samedi 22 juillet 2017

Pensées des taies … sous l'oreiller… (11)


Assez fréquemment il sautait du coq à l’âne
à cause de ses papillons sous l’abat-jour, prétendait-on,
de sa cervelle de moineau, affirmaient d’autres.

En réalité il avait des fourmis dans les jambes
c’est ce que déclara une taupe qui l’espionnait
et avait su lui tirer les vers du nez.


Mais quel animal quand même !




vendredi 21 juillet 2017

Pensées des taies … sous l'oreiller… (10)


Il lui déclarera avoir dormi sur ses deux oreilles.

C'est un peu triste d'apprendre
 que des gens soient aussi mal foutus.






jeudi 20 juillet 2017

Pensées des taies … sous l'oreiller… (9)



Les chiens hurlent
la caravane publicitaire passe

Chacun a un petit vélo dans la tête

de pioche, brûlée, ou à claques.




mercredi 19 juillet 2017

Pensées des taies … sous l'oreiller… (8)



Aimer à perdre la raison
du plus fort est toujours la meilleure
façon de marcher

vers un puits dans le désert 




mardi 18 juillet 2017

Pensées des taies … sous l'oreiller… (7)


Tous les chemins mènent arôme 
enfin,

tous les chemins suffisamment parfumés




lundi 17 juillet 2017

Pensées des taies … sous l'oreiller… (6)



Un hebdomadaire  télé(rama) à l'intellectualisme raffiné, 
nonobstant la période estivale,
pose la question existentielle entre toutes :

« quel fan de séries êtes-vous ? »

je suis fane de pomme de terre en série




dimanche 16 juillet 2017

Pensées des taies … sous l'oreiller… (5)



Tu vois, pauvre Boris, rien n’a vraiment changé, 
depuis que tu nous as quitté
disait Jean

tu vois, pauvre Guy, 
(que tout le monde a oublié),

depuis 1968,
c'est toujours plus de la même chose





samedi 15 juillet 2017

Pensées des taies … sous l'oreiller… (4)


Quand sa femme s'est tirée, 
alors que l’après-midi s’étirait
on entendit le long écho du pan de sa vie s'écrouler.

Au loin un chasseur venait de tirer 
alors il pense
rien n'interdit de changer son fusil d'épaule.


Le chasseur ramassa la colombe morte.




vendredi 14 juillet 2017

Pensées des taies … sous l'oreiller… (3)



Au lac du Bourget, 
oh ! il paraît que le temps suspend son vol

il y a toujours des bagages suspects.





jeudi 13 juillet 2017

Pensées des taies … sous l'oreiller… (2)


Le silence est d’or….
… et d’ores et déjà beaucoup bavardent.

Peut-être parce que l'on prétend que la parole a du prix

à condition qu'elle ne soit pas à duperie




mercredi 12 juillet 2017

Pensées des taies … sous l'oreiller… (1)



Il est évident qu’il faut partir un jour…
… mais pour aller où ?


Telle est la question que l'homme se pose en regardant la carte.



samedi 8 juillet 2017

Sans chemise, sans pantalon…

… Enfin presque…
ce qui est certain c'est que je viens de passer 15 jours que je pourrais qualifier de merveilleusement heureux, sans Smartphone, sans radio, sans télé, sans journaux, mais avec… tout le reste !
La beauté des paysages, la variété des lieux où nous avons séjourné ou visité : de la mer à la montagne en passant par la campagne féconde.
La joie des rencontres toutes simples.
Le calme extraordinaire de la montagne le soir.
Le chant des cigales  dans les environs d'Aix-en-Provence.

Parait que là c'est encore très calme....
Une sortie privée en mer, par chance et privilège, avec la découverte des calanques.
Ce fut à la fois un plaisir et une déception. le plaisir de la mer et la déception d'un tourisme côtier  envahissant. En longeant la cote, des bateaux partout, et il a fallu entendre tonitruer de la musique de rap depuis un voilier investi par des fêtards… et encore, me dit le marin chevronné… Il faut considérer qu’il n’y a encore personne d’arrivé… 
Dans 15 jours la mer sera aussi encombrée que les autoroutes…

Les Alpes majestueuses qui invitent à l'humilité. Les torrents de montagnes qui promettent la vie éternelle. Les fontaines qui racontent des histoires du temps jadis. Nous logions au bout du bout, par un chemin caillouteux.  La gentillesse d'une personne m’indiqua les chemins accessibles à ma bécane à roulettes sans trop de risques… quoique… j'ai réussi quand même à me mettre 2 à 3 fois en difficulté dans des ornières…



Mais le plus essentiel est probablement ce que nous avons vécu en couple. Des heures délicieuses. Par je ne sais quelle magie tout  fut particulièrement harmonieux. Ma compagne a eu ces mots : 
— « c'est encore bien mieux que notre voyage de noces ! », dont nous avons cependant gardé des souvenirs forts. Si j'avais pu imaginer alors que nous allions vers de plus en plus d'intensité d’amour, j’aurais eu sans doute le sentiment de me leurrer sur l'avenir. Comme quoi, il faut mettre à bas bien des représentations. Enfin j'essaye de le faire, au moins pour ce qui est des miennes.


De retour chez moi, ce matin, j'ai agi par réflexe : j'ai allumé la radio !
Instantanément, j’ai eu le sentiment d’une terrible agression.
Tout ce flot de paroles des « informations »…
informations sur quoi ? Et bien comme d'habitude : sur tout ce qui va mal !
Et donc immédiatement : j'ai éteint la radio !

C’est alors que j’ai entendu le chant des oiseaux dehors…


Enfin, une bonne nouvelle !