133ème devoir de Lakevio du Goût.
Il n’est pas peint par Klimt mais par Toulouse Lautrec.
Vous inspire-t-il ?
Je vous le propose comme « devoir de vacances ».
Et pour ce « devoir de vacances » ce serait gentil si vous vouliez bien user des mots suivants :
- Oreiller.
- Douceur.
- Roux.
- Parfum.
- Chatouillent.
- Main.
- Chaleur.
- Cou.
- Cadre.
- T-shirt.
À lundi j’espère.
Suite de « la plagiaire », (CLIC) le devoir de vacances précédent de « le goût » puisque nous sommes toujours au musée.
Le baiser
(...) Voici donc notre couple passé dans une autre salle du musée. C'est un cadre qu'ils contemplent à présent. De ses bras rectilignes il délimite une toile de Toulouse-Lautrec. Évidemment je les ai suivis puisqu'ils piquent ma curiosité.
Elle — Tu vois, ce qui me frappe en premier c'est l'énorme oreiller qui semble fait pour deux personnes. Tu crois que c'était comme ça à Toulouse ?
Lui — Qu'est-ce que Toulouse vient faire dans cette histoire ! Pour ma part c'est la douceur des amants que je trouve émouvante. Cette toile exhale un parfum d'amour.
— Quand tu me dis ça, j'ai les poils qui me chatouillent. C'est incroyable ton pouvoir de séduction. Dès que je suis près de toi une chaleur m'envahit tout le corps.
— Moi j'aime quand tu me prends la main de cette manière. Ça me fout les palpitations partout. Je me laisserais aller, je retirerais ma chemise. Je serais nu devant toi, aussi nu que ces amants dans leur lit.
— Toi, nu ? Pas vraiment, n'oublie pas que tu as mis ton vieux T-shirt en dessous ! Tu aurais l'air ridicule, mon ami. Et puis quoi, tu n'imagines quand même pas que je vais faire de même et qu'on va se rouler nus sur ce plancher du genre trop roux ? Ce serait n'importe quoi.
— Et dire que je t'ai emmené dans ce musée pour essayer de t'éduquer un minimum à l'art sous toutes ses formes, pour que tu comprennes mes propres œuvres. Et tu me parles de copulation vite fait bien fait. Mal fait d'ailleurs si c'était le cas.
— Tu ne me montres que des scènes d'amour. J'ai bien compris ce qui te démange. Si je mets ma tête dans ton cou, autant que je tu le saches clairement : c'est à cause de mon torticolis. Ça me soulage. Ne voit pas là un signe que je vais grimper avec toi au cocotier dans pas longtemps.
— Bon, on ferait mieux de terminer rapidement la visite, de toute façon j'ai promis à maman de rentrer pour 17 heures.
Effectivement, ils ont fait les dernières salles au pas de charge. J'étais même quelque peu essoufflé à les suivre comme ça. Quand ils sont sortis sur le trottoir, il s'est dirigé vers son vieux vélo avec un vieux cadenas accroché à un vieil anneau tout rouillé dans le vieux mur. Quant à elle, une Bentley avec chauffeur l'attendait, porte ouverte. Elle monta directement et lança : « je suppose qu'on se retrouvera prochainement au Château ? » Et le chauffeur ferma la porte de la luxueuse limousine sans attendre une quelconque réponse.
Songeur, je me suis dirigé vers le métro.

Oui, il arrive qu'on soit surpris en voyant se séparer un couple qui semble si uni et se révèle disparate au point qu'il n'est plus un couple...
RépondreSupprimerC'est une forme de paradoxe.
SupprimerMais il arrive parfois qu'on le constate effectivement chez certains couples.
Tristoune cet abandon consécutif à au torticolis, comme quoi interpréter les signes n'est pas évident, ton texte m'a faite sourire.
RépondreSupprimerbelle journée Alain
Le coup du torticolis, c'est quand même lui jouer un sale tour, à ce brave homme !
SupprimerOn est loin d'un couple romantique ! ;)
RépondreSupprimerÇa démarre quand même plutôt romantique… mais ensuite… la triste réalité…
SupprimerLe pas de charge, le meilleur pour en finir !
RépondreSupprimerje me demande tout de même qui ils sont, ces deux là, et mon petit vélo tourne dans ma tête ;)
Ce pas là est l'inverse de la charge amoureuse…
SupprimerJe pense à cette pub de rillettes "Nous n'avons pas les mêmes valeurs". Ton texte me rend "poète".
RépondreSupprimerAh ! Rien ne vaut la poésie publicitaire !
Supprimer« je suppose qu'on se retrouvera prochainement au Château ? » Ces deux là de deux mondes opposés, ne sont pas faits l'un pour l'autre. Et pourtant !... qq chose au delà les attirent l'un vers l'autre. Ils me font penser à Arthur et Amélie. Un thème récurrent chez toi, certainement lié à je ne sais quoi ??? Toi seul pourrait le dire. kéa
RépondreSupprimerC'est un grand défi le « faits l'un pour l'autre » quand il est tenté dans des mondes opposés.
SupprimerTu as remarqué là un thème récurrent ? Peut-être. J'aime mettre en scène des situations complexes pour ne pas dire compliquées. C'est quand même un ressort littéraire qui fonctionne !
Dans ce cas c'est lié à mon souhait de succès ! ;-)
Tu as beaucoup d'imagination ! Bravo !
RépondreSupprimerMerci, gazou. Je crois en effet que je ne manque pas d'imagination parce que celle-ci fonctionne d'elle-même assez facilement.
SupprimerC'est gazou !
RépondreSupprimerL'amour se moque des différences...Il unit dans son lit les cheveux blonds, les cheveux gris comme disait le grand poète du XX° siècle. Je ne vois que cela dans ce texte.
RépondreSupprimerDe l'amour. Et de l'humour. Un cocktail que j'adore
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Tu écoutes trop certains chanteurs ! :-))
SupprimerAmour et humour sont les deux ressorts de Babar !
Content que ça te plaise.
reçu de Aubépine
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09:51 (il y a 10 heures)
À moi
Comme toujours tu t'acquittes avec brio du devoir et des mots imposés sans
déborder du cadre, sans mouiller ton t-shirt malgré la chaleur de ce bel
été, car tes mots coulent de source, limpides, ils ont la douceur du parfum
des roses et leurs effluves chatouillent curieusement mon esprit vagabond.
Ma main s'agite en guise de bravo et, sans me tordre le cou, j'attends
déjà, la tête sur l'oreiller roux, ton prochain billet. Merci.
Les mots imposés sont un challenge que j'aime bien en essayant de ne pas les « plaquer » hors de propos.
SupprimerMais toi aussi tu t'y prends pas avec. eux mal dans ce commentaire ! Bravo !
DE AUBEPINE
Supprimer--------------------
'ai sciemment détourné les mots imposés juste pour m'amuser, et non pas
pour faire le devoir, et dans le but unique de te complimenter pour ton
billet. Désolée de ma maladresse.
MA REPONSE
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Ah ! Mais il n'y a strictement aucune maladresse !
J'ai bien compris le sens de ton commentaire et le détournement.
Ça m'a bien amusé d'ailleurs, c'est ce que je voulais signifier.
Mais je crois comprendre que ça vient d'une erreur de rédaction de ma dernière phrase.
Il fallait lire : mais toi aussi tu t'y prends pas mal bien avec eux dans ce commentaire. et là c'est moi qui suis désolé.
Il y a de quoi rester songeur après cette lecture....🤔
RépondreSupprimerPeut-être une piste pour le songe dans le commentaire de Délia ci-dessous…
SupprimerLady Chaterley au musée ?
RépondreSupprimerBien vu !
SupprimerJe n'y avais pas pensé, mais je confirme : effectivement, bien vu !
SupprimerLa chemise blanche ne dit plus rien, de nos jours...
RépondreSupprimerles riches se promènent en vieux T-Shirt
(à la Zuckerberg) et les pauvres se cultivent...
Tout fout l'camp !
Les pauvres se cultivent et développent une richesse intérieure. C'est inquiétant.
SupprimerLes riches planquent leurs signes extérieurs de richesse. C'est grave.
Les peuples sont à la dérive !…
Et finalement, qui va sauver la planète !
La conclusion m'a clouée au sol ! Sympa la donzelle héritière quise donne des sensations de prolétaire avant le grrrrrand mariage à la Madeleine
RépondreSupprimerQuand on a des sous-vêtements en satin, on joue sur du velours question escapade prolétarienne…
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