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vendredi 14 mars 2025

Aujourd'hui peut-être… ou alors demain…

 


Il était une fois dans une galaxie lointaine, une planète habitée par des chiens. Des anciens racontent qu'à l'origine une fusée automatisée surgit de la nuit des temps, explora plusieurs galaxies, avec à son bord un couple de chiens dont la raison d'être était de trouver pour ces quadrupèdes une atmosphère vivable afin de survivre en autonomie.

 Un bicentenaire avancé, exhiba de son portefeuille d'un autre âge, une photo visant à prouver la réalité de cette aventure spatiale. Les anciens prétendent que les chiens réussirent à faire souche sur un astre.



Des centaines de siècles passèrent et l'astre en question fut peu à peu colonisé et aménagé par des chiens issus du couple initial dont on avait sans doute minimisé les capacités d'ingéniosité et de créativité. En effet, nul ne croyait que l'évolution génétique pouvait être aussi prolifique à des centaines d'années-lumière. Mais c'est ainsi que ça s'est passé. La race d'origine se transforma par mutations successives allant s'accélérant. À présent les chiens de la planète ressemblent à celui ci-dessous et font de plus en plus montre d'une agressivité massive.

 



 Devenu naturellement belliqueux, les chiens pensent que c'est la norme. Seul un regard extérieur aurait pu attirer l'attention sur les dangers potentiels concernant ces chiens mutants. Mais de regard extérieur il n'y en avait aucun.

Les facultés cognitives et physiques sont spécifiques chez les chiens. Elles accélérèrent leur développement à l'intérieur d'un cerveau qui cependant ne  grossit guère de volume. Le cerveau–chien n'a plus rien à voir avec la vieille photo exhibée jadis par le vieux. Leur musculature gagne en puissance et en prédation Certains chiens, sans doute plus aventureux et audacieux que d'autres se  mettent à  tuer certains de leurs congénères pour en explorer la substance intérieure. En se nourrissant des cerveaux ainsi dépecés, en les avalant après les avoir lentement mâchés,  bien des chiens constatent d'étranges transformations.
En outre, lorsqu'ils s'allongent sur le sol ferreux, leur pelage, leur peau, leur corps, s’imprègnent de ses poussières ferreuses. En quelques générations ils  sont devenus partiellement métallisés, sur la défensive, et de plus en plus agressifs entre eux. Autant les mâles que les femelles.

 



 Sans vraiment s'en rendre compte, ils  perdent même leur animalité et  commence à  se robotiser.  Ils restent néanmoins inconscients de ce qu'ils  deviennent faute de capacités à se penser par eux-mêmes. Ainsi la transformation définitive  s'opère. De chiens qu'on aurait qualifié de gentils et s'auto-apprivoisant à vivre harmonieusement  durant des siècles auparavant,  voilà qu'ils deviennent des machines autonomes, auto-engendrées et dont il  semble que leur seule programmation installée progressivement, soit plutôt  avec l'objectif de s'autodétruire les uns les autres.

 



On raconte qu'il existe une autre planète dont on ne sait préciser dans quelle galaxie elle se trouve, où vivent des bipèdes appelés « humains ». Des observateurs intuitifs présupposent qu'ils vont s'éliminer eux aussi comme  sur la planète des chiens-robots. Sauf que ces bipèdes ont la possibilité d'accélérer les processus. Ils disposent de tout un arsenal sophistiqué capable de faire disparaître toute trace de vie en quelques jours, et disent certains, de « vaporiser » la planète elle-même. Les bipèdes appellent cela « La GTT : Guerre Thermonucléaire Totale définitive ».  il suffit qu'un seul bipède appuie sur un bouton, et tout se passera automatiquement. Nous n'avons pas de précisions suffisantes pour comprendre, et encore moins expliquer comment ils sont arrivés à mettre collectivement au point ce genre de possibilités à la con,  mais c'est l'exacte réalité qui nous est parvenue.

Pour votre information nous avons simulé ce à quoi pourrait ressembler le résultat de cette Connerie Monumentale. Mais ce n'est qu'une hypothèse de travail.

 



dimanche 9 mars 2025

Bidouille et cafouille

 

Petites bidouilles du week-end, ça me déride les neurones, ça me soulage un peu le corps, c'est déjà ça…
À plus tard mes ami(e)s, prenez soin de vous…
 







mercredi 5 mars 2025

La fille et le dinosaure ( version 2)

 

Dans mon précédent billet La Licorne, commente  et dit ceci :

« Version bucolique à souhait...
et joli résultat sur le plan esthétique.

Pas très réaliste néanmoins...
car les animaux "à sang-froid" s'apprivoisent rarement.
Un animal plus "doux" aurait eu ma préférence...
Mais, bon...il est vrai que je ne suis pas "princesse" !

Maintenant si tu veux vraiment être "tendance"...et "moderne"...
pousse le bouchon un peu plus loin :
essaie une fille noire, obèse...et "trans",
avec un dinosaure non-genré.
Il se pourrait que ça plaise beaucoup ! ;-) »

N'écoutant que mon courage je suis allé de nouveau affronter l'IA sur PhotoShop, lui donnant à digérer la proposition de La Licorne :
— Un paysage préhistorique, avec une fille noire, obèse...et "trans",
et avec un dinosaure non-genré.

Voici le résultat que je vous laisse apprécier :
(Personnellement je trouve le dinosaure non genré très convaincant.)

 



dimanche 2 mars 2025

En ce temps-là Saint-Exupéry déjà…

 


Allez ! Une petite bidouille pour le week-end

il y a quelques millions d'années : quand le Petit Prince était une Princesse…




lundi 24 février 2025

Jacques Brel : sur la place

 

Ça s'est passé cette nuit.
Mes nuits sont difficiles en ce moment. Le corps refuse le sommeil. Dans ces moments-là il ne faut pas laisser les pensées délirantes, absurdes ou catastrophistes imposer leur loi au cerveau. Un de mes trucs pour fixer ailleurs son attention et d'aller rechercher des chansons de mes interprètes préférés. Reviennent : Brassens évidemment, Jean Ferrat, Brel et d'autres, y compris des peu connus. C'est assez surprenant comme les paroles remontent facilement comme au temps de ma jeunesse. La plupart du temps, au réveil, il me reste tout juste un refrain ou quelques vers. Mon psychisme ne cessera jamais de m'étonner, m'émerveiller, ou craindre ses effets indésirables, comme on dit dans les notices des médicaments.

Cette nuit, ce fut « Sur la place » de Brel. Une chanson prenante, surtout dans son interprétation originale vers 1954 alors qu'il était encore peu connu.

Cette nuit il chantait pour moi et je m'y retrouvais dans  cette sorte de terrible regard sur l'indifférence d'une humanité blasée de tout et qui préfère fermer portes et volets que de regarder cette fille qui s'est mise à danser puis à chanter. Et finalement la voilà rejetée en tant que femme symbole de notre humanité. « Les hommes ferment les carreaux, comme une porte entre morts et vivants ». Et pourtant elle n'avait qu'un désir c'est nous donner, se donner. Elle est un cadeau permanent qui s'offre depuis toujours : « son chant plane sur la ville, hymne d'amour et de bonté. »
Terrible rejet !
Pourquoi se fermer ainsi, se replier, se barricader, alors que le refrain ne cesse de nous inviter à laisser paraître « une flamme à nos yeux » dont Brel donne le sens.

Cette nuit, des larmes silencieuses ont coulé sur mes joues. Je me sentais à la fois l'homme du repli et l'homme aux bras ouverts. Les larmes de la double compassion en quelque sorte.