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jeudi 24 septembre 2026

Chat va !


J'ai fait une série d'examens médicaux ces derniers temps. Globalement chat va pas trop mal pour mon âge avancé…
Je suis du genre chat peux encore fonctionner quelques temps…
alors chat me réjouit avec Dire Srays !

 


 

 

lundi 21 septembre 2026

La télévision d'immersion

  Hier, en errant sur ma télé, jouant de la zapette (un mot qui ne se dit plus…), je cherchais une chaîne qui attirerait mes yeux et mes oreilles, tandis que le sang pulsait dans mes veines au rythme de ces épines que l'on enfonce dans mes pieds.
Je cherchais un divertissement récréatif, une attraction, un intermède, un spectacle qui mettrait fin au ballet infernal des pulsions peu sympathiques.

La fibre donne accès à des centaines de chaînes. À laquelle allais–je m'enchaîner ?
Je passais de l'une à l'autre jusqu'à ce que je découvre IMEARTH. Je voyais des images de torrents, agrémentés de chants d'oiseaux, de nature encore apparemment immaculée. Pas de commentaires et de baratineurs. Que les images et leurs sons en continu.

 

J'ai savouré des instants dont je ne me souviens plus combien ils ont duré. J'ai même augmenté le son pour qu'il m'enveloppe délicieusement. Petit à petit l'effet placebo a fait son œuvre. 
Il y eut des cascades. De l'eau qui courait vers son destin.
J'ai accepté que je ne verrai jamais plus ce genre de paysages « en vrai ». Je n'ai ressenti aucun regret, ni jalousie de malchance d'en être là à ce stade de ma vie. Je connais des gens que la douleur martyrise, notamment une amie qui a épuisé tout le spectre des tranquillisants, sans apaisement véritable.

Des souvenirs sont remontés de ce temps que je nomme à présent « où j'étais valide ». Je veux dire par là lorsque j'étais autonome quasiment pour tout. Pas de regrets, même si quelques larmes à peine naissantes ont brouillé un instant ma vue de l'écran.

Mieux vaut penser qu'il me reste encore « cela » et que si je n'ai plus beaucoup de liberté physique personnelle, ma liberté intérieure est intacte. Comme en filigrane j'ai revu la tapisserie de la chambre que j'occupais au centre de rééducation. J'étais tenu d'y faire la sieste, et parfois, « on m'y oubliait ». Alors je partais très loin dans mes rêves, très très loin. Certes ce centre était pionnier et venait d'ouvrir, mais toute l'organisation n'avait pas encore trouvé son rythme de croisière… le secteur de rééducation était à la pointe, le secteur hébergement et activité des jeunes que nous étions… était en organisation et développement… on était parfois un peu livré à nous-mêmes, à notre grande joie entre enfance et adolescence. Je veux dire qu'on savait parfaitement s'organiser… pour faire des bêtises.

Revenons aux images vidéo, désormais je ne voyage plus que par procuration. Certains dans ma famille le savent bien et me font la joie et le bonheur de m'envoyer parfois des vidéos régulièrement. Notamment un de mes neveux qui m'adresse des reportages commentés de ses balades à vélo. Il est des personnes qui savent les initiatives qui comblent.

J'ai pour elles une reconnaissance infinie.
 

lundi 14 septembre 2026

La montée de l'aube.

 C'est une petite phrase de Christiane Singer, extraite d'une conférence que j'ai écoutée récemment : « L'irrésistible montée de l'aube ».

C'est le mot « irrésistible » auquel je m'arrête. On ne peut pas résister à la montée de la lumière, celle de l'aube bien entendue, mais aussi au surgissement qui tout à coup vient nous éclairer et souvent nous déranger.

L'irrésistible montée. Ce à quoi rien ne peut résister et qui surgit tout à coup..
Et pourtant, parfois, on voudrait ne pas voir. Se boucher la vue. La crainte de l'aveuglement. Ces « trops » qui risquent de nous éblouir ou nous aveugler et nous font fermer les yeux ou détourner le regard.

A-t-on raison ? Parfois la nécessité commande : c'est presque contre notre gré. Mais peut-on longtemps ne pas regarder l'aube qui est là, à présent. ? Quand bien même la lumière nous donne à voir du « pas joli-joli ».

Mon autre blog (actuellement en stand-by ») s'intitule : le voyageur de l'aube. Et j'ai même eu l'audace de mettre des majuscules. Je cherchais à parvenir avant que celle-ci ne vienne inonder de sa lumière. Voilà plus d'un an que je n'ai pas écrit là-bas. Je mettais en exergue que les aurores nous tirent de nos nuits. J'ai longtemps fait le récit de mes nuits, et puis comment les lumières me sont venues. Est-ce qu'il n'y en aurait plus dans ma vie depuis lors ?

Que je le veuille ou non, l'aube est irrésistible, mais est-ce que je l'accueille, cette aube qui fait chaque journée nouvelle. Ou est-ce que je m'installe dans une sorte de paresse confortable, parce qu'à mon âge, avec mes temps grises, les dizaines d'années de mes expériences bien évidemment nombreuses et enrichissantes, font que désormais il me reste à être blasé du reste.

Je force le trait. Et cependant. Ne suis-je pas dans ce statut du vieux singe à qui on ne peut apprendre à faire des grimaces nouvelles.

Il faudrait que j'aille renouer avec la « jeunesse de l'aube ».

 



  

lundi 7 septembre 2026

Et si ...


« Quand la photo inspire » était le titre de mon dernier billet.
Et quand plus rien n'inspire, on fait quoi ?
On écrit sur le manque d'inspiration ?

Et si c'était cela le déclin. Se mettre à tourner en rond en constatant son vieillissement inexorable. La diminution des possibles s'accélère. 
Voilà au moins quelque chose qui gagne en vitesse. 
Pour l'instant c'est plutôt mon déclin physique, mais le cérébral ne tardera pas.

Le déclin c'est ne plus avoir vraiment de projet.  Lointain est le temps où j'écrivais un article intitulé « aujourd'hui, journée neuve », en janvier 2021
J'y parlais de « ce terrible occupationnel qui caractérise les lieux de vieillards », et bien nous y voici. Pour éviter tout cela je disais « c'est une question de qualité d'état intérieur » il s'en était suivi 47 commentaires.
Il est bien loin le temps où ce blog était vivace.

Je suis à énergie basse, ça doit être parce que le prix des carburants augmente. 
Je fais dans le genre inversement proportionnel.

Bon allez, je vais faire semblant d'y croire à la pensée autoréalisatrice.
On ne sait jamais, sur un malentendu…