pour ne pas mourir d'ennui.  Ce qui est pour l'instant ne m'attire pas particulièrement. 


On me souffle à l'oreillette qu'il pourrait s'agir du château de la Belle au bois dormant. Hypothèse audacieuse me semble-t-il. Il n'y a pas de lit où la Belle attendrait tranquillement le jour J. Pas de ronflements intempestifs. En regardant par la fenêtre nous ne sommes pas au milieu des bois, et même avec des jumelles, je ne vois pas de Prince charmant à l'horizon sur un destrier galopant en excès de vitesse.


Tout à coup l'idée me vient de téléphoner au célèbre Inspecteur Bourrel, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, lequel a généralement l’idée de génie lorsqu'on arrive dans les cinq dernières minutes d'un texte, l'éclair en forme d'ampoule avec de beaux rayons juste au centre du dessus de sa tête et le bras levé déclarant dans un claquement de doigt : —« Bon sang ! Mais c'est bien sûr ! … » et nous donne la solution du pourquoi du comment de quoi qui s'est passé dans cette horrible pièce lugubre du manoir. 

Hélas quand le sort s'acharne, rien ne va. J'entends dans mon appareil téléphonique :

—« Il y a plus d'abonné au numéro que vous avez demandé ».

C’est bien ma veine!


À présent arrive le moment où il faut se rendre à l'évidence. On n'a aucune idée valable pour baver quelque chose qui puisse ressembler à une histoire quelconque que le lecteur aurait un minimum de plaisir à lire et peut-être à commenter sympathiquement.


C'est donc ici que j'arrête avant que la littérale catastrophe Littéraire ne prenne une ampleur démesurée et que votre écran  ne vous claque à la figure.

lundi 12 février 2024

Inspirations Rococo

 

185ème Devoir de Lakevio du Goût.

Avez-vous eu la chance mâtinée de curiosité de visiter la « Wallace Collection » à Londres ?

Non ?
Quel dommage !
Vous y ariez vu des tas de choses intéressantes, de celles qui auraient fait les choux gras de la « presse people » britannique si elle avait existé à l’époque où les œuvres exposées furent peintes, sculptées ou fabriquées.
Évidemment on y voit les atours dont se vêtaient les seigneurs pour montrer au peuple qui mourait sous leurs bannières, des armure enluminées de façon à glorifier la victoire en « attifant » le chef de vêtements de tôle pleine de dorures.
On y voit aussi les maîtresses qui occupaient souverains, ducs et marquis pendant les sombres après-midis d’hiver en leurs domaines.
J’y ai quant à moi repéré une œuvre française qui en dit long sur ce qui tracasse aussi bien l’aristocrate anglais que le journaliers français.
Cette toile dite « Les Hasards heureux de l’Escarpolette » de Mr Fragonard, le genre de hasard qui le conduira probablement à peindre quelques années plus tard « Le verrou » qui montre où peut mener l’escarpolette.
Mais vous ?
Un récit vous serait-il inspiré par ces « hasards de l’escarpolette » ?
Nous verrons bien lundi si une histoire ou une anecdote vous est venue…



Alors, puisqu'il est proposé de dire ce qui nous vient à propos de cette œuvre typiquement rococo de Fragonard, qui a bien vieilli depuis le pauvre, on va le faire ! Rappelons que le commanditaire de l’œuvre est le baron de Saint-Julien, François-David Bollioud des Granges (1713-1788), receveur général du Clergé. C'est en ces termes qu'il demandait expressément que l'œuvre soit réalisée :

« Je désirerais que vous peignissiez Madame sur une escarpolette qu’un évêque mettrait en branle. Vous me placerez de façon, moi, que je sois à portée de voir les jambes de cette belle enfant, [sa maîtresse] et mieux même si vous voulez égayer davantage votre tableau ».  (« peignissiez » : mais qui parle encore cette belle langue du bon vieux temps…)


Mais j'en viens à ce qui me vient :


— En premier c'est le souvenir de l'opérette Véronique avec cet air célèbre à l'époque « Poussez, poussez l'escarpolette », par Marcel Merkes et Paulette Nerval, parce que mes parents chantaient ce truc en duo dans les fêtes de famille avec un franc succès et quelques balancements significatifs…





— Ensuite, je tiens de source sûre, c'est-à-dire de la concierge de la tour Bertrand démolie depuis, qu'Alain Souchon s'est grandement inspiré de l'œuvre pour sa chanson « Voir sous les jupes des filles »




— Continuons par le dessin animé La Reine des neiges qui nous inclue un passage parodique du tableau.

Bien entendu on ne peut résister à la célèbre chanson rengaine que tonitruait ma petite-fille en son temps : « Libéréééée, délivréééée ! »

D'abord la photo, après la chanson :






— Enfin et pour conclure, ci-après quelques parodies de l'œuvre qui lui donne quand même un petit coup de boost que n'aurait peut-être pas renié le Baron commanditaire, un sacré gaillard !









mardi 23 janvier 2024

Bienfaits et désillusions de la solitude.

 

Devoir de Lakevio du Goût No 183



Hopper ne rime manifestement pas avec « hoper »…

Je suppose que vous en étiez déjà aperçus.

Indécis ce matin, je vous propose de choisir entre ces deux œuvres, celle qui illustre le mieux l’idée que vous vous faites de la solitude.

Dites la solitude.

Comme tout le monde vous en avez connu les heurs, heureux ou malheureux j’en suis sûr.

À lundi…



Bienfaits et désillusions de la solitude.



La solitude est bénéfique, comme l'isolement est néfaste.

Du plus lointain que je me souvienne, la solitude a été une compagne de vie. Alors évidemment, comme toute compagne, je l'ai à la fois beaucoup aimée et beaucoup détestée.

Chère solitude, tu étais ma confidente qui probablement m’a le mieux comprise. Grâce à ton écoute attentive, sans bavardage, tu m'as permis de mieux comprendre mes propres pensées, d'analyser mes comportements et de décoder mes diverses émotions.

J'ai toujours besoin de toi aujourd'hui pour favoriser ma créativité sans être dérangé ni interrompu. Tu m'offres des occasions de me concentrer sur ce que j'ai à faire. Tu m'aides à ne pas me distraire ou fuir ailleurs, laissant tomber ce que j'ai à faire nécessairement.

Être seul c'est satisfaire à une exigence de rigueur personnelle qui se montre bénéfique dans la durée.


Toute médaille a son revers pas toujours glorieux. Et quand la solitude se fait trop présente, collante, envahissante pénible à supporter, ça commence à être invivable. On se met à la subir. La compagne sympathique se transforme en tyrannique qui cherche à nous couper de tout et de tous.

Alors on devient imbécile plutôt que la fuir en contactant des amis, de la famille, enfin bref des gens qu'on aime bien aime et qui nous aiment, on s'installe dans l'isolement. Et même dans le refus : « je ne peux plus voir personne ! Foutez-moi la paix ! ». Le Smartphone est sur mode  avion, la ligne fixe sur répondeur.

Vous qui me lisez avez certainement ce genre d'expériences dans votre vie avec des modalités qui vous sont propres.


Et pourtant. « Il n'est pas bon que l'homme soit seul » dit la Bible qui a quand même des trucs pas si mal que ça dans son fatras. Évidemment parce le bipède  est  un animal social. Laissé à l'abandon pour quelque raison que ce soit, il se flétrit et meurt. Qu'on le veuille ou non le fond de notre personne humaine est foncièrement communautaire. Même dans le quotidien on demeure en relations en toutes circonstances. (À commencer par soi-même).


Et terminons par une petite citation de notre copain Victor (1802 – 1885)

« La solitude trouble les cerveaux qu'elle n'illumine pas. »


[Vous avez quatre heures]


mardi 9 janvier 2024

Janvier et pi Fanny


Hé oui, un titre made in « le goût des autres » !

Ça existe des messages sympathiques que l'on reçoit, parfois .
Comme ceux émanant de personnes qui s'inquiètent car je n'ai pas écrit sur mon blog depuis un moment.
Tiens, il y en a qui l'ont remarqué ?
Peut-être que ça provoque un effet déclencheur, puisque je reprends le clavier.
(Non, je ne reprends pas le clavier pour vous jouer du pipeau !… Blagounette complètement nulle pour ouvrir 2024.)

J'ai fini l'année en vous parlant de bonheur. Je l'ai vécu pendant « les fêtes ». Un bonheur simple, profond, intime, comblant, puisqu'il n'y eut aucune festivité particulière, je veux dire pas de gras et gros repas alcoolisés, bruyants , où l'oncle Théodule (de droite) s'écharpe avec Tata Jacqueline (qui votait Besancenot) et choses du genre.
Un Noël en tête-à-tête. Le passage à l'année suivante avec deux de nos sept petits-enfants, à échanger sur de multiples sujets variés qui nous ont permis d'entrevoir qu'il y a une génération qui arrive dont le regard sur l'avenir est positif et engagé. Largement à contresens de tous ces Cassandre médiatiques qui nous proposent le pire du pire avant la fin de 2024.
— « Vous reprendrez bien un peu d'idées noires, pré-suicidaires ? Elles sont toutes fraîches et sortent de nos usines médiatiques. À consommer rapidement car d'autres sont déjà  en préparation. »

Ce week-end dernier, en tant que républicains convaincus, nous n'avons pas t« tiré les rois » ni personne  d'autre d'ailleurs… cependant nous avons dégusté une galette frangipane, toutefois  sans fève . Elle était délicieuse.

 Mon horizon personnel qui s'était quand même pas mal assombri le trimestre précédent, grâce à une accumulation d'emmerdeuments divers et variés est en train de s'éclaircir. C'est quand même très agréable quand une bonne nouvelle arrive qui vous retire une épine du pied, puis une autre concernant la suppression d'un clou dans une de vos chaussures, puis une troisième  qui permet d'entrevoir à 80 % la fin d'un litige financièrement conséquent avec votre assureur après une année de discussion pied à pied.

Donc la vie est belle et la lune argentée. « Pourvou qué ça doure » comme disait la mère de Napoléon face à  l'ascension de son célèbre fils parmi ses 13 enfants. Le destin de la famille étant que l'Europe leur appartienne !



mardi 26 décembre 2023

Clef, rossignol, ouvre-boîte et autre passe-partout.


De temps à autre je jette un œil sur le bas de la page d'accueil de Firefox où il y a des recommandations d'articles et entre autres ce fut aujourd'hui parce que j'avais décidé d'une fin d'après-midi cool, vu que de bonnes nouvelles téléphoniques étaient parvenues à mes esgourdes concernant un truc qui me fait ch..r depuis un bout de temps, et que quand tu n'en vois pas le bout, ça finit par te foutre le moral en berne comme un drapeau des JO 2024 après le constat que la France a très beaucoup peu de médailles.
(Waouh je progresse en longueur de phrases proustiennes…)


Alors donc disais-je, l'article dont c'est celui que je parle au premier paragraphe, proposait cinq clés du bonheur. Je me suis dit que parmi les cinq, il y aurait bien une clé qui ouvrirait ma propre porte de mon propre bonheur à moi que je cherche depuis des lustres.
Je clique donc avec le désespoir du candidat au suicide qui réalise qu'il n'y a pas de paradis après la mort, ni 72 jeunes escort-girls accortes offerte par une autre religion que maman m'interdit de nommer ici.

Eh bien, contre toute attente (expression qu'on trouve dans tout bon roman policier), je ne tombe pas sur cinq conneries ni sur Sean Connery.
Alors je vous les offre en cette période de fin d'année et pour patienter jusqu'à l'arrivée d'icelle en son dernier jour, qu'après minuit ce sera trop tard.

— Prendre conscience de ses valeurs et de ses priorités
— Savoir que nous ne disons pas forcément « non » à la personne, mais à ce qu'elle nous propose.
— Il n'y a pas de mal à passer à côté de quelque chose.
— Accepter la vulnérabilité.
— Nous ne devons pas toujours nous excuser.

C'est pas si mal que ça, ça fait gagner de notre temps toujours si précieux, d'autant que c'est de l'argent, et ça évite d'aller passer un an dans un ashram pour méditer en solitaire, afin d'enfin découvrir pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien, et de revenir bredouille.

Sur ce, je me demande si je ne vais pas me rouler un joint dans la farine.
À bientôt pour de nouvelles aventures…


lundi 18 décembre 2023

Il arrive que penser nécessite de panser

 

181ème Devoir de Lakevio du Goût.


Tandis que je cherchais une image parmi les peintres du XIXème siècle, cette toile de Jacques-Joseph Tissot qui, par anglophilie du moment se fit appeler James, peinte en 1873 m’a frappé.
Ce peintre aimait les femmes.
Il devint en son temps un «spécialiste de la peinture féminine ».
Ami de Degas, il fut apprécié de Théophile Gautier au point que, connaissant Théophile Gautier et son goût marqué pour la gent féminine, je me demande si James Tissot n’a pas cédé aux mêmes tentations…
Mais vous, à regarder cette toile, qu’en pensez-vous ?
On verra bien lundi puisque le Web est revenu.




À quoi puis-je bien penser en regardant cette toile ?, me demande-t-on.
Assez spontanément je répondrais : à rien du tout !
Maintenant s'il le faut absolument, je peux dire que le peintre réussit quand même à bien peinturlurer les robes de ces dames quand il rend visible leur arrière train.

Pour ce qui est des dames elles-mêmes, j'aurais plutôt des questions que je ne poserai pas, compte tenu du fait que je ne voudrais pas perturber la bonne morale victorienne, puisque manifestement nous sommes en Angleterre. Probablement sur la Tamise (l'eau est sale). On s'y livre à du cabotage avec cabotinage et papotage,  plutôt que du canotage,  tandis que sur le pont un marin gradé se livre au racolage après catalogage  lui permettant de choisir sa proie. Le voilà parti à l'abordage, espérant un rapide accrochage à force de rabâchage de mots, car le pelotage n'est pas  encore permis en ce siècle pudibond. Ce genre de déconnage frisant trop le fricotage  ne faciliterait pas le décollage ni le pilotage de l'assaut. On risquerait le carambolage. Mieux vaut dans ce cas le boycottage avant que cela ne fasse du tapage.
 Mais peut-être que je me méprise. Avec toutes ces finales de mots répétitives on doit plutôt être sur le Tage. Un tout autre échantillonnage. Bon sang quel bricolage !

Mais, revenons à notre trio à six chaises. Observons que : soit il manque trois personnes soit il y a trois chaises en trop. Nous voilà donc à présent plongé dans une énigme à la Agatha Christie. Pourquoi ont-ils fait disparaître les trois autres personnes assises sur les chaises ? Dans quel but ? À qui profitent  les crimes ? Était-ce avec le chandelier sur le pont supérieur, le poignard dans la cabine, ou la clé anglaise dans la salle des machines ?

On se perd en conjectures, et lorsqu'on se perd dans un environnement de conjectures sachez que c'est grave. On risque de se paumer complètement dans les méandres des cervelles nébuleuses qui construisent et déconstruisent intellectuellement ce qu'elles n'ont même pas encore réussi à élaborer. Un peu comme il en est des énarques, par exemple. C'est dire si le péril est grand !

À quoi puis-je bien penser en regardant cette toile ? , me demandait-t-on.
Eh bien voilà il est temps que je cesse de penser et d'ailleurs cueillir des pensées n'est pas de saison.
En conséquence, je m'arrête là avant que la faculté ne soit obligée de me panser le cerveau.