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lundi 30 août 2021

Séquence émotion

 

Me voici de retour d'une douzaine de jours « à la côte ». Disons que ce fut moyen. Autant l'environnement que l'état intérieur, le baromètre était sur variable, avec toutefois quelques incursions du côté « beau temps ». Et donc inutile de s'étendre sur cette période qui laissera un souvenir doux amer.


Pourquoi ne pas aller faire un tour à Tokyo. Les JO des non-handicapés n'avaient guère retenu mon attention. Rentré chez moi j'ai cependant branché ma télé sur les paralympiques. Pas par curiosité, car des tordus j'en ai vu de tous acabits « en live » depuis que j'ai été plongé dans ce milieu bien malgré moi. Alors pourquoi allumer ma télé sur ce truc ? Voir des exploits sportifs ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ce genre d'exploits… il y en a bien plus dans la vie quotidienne des gens qui font des exploits chaque jour et mériteraient des médailles d'or !


Donc voilà j'ai regardé, assis dans mon propre fauteuil roulant, qui est loin d'avoir une fabrication haut-de-gamme et sur-mesure qui vaut un paquet de fric et un autre paquet de fric en entretien, comme il en est pour les ZHandis français sponsorisés chargé de glaner des médailles, et dans huit jours on aura oublié le nom des médaillés. Moi je suis Electric Basic sécurité sociale ! (Et merci à la solidarité nationale…).

Tiens, au passage, j'ai remarqué combien les publicités des multinationales diffusées entre les combats de fauteuils roulants, ont récupéré les Zhandis d'une manière éhontée  et intolérable, en laissant croire  que ces grands groupes capitalistes s'intéresseraient à  eux.  Alors qu'on  sait très bien  qu'ils n'en ont rien à foutre de nous ! Encore une démonstration  qu'on nous prend vraiment pour des cons !



Donc voilà j'ai regardé. C'est peut-être au bout d'un moment que j'ai compris pourquoi j'avais allumé cette foutue télé. Lorsque j'ai été pris d'une émotion forte, lointaine et puissante parce que je voyais sur l'écran, « mes-semblables-différents » et que tout à coup cela m'a percuté. Non, je n'ai pas fondu en larmes, ou été pris de spasmes ! C'était bien plus profond que cela, bien plus enraciné dans l'histoire de mon corps tout entier. J'ai laissé faire mon corps. Il avait sûrement besoin de s'exprimer face à de telles images bien léchées qui masquait les énormes souffrances subies par un corps handicapé.  J'ai dit à mon corps :  tu as raison, une fois de plus l'arbre médiatique cache la forêt des souffrances.


Voilà, c'est tout, je n'ai rien d'autre à dire. Si ce n'est que eux comme moi, ne sommes jamais que des humains bien ordinaires même si différents. Mais en même temps nous serons toujours classifiés à part. On organise des jeux internationaux pour les tordus, d'autres pour les non-tordus.


Bon j'élargis, (un petit couplet à l'ancienne comme j'en faisais dans le temps) : On retrouve cela dans tous les secteurs de la société, comme s'il fallait toujours catégoriser tout le monde, tout le temps. Alors on finit par se sentir à l'abri dans ses propres  carcans catégoriels bien à soi.

Et peu à peu on se rétrécit dans nos particularismes qu'on entend défendre contre vents et marées.   Comme répétait une connaissance qui m'énervait : « Oui, mais chez nous, c'est différent ! ». Comme si le « chez nous » était une justification  à la primauté, voire la suprématie. Et le différent de signifier : « pourquoi vous n'êtes pas comme moi ? Ce serait bien mieux d'être comme moi, non ? »


Bon, je vais m'arrêter là. sinon je vais encore m'énerver, c'est pas bon pour mon cœur.


25 commentaires:

  1. Anonyme31/8/21

    Il y a toutes sortes de handicaps ! Une chanteuse noire d'ici raconte que ce qui lui a fait le plus mal dans sa vie est qu'un jour en rentrant de l'école, un homme de l'autre coté de la rue lui a crié : "rentre chez toi esclave". Elle n'avait que sept ans et encore aujourd'hui elle craint de rencontrer fortuitement cet homme. Je ne sais pourquoi ton texte m'a fait penser à elle. Peut etre parce qu'il me fait voir davantage combien la "vraie vie" n'a pas à voir avec la couleur de la peau, l'apparence physique, etc. Ce qui a de l'importance, n'importe qui peut aller à sa découverte. Le trésor, la merveille c'est nul autre que le corps humain qui peut y donner accès. kéa
    La voici notre Mélissa :
    https://www.youtube.com/watch?v=btrLXntMuHc

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    1. Tiens c'est drôle, ton commentaire commence par la phrase avec laquelle j'ai débuté la première intervention publique de ma vie, au micro, dans le cadre d'un grand rassemblement couvert par la presse ! De mémoire, j'avais 15 ans. Mon texte fut repris dans la presse de l'époque. Je me souviens encore de la force qui m'animait et de l'intensité de mon petit discours qui marqua les esprits et m'étonna moi-même a posteriori.
      Bien sûr que la vraie vie c'est autre chose que celle que l'on nous montre dans ce genre de circonstances.
      Les apparences sont là pour masquer un essentiel. C'est peut-être une nécessité finalement… (à réfléchir !…)

      Et merci pour le lien. Je ne connaissais pas cette artiste canadienne qui, si j'ai bien compris, n'en était pas encore connue… J'ai aussi été frappé par l'impact sur les commentateurs. Écoutez ses productions plus récentes montrent tout le chemin parcouru… c'est chouette !
      J'ai été étonné de la voir interpréter Hallelujah de Léonard Cohen lors de l'installation de la gouverneure général au Sénat du Parlement d'Ottawa !
      Je n'imagine pas un seul instant ce genre de choses devant le Sénat français ! Et c'est bien dommage…

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  2. De toute façon, à ce niveau de pratique sportive, le corps souffre, handi ou pas. Les sportifs de haut niveau vieillissent rarement en bon état. C'est juste que ça ne se dit pas. L'objectif (commun pour le coup) est le dépassement de soi.
    Ensuite... les identitarismes, communautarismes... on catégorise, on segmente, on assigne. C'est détestable, cette réduction du champ des possibles. D'autant qu'au final on aggrave les inégalités. Il faudrait être ça ou ça (au choix blanc, noir, femme, racisé(e) (ah ce mot qu'il est laid), valide, invalide, m'enfin, comme si une identité ce n'était pas multiple! Comme si on devait se réduire à une toute petite définition bien rabougrie, se glisser dans un pull aux entournures trop étroites!!! Moi aussi ça m'énerve! Grave!

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    1. C'est justement ce délabrement à venir du corps qui m'exaspère dans le cas de ces pratiques sportives dites de haut niveau (que moi j'appelle de basse connerie). Je n'ai pas oublié (c'est un exemple parmi d'autres) aux jeux paralympiques d'hiver de je ne sais plus quelle année, un Zhathlète ZHandi qui était paraplégique, (paralysie des jambes) et a pris des risques inconsidérés. Total, il s'est planté grave. Résultat : fracture des cervicales : il est devenu tétraplégique… c'est-à-dire encore bien pire qu'avant ! (paralysie des quatre membres)
      Ce serait ça le dépassement de soi ? ? N'importe quoi !
      Quant à ce que tu dis sur les communautarismes et autres, je partage totalement tes propos.

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    2. Hum! Je me suis mal exprimée... Mais c'est difficile à la fois à comprendre et expliquer, car il est clair que cette façon de dépasser la douleur, y compris dans les entraînements, peut s'apparenter à un acharnement, voire un certain masochisme, le tout dissimulé derrière la passion et/ou la vocation (je pense aux danseurs, par ex). C'est tout l'être qui se concentre sur un seul but, la performance, ou l'expression artistique, et la souffrance du corps passe au second plan. La capacité de résistance à cette souffrance devient même un critère d'élection. Alors évidemment je n'incrimine pas les sportifs, les danseurs, les artistes de cirque etc. Plutôt à ceux qui nous présente ceci comme un rapport enchanté au monde du sport, et j'imagine que ta colère vient de là... Après, on sait que les sports se pratiquaient dès l'Antiquité. Il faut croire que c'est humain :-)

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    3. *Plutôt ceux (relis-toi, bougresse)

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    4. On est à égalité ! Je pense que je ne me suis pas non plus suffisamment expliqué dans ma réponse, en particulier à propos du dépassement de soi.
      Comme tu le dis, tout est une question de but. Ces histoires de course à l'échalote sportive en vue d'être le plus fort du monde, uniquement pour être le plus fort du monde, je trouve ça totalement absurde. La compétition, l'émulation, dans ce genre de domaine, pourquoi pas, tant qu'il s'agit de prendre du plaisir ensemble. Mais des J.O., avec les énormes intérêts financiers, commerciaux, politiques et autres, c'est véritablement de l'exploitation des êtres humains sportifs qui se laissent prendre à ce jeu pour ne pas dire à cet esclavage.
      J'ai vu des « sportifs » se plaindre et être quasiment en crise parce qu'ils n'avaient eu QUE la médaille de bronze ! « Alors que j'étais venu pour l'or ! ».
      Comment peut-on en arriver là mentalement et psychologiquement ? Ça me laisse pantois ! Quel terrible conditionnement par la société ambiante !

      Je redis : c'est une question de but.
      En centre de rééducation, j'en ai vu des gens souffrir pour aboutir au but de retrouver une autonomie physique, et moi-même je sais parfaitement ce qu'il en fut et l'intensité des souffrances que j'ai acceptées « pour m'en sortir ». Le but c'était MA VIE ! Rien de plus, rien de moins. Par une médaille autour du cou ! En ce sens, les gens que tu évoques (danseurs, artistes…) me semblent légitimés dans leurs apprentissages pour offrir le fruit de leur créativité à celles et ceux qui veulent la partager. (Encore qu'il y a des limites à la performance artistique, qui peut aboutir à une déshumanisation…).

      Combien de « candidats hauts sportifs » ne sont jamais que des marionnettes souffrantes pour la mauvaise cause, entre les mains d'entraîneurs et dirigeants pris eux-mêmes dans l'engrenage d'intérêts largement contestables, voire répréhensibles dont il s'accommode finalement.
      Et après on nous tiendra des discours sur les « valeurs sportives » !! Et que le sport est par excellence le moyen de se réaliser pleinement !
      Mais de qui se moque-t-on !
      Quant à la manière de vendre et acheter du « matériel humain pour le sport » et de fixer les prix « des sportifs » comme des marchandises que l'on vend et achète, à je ne sais combien de millions, je préfère me taire sur ce que j'en pense…

      Pour terminer je me répète : la compétition et l'émulation sont des dynamiques positives. Comme tu dis « c'est humain ». Tout est une question du but poursuivi.

      (En tout cas j'aime bien l'émulation de nos échanges ! Ils sont toujours très intéressants avec toi ! ♥︎)

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    5. 🤗j'entends et suis d'accord sur le fond. Merci pour la parenthèse finale qui m'entre droit dans le coeur etvlui tient chaud❤




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  3. Ce que je retiens de ces jeux, (para ou pas) sponsorisés à outrance ou pas, dopés ou pas, c'est le moral des athlètes, le plaisir qu'ils ont à se retrouver, à s'affronter, à se surpasser. Il y doit y avoir aussi de beaux moments d'amitié .

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    1. Est-ce qu'il faut de telles circonstances exceptionnelles et rare d'affrontements et de surpassements, pour vivre de beaux moments d'amitié ?
      Ce serait dommage…
      cela dit tu as raison bien entendu, une aventure collective peut être source de grandes satisfactions. Encore faut-il qu'il y ait à l'aventure un but « honorable »…
      Tant d'années d'efforts et de douleurs pour une petite récompense autour du cou, l'espace de quelques instants, et faire coucou à la télé… c'est pas trop mon paradigme.
      Mais à chacun « sa raison d'être »…

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  4. Merci pour votre texte. Votre "Electric Basic sécurité sociale" m'a fait sourire et "l'arbre médiatique cache la forêt des souffrances" m'a poussée à réfléchir...
    Dans nos sociétés "développées", "prendre les gens pour les cons", ça fait partie des lignes "haute tension" les plus fréquentes !
    J'irai à la prochaine manifestation du samedi avec une pancarte : "Non à la catégorisation";)

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    1. « Manifestant »… voilà une activité qui a un but ! Après chacun l'apprécie selon ce qu'il est.
      Je n'ai manifesté qu'une fois dans ma jeunesse, avec une association de ZHandis !. J'en garde le souvenir qu'on s'était bien marré ! Faut dire qu'à l'époque les forces de l'ordre ne tapaient pas sur les gens en fauteuils roulants ! Ça pourrait venir bien entendu… faut s'attendre à tout…

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  5. La catégorisation permet de ne pas réfléchir et de se rassurer en se mettant chacun dans le camp du bien, de ceux qui font appel à la raison, à l'intelligence, aux émotions.... etc, aux valeurs intellectuelles et à celles du cœur. Tout cela tue la nuance, le doute, le subtil, le questionnement, l'intelligence, écrasés immédiatement sous l'avalanche des termes péjoratifs ; complotistes, conspirationistes (...) qui ne sont finalement que des catégories commodes.

    Je crois vraiment que notre époque passera dans l'histoire comme étant celle des certitudes proches de la foi. Et je pense qu'on atteint des sommets avec la crise, dont je ne sais s'il faut la qualifier de sanitaire ou de politique !

    Bonne journée !

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    1. Est-ce qu'on peut toujours éviter de catégoriser ?
      Est-ce que je ne le fais pas quelque peu dans ce billet et les commentaires…
      Ta remarque à propos « des certitudes proches de la foi » me donne à réfléchir.
      C'est en effet un piège. Et comme tous les pièges, c'est fabriqué pour qu'on tombe dedans…

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    2. Certainement nous catégorisons tous ! Je le fais aussi. C'est facile et puis, c'est culturel, on baigne là-dedans. On y cède tous. C'est pas évident d'en sortir de cette manière d'envisager le monde et les gens.

      Mais... Est-ce qu'il y a une catégorie "catégorisateurs" ?

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  6. Je suis aussi souvent agacée par l'utilisation que l'on fait de "certains autres" qui, pour une raison ou une autre, sont sur la scène, ovationnés, interviewés, bercés par l'impression que ça y est, on les voit, on les entend vraiment. Comme toi je pense qu'hélas ils font recette, tout simplement, donnent un verni de bonne conscience, et l'impression aux autres en tous genres que voilà, on fait du bien à tout le monde, finalement. Et puis, au cas par cas... ça ne correspond jamais!

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    1. En effet, il y a souvent des « mises en scène » et ce n'est pas qu'au théâtre et au cinéma qu'on rencontre des metteurs en scène.
      C'est toujours difficile de se rendre compte de ce qui est proche du réel, et de ça qui est fiction du type miroir aux alouettes.

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  7. Intéressant ces échanges.
    Assez d'accord avec Gier sur le fait que l'on catégorise beaucoup trop. De petites boites bien étroites comme dans la chanson...
    La pluralité de l'être humain est sans doute délicate à gérer par ceux qui nous dirigent...
    Quant à l'enjeu des JO, il est vraiment trop financier pour que les valeurs humaines de dépassement de soi et d'émulation ne tombent pas dans le piège de la course à l'échalote...Au mépris de l'intégrité physique des athlètes.
    Quand le fric arrêtera de tout pourrir, on pourra en reparler.
    mais je comprends ta colère, même si je ne la ressens pas de la même façon que toi, forcément.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. L'enjeu des J.O. s'est largement éloigné depuis longtemps des valeurs humanistes et sportives proclamées autrefois. On est passé de « l'important c'est de participer », à « l'important c'est que ça rapporte du blé ».
      Et dire qu'il va falloir s'infliger ça à Paris dans trois ans !

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  8. J'ai peu suivi les Jeux, les ordinaires et les paras. Question entrées publicitaires, et rivalités nationales, et hourra! collectifs, ça ne m'intéresse pas plus que ça. C'est plutôt ce qui se passe derrière les coulisses qui me semble intéressant : les gens expropriés pour construire les infrastructures, les coûts cachés et payés... par qui ? les bénéfices pour qui ? et puis bien sûr les trajectoires des athlètes, leurs vies de sacrifices, leurs histoires de résilience, de ténacité, de chance et de malchance aussi. On peut considérer ces Jeux comme des matches que se jouent les pays à coups de matériel humain. On peut aussi s'intéresser à ces personnes, au-delà des médailles qu'elles rapportent ou pas, dans leur combat pour atteindre un but choisi. C'est beau, c'est effrayant, c'est émouvant. Que les athlètes soient "différents", selon ton expression, ou pas.

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    1. Tu soulignes deux plans différents : l'intérêt pour chaque personne et le sort qui lui est réservé individuellement, d'une part, et d'autre part l'exploitation du matériel humain handicapé pour des intérêts dits « supérieurs », qui en réalité ne le sont en rien.
      Quand la ténacité, le désir de résilience, d'une personne meurtrie sont honteusement exploitées par ces intérêts capitalistiques, on frise l'inadmissible ! C'est plus effrayant que beau ceux qui applaudissent et promeuvent ce système déplorable.
      L'intérêt pour les personnes handicapées, depuis l'âge de 15 ans, cela fait partie de mes engagements dans les diverses associations où nous sommes concernés. Et là j'ose penser que c'est plus efficace et efficient que ces satanés jeux paralympiques… qui ne concernent qu'une toute petite minorité d'êtres humains déjà largement privilégiés dans leur handicap.

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  9. Si la différence n'était pas indispensable au fonctionnement de la nature, la plupart des espèces seraient éteintes.
    Bon, ça vient mais là, c'est nous qui les éteignons...
    Sinon, c'est ce que nous sommes capables de faire sous la pression des évènements qui importe, ce dont nous sommes capables dans l'abnégation ou la lutte pour la survie, les efforts que nous pouvoins faire pour défendre ce que nous considérons comme essentiel, ou accepter comme contraintes si l'intérêt de l'espèce est en jeu.
    Que nous soyions "différents" ou non...
    La paléoanthropologie donne des renseignements intéressants sur l'aptitude à la solidarité de nombre d'espèces dont la nôtre.
    Bon, chez nous ça semble s'atténuer sévèrement.

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    1. Évidemment, chacun définit ce qu'il estime personnellement comme essentiel, et peut sacrifier sa vie pour une course à l'échalote et aux médailles olympiques, pourquoi pas… (et dire que les médailles d'or… ne sont même pas en or massif… mais juste un petit placage ! Même pas possible de les revendre au poids de l'or…) .
      Je me demande encore où serait l'enjeu de l'espèce si on supprimait les J.O.…il faut m'excuser, j'ai l'esprit sûrement trop étroit.
      Va falloir que je fasse un gros effort pour être solidaire de tout ça…

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  10. Je ne m'intéresse pas aux jeux olympiques...Ceux qui se laissent séduire ont souvent des problèmes de santé, des handicaps qui surviennent parce qu'ils ont voulu aller trop loin...se dépasser, c'est bien...mais pas si on y laisse sa santé.
    Mais que des handicapés fassent du sport même en fauteuil roulant, qu'on leur ait donné cette possibilité, c'est magnifique...j'en connais un et c'est ce qui l'a sauvé du désespoir... et il n'est pas en attente d'une médaille

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    1. Faire du sport même en étant fauteuil roulant, c'est évident que ça fait du bien ! Et même si on n'est pas en fauteuil roulant, ça fait du bien et c'est bon pour le moral…
      j'en sais un peu quelque chose personnellement.
      La compétitivité absurde des J.O. c'est la déviance maximale du truc.
      J'ai séjourné dans un centre de rééducation qui à l'époque était par ailleurs spécialisé dans les accidents de sportifs de haut niveau…( les murs étaient tapissés de photos de pointures de haut niveau !) j'ai vu des gens complètement délabrés physiquement à 35 ans… de valides ils passaient à handicapés… (et je ne parlerai pas des dégâts liés au dopage à haute dose…). Ce que j'ai observé de mes yeux, c'est qu'ils étaient déprimés graves ! Ils avaient dans leurs programmes le passage chez le psy et le psychiatre. Mais ça on n'en parle pas dans le milieu du sport de haut niveau ! Ça ferait bien trop tache et n'intéresse pas les médias. Il y a bien trop d'intérêts financiers en jeu ! Et d'ailleurs que ce sont de simples dégâts collatéraux sans importance…
      Quand j'y repense… je trouve ça d'une tristesse absolue…

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