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mercredi 7 janvier 2026

La mort dans la vie


Au risque d'étonner, mon premier billet de 2026 va parler de la mort !
… Mais peut-être aussi de la vie… histoire de vous rassurer pour que vous continuiez à lire… !

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire du décès de mon père en 1991, à 79 ans. 
Comment ne pas penser à lui d'une manière plus particulière, d'autant que je vis avec lui une proximité intérieure depuis bien longtemps. C'est une Présence sans paroles, proche de ce qu'est la présence au divin. Elle puise dans l'histoire.  Et c'est ainsi que je reviens à la Vie, telle que je l'ai vécu au cours des fêtes de Noël, comme je l'envisageais dans mon billet précédent de fin d'année.

 Une belle réussite, la joie complice des cousin(e)s. La joie des parentèles reconnaissantes et les bienfaisances que nous avons partagées .
 Mes enfants voulaient des photos de groupe. Ce fut fait. Je les regarde. Au centre : mon épouse et moi ;  nous entourent nos gendres et les petits-enfants (dont certains sont bien plus grands que nous par la taille !). Nous faisons figures d'ancêtres. Cependant je me sens toujours le petit dernier de mon enfance, alors que  je suis désormais le vieux grand-père entouré de sa descendance !

Et puis je regarde ces photos de groupe avec  cette expression  « La génération ». Me reviennent mon père et ma mère sans qui je ne serais pas venu à l'existence, sans eux il n'y aurait pas non plus les sept petits-enfants.
Le raisonnement pourrait être fait parallèlement avec la famille et la génération de mon épouse.

Je dois vous donner le sentiment que j'écris des banalités et des évidences.
Bien sûr ! Bien sûr !
Tout est une question de regard intérieur, en dedans et au-delà des photographies qui vont passer au rang des souvenirs.
Il est tout aussi banalement question de la transmission de la vie avec sa singularité et son particularisme unique dans la cohorte de milliards d'êtres humains.
Encore des banalités…

Aujourd'hui il faut de l'exceptionnel, du sensationnel, si possible du croustillant, du tragique, le plus terrible fera l'affaire.
Et là je pense à la tragédie de ce bar en Suisse des 40 morts et de plus de 100 brûlés graves qui vont tenter de survivre de traverser les années avec les séquelles indélébiles de cette nuit du premier de l'an.
Une chaîne de vie et de transmission brisée. Les responsables de cette tragédie s'étendent bien au-delà du couple propriétaire, qui vont ,eux, continuer à vivre sans brûlures, et souffrances intolérables.

Je ne peux m'empêcher de mettre en parallèle ma petite expérience de vie avec tout ce que j'ai eu à traverser pour survivre et engendrer, et ces tragédies humaines qui brisent et apportent la mort. Elles sont bien trop nombreuses de par le monde. 
La condition humaine à des aspects merveilleux qui voisinent avec une vulnérabilité de chaque instant et les drames déchirants.

Nous avons l'art de progrès extraordinaires dans tout domaine.
Nous avons l'art de fabriquer comment détruire massivement et désormais « proprement » le reste de la planète.
La condition humaine : merveilles et tragédies sans cesse en imbrications..

Mon billet est décousu, je m'en excuse.
La vie et la mort me côtoient un peu trop ces temps-ci.

36 commentaires:

  1. Ambre Neige7/1/26

    Décousu ?
    Tu écris merveilleusement bien, et te lisant, je te voyais, toi le petit dernier tout autant que l'ancêtre, entouré des tiens ! comme c'est chaleureux, comme c'est beau !
    Eh oui sans nos père et mère, mais également sans tous nos aïeux - un seul manque, et nous ne serions pas là..
    La vie et la mort se côtoient sans cesse, tu as su bien l'écrire.. S'il n'y avait pas ce respect de la vie privée de chacun j'aurais adoré pouvoir voir la photo que tu décris si bien.
    Belle soirée à toi Alain

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    1. Il s'en est fallu de peu que je ne publie pas ce billet. Je le trouvais assez banal. Mais bon !
      Je ne publie pas de photos personnelles sur Internet. J'en connais trop les risques. Cela dit je comprends très bien la formulation de ton souhait ! C'est légitime !
      Merci pour ce commentaire, chère Ambre Neige et bonne journée.

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    2. Ambre Neige9/1/26

      C'eut été fort dommage, comme l'attestent les commentaires et tes lecteurs et lectrices chéris :-)
      Je sais très bien que tu ne publies aucune photo, comme un certain nombre de personnes, et tu as bien raison. Mais moi qui suis très "visuelle", je ressens parfois de la frustration, lorsque tu décris si bien quelque chose que ça donne envie de "voir". Et je le formule ... ça ne mange pas de pain :-)
      Belle journée à toi Alain. J'espère que le vent n'a pas fait trop de dégâts!

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  2. C'est la vie, et tu la dis bien !

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    1. Merci Wallus, et toi tu parles si bien de ton quotidien…

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  3. Anonyme7/1/26

    "Les responsables de cette tragédie s'étendent bien au-delà du couple propriétaire, qui vont ,eux, continuer à vivre sans brûlures, et souffrances intolérables." Ça, vous ne pouvez pas le savoir...
    Je me souviens d'un fait divers il y a des dizaines d'années, où un transporteur ayant perdu le contrôle de son camion a écrasé plusieurs personnes. A la suite des faits, il s'est suicidé même s'il avait été reconnu non coupable par la Justice des hommes.
    Si ces jeunes n'avaient pas continuer à "tiktoker" pendant que les flammèches et flammes se propageaient, le bilan aurait été moins lourd.
    "Drôle" d'époque quand même où l'instant de survie est anesthésié par le besoin viscéral de like et de buzz.

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    1. veuillez vous identifier, je ne réponds plus aux commentaires anonymes

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    2. Anonyme9/1/26

      Désolée, on ne m'a rien demandé en validant. Signé: Anne Onyme. :)

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    3. Anonyme ou Anne Onyme : c'est blanc bonnet et bonnet blanc :-)
      il est précisé que les commentaires anonymes ne sont pris en considération que s'ils sont signés. Un jeu de mots n'est pas une signature.
      J'ai connu une Anne Onyme qui commentait ce blog au siècle dernier. C'était une personne particulièrement désagréable.…êtes-vous celle-ci ?

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    4. Anonyme10/1/26

      Simple homonyme car non, je ne suis pas elle ! J'espère que vous ne me répondrez pas : "Si ce n'est toi, c'est donc ton frère", heu ! ta soeur :)
      Signé Anne Onyme 2 (attention, je n'ai pas dit V°2).

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    5. Ah! Vous me faites sourire ! Bon alors, que puis-je dire concernant votre commentaire.
      Les responsabilités de cette tragédie commencent à apparaître dans les diverses enquêtes menées par les Suisses et le parquet français. Elles sont nombreuses semble-t-il et il aura forcément des personnes jugées. Nous verrons bien.
      Concernant la fin de votre commentaire, je pense que fondamentalement les jeunes non seulement ne pouvaient pas immédiatement se rendre compte du danger, ni même réaliser qu'ils se trouvaient dans un piège mortel avec des issues de secours inaccessibles, insuffisantes, fermées à clé par les responsables qui géraient l'établissement cette nuit-là. Il semblerait qu'il n'y avait même pas d'extincteurs à proximité.
      C'est surtout le besoin viscéral de s'enfuir qui fut entravé par la manière dont cet établissement était géré et conçu.
      Les jeunes sont des victimes, et certainement par d'eux-mêmes ou de leurs attitudes.

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  4. Anonyme8/1/26

    La vie et la mort sont imbriquées, comme le jour et la nuit le sont avec l'aube et le crépuscule. Enlevons un élément et le reste n'a plus de sens... L'éducation qu'on nous inculque a tendance à jouer la carte "blanc ou noir", "lumière ou obscurité"... C'est là que le bât blesse !
    La transmission de la vie n'est pas banale, tout comme le refus de transmettre la vie. Là aussi tout est imbriqué, et les conséquences de "la présence" ou de "l'absence" restent présentes. A mes yeux, tout repose sur la maxime : "êtes-vous prêt à vivre avec les conséquences de votre manque de préparation ?"...

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    1. L'éducation que j'ai reçue fut du type que tu indiques. L'époque était ainsi. Elle a cessé à mes 12 ans quand j'ai vécu trois ans en Centre de rééducation. Ce fut aussi une « éducation autre ».
      J'ai éduqué mes enfants tout autrement même s'il faut le faire progressivement avec le souci premier de la protection de la prime enfance où le permis et l'interdit sont nécessaires et en même temps tout à fait explicables.
      Transmettre la vie et surtout pas n'importe comment, c'est une mission parentale fondamentale. Aujourd'hui cette mission est confiée à l'extérieur trop souvent me semble-t-il. Il n'y a pas de « mère multiple »…
      J'apprécie la question à la fin : d'une certaine manière nous nous la sommes posée avant de concevoir chacun de nos enfants.
      Ce n'est plus comme les générations de nos ancêtres où on accueillait « les enfants que Dieu nous envoyait » au fur et à mesure, y compris les bébés Ogino (la méthode du calendrier !…)
      Cela dit nous ne sommes qu'un couple banalement ordinaire.

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  5. Triste constat, la condition humaine a bien changé depuis notre naissance et elle n'avance qu'en empirant de jour en jour devant nous, les hommes qui ne faisons que constater sans pour autant suffisamment agir pour l'améliorer.

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    1. Lorsque j'observe mes petits-enfants et ceux des autres autour des gens de ma génération, je ne suis pas aussi pessimiste que tes propos. J'aurais plutôt tendance à penser que nous traversons actuellement une époque annonçant un changement fondamental civilisationel ouvrant sur une nouveauté qui sera toute autre avec un potentiel plus prometteur qu'on ne le dit actuellement. Dans 20 à 30 ans tout sera fondamentalement autre, beaucoup plus positivement. C'est en moi une conviction profonde. Mais comme je serai mort d'ici là… je n'en saurais rien d'autre…

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  6. "Mon billet est décousu" dis-tu. En fait, il est comme nos pensées quand elles cheminent en suivant un fil ou dans un désordre apparent. J'ai ce genre de pensées qui peuvent me tenir éveillée la nuit. D'où venons-nous ? Nos ascendants, nos descendants. Notre place. Nos parents. La mort. Les naissances. Les maladies. Les dates anniversaires. Avons-nous réussi ? Aurions-nous pu mieux faire ? Tout est résultat de nos choix. Avons-nous fait les meilleurs ? Lorsque je trouve que non, je me dis qu'ils ont été faits à un moment précis où je n'étais pas complètement qui je suis aujourd'hui. Alors ne rien regretter. Ça ne sert à rien. Accepter avec sagesse. Du moins du mieux que je peux.

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    1. Myrte, tes propos sont sagesse !
      Je dis cela… parce que j'ai des pensées assez comparables.… la nuit aussi !
      C'est sans doute un bénéfice de l'âge.
      D'un côté les bonnes choses que j'ai pu faire, de l'autre les erreurs que j'ai commises. Je crois, avec le temps, devenir plus objectif… enfin je l'espère… c'est-à-dire que j'arrive à me situer au-delà des regrets, des culpabilités, des faux enthousiasmes et choses du genre.
      Entrer dans le constat de la réalité, de ce que furent les choses. « Accepter avec sagesse » c'est tout à fait ça. Parfois j'ai eu de la difficulté à accepter les gens qui disaient « j'ai fait comme j'ai pu… » et pourtant, bien souvent, le réel est ainsi. Quelles sont les choses qu'on a accomplies sciemment avec l'ardent désir de faire du tort, du mal, de se venger… ? Bien sûr ça peut exister, mais c'est assez exceptionnel. Personnellement je n'ai trouvé qu'un exemple me concernant, c'était « une petite vengeance » mais je l'ai toujours regrettée amèrement, même si je me suis réconcilié avec la personne qui a subi ma vindicte.

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    2. La fin de ton message illustre bien le propos : quand on veut bien faire, inutile de regretter ... L'inverse n'est pas souvent le cas...

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  7. Décousu...en apparence peut-être, pour celui ou celle qui n'a pas saisi le petit bout de fil que suit ta pensée. Mais tout cela est extrêmement structuré, au contraire, parce que relié aux deux grands mystères qui nous accompagnent, de manière indémaillable, indissociable l'un de l'autre, tout au long de l'existence. le mystère de la vie, et celui de la mort. En transmettant la vie, on transmet aussi la mort, bien sûr. On a devant soi quelques décennies pour l'accepter, à défaut de le comprendre. Cent ans ou guère plus dans le meilleur des cas, si notre cerveau est toujours en état de réfléchir. D'autres, piégés dans un enfer aussi subit qu'implacable, un soir de saint Sylvestre, n'auront même pas eu la chance de vieillir. D'autres encore, petits anges, font un tour sur la terre et repartent illico, comme tu le sais. Que d'énigmes cela nous pose... Tu as raison, on a l'impression de ne dire que des banalités, dès que l'on touche à cet essentiel. Peut-être après tout est-ce parce que la mort est banale, et arrive à tout le monde, malgré le caractère sacré, tabou, impensable, exceptionnel qu'on lui donne.
    C'est notre condition. On le sait. On ne l'accepte pas très bien. Plus ou moins bien selon les jours, les époques, les endroits, les personnalités.
    Les animaux vivent de façon tellement plus insouciante que nous, même s'ils pressentent parfois, tels les éléphants, qu'ils vont mourir.
    Nous sommes des maillons, des courroies de transmission.
    Des grains de sable. Des fourmis.
    Un jour, nous montons sur le manège, et puis un jour nous en descendons. Et le manège continue sans nous.
    C'est triste et vrai. Inéluctable. Sans aucune exception.
    Mais faisons en sorte que ces quelques tours de manège au milieu du néant vaillent vraiment tout l'or du monde.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. Brigitte9/1/26

      J’aime beaucoup cette image de manège !Et surtout ta dernière phrase.
      Nous ne sommes finalement qu’un petit rien dans un grand tout et même si on en a le pressentiment , finalement nous faisons l’expérience du mystère de la vie et de la mort totalement imbriquées dans ce jeu de la vie ! Et tourne et tourne ce manège sans fin ni début , il faut juste s’amuser à attraper le pompon et le transmuter pour en découvrir la quintessence.
      Merci Célestine et Alain pour ce post pas si décousu que ça « in fine »
      Brigitte

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    2. Célestine, ton commentaire m'a profondément ému. Ce que tu écris est tellement juste, qui plus est avec ton talent, qui s'approfondit au fil des ans. Tu forces mon admiration dans la maturité d'expression qui est la tienne.
      Moi aussi j'aime beaucoup l'image du manège. J'ai un sourire en pensant qu'enfant on aimait à tenter d'attraper la queue du Mickey. Comme dans la vie on arrive à saisir certaines opportunités (consciemment ou non) et ensuite, on se dit quelle chance on a eu de ne pas les laisser passer, elles furent tellement bénéfiques pour nous.
      Je crois que je vais imprimer ton commentaire et le garder.
      Un grand merci pour ta présence renouvelée ici.
      (J'ai écrit ce commentaire avant de lire ce que dit Brigitte !)

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  8. je retiendrai cette phrase : " C'est une Présence sans paroles, proche de ce qu'est la présence au divin. Elle puise dans l'histoire". l'homme, c'est la lumière, mais aussi l'ombre et, depuis quelque temps prédomine l'ombre. Bientôt les ténèbres ? ;)

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    1. Cette phrase vous est sans doute utile et peut-être nécessaire.
      Quant à l'ombre… n'oublions pas que c'est toujours la lumière qui la produit.
      Chacun de nous peut toujours revenir dans la lumière… tout au moins c'est à ça que je crois. Ça n'empêche pas d'avoir aussi mes propres ténèbres… l'important est de ne pas y sombrer… sinon ça finit mal…

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  9. Nous sommes un certain nombre à hâter le pas, le vent de la faucheuse nous frôlant trop souvent... ;-)

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    1. Peut-être parce que nous savons éviter de recevoir un coup de sa faux en lui signifiant que ce n'est pas encore l'heure. Pas besoin qu'elle soit pressée puisqu'elle s'est bien qu'au final c'est elle qui décroche la timbale… de notre tête…

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  10. Anonyme10/1/26

    Dans un des commentaires tu parles d'un : "... changement fondamental civilisationnel". Bizarrement, ça m'a ramené à ce que fais habituellement le matin. Ici, les hivers sont froids, alors chaque matin je consulte la météo et je regarde aussi les températures que nous avons eues durant la nuit et immanquablement c'est toujours vers sept heures du matin, juste avant le lever du jour que le mercure a atteint son plus bas degré. Et c'est pourquoi ta remarque au sujet de notre époque annonçant un changement civilisationnel imminent à ce que je comprends, a rejoint ma pensée. Oui il fait un froid intense sur terre présentement, alors on est pas loin du lever du jour et du retour de la chaleur. Kéa

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    1. Pardonne-moi,KEA, de répondre aussi tardivement.
      Le commentaire auquel tu fais allusion, c'est parce que j'ai écouté à ce moment-là une conférence qui faisait état de toutes les « choses » positives qui existent et se développent un peu partout sur la planète. Un avenir avec le retour de la chaleur, au moins dans les personnes et pourquoi pas dans les cœurs !

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  11. Je suis assez le même cheminement que toi.Je sais que je ne suis que le prolongement de tout ce que mes parents ont pu me transmettre tout en ayant en plus ma propre personnalité qui a su faire qu'avec la même transmission chaque individu de notre fratrie de 5 est différent.
    C'est ce que je trouve merveilleux, nous avons la même hérédité mais ne sommes pas soumis pourtant à reproduire à l'identique. Nous sommes une parcelle de gène qui doit s'enrichir de ses propres acquis, ses ressentis, son caractère…
    L'humain montre ainsi qu'il est capable du meilleur ou du pire avec au départ une base qui s'enrichira du meilleur ou du pire.
    Chaque jour nous voyons des actions qui obscurcissent la lumière comme la nuit cache le soleil.
    Je dois reconnaître que je ne désespère pas mais que l'espoir est tout de même assez éteint.
    Cela ne m'empêche pas de te souhaiter une meilleure année lumineuse.

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    1. Notre hérédité s'enrichit de génération en génération. Elle peut s'appauvrir aussi probablement. J'ai tendance à penser que globalement c'est plutôt positif. Quand je regarde ma propre lignée et ma place dans celle-ci, je crois avoir plus d'atouts que les générations précédentes. Quand je regarde ce qu'il en est de mes petits-enfants, j'ai le sentiment qu'ils ont des potentialités bien plus importantes que les miennes. Ce qu'ils envisagent pour leur vie est prometteur et plutôt bien engagé après, nous verrons bien… mais moi je ne verrai plus grand-chose vu mon âge avancé…
      je te souhaite à toi aussi une année lumineuse, remplie de bonnes et belles choses dans l'ordinaire des jours

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  12. J'arrive à un âge où la mort devient de plus en plus présente.
    Ces dernières années, il y en a eu plusieurs dans la famille. C'est l'occasion de réfléchir au passage du temps, au passage des gens et au passage de soi-même.
    C'est une drôle d'impression que de prendre conscience qu'on est le plus vieux autours d'une table, que ce soit celle de la famille, des amis ou du travail.
    Et une question, que suis-je en train de transmettre, qu'aurais-je transmis ?

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    1. Durant les fêtes, nous étions vraiment les plus vieux autour de la table !
      C'est une question intéressante que tu poses à la fin.
      Nous nous la sommes posée, mon épouse et moi, à l'occasion de la période de Noël où nous avons réuni toute notre descendance pendant plusieurs jours. Nous avons une certaine fierté en nous disant qu'on n'avait pas si mal réussi à transmettre à nos enfants et petits-enfants un certain « esprit » qui transparaissait en les côtoyant. Des valeurs humaines, le respect des uns et les autres, donner un sens à sa vie, apprendre à se connaître, se faire confiance, trouver sa place et l'occuper, etc.
      nous n'avons pas tout bien fait, mais je crois qu'un essentiel a été donné. À eux d'en faire ce qu'il estimeront le mieux… après, ça ne nous appartient plus.

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  13. La Licorne27/1/26

    Je suis plus jeune que toi...et pourtant, je suis déjà la plus vieille en bout de table... ! :-)
    Et moi aussi, j'ai perdu énormément de parents, de proches et d'amis ces dernières années
    (presque un décès par mois depuis 3 ou 4 ans).
    Alors, y'a de quoi réfléchir !
    Merci pour ton billet...
    J'en reviens toujours à ce que disait Christiane Singer :"Je vois les générations comme une course de relais. On se passe les uns aux autres ce flambeau de la vie."
    Dans cette "course de la vie", il ne s'agit pas de "gagner", mais d'aller le plus loin possible, dans son "humanité"...et de passer le relais à ses enfants afin qu'eux aussi...aillent à leur tour le plus loin possible.
    Ainsi va la vie...et la mort.
    Nous sommes des maillons dans une grande aventure... sans fin.
    Et la beauté consiste à s'effacer...pour que d'autres puissent continuer.

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    1. Merci beaucoup pour ce commentaire que j'apprécie grandement.
      Tu dis les choses dans un regard empli de justesse.
      La citation de Christiane Singer « sonne juste ». Et cela me rejoint.
      Nous avons beaucoup d'atouts pour progresser en humanité individuellement et collectivement. Il faut se méfier et s'éloigner des prêcheurs de malheurs.
      La Grande Aventure humaine continue sans cesse sur sa trajectoire avec des hauts et des bas, mais la globalité de la courbette ascendante.

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    2. pas la courbette, ! Mais « la courbe est ascendante»… !!

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  14. La Licorne27/1/26

    Transmettre la "flamme"...et espérer qu'elle ne s'éteigne pas !

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