Mes chroniques estivales sont terminées (ah bon ? Vous aviez remarqué ?). Voici le retour à la réalité de l'ordinaire passionnant. Oui, car il faut dire que la parenthèse estivale ne comptera pas parmi les meilleures, loin de là. Je ne reviendrai pas sur la canicule et autre joyeusetés qui m'apportèrent plus de désagréments que de réjouissances. Mais, « faute de grives, on mange des merles » comme disait Tintin dans je ne sais plus quel album. Cette phrase, dans ma tête de gosse, j'ai mis des années à ne pas en comprendre le sens ce qui m'a valu des nuits blanches interminables comme des banquets d'anciens combattants. D'autant que je n'ai jamais mangé ni grives, ni merles. C'est dire si je suis un ignare dans l'ordre de la papille vibrante.
Bref, revenons au réel qui m'attend.
Je vais de nouveau me gigoter les neurones intelligemment (si, si !). Je sais bien qu'ils se comptent sur les doigts des petits lépreux de Jakarta, chers à Anémone dans le célèbre Père Noël, mais qu'importe, ils risquent de s'user si on ne sent sert pas.
Nous allons reprendre les travaux de groupe dans l'édition. Je me réjouis de retrouver les membres du comité auquel je collabore. Des têtes bien faites, à l'intelligence intuitive. Qui évitent les baratins inutiles de l'égocentrisme. C'est précieux. On ne perd pas son temps. En revanche la densité des propos demande le temps d'assimilation. C'est l'objet de nos pauses. Dans le passé les réunions étaient « en présentiel » comme on dit maintenant. On se voyait à Paris, pour 48 ou 72 heures. L'hôtel était confortable, la salle de réunion aussi, et on avait nos habitudes dans un restaurant proche. Nos débats étaient constructifs et animés, entre consensus et coups de gueule. À présent c'est par écrans interposés, chacun chez soi. Les séquences sont plus fréquentes mais plus courtes. Il manque quand même la proximité physique, qui rend palpable la chaleur humaine, physiquement réchauffante, que l'écran ne permet pas. N'empêche, on a tous pris de l'âge, de l'expérience sans doute, une forme de sagesse peut-être. Je crois que nous perdons moins de temps en circonvolutions inutiles.
Je me réjouis de ne plus être en « âge de travailler », parce que le télétravail je me dis que ça va user bien des gens qui vont franchir le seuil du burnout plus tôt que prévu. L'observation montre qu'il faut des années pour s'en sortir, quand on en sort , quoi qu'il en soit, ce n'est jamais sans séquelles.
Il y a aussi d'autres engagements tout aussi importants à mes yeux mais que je ne développe pas ici. Rien de secret, mais je réalise l'attachement que j'ai à ces contacts fécondants ma terre intérieure, vitalisant mon être. Cerner ce que je pense important d'essayer d'accomplir avant que la Camarde ne vienne me dire que maintenant ça suffit ! J'aimerais bien quand même partir en paix autant qu'il se pourra. Rien n'est sûr, d'autant qu'on ne résorbe pas les errances d'une vie d'un coup de baguette magique de la fée Clochette. De toute façon je ne laisserai que les traces de l'oubli.
Enfin, en parlant d'oubli, je ne perds pas de vue ce projet d'un nouveau bouquin.… qui sera le dernier !
Ce sera tout pour aujourd'hui.

L'ordinaire... Vaste sujet, vu que l'ordinaire, il me semble, est une pure vue de l'esprit. Je m'explique: l'ordinaire de chacun est unique, on s'imagine vivre des choses banales mais elles ne sont banales que pour nous-mêmes. J'espère que tu ne vas nous délaisser pour autant, et continuer tes chroniques extraordinaires. Bises
RépondreSupprimerTu as raison, l'ordinaire de chacun est unique, et chacun le vit comme il le veut, le peut, le désire… dans la limite du « on fait comme on peut ! ». L'ordinaire n'est pas le routinier.
SupprimerLes choses sont banales si on n'y est pas « présent effectivement ». C'est vrai qu'on peut éplucher des patates ou cirer ses chaussures en pensant à autre chose…
L'ordinaire que j'évoque, c'est-à-dire ce que j'engage, je le vis le plus souvent avec passion, intérêt et engagement.
Je rédigerai des chroniques ordinairement extraordinaires !
L'hôtel, la salle de réunions , les restaurants ça devait être top , sûr que en téléconférence c'est moins bandant ! Mais puisque vous avez tous pris de l'âge et de la sagesse , ça va bien se passer !
RépondreSupprimerNous allons vers un monde où l'on ne se verra plus physiquement , nous communiquerons par facebook ou whatsapp , ça nous fera des économies de déo , en vrai c'est assez horrible !
J'ai fait un peu de télétravail sur la fin de ma carrière : quelle catastrophe pour l'humanité !
Je te souhaite succès pour ton nouveau bouquin .
l'Marco
Ce n'est pas très excitant le monde (du travail notamment) qu'on nous fait vivre par écrans interposés. Certes ce monde amène beaucoup de bonnes choses, l'ouverture, mais aussi il est piégeux par ses fermetures d'un autre côté et par sa structuration qui nous fait prisonnier des algorithmes prévus pour ça. Et augmente le « taillable et corvéable à merci de jour comme de nuit »
SupprimerMerci pour tes souhaits !
L'ordinaire peut être perçu pour extraordinaire pour qui ne vit pas la même chose et qui trouve son ordinaire bien morose. Pour le télétravail, qu'en dire cela on commençait à en entendre parler avant ma retraite, j'étais contre arguant du fait que cela nous coupait du monde de l'entreprise et qu'à terme cela arrangerait bien les patrons pour diverses raisons que je n'étalerais pas ici. Bref un coup de covid on se frotte les mains.. mais certains et même des patrons commencent à déchanter comme quoi...
RépondreSupprimerBelle journée Alain
Tes propos et ton analyse sont très pertinents. Je connais une famille citadine qui a tout vendu pour aller « s'installer télétravailler à la campagne ». Ce devait être un nouvel eldorado. Il commence sérieusement à déchanter, l'eldorado s'avère un désert aride… et l'employeur réclame une présence au siège en ville, mais ils sont maintenant à 400 km !
SupprimerUn nouveau bouquin ? si c'est dans le genre pensées plongeantes, je suis cliente certainement ! kéa
RépondreSupprimerCe serait probablement dans cette veine là… mais bon… il y a peut-être déjà trois ou quatre pages écrites… mais il y a loin de la coupe aux lèvres…
SupprimerIl n'y a pas toujours besoin d'extraordinaire pour se sentir bien, se satisfaire de l'ordinaire n'est pas si mal, et c'est parfois même mieux.
RépondreSupprimerUn nouveau livre ? Oh oh ! Tu m'intéresses... Mais pourquoi le dernier ? On ne peut pas dire à l'avance... En tous cas, il viendra compléter ma collection (sourire).
Bon week-end, Alain.
Tu fais parti de mes lectrices fidèles. Ça m'impressionne d'ailleurs que mes livres, les deux premiers notamment, circulent un peu partout. J'ai mis du temps à comprendre qu'une fois publié un bouquin échappe totalement à l'auteur. D'autant qu'il y a des choses que j'écrirai autrement que ma rédaction d'il y a plus de 10 ans
SupprimerLe quotidien ? Il n'y a guère que les héros pour affronter cet ordinaire ! Et c'est passionnant.
RépondreSupprimerTient cet AM mon ordinaire était fait de ménage, de découpe de deux passepartouts pour l'expo et de cuisine de navettes (biscuit marseillais à la fleur d'oranger). Rien d'extraordinaire... mais il suffit de décider le contraire pour que ça le devienne !
Faut-il d'ailleurs chercher l’extraordinaire qui a souvent une dimension tragique ?
Ce qui extraordinaire, c'est de prédire que ce sera ton dernier livre !
Bonne nuitée !
C'est curieux… on commente surtout le titre du billet !
SupprimerEt j'aime beaucoup ta réflexion sur la décision pour les « actes ordinaires » (et pas tant que ça) de la vie.
Et j'espère que tes projets se développent extraordinairement bien !
Tu vas pouvoir passer à l'ordinaire des chroniques automnales...
RépondreSupprimerComme certains Bourgognes, je suppute que ce sera un "Grand Ordinaire".
Merci d'avance.
Je vais cultiver les vignes de l'inspiration… ça évite d'expirer…
SupprimerBel ordinaire fructueux à toi AlainX !
RépondreSupprimerMerci
SupprimerLe nombre de phrases dont on n'a pas compris le sens. Tiens,il faudrait faire une liste !
RépondreSupprimerl'essentiel étant de comprendre le sens de la vie;)
Ces travaux de groupe me feraient presque envie...
Cette fée Clochette, vous avez son numéro de téléphone, j'aurais un truc à lui demander ?
Vos neurone vont se vitaliser, cette année, beau programme !
Dans le passé j'ai longtemps vécu seul au pays de mon individualisme. J'étais plutôt comme Brassens : « plus de trois, une bandes de cons ». Mais j'ai fait l'expérience qu'à cinq on peut devenir une bande d'intelligences non artificielles. À condition de télécharger le bouquin « la fécondité de l'altérité pour les nuls ».
SupprimerDésolé pour le téléphone de la fée Clochette, le numéro n'est plus attribué.