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jeudi 12 juin 2025

Narcissisme, quand tu nous tiens !


En quête d'un texte, écrit il y a bien longtemps, et que je souhaitais retrouver (ce qui ne fut pas le cas…) je fouillais dans les archives de mon ordinateur. Je m'étonne du nombre de pages que j'ai pu écrire depuis l'an 2000 ! (Avant j'ai perdu la trace de beaucoup de choses).
Je ne compte pas ici tous les textes professionnels dont j'ai pu être l'auteur, travaux de recherche personnelles, diffusées ou pas, articles divers, rapports officiels, conférences etc. je ne compte pas non plus le plaisir que j'ai eu à écrire de multiples lettres avant le temps des écrans.
Incroyable comme je suis un terrible bavard par la plume ou le clavier !

À quoi tout cela a-t-il vraiment servi ?
J'ose à peine ce constat : à pas grand-chose !
Je ne dis pas : à rien, mais franchement c'est juste quelque gouttes dans un océan de productions diverses et variées.
Et pourtant cela occupa des milliers d'heures de mon existence et plus encore.
« Vanité des vanités » aurait dit mon père !

Ce n'est pas que je doute de moi ou que je me renie à posteriori.
 Non, c'est juste le constat du pas grand-chose qu'est notre passage  sur cette petite planète perdue dans l'univers.
Ça relativise, en même temps que ça rend très précieux des instants d'une intensité peu commune qui passent alors dans une dimension éternelle.


J'aurais laissé la trace d'une étoile filante.
Peut-être que l'un ou l'autre qui aura aperçu cet instant d'éternité s'exclamera : « Oooh ! ».
Et finalement, ce sera déjà pas si mal…

35 commentaires:

  1. (colorer quelque chose chez moi)

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  2. C'est tellement joli le passage d'une étoile filante ! :-)

    Toujours garder à l'esprit que, lorsqu'on écrit, c'est avant tout pour soi-même...
    (et pour clarifier les choses en soi).
    En cela, rien de ce que l'on met sur le papier (ou ailleurs) n'est inutile !

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    1. Tu as raison : on écrit pour soi-même. Totalement ou partiellement. Pour son propre profit, ou partager avec d'autres.
      Parfois on est surpris a posteriori : j'ai écrit ça il y a 20 ans ? ?
      Signes concrets de se prendre en flagrant délit d'évolution.

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  3. Merci beaucoup pour ton commentaire qui touche mon âme.
    Je viens justement de publier un texte sur cet autre blog qui était en sommeil depuis bien des mois… comme j'y écris moins, le lectorat a presque disparu… Cependant je m'y exprime encore de temps à autre, même si c'est quelque peu dans le désert…
    Mais que cela ait de bons retentissements sur ton écoute des personnes qui évoquent « Dieu et la religion », je ne peux que m'en réjouir grandement.
    Il y a aussi la réciprocité, de mon côté j'ai appris beaucoup de choses en te côtoyant sur le contexte de tes origines et de ta vie. Ces échanges et l'intérêt pour nos différences, c'est tellement une bonne chose pour le monde des hommes et des femmes. Alors qu'on ne nous parle que de repli sur soi et de « rejet les étrangers et des migrants ».… Quelle tristesse !

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  4. Pour le "Ooooh !" de ton passage sous forme d'étoile filante, je doute.
    Pourquoi ?
    Parce que ceux qui n'auront pas les yeux sur l'écran de leur smartphone seront en train de dormir.
    Le reste des humains ne verra pas d'étoile filante car il fera jour...

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    1. Voilà une interprétation poétiquement matérialiste pour échapper à la fois au déterminisme et au mysticisme ! :-)

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  5. Anonyme13/6/25

    Plus on prend une vision de hauteur, plus on en vient au constat que tout finalement pourrait ne servir à rien, puisque nous sommes comme le dit mon père qu'une petite étincelle dans ce grand univers. Et pourtant.... Je nai pas eu cette impression que ta présence, et tes mots n'ont servi à rien.... Il faut tout de même garder les pieds sur terre. Quand on prodigue le bien autour de soi, ça contribue à rendre meilleur le monde et parfois c'est même contagieux. C'est tellement agréable de vivre sans méchanceté, j'entends par là la méchanceté gratuite......
    Ellinda.

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    1. La fin de ton commentaire me ramène à des réalités vécues. Je rends hommage à toutes celles et ceux qui font un peu de bien sur terre. J'ai même écrit un livre à ce sujet, vu de ma petite fenêtre. Mais je crois aussi nécessaire de prendre cette hauteur parfois, peut-être pour ne pas trop prendre la grosse tête alors qu'on n'est qu'une simple poussière… fût-elle d'étoile…
      cela dit, globalement je trouve ton commentaire très juste.

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  6. Anonyme13/6/25

    Qu'on en soit conscient ou non chacun de nous faisons partie du tout. Et ce petit fragment ou petite goutte que nous sommes a sa valeur, son importance dans ce grand tout. Un peu comme chaque brique qui constitue un bâtiment a son importance pour sa solidité, son bon fonctionnement j'y vois l'importance de faire de mon mieux pour participer à ce grand déployement de vie qui m'habites et qui se manifeste autour de moi.
    Et si chacun laissait une trace d'étoile filante la lumière brillerait de tous ces feux.

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    1. Merci, Maty, tes propos sont d'une grande justesse et ramènent à notre responsabilité personnelle dans une aventure collective dont nous ne pouvons nous soustraire.
      Ne pas oublier cette dimension, en effet.

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  8. "j'aurais laissé la trace d'une étoile filante" dites-vous ; oui, mais une belle étoile. Je vous suis, depuis un certain temps, et j'apprécie dans vos écrit, cette part de vous qui nous encourage à chercher en nous, si je puis dire. De toute façon, toute création n'est-elle pas une re-création et une récréation ? Et ça, c'est beaucoup ;)

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    1. Oui, j'encourage. C'est un peu comme dans la fable de La Fontaine « le laboureur et ses enfants » : cherchez le trésor qui est caché à l'intérieur de vous… quand on le découvre il rapporte bien mieux qu'un compte en banque ou des lingots dans un coffre…
      Le don de soi est inépuisable et en plus « recevoir au centuple » ça fonctionne !
      Que demande le peuple ?

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  9. Anonyme14/6/25

    Je trouve que l'écriture et la parole c'est pareil. Ça sert à exprimer qui l'on est, à se découvrir soi-même en fin de compte. Peut être pas grand chose pour les autres mais pour soi c'est essentiel. Essentiel de s'exprimer (à soi même en premier) et en interaction avec d'autres aussi, parce que la réaction de l'autre nous en apprend beaucoup sur là où on en est. Je suis souvent étonnée de ce que j'écris parce que ça me révèle à moi-même. J'aimerais être beaucoup plus avancée évidemment mais l'important est de savoir "ah ! c'est là que j'en suis !" et c'est seulement à partir de ce constat que je peux diriger mes pas dans une direction ou l'autre.
    Dans ma vie, je me sens comme en voyage !... pour goûter, pour ressentir, pour profiter de ma chance. kéa

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    1. Tu as raison, l'écriture et la parole nous sont indispensables pour aller à la découverte de tout. Nous-mêmes, les autres, les interactions, etc.
      il me faut respecter ma propre histoire. En lisant des vieux textes, j'avais par moment le sentiment d'avoir perdu beaucoup de temps à me répéter avec d'autres mots. Je crains encore le « faire toujours plus de la même chose ».
      À l'instant je repense au propos d'un de mes maîtres à penser : « les cheminements sont lents, la patience fait partie de l'accompagnement ».
      J'aime beaucoup ta dernière phrase. Je repense à mon autre blog où il est question d'être : Voyageur ! C'est une chance en effet…
      Merci !

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  10. Yolaine Destremau a dit : "On écrit pour ouvrir des fenêtres, verrouiller des portes, réparer des blessures, apaiser les tumultes, combler un vide, fixer des moments heureux, faire taire certaines voix et en faire chanter d'autres, pour s'éloigner des événements, et les réinventer avec ses propres mots".
    C'est tellement vrai... Moi je suis heureuse de t'avoir vu passer en étoile filante. J'ai dit hooo ! et je gardes la trace que tu as laissée en moi.

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    1. Je ne connais pas cette auteure (je vais me renseigner…) mais cette citation est très vraie juste. J'ajouterai on écrit aussi pour clarifier ce qui se bouscule en soi.
      Et je pourrais reprendre ta dernière phrase, je garde en moi bien des choses que j'ai lues de toi. C'est quand même pas si mal que ça la vie finalement ! ;-)

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  11. Je dis OOOh ! également... rien ne sert à rien.?..Alain, et si tu penses qu'écrire ne sert pas aux autres, tu te trompes.
    Tes mots remplissent nos vies et nous révèlent à nous-mêmes, nous questionnent.
    Merci pour cela.
    Den

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    1. Ton commentaire me ramène à une réalité juste.
      Il y a tellement d'écrits d'autres personnes qui me furent importants pour ma vie, et certains continuent à me nourrir, avec l'avantage de les avoir à portée de main.
      Alors certainement que moi aussi j'ai pu être bienfaisant pour l'une ou l'autre personne côtoyée dans mon existence.

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  12. Tu as raison, nous ne sommes que des pets-de-nonne dans l'univers.
    En même temps (comme dirait l'autre) je préfère me retourner à la fin de ma vie et me dire que j'ai perdu mon temps à écrire des choses belles et inutiles plutôt qu'à faire la guerre ou détruire mes voisins. Quand les étoiles filantes Trump, Poutine ou Kim Jong Un passeront dans le ciel, je reprendrai deux fois des moules. :-)
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. Pour ta dernière phrase, concernant les moules, te voilà digne d'être sacrée « ch'ti d'honneur » par chez mizot (du côté de chez moi) !
      Quand nous serons tous partis « ailleurs qu'ici-bas » on fondera un club des bienfaiteurs de la blogosphère, façon premier quart du XXIe siècle. (Et avec ton père on chantera du Brassens)

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    2. C'était un hommage feutré au grand Pierre Desproges...
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    3. En tant que gars de ch' Nord, je suis tendance Bashung, qui disait à Gaby, les moules sans la frite, c'est comme l'cochonnet si t'a pas les boules… !

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  13. Je ne sais pas pourquoi on écrit. Probablement parce qu'on ne parvient pas à ne pas le faire. Même si tu as raison, c'est vain. Mais on n'écrit pas (que) pour soi, j'en suis certaine.
    Aussi fugaces soient les étoiles filantes, elle existent avec des brillances fulgurantes : c'est si beau, une fulgurance !

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    1. L'écrit comme une nécessité… je crois bien que pour un certain nombre d'entre nous c'est parfaitement vrai. Une nécessité pour soi, mais dans le « soi » il est un impératif de partage sinon on se sort de l'humanité humaine. (Pléonasme peut-être nécessaire). Merci de ton passage chez moi.

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  14. Anonyme15/6/25

    Moi, je n'écris que des commentaires, ici ou là et à. mon avis, c'est encore plus bizarre qu'écrire comme vous le faites.
    Mme Chapeau.

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    1. Tes commentaires ont le plus souvent beaucoup de pertinence. En tout cas moi j'aime que tu les formules ici et ailleurs.

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    2. Anonyme19/6/25

      Merci pour votre gentille réponse.
      Mme Chapeau.

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  15. Je viens de poster une baigneuse que tu as commenté. Dans cette série, la première je crois, inspirée par une baigneuse qui se trouvait 5 mètres devant moi, j'avais écrit ceci, en dessous du dessin :
    "Elle laissera sur la plage l'empreinte éphémère de son corps."
    (C'est ici : https://lescarnetsdegier.canalblog.com/archives/2020/08/30/38504769.html#ob-comments )
    Pourquoi écrire, dessiner, peindre, sculpter, composer ? Peut-être juste pour laisser une éphémère empreinte. Que l'on voudrait pérenne.
    César était obsédé par ça paraît-il, laisser une empreinte. Il a finit par refiler son nom à un mois de l'année. Un peu plus que le "Oooh" dont tu parles. Mais au final, tu ne sais pas quelle empreinte tu vas laisser (moi non plus hein, personne). Car qui sait de quelle manière, dans l'exercice de ton métier par exemple (mais aussi dans la vie), de quelle manière tu as pu changer la vie d'une ou plusieurs personnes. Là voilà l'empreinte. Invisible peut-être parce que les personnes en questions ne sont pas venus te le dire. Mais bien réelle dans la vie d'autres personnes. Un peu plus que le "Oooh". Et ces heures passer à rédiger on sans doute contribué à cet invisible résultat. Pas de vanité donc !

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    1. Dans le temps j'allais en vacances sur la Côte d'Opale. Un petit appartement qui donnait directement sur la mer qui se retirait loin à marée basse. Les enfants, et pas qu'eux, laissaient des traces sur le sable, des châteaux, des cœurs, des déclarations d'amours enfantines, etc. Et puis la marée montante et tout disparaissait.
      L'éphémère… en effet…
      Sans être obsédé, laisser quelques traces semble légitime à l'homme. Il a toujours procédé ainsi. Sinon il n'y aurait plus de cimetières, commémorations, de faire mémoire…
      Toi, tu as laissé déjà des traces dans ma vie, les œuvres de toi sont sur mon mur et je les vois en écrivant ce commentaire. À côté il y a une calligraphie réalisée par un ami depuis décédé. Elle me parle de lui autant que les photos que je peux avoir.
      Dans l'exercice de mon (mes) métier (s), de mes engagements divers, j'ai aussi laissé des traces visibles ou non, positives ou négatives. J'ai parfois quelques échos bien des années après. « Je n'ai jamais oublié ce que vous m'avez dit ce jour-là et ce fut très important pour ma vie ». Je pourrais moi-même dire des mots semblables à certaines personnes « phares ».Ou l'inverse « tu m'as blessé, je t'en veux encore… »
      À l'échelle de l'univers et du temps c'est peanuts, et c'est mieux ainsi je crois.
      C'est compliqué parfois, il y a le risque de l'orgueil humain démesuré avec des ouvrages démesurés, ou le risque inverse de se foutre de tout et donc on fait du bien ou du mal qu'importe… comment trouver le bon équilibre ? Pas toujours facile !
      Merci pour ton commentaire enrichissant.

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  16. Oooh !
    ♥♥
    Lumineux, fugace mais inoubliable !

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  17. Mon frère disait toujours : nous ne sommes que de passage, et il s'en est allé, le passager, un peu trop tôt. Nous laisserons au moins à certaines personnes un souvenir de notre passage, ce qui n'est déjà pas si mal. J'ai appris beaucoup de choses, sur ton blog, cher Alain, et ces choses-là, je ne les oublierai pas. Ta présence m'est précieuse, et je sais qu'elle l'est aussi pour beaucoup d'autres de tes lecteurs et que nous sommes imprégnés de certains de tes articles. :-)
    Beau week-end à toi.

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    1. La réciproque est vraie, moi aussi j'ai appris beaucoup de toi, dans des domaines que je connaissais peu. Ton regard sur la nature est singulier, ludique d'une certaine manière. Mais aussi cet aspect pacificateur qui te caractérise. C'est tellement important dans notre monde si guerrier dans ses mœurs.
      C'est vrai que nous ne sommes que de passage, mais nous laissons une trace et peut-être que c'est ainsi qu'elle finit par se construire un monde « vivable »…
      Alors on va continuer encore quelque temps… ! :-)

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