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jeudi 13 août 2026

Petites choses d'été

 

 


 Je retrouve par hasard une image évoquant les profondeurs marines. En la retournant, c'est comme un jaillissement de lumière qui viendrait de loin en moi, par l'intérieur.
Quelque chose que j'aurais tendance à quitter ces temps-ci. À ne plus me connecter.
Il est vrai que tout récemment l'ambiance était à la surface, du moins en apparence.


La réception de la famille (une dizaine de personnes) durant une semaine, avec les joies ordinaires, les rires et quelques échanges plus sérieux, mais fondamentalement une ambiance simple d'être ensemble rassemblés de divers points de l'horizon, convergent vers les vieux parents qui sont de plus en plus conscients d'appartenir à une génération en voie de disparition.
C'est sans regrets, tout en ayant l'espérance que les nouveautés sous-jacentes peuvent entraîner ailleurs que vers un avenir que d'aucuns disent sombre.

C'est quand même un choc générationnel. Répondant à quelques questions sur comment c'était dans mon enfance, je réalise certains étonnements des plus jeunes qui étaient présents. Une impression de leur parler du XIXe siècle ! Ça m'a foutu un coup derrière la nuque !
C'est tout juste s'ils ne se demandaient pas comment il était possible d'avoir pu vivre sans Smartphone ! — Quoi ? Vous n'aviez même pas le téléphone ?
Bon OK, ils savaient quand même : mais, leur grand-père avait connu ça !…
Et quand je leur ai monté ma machine à écrire portative mécanique des années 1960… — bah mince ! C'était même pas électrique ! Fallait frapper fort sur les touches !
Tout en admirant toutefois l'ingéniosité du système des barres qui frappaient le ruban.
Bah oui, on était pas si cons que ça en ce temps-là !

Ça m'a fait prendre conscience des énormes bonds technologiques et de tous ordres que ma génération a vu défiler et pour certains, naître, durer peu de temps puis disparaître comme le 78 tours, la cassette audio et le mange-disque.
Un de mes petits-fils déclara en substance : — Avec le tout numérique on touche de moins en moins d'objets…

Fin de la séquence « une certaine nostalgie ».

Et fin du billet parce qu'il commence à faire trop chaud.

dimanche 19 juillet 2026

L'éclipse

 

L'éclipse
*

Le soleil n'était plus là
par décision ex cathedra
il remballa son falbala

On le trouvait trop ardent
trop chaud  trop brillant
il en devenait barbant

Fâché le soleil montra sa lune
renonçant à son rôle sans rancune
plus question de réchauffer les dunes

Soleil abandonné
 place à l'obscurité
les hommes enchaînés 
dans le noir se noyaient 

Dans la nuit le peuple se réunit 
 les débats furent éruptifs
les femmes désiraient aboutir
les hommes tout rétablir

De très loin le soleil regardait
déçu que tous se chamaillaient
il cherchait un possible aparté
face à un monde désormais lézardé

Il fallait un émissaire
tenir un séminaire
il pensa à la lumière
comme évident intermédiaire

En un éclair Lumière déchira la nuit
déclencha l'orage de génie
le peuple demanda aux érudits
d'inventer de nouvelles théories

Mais le soleil s'ennuyait 
il regrettait de s'être éclipsé
de la terre amoureux il était
le reconnaître le voilà obligé

Il revint
mine de rien
alors tous les terriens
chrétiens ou païens
jeunes ou anciens
prièrent ce dieu électricien

La vraie Dieue, qui était Déesse 
et aimait les caresses
mais avec délicatesse
se réjouit de tant de Sagesse.
 

-o0o- 

 

samedi 11 juillet 2026

Existe en ciel de lit


Est-il raisonnable de publier un billet pour exprimer que l'on a rien à dire ?
J'ignore si ça l'est. Quoi qu'il en soit je le fais.
Comme Devos, je vous préviens, je vais écrire pour ne rien dire.
En effet, pourquoi faudrait-il renoncer à écrire et garder pour soi-même ce qui n'intéresse personne, alors que tant de gens n'expriment rien d'intéressant et qu'on le tolère, notamment dans le monde politique.
Alors !

Laissons son droit d'expression à une femme, condamné deux fois, pour avoir détourné des millions de pots de confiture européenne, pour nourrir ses enfants engendrés dans son parti politique par elle-même. Une sorte de bienfaitrice nourricière en quelque sorte. 
Faites le choix de faire du bien dans votre famille : vous voyez ce que ça donne ! Quoi que, en remerciement la justice, dans sa grande mansuétude lui offre quand même un beau bracelet de cheville, sertie de puces électroniques, particulièrement seyant ! Et ça râle quand même !  Ça proclame que ça n'en veut pas. Ingratitude quand tu nous tiens 

Au bar : — Alphonse, un blanc-cass' … c'est pour une cassation 
Mais bon, je m'égare sur une voie de recours sans issue.

N'empêche, la coupe du football mondial est pleine !
Tiens, en parlant de foot, 
— Alphonse, pour suivre , je prendrai bien un ballon de rouge.!

Au fait, est-ce que je vous rajoute une couche de canicule ?
Non, vous êtes déjà servi ?
 
Ah, juste une info au passage : ne confondez pas canicule et canule parce que se ventiler par ce genre de tube n'est pas d'une efficacité vraiment démontrée.

Bon, je vous laisse, j'ai la cervelle en feu, faut que je prévienne les pompiers.

mardi 23 juin 2026

La disparition (façon AlainX)

Petit amusement par temps chaud 

 Sur un site d'écriture, désormais devenu confidentiel, cette petite consigne :
« Racontez une histoire réelle ou inventée sur un objet disparu, du point de vue de celui qui cherche ou de celui de l’objet lui-même ou même des deux »

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Objet disparu
 (bien avant la canicule… et en espérant que celle-ci aille rapidement voir ailleurs si nous y sommes…)


Un matin, tu as disparu.
Moi j'étais perdu.
J'ai poussé un cri aigu
la lèvre me suis mordue.

Je t'emmenais partout
ne joue pas les voyous
où es-tu, avoue. 

Tu fus toujours poli
et même très poli
joli, anobli, une folie.

Pour moi la mer t'avait préparé
je n'avais plus qu'à te trouver
ça s'est réalisé
tu es mon petit galet

Fignolé par le temps pour mon bonheur
je t'ai saisi comme un voleur
sur la plage je fus cambrioleur
ton destin c'est mon cœur.

On dit que le bonheur tu portes
alors il a franchi ma porte
bienvenue dans ma bicoque. 

Ma poche est ta résidence
comme ma réjouissance
en toi nulle déficience
tu es ma providence

Galet plus que caillou
reviens, ne fais pas le fou
reviens au rendez-vous
d'avoir fui je t'absous.

**


Mon petit galet porte-bonheur a entendu. Il est revenu un beau matin.
 Il s'était égaré au fond d'un tiroir de ma table de nuit.
Nous voilà réconciliés
Il souhaite être présenté. Il ne dépasse pas 3 cm.