184ème devoir de Lakvio du Goût
Ne vous fiez pas à cette ambiance de roman d’espionnage des années cinquante.
Il s’agit de tout autre chose, Mark Keller a plutôt orienté son œuvre vers un autre domaine.
Cette toile me fait penser à quelque chose.
Et à vous ?
On en saura plus lundi du moins je l’espère…
Une montée merveilleuse
Évidemment il a fallu y mettre le prix. Cependant ce n'est pas tous les jours que s'offre une telle opportunité et croyez-moi, je n'ai pas laissé passer le truc. J'en rêvais depuis si longtemps, sans oser jusqu'à présent aller jusqu'au bout. Je craignais de défaillir avant l'accomplissement de l'apothéose. Il faut dire qu'à mon âge ce n'est plus comme dans la jeunesse où ça peut partir dans tous les sens et sans crainte du ridicule.
En plus j'ai de la chance. Elle est devant moi dans l'escalier. Déjà je peux admirer la perfection vers laquelle je me dirige en sa compagnie. Elle me parle tandis que nous grimpons et franchement ces mots commencent déjà à me donner des sensations assez excitantes à l'idée de ce qu'elle va me faire découvrir là-haut. C'est à peine si je crois à tout ce qu'elle me fait entrevoir. En affirmant que ce sera encore mieux que tout ce que je peux imaginer. Alors je continue la grimpette allègrement.
C'est un peu plus tard dans la montée que je commence à ressentir une forme d'oppression dans la poitrine. Je ne vais quand même pas devoir abandonner en si bon chemin pour je ne sais trop quel malaise cardiaque. Mon premier infarctus remonte maintenant à bien des années. Ce n'est pas le moment de remettre ça aujourd'hui. D'autres projets immédiats sont dans ma tête et bien plus intéressants. Je fais un stop et reprend mon souffle. Ne me sentant plus derrière, elle se retourne avec un grand sourire : « Oui, je sais ! C'est assez haut avec beaucoup de marches, mais on arrive bientôt ! ».
Je me dis qu'en réalité mon cœur palpite de trop de désir intense de ce qui nous attend et que mon souffle s'en ressent à raison de mes pensées quant aux délices à venir. « Vas y mon gars ! », que je me dis en reprenant l'ascension marche après marche. Et puis, enfin, voilà le sommet, la porte qu'elle va ouvrir, et tout va vraiment commencer. Et la suite, je ne sais avec quels mots vous la raconter, tant ce fut merveilleux, inattendu, je dirais même inespéré. Mes émotions et explosions furent à leur comble.
Car en effet, enfin, nous débouchons au sommet de l'un des plus grands phares du monde. La vue est merveilleuse à 360° je n'ai jamais rien vu d'aussi beau. Nous sommes à Plouguerneau sur l'îlot dénommée « île vierge ». C'est alors que je me suis demandé si ma guide si sympathique l'était aussi. La suite me prouva que non.




