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mardi 18 août 2026

La mort comme une vie.


 Un de mes voisins vient de décéder à 86 ans, après avoir passé bien des semaines hospitalisé et chacun savait qu’il ne reviendrait pas chez lui. Hier, c’était son enterrement. une cérémonie belle, intense, et sans pathos. 
Un retour à la terre, dont nous sommes tous issus.

Dans la rue en impasse où nous habitons, nous nous connaissons tous, certains plus que d'autres bien entendu. Ce voisin-là j’aimais échanger avec lui. il avait une histoire de vie passionnante et singulière ainsi qu'une grande culture.

Ce matin, je regardais les deux grands sapins de mon jardin. Il les voyait de chez lui, témoin comme moi de leur croissance au fil des ans.

 


 


Deux sapins, tel un couple dont l’un a besoin de l’autre pour sa croissance. L’autre a besoin de l’un pour son développement.
Ils ont une nécessaire solidarité.  Chacun a son originalité, ils ne sont pas de même essence, mais que seraient-ils devenus l’un sans l’autre ?

 Lorsqu'on  les observe de plus près,  par-delà  le vert  visible à l'extérieur, on peut apercevoir à l’intérieur des branches mortes en apparence, mais qui ont encore leurs rôles à jouer.
 La  présence de l'histoire du passé  est essentielle  à la vie aujourd'hui
 À travers ce qui semble mort de nouvelles lumières pénètrent dont le destin  est d'éclairer pour renouveler le regard.
 
On voit des branches qui ont terminé leur mission et que l’on croit mortes. Mais le sont-elles?
Jamais ne me vient à l’idée de les supprimer. Ce serait une faute. Elles sont indispensables à l’ensemble. Elles ont concouru à la réussite de l’aventure.
Le résultat en est une certaine harmonie.
Ce qui apparaît mort continue à susciter de la vie.
La mort, nourriture pour de nouvelles vies. 

Il y a des nids d’oiseaux dans les sapins, gage de naissances printanières, des insectes, tout un petit univers grouillant.

 Alors qu'est-ce donc que la mort ? Est-ce que mon voisin décédé a disparu ?
 N'est-il pas de retour quelque part en moi? D'ailleurs je crois entendre  sa voix.

  

jeudi 13 août 2026

Petites choses d'été

 

 


 Je retrouve par hasard une image évoquant les profondeurs marines. En la retournant, c'est comme un jaillissement de lumière qui viendrait de loin en moi, par l'intérieur.
Quelque chose que j'aurais tendance à quitter ces temps-ci. À ne plus me connecter.
Il est vrai que tout récemment l'ambiance était à la surface, du moins en apparence.


La réception de la famille (une dizaine de personnes) durant une semaine, avec les joies ordinaires, les rires et quelques échanges plus sérieux, mais fondamentalement une ambiance simple d'être ensemble rassemblés de divers points de l'horizon, convergent vers les vieux parents qui sont de plus en plus conscients d'appartenir à une génération en voie de disparition.
C'est sans regrets, tout en ayant l'espérance que les nouveautés sous-jacentes peuvent entraîner ailleurs que vers un avenir que d'aucuns disent sombre.

C'est quand même un choc générationnel. Répondant à quelques questions sur comment c'était dans mon enfance, je réalise certains étonnements des plus jeunes qui étaient présents. Une impression de leur parler du XIXe siècle ! Ça m'a foutu un coup derrière la nuque !
C'est tout juste s'ils ne se demandaient pas comment il était possible d'avoir pu vivre sans Smartphone ! — Quoi ? Vous n'aviez même pas le téléphone ?
Bon OK, ils savaient quand même : mais, leur grand-père avait connu ça !…
Et quand je leur ai monté ma machine à écrire portative mécanique des années 1960… — bah mince ! C'était même pas électrique ! Fallait frapper fort sur les touches !
Tout en admirant toutefois l'ingéniosité du système des barres qui frappaient le ruban.
Bah oui, on était pas si cons que ça en ce temps-là !

Ça m'a fait prendre conscience des énormes bonds technologiques et de tous ordres que ma génération a vu défiler et pour certains, naître, durer peu de temps puis disparaître comme le 78 tours, la cassette audio et le mange-disque.
Un de mes petits-fils déclara en substance : — Avec le tout numérique on touche de moins en moins d'objets…

Fin de la séquence « une certaine nostalgie ».

Et fin du billet parce qu'il commence à faire trop chaud.

dimanche 19 juillet 2026

L'éclipse

 

L'éclipse
*

Le soleil n'était plus là
par décision ex cathedra
il remballa son falbala

On le trouvait trop ardent
trop chaud  trop brillant
il en devenait barbant

Fâché le soleil montra sa lune
renonçant à son rôle sans rancune
plus question de réchauffer les dunes

Soleil abandonné
 place à l'obscurité
les hommes enchaînés 
dans le noir se noyaient 

Dans la nuit le peuple se réunit 
 les débats furent éruptifs
les femmes désiraient aboutir
les hommes tout rétablir

De très loin le soleil regardait
déçu que tous se chamaillaient
il cherchait un possible aparté
face à un monde désormais lézardé

Il fallait un émissaire
tenir un séminaire
il pensa à la lumière
comme évident intermédiaire

En un éclair Lumière déchira la nuit
déclencha l'orage de génie
le peuple demanda aux érudits
d'inventer de nouvelles théories

Mais le soleil s'ennuyait 
il regrettait de s'être éclipsé
de la terre amoureux il était
le reconnaître le voilà obligé

Il revint
mine de rien
alors tous les terriens
chrétiens ou païens
jeunes ou anciens
prièrent ce dieu électricien

La vraie Dieue, qui était Déesse 
et aimait les caresses
mais avec délicatesse
se réjouit de tant de Sagesse.
 

-o0o- 

 

samedi 11 juillet 2026

Existe en ciel de lit


Est-il raisonnable de publier un billet pour exprimer que l'on a rien à dire ?
J'ignore si ça l'est. Quoi qu'il en soit je le fais.
Comme Devos, je vous préviens, je vais écrire pour ne rien dire.
En effet, pourquoi faudrait-il renoncer à écrire et garder pour soi-même ce qui n'intéresse personne, alors que tant de gens n'expriment rien d'intéressant et qu'on le tolère, notamment dans le monde politique.
Alors !

Laissons son droit d'expression à une femme, condamné deux fois, pour avoir détourné des millions de pots de confiture européenne, pour nourrir ses enfants engendrés dans son parti politique par elle-même. Une sorte de bienfaitrice nourricière en quelque sorte. 
Faites le choix de faire du bien dans votre famille : vous voyez ce que ça donne ! Quoi que, en remerciement la justice, dans sa grande mansuétude lui offre quand même un beau bracelet de cheville, sertie de puces électroniques, particulièrement seyant ! Et ça râle quand même !  Ça proclame que ça n'en veut pas. Ingratitude quand tu nous tiens 

Au bar : — Alphonse, un blanc-cass' … c'est pour une cassation 
Mais bon, je m'égare sur une voie de recours sans issue.

N'empêche, la coupe du football mondial est pleine !
Tiens, en parlant de foot, 
— Alphonse, pour suivre , je prendrai bien un ballon de rouge.!

Au fait, est-ce que je vous rajoute une couche de canicule ?
Non, vous êtes déjà servi ?
 
Ah, juste une info au passage : ne confondez pas canicule et canule parce que se ventiler par ce genre de tube n'est pas d'une efficacité vraiment démontrée.

Bon, je vous laisse, j'ai la cervelle en feu, faut que je prévienne les pompiers.