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| Montage AlainX |
Le temps se tire vers les délires
Je regardais par la fenêtre
à ma montre l'heure avançait
à pas cadencés
plus question qu'on répète.
L'époque du balancier était passée
l'électronique avait tout cassé
le temps s'accélérait
pourtant je continuais d'espérer
qu'il s'arrêta
juste pour un constat.
Tire et retire les aiguilles ma fille
Pour que jamais plus le tic-tac grésille
cette montre est en toc
et je la boycotte.
Le temps s'étire
moi je me tire
il est temps de sortir.
J'ai dit à ma toquante
montre-toi à la minute présente
montre-toi à la hauteur
montre-moi la bonne heure
montre-moi le bonheur.
Ce ne fut pas pour autant le bon réveil
seules restent des séquelles
du temps d'avant quand ce n'était pas encore l'heure
de ces foutus ordinateurs.

J'y pense quelquefois à "ce temps d'avant, quand ce n'était pas encore l'heure de ces foutus ordinateurs", et je me demande si j'aimerais y retourner … pourtant, je ne m'ennuyais JAMAIS, mais j'ai remarqué, à l'occasion de pannes d'internet durant ne serait-ce qu'une journée, à quel point je suis devenue dépendante de mon ordi, qui est notamment mon outil d'écriture… et que dire de mes enfants et petits-enfants, qui pour la moitié d'entre eux se servent de leur portable même en notre présence ?
RépondreSupprimerBon week-end à toi Alain
Retourner au temps d'avant, ce ne sera pas dans mes projets. C'est l'envahissement de ces bécanes et de leurs descendants qui devient préoccupant. De plus en plus dépendants nous sommes. On s'est laissés être sous la domination des machines pour quoi que ce soit. Paraît que ça va être « le meilleur des mondes »…
SupprimerBonne journée, bon dimanche à toi. Toujours heureux de te voir passer par chez moi.
Avec le temps, avec le temps, va, tout s'en va, on oublie le visage et on oublie la voix ....
RépondreSupprimerhttps://www.youtube.com/watch?v=Bj3aTZePVQw
Ralentir le temps, le temps devenu électronique, mais où donc est passé ma vielle montre, je ne sais plus vraiment, où est-elle ?
vieille
SupprimerMagnifique chanson de Léo Ferré qui me fait vibrer depuis des années… dans une interview à une « radio libre » (ah le bon vieux temps des radios libres de ce temps-là !) ont m'avait demandé ma chanson préférée, j'avais cité celle-là.
SupprimerJ'ai retrouvé une vieille montre chronomètre avec remontoir des années 1960. Elle fonctionne toujours parfaitement. Elle n'avait pas été remontée depuis au moins 30/35 ans…). Tu imagines ? Une montre qui fonctionnait sans piles ! [Je signale pour les jeunes qui passeraient par là que ça a vraiment existé…] ;-)
Tu as remis en mémoire, mes souvenirs d enfant lorsque la pendule du salon égrenait les minutes, nous n 'y prêtions plus d 'attention si ce n est que par moment lorsqu 'elle sonnait les heures c'était "gonflant". mais je ne sais pourquoi je me rappelle de cette horloge en revoyant la quiétude du moment, tout semblait chaud, douillet et rien de mal ne pouvait se passer. C'est bete en fait mais j'ai l'impression que j'étais à l'abri du danger et y pensais je seulement? Aujourd'hui l'ordinateur et les téléphones portables laisseront t ils ce genre de souvenirs à nos descendants?
RépondreSupprimerNous étions heureux ainsi, ils le sont avec le numérique qu'y aura t il dans 20 ans?
En ce qui me concerne, c'est ton commentaire qui m'a fait revenir les souvenirs du carillon mural de la véranda, avec son balancier et son tic-tac qui sonnait les mélodies de Big Ben (on pouvait cependant le régler). J'ai plutôt le souvenir que c'était apaisant en termes de rythme et de ponctuation du temps.
SupprimerQue restera-t-il dans 20 ans de cet envahissement électronique et numérique ?… Va savoir ! En tout cas je commence à constater un certain éloignement dans les générations montantes pour un retour au « matériel palpable avec les doigts et les mains » plutôt que de sans cesse tapoter sur un écran. À suivre !…
Envahissant, c'est le mot : pour pouvoir continuer à accéder à mon dossier sur le site de mon assurance complémentaire dès janvier prochain, il faudra utiliser Itsme comme seul moyen d'identification. Quand j'ai voulu charger l'application sur mon smartphone (un vieux brol hérité de mon épouse que j'utilise comme un GSM, il a même pas de GPS) le machin m'a dit que la version de mon système Androïd était trop ancienne, j'ai dû changer de smartphone (et tenter d'échapper un max aux questions intrusives des applications de la machine lors de la mise en service).
RépondreSupprimerBientôt tu ne pourras plus rentrer dans un grand magasin sans montrer un QR code permettant aux vigiles de vérifier que ton casier judiciaire est vierge !
SupprimerRemarque, ce sera seulement une étape intermédiaire avant la reconnaissance faciale généralisée où que tu sois !
Le bonheur est dans le Cloud !
Boycotter le toc, bonne idée, mais avant de sortir, réfléchir est important. il faut peut-être partir sur la route des séquelles pour voir ce qu'on peut reconstruire.
RépondreSupprimerJe réfléchis à l'idée d'acheter un miroir pour voir en arrière si l'on perçoit mieux l'endroit où je suis en train de reconstruire la maison du bonheur.
SupprimerFais gaffe de ne pas confondre rétroviseur et rétrograde... :-)
SupprimerMerci pour le texte et la traduction.
RépondreSupprimerJ'ai étudié et mis au point ma première carte processeur en 1974.
RépondreSupprimerCe fut passionnant (et rémunérateur).
Puis le "progrès" aidant, je me suis aperçu que l'idée que je me faisais de mon métier, passionnant au demeurant, était très "romantique".
Nous -car beaucoup d'entre nous, frais émoulus de l'université- , pensions ainsi décharger de travaux pénibles, dangereux ou routiniers les ouvriers.
Qu'ils pourraient ainsi avoir du temps pour apprendre, se cultiver, profiter de la vie.
Hélas, nombre d'entre nous en sommes sortis avec une impression intense de cocufiage car nous avons surtout fourni des clients à Pôle Emploi anciennement ANPE...
L'argent rapporté par le travail des robots est allé remplir des poches qui débordaient déjà et ceux qui auraient dû profiter du progrès ont été soit envoyés au chômage, soit sont restés des esclaves sans espoir d'amélioration de leur sort.
Mais bon, j'aurais au moins eu la chance de faire un métier qui m'a passionné et nourri toute ma vie active alors que tant se sont ennuyés à gagner leur pitance.
Une pitance souvent acquise de façon trop pénible pour une si maigre pitance pour beaucoup...
Je crois bien comprendre ce que tu exprimes (oui, j'ai le sentiment de ne pas être encore complètement fada, malgré mon âge avancé), on a tous pensé que le Progrès était la Divinité favorable de l'avenir. C'était faux, mais ça avait un peu de vérité.
SupprimerÀ propos du monde ouvrier, j'ai eu à connaître de l'arrivée des robots de peinture dans les usines automobiles. Ça remplaçait les ouvriers qui avaient les éponges qui pourrissaient à force de respirer à pleins poumons de la peinture en micro gouttelettes. Bon, reconnaissons que c'était des étrangers qui ne savent pas lire les consignes… alors… c'est pas tout à fait de notre faute !
Alors oui ça gonflait l'ANPE. Il y a d'autres exemples du genre.
Pour ma part ces dernières années je possède un fauteuil électrique bourré d'électronique. Mon fournisseur me parle de ses bécanes qu'on commande uniquement avec la voix ou avec une pipette et de ces tétraplégiques qui les font aller à toute berzingue dans les couloirs des centres de rééducation. Admiration garantie ! Mieux que les jeux des tordus-olympiques !
Tu as fait un métier passionnant et tu es un passionné. A priori tu n'as pas bossé pour améliorer la bombe atomique… c'est déjà ça… tu ne les as pas faites en amateur comme dans la chanson de Boris Vian.
En fait ce qui compte dans les progrès : c'est là où que ça tombe ! Dans le bien ou dans la merde ! C'est délicieux ou ça pue selon l'usage qu'on en fait !
J'essaie de ne pas trop verser dans la nostalgie et de vivre le mieux possible avec les outils qui nous sont donnés au quotidien pourtant je ne peux m'empêcher parfois de convoquer parfois quelques souvenirs enfuis comme le tic-tac et le carillon apaisant de l'horloge. Je ne portais plus de montre ces dernières années mais mes enfants m'en ont offert une connectée qui m'indique combien j'ai fait de pas dans la journée, le graphisme de mon trajet avec le dénivelé exact, les battements de mon cœur, la quantité d'eau que j' ai transpirée... C'est un beau cadeau qui m'a fait extrêmement plaisir mais, passé le temps de la découverte, ai-je vraiment besoin de tous ces renseignements ?
RépondreSupprimerJ'ai apprécié ton texte ainsi que ta jolie photo bidouillée.
J'aime bien ton expression « convoquer quelques souvenirs ». L'important est peut-être : pour vivre quoi avec eux ? Certains sont nécessaires pour ne pas dire indispensable à notre équilibre psychique. (Confer Alzheimer et autres aphasies…). Pour rester dans l'ordinaire, les miens me nourrissent parfois parce que j'entre plus loin dans la compréhension de mon histoire et de ses méandres, pour tenter d'améliorer l'ordinaire de mes jours actuels.
SupprimerJe vis sans montre depuis des années. L'heure est omniprésente partout. Je crois que je n'aimerais pas une montre connectée. Avec toutes les indications corporelles proposées on risque de terminer hypocondriaque ! ;-)
Merci d'être passé par chez moi, j'aime bien tes commentaires.
Les temps changent, diront certains, oui les temps changent, mais est-ce dans le bon sens ? Certains progrès, certaines inventions, ont été de bonnes choses pour améliorer la vie, la santé, oui, c'est vrai, mais tant de choses se sont perdues. Lorsque je vois tous ces jeunes le nez sur leur portable, sans un regard pour ce qui se passe autour d'eux, j'ai du mal. C'est pourquoi, lorsque Ruben vient à la maison (cet été, il est resté quinze jours tout seul, et quinze jours avec Noé, j'en ai donc bien profité :-)), et lorsque nous allons faire une marche autour de chez nous, je lui raconte, je lui parle de ce qu'on voit, les oiseaux bien sûr, les fleurs, les arbres, etc. Et je suis ravie lorsque c'est lui qui me pose des questions et qu'il s'ouvre de lui-même à ce qui l'entoure.
RépondreSupprimerSinon, lorsque j'étais gamine, je ne me souviens pas du tic tac de l'horloge, peut-être parce que nous n'en avions pas, mais je me souviens du tic tac du réveil, c'était un bruit rassurant et apaisant.
Belle semaine à toi, cher Alain.
Il me semble bien que les 50 dernières années dont nous sommes contemporains ont apporté bien plus de progrès qu'il n'y en a eu dans plusieurs siècles passés. Et il y a d'excellentes choses en effet, notamment dans les domaines de la santé, du travail et de sa pénibilité, etc
Supprimerpeut-être qu'on atteint un nouveau seuil, celui où il faut gérer « nos débordements » en termes de besoins bien au-delà du nécessaire. Une sorte de « trop c'est trop ». Un vieux médecin me disait les enfants ont beaucoup d'allergies, parce qu'ils ne vont plus l'été dans les champs faire la moisson et se confronter à toutes sortes de pollens dans la nature. Ils ne sont plus immunisés. J'ajouterai que bien peu de jeunes savent désormais « faire quelque chose de leurs mains » si ce n'est tapoter sur un écran !
Bon je voudrais pas trop faire discours de vieux… parce qu'au final j'aime quand même mieux notre époque que celle d'avant…
Bien vu et tu ne parles même pas de ces fabricants qui nous incitent à acheter leur camelote en spray destinée à aseptiser notre environnement question de réduire à zéro cette immunité dont tu parles et de nous rendre sensibles au premier microbe venu, assassins ! :-)
SupprimerMoi j'ai encore une montre à gousset. J'y tiens comme à la mrunelle d mes yeux !!
RépondreSupprimerUn ami de mon père en avait une avec une chaîne en or, dans la petite poche de son gilet à boutons… c'était d'un chic !…
SupprimerQuand je raconte à mes enfants que chez nous, lorsque j'étais enfant, nous n'avions pas le téléphone . D'ailleurs, personne ou presque ne l'avait. Nous disposions, tout de même d'une cabine téléphonique, installée à l'épicerie, mais que ledit téléphone n'était pas automatique, je vois bien qu'ils se demandent de quelle planète je viens ! C'était l'époque du 22 à Asnières... Pour tous les nostalgiques du "c'était mieux avant", je dis que ce n'est pas vrai, c'était seulement différent.
RépondreSupprimerJe crois bien que mes parents disaient déjà la même chose.
Mes parents ont pris leur retraite en Ardèche dans un petit village (début des années 70). Pas grand monde avait le téléphone là-bas… effectivement il fallait passer par une standardiste qui tenait le bistro du coin. J'ai appelé et elle me disait : « je vous mets en relation avec votre papa ! »… Quelle époque…
SupprimerPar chez nous, à la grande ville, on reprenait cette phrase d'un politique : « en France, la moitié de la population attend le téléphone, et l'autre moitié attend la tonalité pour pouvoir s'en servir ».
un petit coucou en espérant que tout va bien
RépondreSupprimerJ'espère que tu seras au rdv lundi !
Bon week-end !
Merci pour le coucou ! J'espère que tu vas bien également.
SupprimerOui, je serai au rendez-vous lundi, mon texte est déjà prêt…
j'espère que tu y seras aussi.
Bonne fin de journée et bon dimanche.