Devoir de Lakevio du Goût No 183
Hopper ne rime manifestement pas avec « hoper »…
Je suppose que vous en étiez déjà aperçus.
Indécis ce matin, je vous propose de choisir entre ces deux œuvres, celle qui illustre le mieux l’idée que vous vous faites de la solitude.
Dites la solitude.
Comme tout le monde vous en avez connu les heurs, heureux ou malheureux j’en suis sûr.
À lundi…
Bienfaits et désillusions de la solitude.
La solitude est bénéfique, comme l'isolement est néfaste.
Du plus lointain que je me souvienne, la solitude a été une compagne de vie. Alors évidemment, comme toute compagne, je l'ai à la fois beaucoup aimée et beaucoup détestée.
Chère solitude, tu étais ma confidente qui probablement m’a le mieux comprise. Grâce à ton écoute attentive, sans bavardage, tu m'as permis de mieux comprendre mes propres pensées, d'analyser mes comportements et de décoder mes diverses émotions.
J'ai toujours besoin de toi aujourd'hui pour favoriser ma créativité sans être dérangé ni interrompu. Tu m'offres des occasions de me concentrer sur ce que j'ai à faire. Tu m'aides à ne pas me distraire ou fuir ailleurs, laissant tomber ce que j'ai à faire nécessairement.
Être seul c'est satisfaire à une exigence de rigueur personnelle qui se montre bénéfique dans la durée.
Toute médaille a son revers pas toujours glorieux. Et quand la solitude se fait trop présente, collante, envahissante pénible à supporter, ça commence à être invivable. On se met à la subir. La compagne sympathique se transforme en tyrannique qui cherche à nous couper de tout et de tous.
Alors on devient imbécile plutôt que la fuir en contactant des amis, de la famille, enfin bref des gens qu'on aime bien aime et qui nous aiment, on s'installe dans l'isolement. Et même dans le refus : « je ne peux plus voir personne ! Foutez-moi la paix ! ». Le Smartphone est sur mode avion, la ligne fixe sur répondeur.
Vous qui me lisez avez certainement ce genre d'expériences dans votre vie avec des modalités qui vous sont propres.
Et pourtant. « Il n'est pas bon que l'homme soit seul » dit la Bible qui a quand même des trucs pas si mal que ça dans son fatras. Évidemment parce le bipède est un animal social. Laissé à l'abandon pour quelque raison que ce soit, il se flétrit et meurt. Qu'on le veuille ou non le fond de notre personne humaine est foncièrement communautaire. Même dans le quotidien on demeure en relations en toutes circonstances. (À commencer par soi-même).
Et terminons par une petite citation de notre copain Victor (1802 – 1885)
« La solitude trouble les cerveaux qu'elle n'illumine pas. »
[Vous avez quatre heures]