148ème Devoir de Lakevio du Goût.
Auriez-vous une idée de ce qui peut donner à cette jeune fille un air aussi niais ?
J’ai regardé attentivement la toile de Monsieur Pierre-Auguste Renoir.
Une idée m’est venue.
Et si vous disiez lundi laquelle vous est venue.
Des rituels ordinaires
— Et voilà ! Encore le même scénario ! Ça fait des semaines qu'on vient ici sous la ramure au fond du jardin. Il m'oblige à m'asseoir dans l'herbe et ma robe, que maman a payé très cher, va encore une fois être toute souillée. Je ne sais plus quoi lui raconter. Je ne peux quand même pas dire à ma mère ce qu'il m'a fait. Parce que là aussi c'est toujours le même scénario, il vient près de moi et pose sa bouche au-dessus de mon sein et il mordille le tissu de la robe, tout en murmurant des mots que je ne comprends même pas. Est-ce que ça va bientôt cesser cette comédie ? J'ai cru comprendre qu'il souhaitait des choses, mais je ne sais pas si c'est vraiment ce dont il s'agit. Aussi j'ai décidé de faire un test.
J'ai commencé à déboutonner son gilet pour voir ce qui se passerait. Je l'ai soulagé d'un bouton, puis deux, puis trois, mais il ne bouge pas et continue à marmonner dans sa barbe contre mon sein. Je voulais voir si c'était comme Monsieur le curé quand je déboutonne sa soutane du haut en bas tandis qu'il me confesse dans la sacristie. Je dois ensuite toucher son ventre d'ecclésiastique et descendre quelque peu plus bas. C'est à cette condition qu'il commence à me donner l'absolution. Ensuite vient le temps de ma pénitence à exécuter sur place.
Mais, ici, ce n'est pas pareil qu'à confesse. C'est la conclusion que j'en ai tirée. Combien de temps ça va encore durer ce petit manège. Certainement que je devrais réagir, mais comment ? Maman ne m'a rien appris à ce sujet. Elle me répète seulement : « ma fille, fais attention aux hommes ! » Et bien c'est ce que je fais. Je fais attention à ne pas le déranger dans l'expression que je crois être son intérêt pour moi. Mais quand même, j'ai le corset qui commence à me serrer un peu trop. À force qu'il appuie sur mon sein il y a une baleine qui commence à me faire mal. Et maman ne m'a pas dit qu'il fallait qu'en plus je souffre pour satisfaire les messieurs.
Certes, je ne peux pas dire que je suis insensible à Gustave, ce vieux garçon sympathique à la timidité bienséante appartient à une famille dont la réputation est excellente. Mais enfin, s'il ne se déclare pas, on ne va pas avancer.
Je tente de forcer les choses en progressant du côté des boutons du gilet. J'en suis quasiment au dernier. Dois-je faire de même avec la chemise, et, comme avec Monsieur le curé, aller jusqu'à son ventre ? Je ne sais… je craindrais en agissant ainsi de sombrer dans le péché. Dès lors il me faudrait avouer la chose à confesse et je crains dans ce cas une pénitence poussée beaucoup plus loin.
Fort heureusement, Gustave se redresse, se reboutonne et me déclare sur un ton dont je ne sais s'il est grivois ou courroucé : « Mademoiselle Berthe, nous n'en sommes pas encore là ! Une étape à la fois ! ».
Et c'est ainsi que nous rentrons.

Oh le tortionnaire !
RépondreSupprimerIl est malin, il commence par lui enseigner la frustration.
J'espère que ce n'est pas pour l'y habituer, la pauvre...
Il est simplement respectueux des procédures en usage et codifiées dans « Les chemins de perfection et de sainteté du couple catholique pratiquant » écrit par Mgr Dupanloup qui s'est inspiré de la vie exemplaire du bienheureux Saint Éloi, dont on sait qu'il n'est pas mort, car…
SupprimerBen! M..de alors! Je suis pliée de rire!
RépondreSupprimerVoilà qui fait du bien, de même qu'à l'auteur qui a pouffé en écrivant !
SupprimerLA SUITE !! LA SUITE !!!!
RépondreSupprimerAlors toi, tu es toujours en émoi ! !…
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RépondreSupprimerUn point de vue intéressant. Peut-être que quand elle comprendra les
mots murmurés, elle changera de posture ;)
N'y a-t-il pas de traducteur ?
Diantre, cette histoire de curé m'a mis des frissons dans le dos !
Quand même, elle en a des idées cette petite !
Quant à ce pauvre Gustave, il a oublié où se trouvait
a vitesse pour le passage à la deuxième étape ;)
Cette petite a reçu une éducation chrétienne sous la houlette (si je puis dire…) d'un ecclésiastique compétent et boutonneux de la soutane.
SupprimerQuant à Gustave, sans doute qu'il n'est pas au bout de ses peines et déceptions…
Je me suis bien amusée . Cette petite anecdote est tout à fait bien menée et passionnante .Mais zut alors: la fin me laisse sur ma faim.
RépondreSupprimerVu la lenteur des évolutions relationnelles, il y aurait pas mal de chapitres à écrire encore avant que tu ne connaisses la fin… ;-)
SupprimerComme Ambre et beaucoup d'autres je présume, j'attends la suite !
RépondreSupprimerVite !
Décidément, je vais devoir en faire tout un roman, comme je le dis à Charlotte ci-dessus.
Supprimeret c'est moi qu'on traite de moqueuse ;-)
RépondreSupprimerMerci quand même de m'avoir donné une idée précise de l'odeur de la sainteté...
RépondreSupprimerÇa ne sent pas toujours la rose ou le réséda !
SupprimerIl y a bien peu d'odeur de sainteté avec monsieur le curé ! Quant à Gustave, serait-il tout simplement ... imp....... eh, c'est que je suis impuissante à trouver les mots ! je remarque que la pensée a largement dépassé la ceinture ! mais l'histoire n'en dit pas plus et l'on reste sur Sa Fin !
RépondreSupprimerJ'écris assez fréquemment avec « des fins ouvertes »
SupprimerQuant à Gustave il est peut-être un Puissant. Si l'affaire se conclut il faudra demander à Berthe s'il est l'un ou l'autre… ou les deux…
Les temps ont quelque peu changé, se posent ils autant de questions aujourd'hui tous ces jeunes gens moi je pense qu'ils vont droit au but espérant qu'il n'y ait pas Hugo LORIS devant la cage.......cela dit je comprends mieux pourquoi je n ai jamais voulu aller au catéchisme je détestais me confesser j'étais certaine de n'avoir rien fait de mal ce pourquoi je suis restée une oie blanche trés longtemps.
RépondreSupprimerBravo trés chouette.
J'ai fréquenté une école catholique où la confession était obligatoire chaque semaine. (Pendant les heures de classe). Je faisais donc la liste de mes manquements aux prescriptions religieuses afin de ne pas aller brûler en enfer. Parce que sinon, je ne voyais guère de crimes à confesser, ni de chats à fouetter !
SupprimerMerci à Fleur du Nil qui parle football en citant la devise de l'OM. Oui, on fait son artiste mais on aime le foot... enfin, non, on aime l'OM ! Vous saisissez la nuance ?
Supprimernon non je n aime pas le foot, juste depuis quelques temps on parle beaucoup de ce joueur et mon oreille est parfois attentive...............
SupprimerCe texte (de canaille) est formidable !
RépondreSupprimerIl m'a aussi fait pensé à un bouquin érotique que j'ai lu il y a une 20taine d'année "7 nuits" de la très catholique Alina REYES (et oui auteur érotique assumée et catho assumée aussi !).
Donc dans ce 7 nuits, la protagoniste impose à son amant de passer leurs 7 premières nuits ensemble selon un scénario qui veut qu'à chaque nuit il faut monter d'un cran dans la sexualité et l'érotisme. Et la première nuit, vous savez quoi ? La règle c'est , la première nuit, on ne couche pas !
Je parie que le héro d'Alina REYES s'appelle Gustave, je ne m'en souviens plus, mais ça doit être lui qui a été éduqué par une experte des étapes à respecter !!
Je n'ai pas lu ce livre, mais je me souviens de cette auteure considérée comme une papesse de l'érotisme.
SupprimerMais effectivement, le couple que je mets en scène va au moins devoir vivre sept fois sept nuit avant d'envisager éventuellement la monter au premier cran de l'ascension vers les sommets de la jouissance !
(Le dernier livre érotique que j'ai lu il y a sans doute une bonne vingtaine d'années c'était les « contes à faire rougir les petites chaperons » de Jean-Pierre Enard, qui revisitait les contes les plus classiques ou les personnages de notre enfance étaient devenus de sacrés coquines et coquins. Je me souviens que les trois petits cochons sont trois petites cochonnes et le pauvre Loup un homosexuel. Le drame !)
Ah la chute ! Ahaha !
RépondreSupprimerCe qui se passe dans la tête de ce personnage est intéressant !
Je trouve interessant le fait que tu relèves dans cet écrit cette non transmission concernant la sexualité.
Mais aussi le fait de pointer aussi le doigt sur ce qui peut se passer dans les églises également.
Bref, même si la chute m'a fait sourire, il faut dire que ce personnage m'a serré le bide un peu ^^
Je me permettrai de rectifier la fin de phrase suivante «… ce qui peut se passer dans les églises actuellement. »
SupprimerEn effet, mieux vaudrait écrire : «… ce qui peut se passer dans les églises depuis très très longtemps. »
(Mais chut… faut pas le répéter…)
Et sinon, mes personnages ont généralement la tête aussi foireuse que la mienne. Mais fort heureusement je ne me soigne pas.
Euh oui, en effet, je crois que cette rectification est de mise :-)
SupprimerEt j'en profite pour te souhaiter mes meilleurs voeux Alain.
RépondreSupprimerSanté avant tout ! ! :-) Et que l'amour, le plaisir, la joie, l'émerveillement prennent plus de place que leurs opposés durant cette année !
Que l'écriture continue à t'apporter autant car pour moi, à chaque fois que je passe par là, je trouve toujours une pépite à lire :-)
T'embrasse.
July
Moi aussi, chère July, je te souhaite une grande année 2023 et surtout le succès des projets dans lesquels tu t'investis. Que ton esprit proactif et bienveillant continu à prodiguer de belles choses autour de toi et en toi.
SupprimerJe te remercie Alain :-)
SupprimerJ'en suis toute émoustillée...😂
RépondreSupprimerTon texte m'évoque la chanson de Brassens
« Eh bien messieurs qu'on se le dise
ces belles dames de jadis
Sont de satanées polissonnes
Plus expertes dans le déduit
Que certaines dames d'aujourd'hui
Et je ne veux nommer personne »
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
… Et moi qui aurais tant aimé que Brassens nous livre la listes desdites personnes !
SupprimerMais bon, j'ai quand même le 06 de Flora la belle Romaine, et de quelques autres Vierges souveraines !
Boudy qu'il est tiède ce Gustave, Bah vouiiii brûlez les étapes Gustave ne remarquez vous pas que Berthe se languit, impatiente d'éteindre le feu de ses entrailles....enfer et damnation, c'est tout de même ballot que seul le curé en profite ....
RépondreSupprimerbelle journée
Enfin voilà le prêche d'une Belle laïque que tu es !
SupprimerLes curés ont encore trop de privilèges sexuels…
Bonjour Alainx,Gustave va finir par déflorer plus tôt que la saison prochaine cette jeune fille qui a pourtant bien écouter sa mère lorsque le lui disait de se méfier des hommes .Monsieur le curé fut le premier à qui elle déboutonna sa soutane du haut en bas tandis qu'il jouait à confesse dans la sacristie mais comme les voies du bon dieu sont impénétrables, elle fut te
RépondreSupprimertranquille de ce coté la ..
RépondreSupprimerLa mère avait en effet eu un conseil judicieux. Seulement voilà, sa fille ne pouvait inclure Monsieur le curé dans les hommes. Il était, par sacrement, un représentant sur terre d'un Dieu asexué. On apprenait de belles choses en ce temps-là au catéchisme.
SupprimerAujourd'hui une mère dit : ma fille, fréquente les hommes si tu veux, mais surtout méfie-toi des curés ! (Mais si mais si, il en existe encore…)
Il s'agissait peut-être du curé de Camaret qui comme chacun le sait a les ...... pendent , ou d'un autre . Bon sur le tableau Gustave a bien l'air de commencer l'ascension du Mont Souriant , nul doute qu'il est écrit dans le grand livre des destinées que ces deux là vont finir pour s'unir car le Seigneur a envoyé sur terre son divin fils pour délivrer ce message :" aimez vous les uns les autres " .
RépondreSupprimerLes vêtements de l'époque ne semblent pas très pratique pour la besogne.
Gustave est peut-être un homme qui aime prendre le temps de savourer la vie , je pense que la fille à l'air niais va devoir aller doucement pour le déniaiser.
« Les vêtements de l'époque ne semblent pas très pratique pour la besogne. »
Supprimerje me suis fait la même réflexion ! Soit ils savaient être patients et avaient beaucoup de temps devant eux, soit c'était un ensemble de tue-l'amour froufroutement sophistiqué.
Franchement aujourd'hui, l'accessibilité a fait d'énormes progrès !
Quelle naïveté bien arrangeante, en tout cas pour monsieur le curé. Gustave le suave, lui, veut faire durer le plaisir, ou ne pas révéler que, comme le curé de Camaret, il a les.... pendent trop ?
RépondreSupprimerLe curé de Camaret est quand même sado maso quand il s'assied …
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