dimanche 31 octobre 2021
samedi 30 octobre 2021
vendredi 29 octobre 2021
mercredi 27 octobre 2021
lundi 25 octobre 2021
c’est parti !
366 réels à prise rapide, selon Raymond Queneau
Aujourd’hui parti
Ça tombe bien, je m'interroge sur des choix. Quel parti vais-je prendre, quelle solution vais-je me proposer ? C'est parfois plus facile de rester dans l'hésitation que de décider. C'est parfois plus facile de se précipiter dans le choix qui passe afin de ne pas avoir trop à réfléchir parce que… ben oui… parce que ce n'est pas si simple finalement.
Politiquement, faut-il en prendre son parti ? Être de parti pris ou être sans parti pris ?
Avec le temps mon esprit de parti est parti.
De tout cela il ne reste plus qu’à en prendre mon parti.
(100 mots)
Hésitation — Malya — terre cuite patinée
Bruxelles
102ème devoir de Lakevio du Goût
Ce matin, je me promenais dans Bruxelles sur Google Map à la recherche de l’endroit où nous avions habité environ un an.
J’ai beaucoup aimé cette petite promenade.
Elle m’a inspiré.
Et vous ?
J’espère avoir lundi quelques lumières sur ce qu’elle a suscité chez vous…
BRUXELLES
Alors bon, faut causer de Bruxelles. Et déjà, puisqu'il en est question : comment causer correct ? Il y a ceux qui sont du coin et wallon : ils prononcent Brusselle. Il y a les Flamands qui prononcent Brouseulle Et puis il y a les Français et quelques autres qui prononcent Bruckcelle. Ça fait déjà trois différences. C'est dire Si nous sommes en présence d'une ville complexe !
Alors comment en parler sans susciter aussitôt la polémique, pour ne pas dire l'affrontement, la bagarre, l'émeute, pour finir dans le sang. Et si je vous parlais de Perlunette-sur-Gigoullette ? Un petit patelin perdu dans le Morvan du Poitou breton ? Avec ses traditions séculaires, ses machines à tire-larigot du sous-sol détrempé, son marché à l'escargot de broussailles, son branchement à la terre nourricière pour avoir le Wi-Fi 5G directement dans l'abreuvoir à mouches tropicales qui viennent se désaltérer et se refroidir quand il fait trop chaud. Voilà qui serait beaucoup plus écologique.
Malheureusement, faut causer de Bruxelles. La ville de toutes les espérances et désespérances européennes. La ville vouée aux gémonies dès qu'il y a le moindre petit truc qui ne plaît pas aux populations éclectiques de la mer de Norvège jusqu'au détroit de Gibraltar.
— Le prix de la pomme reinette à rayures a augmenté : c'est la faute à Bruxelles !
— Le nombril d'une femme européenne doit être systématiquement caché si son diamètre dépasse 2,87 cm (1,129 inch) : c'est la faute à Bruxelles !
— Il pleut trop souvent en Bretagne : c'est la faute à Bruxelles !
— Et ainsi de suite, et idem après, et pareil ensuite tant que l'on continuera à Bruxeller. (Verbe du premier groupe : se défausser sur autrui de ses propres conneries)
Alors bon, que nous reste-t-il de Bruxelles ? Le Manneken-Pis bien entendu ! L'emblème national du mâle belge, qui, il faut bien le reconnaître, à l'engin beaucoup plus développé que ce que l'on voit sur la statue, qui grosso mélo ne dépasse guère les 50 cm. (le bonhomme tout entier évidemment, pas son appendice célèbre !) Et je voudrais ici mettre fin à cette fake news selon laquelle la fontaine dont il s'agit serait alimentée par l'urine de plusieurs milliers de Bruxellois grâce à un réseau de tuyauteries spécialement mis en place à cet effet. C'est totalement faux !
En revanche, allez donc à Colmar dans ce bon pays de France, et vous y trouverez une copie officielle, offerte par la Belgique pour célébrer « la libération de la ville de Colmar en souvenir des souffrances communes endurées par les deux pays ». C'est vrai que se retenir de faire pipi durant toute une guerre, c'est une terrible souffrance !
Pour terminer, revenons à la photo. Si je ne me trompe, c'est la célèbre avenue Louise qui vous mènera jusqu'au bois de la Cambre, où vous pourrez respirer le bon air urbain… si toutefois il en reste encore du bon !
(Sur ce point, mon ami Walrus, éminent scientifique, pourra certainement vous renseigner).
samedi 23 octobre 2021
vendredi 22 octobre 2021
Il aurait 100 ans...
Et dire que certains continuent à dire
que les mélodies de Brassens
c'est du toujours de la même chose monotone…
mardi 19 octobre 2021
Objet essentiel
366 réels à prise rapide
Aujourd’hui besoin d’un objet essentiel
Cette nuit je me posais la question : qu’est-ce qui m’est essentiel aujourd’hui ?
La première chose qui venait : ma compagne de vie. Qu’y a-t-il de plus essentiel que de partager un amour ? Alors j’élargissais à celles et ceux que j’aime ou que j’essaye d’aimer.
Mais il est question d’objet, et là, peut-être qu’aucun n’est essentiel. Certains sont nécessaires voire indispensables, comme mes roulettes électriques (tiens je pourrais l’appeler ma chaise électrique… ce serait rigolo…), ou mes orthèses de marche. Et encore… un jour viendra ou même ce genre de choses sera obsolète. Comme moi-même d’ailleurs.
(98 mots)
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Est-ce qu'il est bio au moins ? |
lundi 18 octobre 2021
N'oubliez pas vos mouchoirs !
101ème devoir de Lakevio du Goût.
Si vous m’aidiez, vous aussi à y répondre, ce serait gentil.
Mais ce serait trop simple.
Il faut d’abord trouver quelles questions posent l’œuvre, et je sais qu’elle ne pose pas les mêmes à chaque observateur.
Puis, quand vous avez enfin une question qui vient, il reste à y répondre…
J’aimerais que vous commenciez votre devoir par « Ce fut un chagrin désordonné », comme écrit Maupassant dans « Un cœur simple ».
Ce serait chouette aussi que vous le terminassiez sur « Le centre du combat, point obscur où tressaille la mêlée, effroyable et vivante broussaille, » comme disait Victor Hugo dans « L’expiation »
J’eusse aimé que vous y casassiez aussi le célèbre « L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme. »
N'oubliez pas vos mouchoirs !
Ce fut un chagrin désordonné qui envahit Florine sur le chemin du retour de la messe de Noël. Probablement à cause de la solitude qui était la sienne depuis si longtemps.
Elle avait sorti son long manteau d'hiver qui sentait la naphtaline, à force de dormir dans l'armoire de ses origines bretonnes.
Ce soir, comme chaque année, elle se retrouverait seule avec sa tranche de foie gras truffé de désespoir. Cette année, pour la première fois, elle avait renoncé au quart de bouteille de champagne Laurent Perrier, qui de toute façon finissait par tiédir dans le verre Duralex à force de ne pas être bu. Et puis il y a bien longtemps qu'elle ne cherchait plus son âge au fond du verre. D'ailleurs elle était sans âge depuis bien longtemps.
En chemin, elle pensa à son père tué lors d'un attentat aveugle par un de ces terroristes qui croyait détenir la Vérité des vérités sur l'humanité et jusqu'à l'univers entier, « visible et invisible » comme disaient hier encore les curés en reboutonnent le bas de leurs soutanes après avoir utilisé les enfants pour leur apprendre les diverses manières de bien mouiller leur goupillon.
Elle se souvint que son père connaissait par cœur son Victor Hugo : Waterloo ! Waterloo ! Elle aurait bien voulu comprendre ce passage de la récitation « l'espoir changea de camp, le combat changea d'âme ». Mais pas un seul instant elle ne se serait autorisée à poser la moindre question. Florine aurait aimé que l'espoir change de camp pour venir dans le sien. Mais il ne faut pas réclamer l'impensable.
Y avait-il encore une utilité à vivre ? Cela faisait des années que la question la taraudait, elle bataillait et guerroyait chaque jour pour tenter de trouver une réponse, mais rien de satisfaisant ne venait à son esprit. Quant à son cœur, il y a bien longtemps qu'il s'était endormi par anesthésie locale définitive. Sa vie n'était désormais qu'une morne plaine peuplée des cadavres de ses défaites successives.
Un goût de mort avait pénétré les lèvres de Florine à force d'observer le centre du combat, point obscur où tressaille la mêlée, effroyable et vivante broussaille.
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voilà, voilà ! Un texte pour se marrer à gorge déployée ! Non ?
Mais, la consigne c'est la consigne, on n'était pas autorisé à faire dans la franche rigolade avec le père Victor qui nous entraîne à la boucherie de Waterloo !
Sacré Hugo ! Toujours excellent à trouver les mots pour faire pleurer dans les chaumières…
On appelle ça le secret du succès !
samedi 16 octobre 2021
Aujourd’hui comme un gosse
366 réels à prise rapide
Aujourd’hui comme un gosse
Une émission de variétés à la télé, que je regarde en replay. « The artist » animée par Nagui. Des candidats à la fois chanteurs, compositeurs, interprètes sont progressivement sélectionnés puis éliminés jusqu’à ce qu’on choisisse (jury plus public) un seul restera. C’était la finale.
Je n’ai guère le souvenir d’avoir écouté ce genre d’émission depuis ma jeunesse. Et je me suis laissé faire. Un peu comme si je retrouvais de vieux enthousiasmes. Avec cependant un autre regard à la fois plus proche et plus distant. Plus proche parce que se donner à un public, j’ai pratiqué mais pas dans le genre chansonnette, et je connais un peu ce par quoi on peut passer sur le plan émotionnel. Plus distant parce que je vois bien le côté « tout le monde il est super » et que personne, devant la caméra, n’est déçu. Dans les coulisses ce sera autre chose…
En visionnant j’aurais aimé être comme un gosse qui se laisse aller à l’émerveillement sans chercher à comprendre tout ce qu’il y a d’organisé et de peaufiné dans la coulisse.
Et puisqu’il est question de chansons, me revient l'état d'esprit de la fin de « la chanson de Margaret » de Mac Orlan, si bien interprétée par Barbara.
Mon Dieu ramenez moi dans ma belle enfance
Quartier Saint François, au bassin du roi.
Mon Dieu rendez-moi un peu d´innocence
Et l´odeur des quais quand il faisait froid
Faites moi revoir les neiges exquises
La pluie sur Sanvic qui luit sur les toits
La ronde des gosses autour de l´église
Mon premier baiser sur les chevaux de bois.
mardi 12 octobre 2021
Prise de tête
366 réels à prise rapide
Aujourd'hui, pas bien rangé
C'est comme cela dans ma tête, depuis quelques jours d'ailleurs, je n'arrive pas à bien ranger mes idées comme je le voudrais, il est bon parfois que les idées ne tiennent pas en place. Ça part dans tous les sens parce qu'il y a de multiples possibilités, des angles diversifiés pour aborder la « chose », celle qui préoccupe. Pas forcément intellectuellement ou pour le plaisir de la spéculation, non, parce qu'il y a derrière cela un certain enjeu, pour ne pas dire un enjeu certain.
La tentation existe de tout ranger à nouveau exactement comme avant. C'est la sécurité. On ne touche à rien. « C'est toujours comme ça qu'on a fait ». Je vois pas pourquoi il faudrait déranger un ordre établi.
Bon, je verrais bien si ce que je viens d'écrire va me remettre les idées en place.
Ah non, c'est vrai, mieux vaut vivre heureux dans le désordre
que s'emmerder dans l'ordre…
lundi 11 octobre 2021
Tout sera bien
100ème devoir de Lakevio du Goût
Pourquoi ?
N’aurait-elle pas pu choisir un autre moment ?
Mais pourquoi diable semble-t-elle si pressée ?
D’ici lundi vous aurez sans doute eu une idée.
Et peut-être en aurais-je eu une…
Tout sera bien
Elle marchait allègrement, le cœur inondé de joie sur le chemin de son bonheur.
Là-bas tout au fond l'attendait la blancheur vaporeuse d'une vie nouvelle.
Plus question de brouillard épais ni de tristesse..
La lumière était là.
Déjà elle ressentait avec délice son désir humide
À l'aurore, son téléphone grelottait encore lorsqu'elle avait décroché.
Elle tremblait que ne s'abatte une tempête.
Elle redoutait une pluie de reproches qui la feraient rouler dans le caniveau détrempé.
Ce fut l'inverse.
Elle craignait la foudre.
Ce fut un orage de joie.
Face à ce merveilleux bulletin météo rayonnant, elle sortit toutefois le parapluie rouge celui de l'intensité, et l'écharpe de même teinte, celle de l'avidité de vivre enroulé à son cou.
Et la voilà, d'une démarche svelte, qui se glisse entre les gouttes qui crépitaient au sol comme un roulement de batterie qui précède l'apogée de la réussite du saut périlleux du bonheur.
Les arbres mornes de chaque côté du chemin n'avaient décidément rien compris. Ils avaient depuis longtemps laissé tomber leurs feuilles, comme on laisse tomber l'espoir déçu sans lui donner sa chance de renaître.
Mais elle, sa détermination était intense. Sa démarche en était la preuve.
Le téléphone l'avait affirmé : après la pluie le beau temps.
samedi 9 octobre 2021
Aujourd'hui ça amasse
366 réels à prise rapide
Aujourd'hui ça amasse
Hier et ce matin, j'ai passé mon temps à rassembler. À me rassembler autour autour d'une question en débat dans mon comité de rédaction
« Qu'en est-il de la vulnérabilité de l'être humain ? »
On peut disserter et discourir à foison. Le sujet s'y prête. Mais qu'en est-il de la mienne ?
Comme chaque personne je suis vulnérable de par ma nature humaine. C'est une réalité existentielle.
J'ai plus d'une fois fais l'expérience de ma vulnérabilité avec plus ou moins d'intensité, selon les circonstances auxquelles je fus confronté. Je sais aussi quelles sont les personnes qui ont porté atteinte à qui je me sens être fondamentalement dans mes valeurs les plus profondes, où je me suis senti blessé dans ma réalité d'être. C'est-à-dire autre chose que les griffures superficielles. Cela entraîne des dégâts qu'il a fallu réparer, restaurer, comme après une tempête dévastatrice et agressive. Mais j'ai reconstruit à chaque fois.
Me rendre au lieu de mon être profond m'a permis de remporter mes combats.
Ce lieu intérieur où réside ma permanence dynamique positive, le faisceau de mes possibles, mes richesses d'être. L'ensemble constitue le noyau de mon identité. Mon roc.
Ce lieu de mon être n'est pas vulnérable. Ce réel de mon identité fondamentale est indestructible. Grâce à lui ma vulnérabilité qui existe, qui est incontournable, ne me met pas en péril ni ne me détruit. Tout du moins, jusqu'à l'épuisement définitif de mes forces et ma mort…
jeudi 7 octobre 2021
De l’air dans la chambre
366 réels à prise rapide
Aujourd’hui ça casse
Je n'ai rien cassé.
En revanche, j'use… et en l'espèce les pneus de mon fauteuil roulant, dont un est totalement lisse par usure prématurée, l'autre a encore des rainures… c'est quand même un risque accru de crevaison. Donc, changement programmé.
Pas de contravention prévue pour les pneus lisses de fauteuil électrique ! Et pourtant je peux rouler à la vitesse incroyable de 12 km/h.
J'ai opté pour des pneus gonflables à cause du confort (relatif…). Une fois j'ai explosé la chambre à air. Un gros bang ! Heureusement c'était en vacances sur la digue de mer. J'ai apprécié la solidarité de gens qui avaient le souci de m'aider. Un peu de galère sur le moment, mais tout s'est bien terminé.
(Ben oui, sinon je ne serais pas là à bavasser…)
Bon, je vous raconte ça, c’est sans intérêt. La prochaine fois je vous parle philosophie celtique et assurances sociales.
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Ma bécane quand elle se comporte normalement |
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Et quand elle n'en fait qu'à sa tête |
mercredi 6 octobre 2021
Boulevard du temps qui passe
« 366 réels à prise rapide »
Aujourd’hui ça passe
Parfois, comme Brassens, je vais faire un saut au boulevard du temps qui passe. D'année en année il s'allonge : jusqu'où ira-t-il ?
Parfois je me retourne avec le désir de le remonter. Retrouver les façades du passé, les enseignes lumineuses aux couleurs du bonheur, les murs fissurés des maisons du malheur, le cinéma où j’entrais pour oublier les pavés disjoints de l'avenue.
Démolir les maisons mortes, remplacer par des résidences de Vie
Mieux vaut aller de l'avant sur l'avenue lumineuse de mes Champs-Élysées toujours espérés. Au bout le pari : plonger avec joie dans les abysses de l'envol définitif.
(100 mots)
mardi 5 octobre 2021
noir et blanc
Tiens, si je reprenais quelque peu les « 366 réels à prise rapide » du père Queneau ?
Écrire sur le vif, 100 mots, sur la proposition du jour.
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— Aujourd'hui en noir et blanc.
La succession des jours est étrange. Ce ne sont pas les contrastes qui manquent. On passe d’une couleur à l’autre, d’une clarté bienfaisante, qui apporte la lumière blanche et pure à l’obscurité ténébreuse qui descend froidement jusqu’à noircir les os.
Avons-nous d’autre choix que d’accueillir la réalité comme elle se présente et s’impose.
Hier c’était la joie de retrouver plusieurs personnes avec les moyens qu’offrent les écrans du réel.
Aujourd’hui c’est la disparition brutale d’une d’entre elles avec qui on a travaillé tant d’années.
Hier encore elle nous partageait avec entrain bienfaisant ses projets à venir.
Aujourd’hui La voilà morte.
(100 mots)
lundi 4 octobre 2021
Les anémiés qui chantent
Ce matin j'ai écouté pour vous Amel Bent chez Augustin Trapenard sur France Inter.
Ce fut un déroulement égocentrique fort intéressant. Bon, pourquoi pas après tout…
Je ne la connaissais pas beaucoup, j'ai essayé de découvrir. On ne peut pas dire que c'est d'une folle gaieté ce qu'elle produit. Elle a toujours l'air triste sur ses vidéos… avec une voix éraillée au bord de la cassure à chaque note.
J'imagine que ça plaît.
En écoutant ce qu'elle chante à la fin, j'ai pensé aux regrettés Frères Jacques :
« Chanson sans calcium ».
Ça a fait rigoler ma dulcinée.
Je vous laisse écouter. C'était au bon vieux temps où il y avait des vignettes à coller sur les ordonnances avant de les envoyer à la Sécu… toute une époque !
Berger et boulanger
99ème devoir de Lakevio du Goût
Il y est question de pain, celui qu’on doit pétrir pour le vendre ou gagner à la sueur de son front.
Si vous me disiez lundi ce que vous avez retiré de cette toile ?
Hmmm ?
Vous vous souvenez certainement du type qui jouait du piano debout.
C'était un berger.
Figurez-vous que c'est un peu pareil pour les boulangers.
C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.
Il y a des boulangers qui jouent de la corne debout
notamment celui-là que dans le passé j'ai rencontré
ça veut dire qu'il était libre de confectionner le pain qu'il voulait
heureux d'être là malgré tout devant son étal attendant le client.
Il méritait sa récompense et que les acheteurs soient nombreux.
Il mélangeait sa farine debout
Il pétrissait sa pâte debout
il enfournait debout
il attendait le client debout
il cornait debout
et en plus
il chantait sur des rythmes fous
et pour moi ça veut dire beaucoup.
Pas plus que berger ce métier n'est pas une sinécure
alors je me suis approché de son étal, j'ai sorti quelques piécettes, acheté des pains et des gâteaux et en partant je l'ai assuré que sa boutique était vraiment importante pour notre communauté
et pour moi ça veut dire beaucoup
ça veut dire essaie de vivre
essaie d'être heureux
ça vaut le coup
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... et salut à toi Michel !















