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jeudi 17 avril 2025

Et si le ciel était vide

 

Et si le ciel était vide
Je le remplirais de toi.

Tu serais voûte céleste et mon éternité
On inventerait une nouvelle création
J’accrocherais un soleil tout au milieu
Tu aurais le pouvoir de l'éteindre ou de l'allumer.

 Dans la tendresse la nuit tu écrirais des chansons
 On verrait les notes s'envoler vers les cieux nouveaux
 Puis éclater comme des bulles, en arias, duos, cavatines, cantates, gospels ou R'n'B, et raps chantés.

Des enfants viendraient d’un univers voisin
— « Bonjour la compagnie !  Du neuf par ici ? »

 Le ciel était vide
Mais plein de toi à présent

-o0o-

(100 mots)


Un texte d'atelier d'écriture de type « les 100 mots » et dont la première phrase devait être le titre de ce billet.
 

lundi 7 avril 2025

Le vivant présent.

Un certaine butinage de blogs ces derniers temps m'amène chez des gens qui évoquent leur passé d'une manière ou d'une autre (généalogie, souvenirs, évocations familiales révolues, etc.). 9 fois sur 10 ce sont des personnes « avancées en âge » expression édulcoré pour ne pas dire « des vieux ».

Je peux me mettre dedans, j'en fais partie.
J'appartiens à la race des boomers, donc vieux, et plus j'avance en âge, plus j'aime mon présent. Parce qu'au fond il contient mon existence passée, présente et supposée à-venir fantasmé. L'ensemble forme un écheveau qui me constitue. Il y a cependant « un petit truc en plus » qui est l'unicité de ma personnalité, aussi unique et singulière que mon ADN.

Tout cet ensemble est inscrit dans mon corps. Rien n'est découpable en tranches sauf à me faire disparaître.
Célestine commente chez un blogueur : — «… Cela m'amène à la recherche de nos racines... Elle est fondamentale pour notre construction personnelle, (...) Mais nos racines profondes sont en nous avant tout. Dans ce qui fait la profondeur de notre être. Dans notre ancrage à la terre, à l'environnement, à l'univers. Aux autres aussi.(...)  »
J'apprécie les propos.

La planète Terre est notre habitation. Nous en avons quasiment chacun à disposition une minuscule petite parcelle. Et même nous sommes peut-être propriétaires d'un tout petit morceau minuscule, qui nous semble une immensité, [oui, oui, c'est à moi tout ça…]. Notre possession et horrible ou paradisiaque selon le cas. Nous aimons tellement posséder qu'on est prêt à se battre au fil des siècles, à travers la planète entière, pour ces acquisitions… qui nous possèdent… jusqu'à l'obsession. Le genre humain est un éternel festin de guerres recommencées, encore et encore. Et même à l'instant où j'écris à bien des endroits de la planète.

La recherche effective des traces visibles de notre passé personnel et de notre histoire, caractérise souvent le jeune retraité qui débute dans ce nouveau métier. On se met à farfouiller dans les archives, les sites généalogiques et autres ressources sur Internet. On interroge les « survivants », on recueille des contradictions, évidemment. Quand on fouille, on trouve. Quand on trouve on s'interroge.
 — Alors quoi ? Mince ! J'aurais jamais cru. « Ça » dans ma famille ?
Les « ça » sont positifs, négatifs, sans intérêts, décevants, incroyables, merveilleux, d'une banalité affligeante, etc. On parcourt toute la gamme selon les cas.

 



Et moi dans tout ça ?

— Question trace concrètes, tout ce qui concerne le factuel historique, je fus un passif consommateur. Mon frère aîné a fait tout le boulot pendant plus de 15 ans. J'apprécie, je rends hommage, même si à présent, à quelques années de ses 90 ans, il est complètement enfoncé jusqu'aux narines dans le passé qu'il n'a plus quitté, qu'il ne quittera plus. Je lui pose une question sur le présent, il me répond aussitôt du genre : « Tu te souviens, en 1959,… l'oncle Machin, hé bien… ». Je n'écoute pas la suite malheureusement. De toute façon il ne me parle pas, il se parle à lui-même tout au long du jour. J'éprouve de la compassion pour son épouse, une belle-sœur que j'aime beaucoup.

— Question trace et recherche de ma personnalité, ça va pas trop mal. J'y ai mis le temps et les années qu'il fallait. J'ai pas attendu la retraite, loin de là. La plupart de mes lecteurs/lectrices le savent. Je n'insiste pas.

— Question pour aujourd'hui. En ces temps où chacun est censé se préparer à la catastrophe qui nous attend, j'ai le sentiment d'avoir la tête ailleurs. Enfin je veux dire, la tête ici à cet instant, pas hier, pas demain. Ou du moins, tout est là maintenant. Je pense maintenant à demain. J'évoque maintenant hier. Je me fais du souci maintenant pour la semaine prochaine.
Cette nuit j'avais très mal aux pieds et aux jambes. Je pensais que demain matin ce serait la grosse galère pour la journée et que je serai dans l'impossibilité de sortir du lit et me mouvoir, vu la lourdeur de tout ça et la faiblesse croissante de mes muscles. Et là au moment où j'écris, je suis devant mon ordinateur dans mon bureau et les douleurs des pieds sont supportables. Cette nuit je fus vraiment une fois de plus le roi des cons !
 [ Zut ! Quand je parle de mes douleurs elles reviennent ]

Ce matin à la radio je n'ai entendu que du baratin sur le point de savoir si dans deux ans Marine la condamnée pour avoir piqué du fric dans la caisse commune, - dite depuis hier : Marine Luther King - sera présidente de la république dans deux ans… Dans deux ans ? Mais il y aura tellement de tempêtes et d'ouragan d'ici là !… Laissons là pour l'instant se débattre comme une belle diablesse dans un bénitier !

Ce sera tout pour aujourd'hui.

mercredi 2 avril 2025

Enfin la vérité vraie de l'avenir révélée.

 


Qu'est-ce que j'apprends ! La NASA (qui n'a pas encore été supprimée par Donald) a établi avec exactitude, la date précise de l'extinction de la vie sur terre.
Une Université japonaise confirme le truc.
La survie humaine deviendra impossible après l'an 1 000 002 002.
D'autres calculs disent que c'est dans 999 999 996 ans, que la Terre ne sera plus habitable.

Les calculs ont été réalisés à partir de modèles mathématiques et d'ordinateurs surpuissants qui consomment des millions et des millions de watts par jour pour y parvenir.
Ça nous a déjà coûté un bras et une jambe de savoir quand est-ce qu'on s'éteint.

Paraît que ce ne sera pas tellement la faute des humains.
Ben zut, moi qui croyais que la race humaine était toute-puissante et dominatrice pour tout ce qui concerne l'Univers…

Ce sera la faute de notre «*$£µ1#+=£$ » putain de soleil ! Qui a décidé de nous griller de plus en plus.


Il est temps d'organiser le Grand Déplacement sur la planète Mars !
Elon ! Va falloir faire fissa !

Perso je vais me renseigner pour acheter un GPS qui indique le chemin le plus direct vers Mars.
Pour ceux qui croient à « l'Apocalypse et à La Fin Des Temps » ils ont encore quelques siècles pour peaufiner leurs théories. 

 

samedi 29 mars 2025

Hommage


Hommage à une jeune femme et un amour de la fin des années 1960 qui demeurent comme une traînée de lumière qui ne s'éteint pas. Voilà bien des années qu'elle est dans la tombe, quelque part, là-bas, je ne sais où exactement.

Cette chanson de Hugues Aufray me l'évoque toujours. Sa mélodie produit en moi ses effets comme une douce nostalgie. Hélas je ne suis pas étonné qu'elle soit partie bien trop tôt… il est des destins tragiques face auxquels nul ne peut s'interposer.






dimanche 23 mars 2025

Savoir aimer — 2

 

Je terminais le premier billet sur ce thème par : « ... Mais je suis loin de là où j'aimerais parvenir ».

À quel endroit j'aimerais parvenir ?
 Ma finale est un peu absurde.Pas de terme à atteindre dans l'amour. Il y a des histoires d'amour qui se terminent. C'est autre chose. Si j'écris assez fréquemment « les relations sont éternelles » c'est pour la raison que l'amour est une permanence sans limite. L'impermanence au sens de se détacher de tout,  génère l'indifférence.

Les histoires d'amour ne sont pas un séjour temporaire dans une villa de vacances.
L'amour est une permanence au fond de soi-même.  La difficulté c'est de ne pas réussir à l'offrir  parce qu'on n'a pas reçu son compte d'amour par osmose et/ou transfusion. Alors, on cherche partout où et comment le recevoir, et comme ce n'est jamais assez la colère vient. Je dis bien la colère. Pas la violence, dont l'amour est absent et qui n'est pas tolérable. On ne massacre pas quelqu'un ni un peuple au nom de l'amour, d'une idéologie ou d'une croyance... Et cependant on ne cesse de le faire, individuellement comme dans de nombreux pays en 2025. On invente un dieu monothéiste, fabriquée pour justifier de guerroyer, massacrer « les impies » qui contesteraient son existence et sa primauté. Tout récemment en Amérique il paraît qu'un Dieu a envoyé son représentant sur terre pour présider ce continent. Le fait qu'il a échappé à un attentat en apporte la preuve.  Depuis quelques mois, il obéit à la volonté de ce  Dieu. Qui donc pourrait le lui reprocher !  Des épisodes très semblables  se  retrouvent abondamment dans des textes (dits) sacrés comme la Bible. Dieu crie vengeance !

On est bien loin de l'expérience de la permanence d'un amour authentique  qui amène la paix, la joie, la saveur de l'existence. L'amour est déposé en moi de toujours à toujours. . C'est un constat.  Mon choix, globalement, c'est : soit d'aimer, soit de rejeter jusqu'à haïr.
Je suis parfois d'un côté, parfois d'un autre. Je suis heureux ou le soufre.
 

Quand bien même j'aurais été mal aimé. Et je le fus. Mon libre arbitre  c'est choisir d'aller à sa découverte, autant autour de moi, qu'au fond de ma personne. Et c'est la conscience de percevoir cette permanence d'existence au fond de moi d'un amour qui me transcende qui est la clé libératrice de mes prisons intérieures. Bon, on peut dire que tout ça c'est du baratin.
Eh bien dites-le.
 Ça ne change rien à la réalité expérimentée qui est la mienne.  Je me contente de vivre et de dire le sens que je mets à ma vie. L'opinion d'autrui ne change rien au réel.
le réel est aussi le nombre de mes infidélités, lorsque je choisis de ne pas aimer.

Certes on peut faire la confusion entre impermanence et détachement, entre fusion et autonomie, et autres choses du genre. On peut aussi penser que l'amour ne relève que de la chimie cérébrale et de la connectique neuronale visible à l'I.R.M.  Depuis récemment nous avons la possibilité de nous convaincre que l'IA nous aime totalement et même plus que  n'importe quelle humain.  Évidemment, on peut fantasmer les pouvoirs de la Science et des technologies qui vendent du bonheur  frelaté sur les réseaux sociaux.

Et cependant, s'il y avait « Tout Autre » ?

(J'envisage une suite, mais je ne sais si je suis prêt à la partager « ici ».
Je verrai, selon la  perception et réception de ce qui précède).