188ème devoir de Lakevio du Goût
Pourquoi cette salle est-elle aussi déserte ?
Pourtant on dirait bien qu’il y a peu quelqu’un était dans cette salle, Il a laissé des saletés par terre.
Que s’est-il passé au château. J’ai peut-être une idée, mais vous ?
On verra bien lundi
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Souvenirs et délires
En voyant la photo de cette salle, me sont revenus des souvenirs anciens, Du temps des premiers jeux vidéo avec mes filles il y avait « Alone in the Dark » c’était dans les années 80. Une découverte, un étonnement, on voyageait d’un endroit à un autre avec les flèches du clavier, passant d’un niveau à un autre. Il fallait résoudre des énigmes en fouillant partout. Enfin bref, les lecteurs de ma génération ont connu ces temps préhistoriques de l'Internet. J’étais dans un certain émerveillement, le mien bien sûr, mais surtout celui de mes filles en raison de la rapidité avec laquelle elles comprenaient les logiques et manières de faire.
Quant à moi, je renouais avec mes difficultés de latéralisation issues de mon éducation défaillante de gaucher contrarié.
— « Mais non, papa ,là il faut prendre à droite pour retrouver l’escalier vers l’étage ! ».
Je me disais décidément les échecs éducatifs on les traîne partout pour toujours. Mais je me réjouissais de la qualité pédagogique qu’elles ont reçue, en particulier de leur mère qui à l’époque était institutrice. Je pense aux trésors d’ingéniosité dont elle faisait preuve pour toutes sortes d’apprentissage, Et moi j'étais étonné de voir ce qu'il en était des fruits d'une éducation « normale » celle que je n'avais pas eue…
Mais revenons à la proposition de notre profémérite. Disons que ce château c'est tout ce qui ne m'attire pas. C'est froid, sale, ça devait puer. Alors bon, qu'est-ce qui a bien pu s'y passer ce jour là dans cette pièce mortelle dont on se dit qu'il faudrait la quitter rapidement. C'est d'ailleurs ce qui a dû se passer. Puisqu'on a laissé des saletés (mais c'était peut-être des gens malpropres !). Enfin bref tout le monde a foutu le camp et je dois dire que j'en aurais fait certainement autant pour ne pas mourir d'ennui. Ce qui est pour l'instant ne m'attire pas particulièrement.
On me souffle à l'oreillette qu'il pourrait s'agir du château de la Belle au bois dormant. Hypothèse audacieuse me semble-t-il. Il n'y a pas de lit où la Belle attendrait tranquillement le jour J. Pas de ronflements intempestifs. En regardant par la fenêtre nous ne sommes pas au milieu des bois, et même avec des jumelles, je ne vois pas de Prince charmant à l'horizon sur un destrier galopant en excès de vitesse.
Tout à coup l'idée me vient de téléphoner au célèbre Inspecteur Bourrel, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, lequel a généralement l’idée de génie lorsqu'on arrive dans les cinq dernières minutes d'un texte, l'éclair en forme d'ampoule avec de beaux rayons juste au centre du dessus de sa tête et le bras levé déclarant dans un claquement de doigt : —« Bon sang ! Mais c'est bien sûr ! … » et nous donne la solution du pourquoi du comment de quoi qui s'est passé dans cette horrible pièce lugubre du manoir.
Hélas quand le sort s'acharne, rien ne va. J'entends dans mon appareil téléphonique :
—« Il y a plus d'abonné au numéro que vous avez demandé ».
C’est bien ma veine!
À présent arrive le moment où il faut se rendre à l'évidence. On n'a aucune idée valable pour baver quelque chose qui puisse ressembler à une histoire quelconque que le lecteur aurait un minimum de plaisir à lire et peut-être à commenter sympathiquement.
C'est donc ici que j'arrête avant que la littérale catastrophe Littéraire ne prenne une ampleur démesurée et que votre écran ne vous claque à la figure.





