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jeudi 9 décembre 2021

La paix profonde


Suite à mon billet d'hier et aussi à cette longue méditation qui mijote en moi depuis tellement longtemps, à l'image de ces plats mijotés pendant de longues heures sur le coin du la cuisinière à charbon de mon enfance.


La paix profonde est une solidité fragile.

La paix profonde est une intranquillité sereine.

La paix profonde est un ressenti éphémère et stable.

La paix profonde est une puissance faible


Voilà quelques-unes des manières dont on peut la pressentir et l'approcher au fond de soi. Parfois comme un diamant précieux, une perle rare, que l'on tient dans sa main et qui tout à coup coule entre nos doigts comme du sable.

Cela se produit quand on cherche à la garder pour soi-même. Elle se délite alors et impossible de la retenir. D'ailleurs on ne peut jamais la retenir.

C'est l'erreur souvent, celle que j'ai faite trop fréquemment. C'est un « donné continué en mouvement qui pousse à être » que l'on perd quand on veut le retenir. Ça ne s'achète dans nul magasin, et les marchands de bonheur, présents notamment dans toutes tromperies publicitaires, ne sont que des charlatans.


Il faut sans doute une longue fréquentation des profondeurs de l'être et quelques maîtres pour nous guider à la fois à nos côtés et au-devant de nous. Pas des gourous. Pas les grands chefs des grandes sagesses devenus des dieux. Ces maîtres là sont souvent à notre porte, où nous les croisons sans les voir, tellement indifférents et centrés sur nos petits problèmes.


J'en ai rencontré des grands maîtres, hommes et femmes de l'ordinaire, qui n'écrivent pas de bouquins, ne ressemblent en rien à cette nouvelle sous-espèce qu'on appelle : « influenceurs ». Ils ne bavessent pas des mots et des arguments. C'est seulement leur vie qui témoigne de l'être intense qu'ils sont, et de la grandeur de l'humilité qui les caractérise. Il nous transforment par osmose consentie. On perçoit en eux/elles ces caractéristiques de la paix profonde que je citais en commençant.


6 commentaires:

  1. J'aime bien l'idée que la vie des gens témoigne de ce qu'ils sont. On est ce qu'on fait, pas ce qu'on écrit.
    Quant à la paix par la consommation ou la possession de biens, quelle farce !

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    1. En effet, l'essentiel est le témoignage par la vie et l'action. Je n'exclus évidemment nullement l'écrit, mais sa crédibilité dépend du témoignage de vie.
      D'ailleurs nul ne peut se déclarer « maître ». C'est uniquement le disciple qui emploie ce terme, parce qu'il côtoie le témoin et son action. Et qu'il a l'aptitude de l'analyser.

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  2. Anonyme10/12/21

    Difficile de mettre des mots sur le ressenti profond qu'est la Paix.
    Elle habite chacun et les vendeurs de rêves le savent
    mais ce qu'ils offrent est une illusion que nous prenons pour le Réel, pour un moment,
    une illusion qui coule entre les doigts comme du sable.
    Jusqu'au jour où, lorsque la soif est devenue brûlante, nous sommes en mesure de reconnaitre
    celui qui apporte l'eau véritable.
    Pour ma part, ça peut être un guru, un master, un maître (ce ne sont que des mots de différentes langues qui signifient la même chose).
    Celui qui peut te faire passer de la noirceur à la lumière est un vrai maître.
    L'esprit souffle où il veut, aussi bien en Inde qu'en Afrique, qu'en Europe, qu'en Canada, etc.
    Une chose est claire pour moi, nous cherchons tous la Paix et cette Paix est en chacun comme le Royaume est en chacun et nous n'aurons de tranquillité que de l'avoir trouvée. kéa

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    1. Anonyme10/12/21

      J'aime beaucoup tes définitions de la Paix
      quelles belles et justes façons de la décrire :

      La paix profonde est une solidité fragile.
      La paix profonde est une intranquillité sereine.
      La paix profonde est un ressenti éphémère et stable.
      La paix profonde est une puissance faible.
      kéa

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    2. Merci beaucoup pour ce commentaire qui me rejoint tout à fait.
      Je soulignerai l'importance de ce basculement qui se produit « lorsque la soif devient brûlante ». Je pense à cette phrase que j'ai plus d'une fois entendue dans mon cabinet de consultation, sous une forme ou sous une autre : « et pourtant ! J'ai tout pour être heureux/heureuse ! » Alors on peut engager la recherche vers : il doit probablement manquer quelque chose, non ?
      J'aime la définition du maître : « celui qui fait passer de la noirceur à la lumière ». Ma petite expérience me fait dire que c'est une personne que l'on se choisit, vers laquelle on est conduit par des circonstances où des personnes. Il se passe alors quelque chose de singulier parce qu'on se dit sans se le dire très clairement au début : « voilà, c'est lui/elle que mon être attire du fonds de mes profondeurs ! ». On « va vers » comme un mouvement, et on ne peut faire autrement.
      On peut lire des tas de bouquins, et même rencontrer des « Maîtres patentés et labellisés » sans que rien ne se déclenche de ce mouvement spécifique. Un maître, c'est toujours le futur disciple qui le choisit vraiment, et qui entre dans la transformation non pas qu'on lui impose, mais que le maître fait naître en soi-même. Et ce n'est pas de la décision du maître.

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    3. Anonyme12/12/21

      Je reconnais mon expérience dans la tienne. kéa

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