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mercredi 7 juin 2023

Promenade



Le ciel bleu limpide a déposé quelques nuages blancs diaphanes, histoire de rompre la monotonie ambiante. Le soleil se comporte comme une poursuite de théâtre, faisant briller de son incandescence tout ce qu'il touche aux alentours. En particulier les fleurs du jardin qui passent de jolies à splendides sous la caresse chatoyante de ses rayons, enchantant ainsi le spectateur de cette nature embellie.

Ce n'est pas encore la toufeur de l'après-midi, mais la douce montée. Elle part de la revigorante fraîcheur matinale et se dirige vers l'infinie douceur d'un avant-midi prometteur. Le moment s'en vient de prendre Route.

La vie s'épanouit.


Bien plus loin, là-bas, au-delà des barrières, l'augure désire refroidir ce qui devrait rester en vie. L'aventure ne mérite pas de se terminer ainsi. L'espoir ténu demeure cependant. Il est des sursauts inattendus, des déclins qui s'offrent des renaissances. Des présages funestes qui manquent de discernement. Prendra-t-on le Chemin ultime ?

La vie se fane.


Le promeneur parfois s'assoit sur le banc du parc près de l'avenue. En montagne sur la pierre du raidillon. Réfléchir jusqu'à la limite. Contempler yeux fermés. Respirer à en étouffer. Prier peut-être. 

S'activer à ne rien faire qu'offrir l'utile présence de celui qui aime.

La vie se retire.


(À celle qui ne lira pas)




 

20 commentaires:

  1. Et à celle qui ne lira pas... qui ne lira plus.
    Je suis triste.
    Bisoudoux ♥

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  2. Quel beau texte, émouvant, qui dit l'abandon, l'acceptation. Poignant, et pour autant pas triste, plein de lumière, de douceur.
    L'amour qu'on a pour nos proches, au fond, s'il est réel, c'est toujours un amour à vie. Un amour infini. Cet amour-là devrait remplacer le chagrin.
    Je t'embrasse ♥

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    1. Merci pour tes mots, chère Baladine, l'affection que l'on porte à celles et ceux avec qui on a partagé affection et amour, c'est inscrit en nous pour toujours, mais il faut le temps que cela prenne place au fond de nous quand l'événement vient de se produire.

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  3. Célestine7/6/23

    Ton billet est un très bel hommage. Sensible et pudique. Et empreint de cette philosophie de vie qui anime les êtres quand ils voient se profiler l’inéluctable. Un mélange de tendresse, de renoncement, d’espoir et de chagrin. L’âme humaine dans ce qu’elle a de grand.
    Tendresses

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    1. C'est exactement ça, chère Célestine, tu traduis très bien ce que je ressens. Bien sûr on s'attend à l'inéluctable, mais quand il se produit, bien des ressentis viennent s'entremêler.

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  4. Un texte que j'aurais aimé savoir écrire. Un texte qui a une résonance particulière... C'est juste beau.

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    1. Merci, mais tu sais très bien exprimer aussi ce que tu vis et ressens. Cela résonne tout autant si je réfère à ton dernier billet que je n'ai pas encore su commenter.

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  5. Je ne sais quoi dire.
    Juste te lire.
    Et te relire.
    Et te dire "merci".

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    1. Tes quelques mots disent beaucoup plus qu'un long discours et me touchent profondément, comme tu t'en doutes.
      Merci… de ton merci…

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  6. J'ai (j'allais écrire -hélas- ) lu ton texte et je regrette donc qu'il ne soit pas écrit pour moi tant il est fort et doux.
    Amicalement.

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    1. À travers un événement singulier marquant, mon texte parle de la vie en ses états diversifiés. De cette manière il est pour toi aussi… merci pour tes mots.

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  7. Ambre Neige9/6/23

    je suis sous le choc depuis hier

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    1. Je comprends. Nous sommes un certain nombre à l'être.

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  8. Texte mystérieux et mélancolique. Peut être s'agit-il de Coumarine? J'ai eu un choc en apprenant son départ

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    1. C'est bien d'elle dont il s'agit en effet.

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  9. Commentaire de Aubépine
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    Elégant, poétique, pudique et poignant cet hommage À celle qui ne lira pas.
    Je t'embrasse.

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  10. Anonyme11/6/23

    La lumière danse lorsqu'on ferme les yeux. Rien ne l'affecte, elle danse jour et nuit et d'elle tout nait et disparait. Tout est comme il se doit, ni bien ni mal. Un petit être humain peut décevoir, mais Elle jamais ne déçoit. kéa

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    1. Anonyme11/6/23

      Au sujet de pouvoir décevoir, je parlais de moi. kéa

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  11. Merci pour ce texte écrit pour Elle

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  12. Elle est douce et pudique ta promenade où côte à côte nous pouvons marcher sans dire un mot et sans que cela gêne........

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