« 366 réels à prise rapide »
Aujourd’hui ça passe
Parfois, comme Brassens, je vais faire un saut au boulevard du temps qui passe. D'année en année il s'allonge : jusqu'où ira-t-il ?
Parfois je me retourne avec le désir de le remonter. Retrouver les façades du passé, les enseignes lumineuses aux couleurs du bonheur, les murs fissurés des maisons du malheur, le cinéma où j’entrais pour oublier les pavés disjoints de l'avenue.
Démolir les maisons mortes, remplacer par des résidences de Vie
Mieux vaut aller de l'avant sur l'avenue lumineuse de mes Champs-Élysées toujours espérés. Au bout le pari : plonger avec joie dans les abysses de l'envol définitif.
(100 mots)

Nous n'avons pas les mêmes références musicales, bien que je connaisse aussi Brassens. Mais ce texte m'a fait immédiatement penser à cette chanson ♫♪♫♪♫♪
RépondreSupprimerIl est vrai que nous n'avons pas les mêmes références musicales.
SupprimerJe connaissais peu Sardou. Tu me le fais découvrir car tu y réfères assez souvent dans tes billets ou commentaires. Vive les complémentarités !
Les deux chansons sont belles mais prenons le temps de vieillir................
RépondreSupprimer… Et aussi prenons le temps de vivre…
Supprimerc'est un texte super bien écrit! avec des métaphores parlantes...
RépondreSupprimerMerci !
SupprimerCoucou. Il est beau ton texte. Et donne envie justement d'aller vers l'Avant. Pour découvrir encore et encore, tranquillement. Ne pas être trop pressé, non. Savourer. Bises alpines.
RépondreSupprimerÀ mesure que les années passent, je rejoins la pensée de certains anciens qui disaient en substance : plus je vieillis, plus je réalise que je ne sais rien…
Supprimervers l'Avant pour la découverte, c'est ce qui donne chaque fois de nouvelles raisons de vivre.
Bises du plat Pays des ch'tis.
Se rappeler les moments heureux, oublier les moments malheureux, ne jamais regretter, toujours garder l'espoir.
RépondreSupprimerSe dire "si j'avais su", c'est pleurer sur le lait renversé.
Se dire "la prochaine fois" plutôt que "si j'avais su" me semble plus constructif, c'est du moins ce que je pense.
Tu as raison, il y a une manière négative, voire néfaste de regarder le passé.
SupprimerLa manière plus positive c'est d'en tirer des enseignements pour l'avenir.
On est riche de son histoire et de ses expériences si on regarde les dynamiques qu'elle contient même s'il s'agit de choses difficiles ou d'erreurs.
J'ai pensé à la chanson d'un personnage que je n'aime guère, Charles Aznavour.
RépondreSupprimer"Le temps, le temps
Le temps et rien d'autre
Le tien, le mien
Celui qu'on veut nôtre"
.....
Mais comme disait un poète (je sais plus qui), ce n'est pas le temps qui passe, c'est nous qui passons.
Il y a aussi « le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est… on est… » de mon cher Brassens !
SupprimerJ'aime bien la citation que tu donnes.
Un quai qui mène vers un autre monde. Au bout, un tout petit abri pour se reposer un peu et faire le bilan du chemin parcouru. Ensuite le saut inévitable vers l'autre rive. Tous les bagages resteront sur le quai, sauf ces richesses emmagasinées dans le cœur, celles-là je les garde. kéa
RépondreSupprimerOn abandonnera tous ces bagages qu'on croyait indispensables… même si on s'est délesté déjà au long du chemin.
SupprimerMaintenant, est-ce qu'il y aura une autre rive… ?
Je ne sais pas… je crois que, comme la mort est naturelle, peut-être qu'elle nous offrira une surprise inattendue… on verra bien… ou on ne verra rien du tout… !
Ça ne m'angoisse pas (plus) et c'est déjà pas si mal…
Tu as raison, je n'en sais pas plus que toi au sujet d'une autre rive !!! Y'en aura pas pour mon petit personnage, c'est clair pour moi. Pour le Je Suis que je suis ?... on verra bien ce qui va lui arriver, sauf que ce qui Est est, ce qui Existe existe ! kéa
SupprimerJ'aime beaucoup ta réponse, kéa, le mystère du je Suis dans le je suis, cette dimension de l'être profond que j'appelle le « plus que soi en soi », que devient-il ?
SupprimerQu'en est-il du « Royaume » que j'évoque parfois sur mon autre blog.
Presque dix ans après.............. je retrouve sur ce blog que je feuillette un peu au hasard, Alainx, Coumarine, Walrus et d'autres... j'en suis émue et me demande pourquoi je n'allais plus sur vos pages... par peur de ne plus vous y retrouver peut être ? Vous ne me connaissez pas beaucoup car j'écrivais peu, mais je ne vous ai pas oubliés, et je sais pourquoi : la qualité de vos écrits, leur intensité qui touche et l'amitié et la fidélité que vous cultivez entre vous ! Merci d'être encore là, tous , réunis sur ces Champs Elysées, où je passe aussi de temps en temps pour voir l'horizon !!! Je vous aime sans vous connaître.
RépondreSupprimerC'est vrai qu'on se connaît peu… je découvre presque avec étonnement que j'étais référencé chez vous…
Supprimerje suis allé à la découverte de vos œuvres… et je vais poursuivre quoi qu'il en soit…
merci aussi de qui vous êtes et à bientôt, car il faut revenir nous fréquenter !
;-)
Quand je serais sur le départ
RépondreSupprimerJe voudrais être traité comme une star.
Sur mon lit, je signerais des autographes
Et penserais à mon épitaphe.
« Il est parti mais reviendra un jour ».
Sous les sunlights, je dirais encore quelques mots
Avant d’avoir des ailes dans le dos.
Je partirais faire un tour
Et comme sur le quai de la gare
Vous me diriez au revoir
En agitant vos mouchoirs.
Point de crucifix, ni d’encens
Mais un gros cigare
Et quelques veloutes de fumée,
La dernière bouffée pour l’éternité.
Que voilà une chouette perspective pour s'en aller… !
SupprimerPour ma part pas de gros cigare, mais je ne suis pas contre un petit verre de rhum arrangé que l'on déguste et savoure peu à peu uniquement en y trempant la langue
;-)
Ton texte est magnifique...et j'aime bien la fin "plonger avec joie dans les abîmes de l'envol définitif"
RépondreSupprimerMerci gazou !
SupprimerJe dois avouer que j'aime bien la fin aussi, d'autant que cela m'est venu comme ça sans réfléchir…