Pages

lundi 17 août 2020

Sous les ennuis, la plage…

 



Enfin quelques ennuis se dissipent.

Le dernier en date : j'ai récupéré ma bagnole en panne.

Et donc…


Je peux enfin partir là-bas.

Je ne vous enverrai pas de cartes postales

mais, promis, je reviendrai…








vendredi 14 août 2020

parole dans la nuit

                          Parole dans la nuit




Un soir de canicule.

Minuit déjà passé.


La chaleur demeure dans les cieux

 et dans les cœurs.


On exprime des étoiles filantes  

qui le jour sont absentes.


lundi 10 août 2020

Enfance à marée basse





Clic/photo = + grand 



Composition AlainX

***

Il avançait sur la plage désertée

tirant le fil invisible d'une bouée jaune

il tentait le sauvetage de l'avenir  

et disparaissait déjà 

avant d'avoir été 



samedi 8 août 2020

La porte dérobée.




La petite historiette qui suit est inspirée par un dessin de GIER et l'échange de commentaire qui s'en est suivi sur son blog, ici


Il est question d'une porte dérobée du XVIe siècle qui peut être servait à accueillir discrètement des amours interdites.

L'important, finalement, ce sont les histoires que l'on peut imaginer à travers un huis clos ! 

Alors, pourquoi pas, allons-y !… 

Evadons nous dans les siècles passés. Osons affronter les ténèbres…


-o0o-




Rodolphe de Beaulieu s'ennuyait dans son manoir du XVIe siècle depuis qu'il s'était débarrassé de sa seconde épouse, Madame de Beaulieu, un soir d'orage, juste après un coup de tonnerre particulièrement fracassant où une série d'éclairs avaient déchiré la tenture du XIIe siècle, laquelle depuis longtemps effrayait Madame dans la salle des gardes. De longue date, celle-ci avait peur de son ombre et du reste. Son cœur ne résista pas à la foudre tombée du ciel et l'emporta dans la mort. C'est tout du moins ce que Rodolphe pensa, mais peut-être s'était-elle simplement évanouie. Comme il fit rapidement basculer son corps dans les douches profondes, il ne lui fut pas possible d'en avoir une certitude absolue. Était-elle encore en vie lorsqu'elle toucha les eaux nauséabondes ?


Ce soir, comme chaque premier vendredi du mois, Juliette de Beauregard viendra le rejoindre en empruntant la porte dérobée bleue royal qu'il avait fait peindre ainsi en honneur de la belle aux yeux pervenche. Il l'avait croisée, fortuitement pensait-t-il, au détour d'une promenade champêtre dans les environs. Ils avaient très vite sympathisé et ne tardèrent pas à céder à des rencontres plus approfondies aussi polissonnes que raffinées.

Comme chaque mois, selon le rituel, Juliette prononçait préalablement la formule estimée magique où il est question de chevillette et de bobinette.

Ensuite se déroulerait la nuit de saphir, de cobalt, de bleu marine et de senteurs de lavande.


Jusqu'à ce que… le premier vendredi du 12e mois arriva. Ce vendredi-là Juliette revêtit une robe à dominante bleue majorelle et ne respecta que partiellement la formule – sésame. Toutefois Rodolphe déjà tout émoustillé par la soirée à venir ne s'en rendit point compte et ouvrit.

 La suite ne se passa pas comme espérée. Juliette ne  montra aucune ardeur, bien au contraire. Les petits grignotages excitants la peau auxquels Rodolphe de Beaulieu s'attendait ne se  produirent pas. La séance d'effeuillage fut bâclée. Les ondulations des hanches décevantes et minimalistes.


Est-ce que Rodolphe de Beauregard s'en rendit compte lorsque la lame effilée d'une petite dague ornée de saphirs et de rubis vint de lui transpercer le cœur ?


Juliette de Beauregard contempla et se délecta de voir se répandre la flaque de sang  sous le corps  nu de Rodolphe de Beaulieu avec une lenteur qu'elle apprécia à sa juste mesure. Il y eut  un ou deux légers soubresauts du corps,  à peine un gémissement,  et de ce point de vue ce fut quelque peu décevant.


— Dommage ! pensa Juliette et en plus il ne saura jamais que je suis la sœur de sa seconde épouse, née de Beaulieu, tout comme moi, qu'il a lâchement assassinée et noyée dans les douves. Mais qu'importe, justice est faite !


Elle consacra le reste de la nuit à effacer toute trace de sa présence, puis s'en retourna par la porte dérobée bleue royal, qu'elle reclaqua avec toute la violence dont elle était capable.

Peut-être regrettait-t-elle déjà cet amant merveilleux, aux performances hors du commun. Jamais plus elle n'en connaîtra de semblable.


La réponse à cette question n'avait désormais plus aucune importance. Des années étaient passées et personne à Beaulieu ne s'était soucié du sort advenu à Madame de Beaulieu. Rodolphe remercia le Destin et le Silence salvateur.


jeudi 6 août 2020

Rime ailleurs, mec !… OK !




On annonce des temps caniculaires.

Seront-ils spectaculaires ?

Il en existe depuis les temps séculaires.

Je ne voudrais pas être mortuaire

avec mes rimes de prépubère

alors j'arrête ce truc déficitaire.

Et vous amène ailleurs en arrière. 





Pourquoi pas dans le Marais poitevin ?

Il y avait de la fraîcheur en 2018 quand le déplacement m'était encore aisé.

Alors si vous êtes sous une chaleur torride, en plein cagnard, dites merci à AlainX de vous offrir un peu de fraîcheur du mois de juin de ce temps-là, lorsque la vie était sans masques.


La prochaine fois je vous offre des palmipèdes en train de…

enfin vous verrez bien !…

(teaser animalier prometteur)



Clic/photo = agrandir







lundi 3 août 2020

L'afin est commencée




1000 millions de 1000 sabords !

Est-ce qu'on est en train de changer de civilisation ?

On se souvient du « masque et la plume »

On a perdu la plume au profit du clavier,

hélas, on gardera le masque pour cacher nos mines de crayon à papier.


De toute façon la radio m'apprend qu'on ne va pas tarder à mourir de soif.

Garçon ! Un dernier verre !

Le verre du condamné : Rhum ne s'est pas fait en un jour.


La civilisation va décliner.

Déjà, devant le flic, décliner son identité

Ça commence ainsi, et ça ne s'arrête plus.


Je me sens malle.

Il est temps de faire mes valises.

Partons pour ailleurs, sans railleurs

un dernier râle, c'est leurre.


Vous voyez bien que rien ne va plus !

Ne faites plus vos jeux !



Ne vous inquiétez pas pour moi

c'est seulement très grave !