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lundi 18 novembre 2024

En terre happy

 

200ème Devoir de Lakevio du Goût.

Je suis sûr qu’il y a chez chacune et chacun de vous une endroit qui, bien qu’il ait peu changé a subi un changement qui, pour petit qu’il soit, a modifié grandement votre perception de l’endroit où il a eu lieu.
Et je suis tout aussi sûr que vous mourez d’envie de le raconter…

Pour la suite de la présentation vous pouvez la lire sur le blog de « le goût »


En terre happy

La consigne demande d'évoquer un endroit lié à quelque chose d'important pour soi, et depuis cet endroit a changé…Bon, ben, ça en fait des endroits possibles dans ma vie ! Et a priori aucun ne s'impose à moi plus que d'autres.

Tous ces lieux modifiés au fil des années par la modernité, l'urbanisation ou la destruction, s'il m'arrive d'y retourner et que je n'y reconnaisse plus grand-chose, je pense à  certains quartiers de mon enfance qui ont tous été grandement transformés, ça ne change rien à mes souvenirs. Il suffit que je ferme les yeux et me voilà sur les lieux avant. Quand je les rouvre, je me dis que les rénovations étaient nécessaires, pas toutes réussies, mais certaines offrent de nouveaux enchantements.

En fait j'ai l'impression de ne pas être tellement ni progressiste ni passéiste, au sens que la réalité concrète, c'est le présent et rien d'autre. Mais il nous  est sans cesse proposé d'échapper au réel, soit par retour arrière, soit par élucubrations sur l'avenir dont on ignore tout. Le métier de prévisionniste est une superbe arnaque, qui fonctionne parfaitement. Il n'y a qu'à écouter les médias chaque jour. Et, comme tout un chacun, à mes heures, je me fais avoir.

Geneviève Tabouis, célèbre chroniqueuse politique, des années 50/60, aurait encore du succès avec son célèbre « Attendez-vous à savoir… ». Elle concluait toujours son éditorial à radio Luxembourg par : « Au revoir, Mesdames et Messieurs, et à dimanche prochain, pour les dernières nouvelles de demain. ». Mon père n'en loupait pas une. Comme gosse, je n'y comprenais rien, mais j'écoutais quand même, pour faire « comme les grands » (clin d'œil pour  mes vieux lecteurs et lectrices).

Alors je vais choisir l'inverse. La rue où j'allais à l'école, qui existe toujours, relativement semblable à elle-même. Cette école qui fut mon enfer. Et là lorsqu'il m'est arrivé d'y repasser, il y a bien des années, j'ai dû arrêter ma voiture à cause d'une envie de vomir qui m'a saisi.
Le petit déjeuner qui passait mal, certainement.
 
À l'époque, je travaillais sur cette enfance lamentable qui fut la mienne. Quand j'ai raconté ça à la  psy elle a esquissé un sourire avant de dire une phrase du genre : « Alors donc, il a vraiment fallu que vous alliez repasser dans cette rue ? »
J'ai répondu que c'était un peu par obligation, j'avais un rendez-vous dans le quartier. En fait j'ai menti , j'avais fait le détour sciemment.
La fine mouche m'a répondu : « Je ne vous crois pas ! » J'ai osé murmurer :

- « Bah moi non plus… »
Ensuite, durant la séance, j'ai trucidé post-mortem au moins quatre ou cinq frères des écoles chrétiennes !
Une séquence mémorable ! Oh happy day !

32 commentaires:

  1. Un "travail" chez une psy qui a été efficace !
    Heureusement, je ne vomissais pas quand j'allais chez ma mère, mais en fait je n'y vais plus, c'est à peine si nous nous téléphonons, et à chaque fois elle raccroche au bout de 2 minutes maximum.

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    1. Les psys très efficaces existent : j'en ai rencontré !
      Pour ma part, je n'ai plus de parents vivants. Si ça présente l'avantage de reconstruire autrement les relations d'antan.

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    2. J'ai eu une psy formidable.
      Chaque fois que je lis comment est la relation de Fabie avec sa mère, j'ai le coeur serré, tellement serré. J'ai eu la chance de toujours être en relation avec ma mère (j'en avais tellement besoin), et qu'on puisse se parler, même si on avait du mal à communiquer ... cela m'a aidée à "comprendre", bien après sa mort, en revisitant nos échanges ..
      J'ai vu à la télé un film qui s'appelle "Pupille" vous l'avez regardé ? je me disais, si seulement on m'avait parlé, comme ça, sans arrêt ... si seulement on m'avait touchée comme ça, sans arrêt .... quand tout bébé je pleurais, ma mère m'a raconté que ma grand-mère me berçait, et ma mère lui disait d'arrêter parce que j'allais devenir capricieuse !
      sinon, je ne vomissais pas, je "m'évanouissais". On ne peut pas faire plus parlant, si ?

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  2. Je suis aussi d'avis qu'on ne passe pas par hasard dans les endroits. Il y a souvent moyen d'éviter ceux qu'on ne veut pas voir. Ni progressiste ni passéiste, les changements me laissent souvent pensive et silencieuse.

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    1. Il est des endroits marquants où l'on retourne volontairement, délibérément. Comme un appel ou une nécessité. Les retrouvailles sont parfois très instructives, parfois très décevantes. Dans un cas comme dans l'autre cela « enseigne ».

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  3. La réalité concrète, c'est le présent et rien d'autre. Cette phrase entre en résonance profonde avec ce que je ressens depuis très longtemps. Elle me met en joie.
    Tu traites le sujet imposé avec ton humour et ta sagesse qui vont si bien ensemble. Tu relates notamment une séance psy assez jouissive, qui t'a permis de tordre le cou à quelques fantômes du passé, de ceux qui font dire que non, décidément, ce n'était pas mieux avant, contrairement à ce que disent souvent ceux qui s'accrochent à un passé enfui.
    Bref, j'aime bien ton approche du temps, de la mémoire et ce ce qu'il nous est donné d'en faire, pour peu que l'on aime la vie. Intensément.
    Du grand Alain, mine de rien.
    Kiss
     •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. Cela m'attriste toujours les personnes ancrées dans le « c'était mieux avant ». J'ai un frère qui depuis plus de 15 ans vit dans le passé. Alors certes, il a fait une œuvre passionnante sur l'histoire familiale. Mais il est toujours « là-bas dans les lointains anciens ». C'est difficile de rencontrer quelqu'un qui a choisi de ne pas exister dans le réel d'aujourd'hui. Quand on évoque le présent, il répond toujours, du genre : « oui, mais tu te souviens en 1952… ».
      Ça me désespère… il n'est pas décédé, mais mon frère n'est déjà plus de ce monde !
      Tu évoques un moyen pour : permettre de tordre le cou à quelques fantômes du passé. C'est là l'important. Sinon les fantômes se croient maîtres chez nous. Un bon psy nous aide à rendre notre vie plus saine et plus tonique. Après, c'est l'amour qui fera le reste ! (Tu vois ce que je veux dire ? !)
      Merci pour tes commentaires qui font toujours autant de bien que tes textes sur ton blog. Baisers doux.

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    2. Je te reçois cinq sur cinq :-)❤️

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    3. Je ne me reconnais pas du tout dans la personne que tu décris, bien que je passe beaucoup de temps à rédiger l'histoire de mes ancêtres, qu'il m'est arrivé d'en partager des extraits et que de ce fait tu as évoqué la personne en question. Je ne vis pas dans le passé, je dois dire plutôt que je préfèrerai qu'il s'efface de ma mémoire !

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  4. Les mauvais souvenirs trouvent toujours une porte pour nous assaillir, tandis que s'estompent les meilleurs, c'est dingue tout de même !

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    1. Pour que les mauvais souvenirs ne nous assaillent plus, il faut leur régler leur compte. C'est, je crois, là le principal objectif d'un « travail sur soi » qui ne se fait pas en solitude.

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    2. Je suis d'accord avec Delia. Il y a des moments où j'aimerais que la mémoire soit comme une ardoise que l'on pourrait effacer. Je pense que le "travail sur soi" ne fait pas toujours tout..

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    3. Ambre
      Oui, tu as raison, le travail sur soi ne fait pas tout… ce serait trop beau !

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  5. Ah, toi aussi, tu t'es dit que le message de Jésus avait été plus trahi par ceux chargés de le répandre que par ceux qui en ignoraient l'existence mais faisaient le bien sans le savoir comme Mr Jourdain faisait de la prose... ;-)
    Du coup je ne crois plus guère en rien si ce n'est que le vrai malheur c'est la solitude, ce truc qu'on ne peut partager avec personne.
    Les souvenirs, c'est choeutte mais vivre dedans est le signe qu'on ava choper un torticolis qui va mal finir à force de croire qu'on vit en regardant derrière soi.

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    1. Jésus, ou d'autres, on sait très bien que dans l'ensemble c'est par les siens qu'on est souvent trahi !
      Tu as raison, le principal malheur c'est la solitude.
      Et le principal bonheur, c'est la joie d'être.

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    2. Je viens de repérer ton titre qui sur le coup m'a fait penser "tiens, il a regardé "Be tipoul" chouette série israélienne."

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    3. Ben non, je ne connais pas cette série ! En revanche je connais l'art du titre que tu cultives. Mais je ne suis qu'un pas limitateur

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  6. Le psy qui fait pschitt !
    Oui , j'ai l'impression d'avoir passé une bonne partie de ma vie à traiter des souvenirs désagréables ou destructeurs liée à des événements du passé, alors la fréquentation des psys je connais bien, j'y vais un peu comme on va chez le dentiste une fois l'an, et chaque fois j'y découvre des nouveautés sur moi même ou des souvenirs enfouis et un peu hors du champ de la conscience.
    Repasser dans la rue d'une école , ou d'un lieu où il s'est produit un événement marquant tout en suivant une psychothérapie c'est un moyen de tourner quelques pages.....

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    1. Effectivement, une psychothérapie permet de tourner quelques pages.
      Reste bien entendu à trouver la bonne personne, celle avec qui « ça matche ». Et ce n'est pas forcément une question d'accumulation de diplômes.

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  7. Anonyme18/11/24

    Lorsque ma petite fille avait environ trois ans, je remarquais à quel point elle vivait dans le présent. Si parfois je lui disais "te souviens tu hier lorsqu'on est allés voir les chevaux ?" Elle me regardait avec de grands yeux disant "c'est quoi ça hier mamie ?" Elle adorait les chevaux dans le présent. Les chevaux d'hier ne l'intéressaient pas du tout. Le présent est un vide qui se ressent, qui se goûte... un vide entre deux idées, entre deux pensées comme devant un coucher de soleil, les pensées s'arrêtent pour un instant et là on goûte le présent et c'est exquis. kéa

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    1. Bien entendu, de fait, on vit dans le présent. Mais la conscience d'y être et d'en ressentir l'instant c'est pas aussi facile qu'il pourrait y paraître.
      Ce n'est pas possible en permanence me semble-t-il. Et c'est peut-être pas plus mal non plus. On ne peut figer la vie dans l'instant.
      Reste que les petits-enfants sont de grands enseignants pour les adultes…

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    2. Anonyme20/11/24

      Je dirais que les petits enfants sont en permanence à cet endroit, libres de l'intellect, libres de jugement, libres de comparaison ou d'évaluation. Ils perçoivent tout directement.
      En général, l'adulte est incapable de demeurer plus de qq secondes à cet endroit de perception directe parce qu'il a appris à tout juger et comparer presque instantanément selon sa mémoire. Pas facile de déconstruire cette habitude.
      Selon ma compréhension il est possible et nécessaire de revenir à la perception directe, ce qui n'empêche pas de très bien fonctionner dans le monde : "...si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume..."
      kéa

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    3. En effet, la qualité de présence à l'instant est très intense et remarquable chez les jeunes enfants. J'avais observé ça chez les miens, mais peut-être encore plus chez mes petits-enfants lorsqu'ils étaient en bas âge. L'avantage du grand – parent c'est qu'il est dégagé des contingences quotidiennes. Même quand l'enfant est dans son monde imaginaire il a une présence aiguë à lui-même.
      Devenir enfant de nouveau, c'est en effet une des propositions de Jésus pour entrer dans le royaume intérieur. Une question de présence et d'intensité à l'instant. Cet homme propose une méthode… mais c'est vraiment plus du tout la mode en ce premier quart du XXIe siècle, où l'on fabrique des enfants assassins, maniant parfaitement les armes dès l'âge de 14 ans !

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  8. Anonyme18/11/24

    Chez un psychanalyste on travaille retravaille encore et encore. J'ai beaucoup payé pour le savoir. Mais comme dirait Edith Piaf je ne regrette rien.Et je vis au présent sans regret du passé... sauf peut-être un peu de mon âge qui ne peut qu'avancer...Charlotte

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    1. Une thérapie nécessite beaucoup de temps et un investissement conséquent. Tu as parfaitement raison. Le thérapeute est une aide, pas un substitut, sinon on reste dans la dépendance. Un kiné est une aide, mais c'est le patient qui fait le boulot…

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  9. Les personnes, les lieux, tout change au fil du temps. En bien ou moins bien. Comme toi je ne veux considérer que le présent, nous n'avons pas de temps à perdre -ce qu'il nous reste et forcément nous avons plus d'années derrière nous qu'à venir !- à ressasser le passé, s'y attarder... ne pas empiéter sur le présent qu'il nous appartient d'embellir ;-)

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    1. J'aime beaucoup ce que tu dis à la fin : il nous appartient d'embellir le présent.
      En même temps nous pouvons le nourrir de nos expériences de vie. Je crois que c'est ce que tu sais faire et qui est différent de ressasser le passé.
      Des bisous du pays des ch'tis !

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  10. Il y a 3 semaines, nous nous sommes donnés rendez-vous avec notre fils dans une petite ville où nous avions vécu 10 ans "devant l'école primaire qu'il a dit, elle ne doit pas avoir bien changé, je me rappelle bien où elle était"....L'école était en travaux, mais elle ressemblait bien à nos souvenirs, il n'y avait que la place qui avait changé..Mon fils n'y a pas eu forcément de bons souvenirs, peinant à apprendre, mais, il en a gardé de bons souvenirs....Les écoles de curés ont l'air d'avoir été très dures....La charité chrétienne, certains curés ne connaissaient pas....Bon, tant qu'ils ne se livraient pas à des gestes déplacés, voir plus, le reste était supportable, non ! Trucider les curés par psys interposé, ha, ha !

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    1. Les curés connaissent bien mieux comment faire souffrir au nom de Dieu, plutôt que pratiquer la charité et l'amour des autres recommandés par leur patron : Jésus.
      Quant à la pédophilie, elle existait largement déjà dans les années 1950, protégée par les alcôves catholiques. Je sais de quoi je parle, même si je n'en fus pas une victime directe.

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  11. Ci-après, deux commentaires reçus en notification de AMBRE, mais qui ne figurent pas sur mon blog :
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    « Je ne me reconnais pas du tout dans la personne que tu décris, bien que je passe beaucoup de temps à rédiger l'histoire de mes ancêtres, qu'il m'est arrivé d'en partager des extraits et que de ce fait tu as évoqué la personne en question. Je ne vis pas dans le passé, je dois dire plutôt que je préfèrerai qu'il s'efface de ma mémoire !»
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    « J'ai eu une psy formidable.
    Chaque fois que je lis comment est la relation de Fabie avec sa mère, j'ai le coeur serré, tellement serré. J'ai eu la chance de toujours être en relation avec ma mère (j'en avais tellement besoin), et qu'on puisse se parler, même si on avait du mal à communiquer ... cela m'a aidée à "comprendre", bien après sa mort, en revisitant nos échanges ..
    J'ai vu à la télé un film qui s'appelle "Pupille" vous l'avez regardé ? je me disais, si seulement on m'avait parlé, comme ça, sans arrêt ... si seulement on m'avait touchée comme ça, sans arrêt .... quand tout bébé je pleurais, ma mère m'a raconté que ma grand-mère me berçait, et ma mère lui disait d'arrêter parce que j'allais devenir capricieuse !
    sinon, je ne vomissais pas, je "m'évanouissais". On ne peut pas faire plus parlant, si ? »
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    MA RÉPONSE
    sur le premier commentaire :

    C'est clair pour moi que tu ne vis pas dans le passé. Tu ne ressembles en rien au frère que j'évoque !

    Sur le deuxième commentaire :
    j'ai vu le film « Pupille » très touchant et qui m'a beaucoup marqué. Je me suis fait le même genre de réflexion que toi. J'ai appris bien des années et des années plus tard, par ma marraine, que ma mère me laissait pleurer longtemps dans mon berceau, d'une part parce qu'elle était occupée ailleurs, et d'autre part parce que c'est paraît-il « très normal pour un bébé ». Il y avait aussi le même raisonnement. Ne pas en faire un enfant capricieux. Elle a réussi à faire de son fils un enfant douloureux, c'est bien mieux !

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  12. J'ai fait l'école publique !
    Et aucun prof ne m'a laissé de mauvais souvenir. Peut-être est-ce pour cela que je suis prof moi-même.
    J'ai revu récemment la petite école de mon enfance. Elle a fort peu changé, l'environnement oui, mais rien qui ne gâche ou altère les souvenirs.
    Avec ma chère et tendre, cet été on a fait le tour des écoles, collège et lycée qu'elle fréquentait quand elle était pitchounette. Et là encore finalement, c'était plutôt de jolis souvenirs, le lycée avait changé, on a eut du mal à trouver l'entrée par où elle passait. Mais rien qui n'ai changé la perception, pas de mauvais souvenir qui remonte, un peu de nostalgie. le temps qui passe. quoi !

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    1. Cela me fait grand bien de lire ton commentaire. J'ai eu aussi un certain nombre de témoignages dans le sens d'une belle scolarité réussie. Ça donne des souvenirs très constructeurs de soi. Et que tu sois devenu prof n'est pas le fruit d'un hasard.
      Mon épouse a aussi de bons souvenirs d'école et ça m'a fait du bien quand je l'ai appris. J'ai vécu ça comme « une chance pour moi ».
      Merci encore d'apporter quelques belles choses au moulin de la vie.

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