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lundi 27 avril 2026

Présence divine

 

Lu chez Avalon en réponse à un commentaire à propos des blogs :

« Nous veillons les uns sur les autres dans un soutien moral, une présence que je qualifierais de divine puisqu'elle ne s'impose pas physiquement. »

Plus d'une fois, sur mes blogs et dans d'autres écrits, j'ai eu l'occasion d'évoquer la parcelle de divin, sa trace, qui existe en nous. Et il me semble en chaque être humain, quel que soit ses croyances, ses références, ses paradigmes.

Je la ressens en moi, comme je la perçois chez d'autres, au-delà des mots, du discible, manifestation du mystère de la personne que nous sommes chacun et chacune.

Souvent le constat se fait : j'en sais plus sur mes relations via Internet que sur mon voisinage « en live » où cela se situe surtout dans  la convivialité et l'entraide ordinaire entre gens qui, comme on dit : « s'entendent bien ». Mais, sauf exception comme la traversée d'une épreuve, les échanges ne sont guère « en profondeur ». Il en va bien sûr autrement dans d'autres relations de ma vie passée et présente qui demeurent inscrites dans ma vie.

Concernant les blogs, les sites d'échanges, comme le dit avec justesse Avalon : non seulement la présence physique ne s'impose pas, mais elle n'est pas nécessaire à la relation et sa profondeur. Et en ce sens, en effet, la relation tient du divin, c'est-à-dire d'une réalité quasi impalpable, qui nous relie bien au-delà des apparences, des limites du face-à-face et de la présence physique. Nous sommes entraînés à nous rejoindre dans un « en deçà » de la surface des eaux relationnelles.

« Le divin en soi », il faut le rejoindre. C'est un choix d'aller vers lui, même si c'est un état qui nous constitue. C'est comme une aptitude ou une qualité, on peut la développer ou la laisser en friche. Elle ne disparaît pas, mais elle s'étiole.

Le divin permet d'approcher de ce « plus que soi en soi » qui nous amplifie, nous ouvre le corps et l'âme dans une dimension qui comporte toujours sa part inconnue, cet inconnu qui attire et ne fait pas peur. C'est là sa grande qualité.

Mais le début de la citation est très important aussi : veiller les uns sur les autres.
Avalon exprime ce que je vis. Ce qu'elle vit aussi bien entendu : « la veillance ». C'est-à-dire un regard de bienveillance active sur les autres. C'est au-delà du seul désir qui ne peut être qu'un point de départ, qui n'a d'effet que  lorsque le désir génère des actes.

Alors bien sûr il y a des errances et des ratés sur la route. Des abandons, des manques, des incompréhensions néfastes, des négligences regrettables, etc

 Il reste que la parcelle de divin déposée en nous demeure une permanence avec sa dimension d'éternité. Voilà pourquoi je dis souvent que les relations sont éternelles. Elles peuvent évidemment s'arrêter concrètement, mais leur valeur d'éternité est là et ne dépend même pas de nous. 

27 commentaires:

  1. La Licorne27/4/26

    J'aime bien ce que tu dis, Alain.
    Depuis toujours, j'ai cherché chez les autres cette "étincelle" et cette profondeur.
    Il semblerait que, plus on est proche (voisins, collègues),
    plus, par pudeur peut-être, les échanges restent superficiels ou purement "pratiques".
    La "distance" du blog , amène à se livrer un peu plus.
    C'est tout le paradoxe.

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    1. Tu as raison, La Licorne, il y a là un paradoxe intéressant.
      Dans un échange « en live » il y a une sorte d'immédiateté, et en plus, parfois, on se coupe la parole, et en général pas beaucoup de recul dans les réparties.
      « Ici » il y a des temps de recul, et puis on prépare son commentaire, on peut le modifier avant de cliquer, etc.
      cette distance permet de s'exprimer tout autrement, voire de livrer ce qu'on ne dirait pas ailleurs.

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  2. Ce billet m'émeut profondément, jamais je n'aurais pensé rencontrer une telle résonance aussi rapidement après la ré-ouverture d'un blog (j'en écrivais il y a une dizaine d'années). Il m'a fallu dix ans pour comprendre ce qui m'attirait dans l'échange des blogs: un Au Delà permissible et accessible, une plongée dans les profondeurs sans désir de rappel (sans doute ce qui attirait Jacques Mayol dans les tréfonds marins ).. Un accès privilégié avec le divin..
    Et ce divin qui est ma quête sans relâche, comme un Eden imperceptible derrière la façade de ma matérialité, m'apparaît enfin peu à peu. Non pas en une personne, ni en un seul Dieu.. mais en Tout.. Dans mon quotidien à travers un sourire, un remerciement, un partage, un soutien, une aide.. Le bonheur d'être, même dans les petits défis, dans les patiences et acceptations, dans les décisions de vivre des instants tout simples mis bout à bout.. Par exemple, ce soir, après une belle journée avec mes élèves, je suis allée chercher mon chien chez sa nounou, et je suis rentrée à pied avec sa poussette soit une demi-heure de marche au lieu de me presser à rentrer en bus.. J'adore faire çà, c'est dans l'instant volé au quotidien imposé que l'on touche au divin. Au lieu de m'engoufrer dans mon individualité calfeutrée, j'ai préféré passer une demi-heure supplémentaire à sourire aux personnes démunies, à croiser d'autres inconnus.. çà, c'est la part de divin dévoilée et acquise depuis une dizaine d'années et qui m'apporte une joie quotidienne. Pour ce qui est de la relation intime, j'ai aussi tenté d'accéder directement à la part divine en l'autre mais cela s'est avéré une odyssée dangereuse et shakespearienne. Mais je n'ai pas abandonné l'idée de rencontrer cette part divine en dehors des petits riens. Alors, je me suis mise à avoir des conversations avec Dieu (le livre de Neale D.Walsh m'a beaucoup aidée dans cette démarche), et j'ai développé une intuition "divine" comme une réponse à mes questions. J'y étais presque, à relier les recoins où se nichent les malicieuses parcelles divines. Mais je sentais qu'il me manquait encore quelque chose : le dévoilement du divin à travers les mots d'âmes entrelacées. "Au commencement était le Verbe"...
    Ton billet qui me laisse pantoise et presque "sans mots" m'apporte la confirmation de cette vision . Oser d'emblée se dire "Je te vois"... Comme un murmure à toutes ces parcelles éparpillées, libérées ou engoncées dans un corps..
    Je te remercie pour ce magnifique billet, je m'en vais me coucher paisible et sereine.

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    1. Ce que tu dis exprimes aussi la dimension de contemplation des êtres et des choses. Dans des échanges écrits (le blog en est un, mais pas que) il y a comme un temps étiré, quelque chose qui tient d'un film au ralenti, hors du temps ordinaire qui génère une ouverture. (Il faut prendre le temps de lire, d'écrire et de répondre…)
      D'expérience, j'exprime qu'il est possible de rencontrer et de partager « avec la part divine de l'autre en vis-à-vis, concrètement. Mais évidemment il faut être deux (au moins) dans un état d'esprit des circonstances qui le favorisent. Ceci en dehors de tout contexte religieux ou idéologique. Mais ça se fait rarement dans un instantanéité. Il faut avoir noué une relation plus approfondie dans le temps, ou des circonstances sortant de l'ordinaire.
      Il faut aussi du temps pour que le « je te vois » puis déboucher sur « nous nous voyions ».
      Grand merci pour ce commentaire développé qui apporte à l'échange global.

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  3. Merci pour ce texte. Un voyage au pays du divin, tout en sachant que "le divin" des autres, n'est pas forcément le sien ;)

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    1. Cela permet de poser la question : y a-t-il quelque chose d'universel dans l'espèce humaine sur cette planète Terre ? Et quoi, si la réponse est oui ?
      Ce bref commentaire touche à l'essentiel… mais c'est une valeur forte chez vous.

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  4. Alain et Avalon, vos mots sont très évocateurs de cette relation particulière, à la fois lointaine et très intime qui nait de nos partages.
    Je n’aurais pas pensé à utiliser le mot divin qui contient pour moi une notion de supériorité qui nous dépasse, une force invisible et absolue. Je la perçois plus dans la nature qu’auprès des hommes. Pourtant, oui, au-delà des mots, dans cette blogosphère transparait l’essence, l’âme des êtres, leur présence invisible.
    Ce que dit Alain sur « le divin en soi » est très subtil. S’en approcher pour s’amplifier, cela me parle…

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    1. La part divine est de mon avis en chacun de nous et je ne perçois pas Dieu comme un être supérieur mais comme ces milliards de parcelles qui se manifestent et créent ce Tout. C'est très intéressant de constater combien nous avons tous une idée personnelle et évolutive de ce qu'est le divin. Comment décrire ce qui relève de l'indescriptible ? Peut être justement que notre matérialité nous permet d'identifier certains aspects de ce Tout.. Belle soirée Myrte.

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    2. Myrte, je comprends bien ce que tu mets derrière le mot « divin » et cette supériorité qui en impose (paraît-il !) D'autant qu'il vaudrait mieux lui obéir !
      Que tu perçoives plus aisément cela dans la nature me réjouis, car elle est aussi nous. Notre nature humaine résulte d'un phénomène… de la nature… le plus, et il est d'importance, c'est la réflexibilité dont nous disposons.
      Pour ma part la contemplation de la nature, sa beauté, son infinie variété, sa richesse, sa diversité, tout cela m'émerveille et me parle (indirectement) de la beauté de la nature humaine. Elle m'envoie vers les humains en quelque sorte.
      Je crois pouvoir oser dire que pour toi aussi…

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  5. Ambre Neige28/4/26

    "Ce qu'il y a de plus essentiel et de plus profond en moi écoute l'essence et la profondeur de l'autre.
    Dieu écoute Dieu".
    © Etty Hillesum

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    1. Découvrir Etty Hillesum à travers son journal fut pour moi très marquant et déterminant dans mon existence, je te remercie de la citer ici.

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  6. Ambre Neige28/4/26

    Avoir la personne en face de soi, en physique, crée une distance, et même si l'échange est fluide, il y a toute la "communication non orale" qui intercepte ce que l'on pourrait livrer.
    En fait, je vais prendre l'exemple pour moi, lorsque je discute avec qq'un 'in live" comme tu dis, la personne s'épanche, peut être parce que je pose des questions sur elle, ses enfants, comment elle va, patati patata... Et puis on se quitte sans que j'aie vraiment ressenti le besoin de me livrer à mon tour.
    Sur un blog, on se livre sans être interrompu (et pour cause), et lors des échanges de commentaires, sans être "perturbés" par une réaction autre. On ne se sent pas jugés, aussi.
    Pour moi il y a tellement de choses positives dans ces échanges qu'on prétend "non réels" !!!!!
    Je l'ai déjà souvent dit, à certaines périodes de ma vie ces relations virtuelles (dont beaucoup ont débouché sur de RÉELLES amitiés, même quand on ne s'est jamais vus) m'ont sauvé la vie !

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    1. Ah ! Les fameuses « relations virtuelles » ! ;-)
      Une fois j'ai répondu que c'étaient « des relations textuelles ». Évidemment la personne a compris « sexuelles », c'est dire combien son imaginaire était… vagabond !
      Je l'ai laissée dans l'expectative… c'était plus rigolo !

      Plus sérieusement : je crois que dans les conversations que tu évoques, on se livre quand même un peu, justement par le fait du face-à-face, le corps, la voix, les gestes, tout cela « parle ». Mais on peut aussi poser des questions simples comme : « mais toi ? Comment tu vis ça ? Ça te fait quoi ? Qu'est-ce que tu ressens ? » Des questions toutes ordinaires… qui peuvent faire descendre l'échange à « un autre niveau », un peu plus en profondeur.

      Cela dit, je partage complètement ce que tu dis au regard de ce qui se vit « ici ».

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  7. Pour ma part j'aborde le monde un peu différemment quoique peu éloigné de ce que tu dis. Je pense que tout est vibration. Chacun a sa propre vibration et il y a des vibrations qui s'attirent et d'autres se rejettent. Je le sens dans ma vie de tous les jours et aussi sur le blogs. Pas besoin de connaître physiquement les blogueurs. On ressent des choses à travers leurs écrits. On devine leur personnalité, leur façon d'être. Je ressens tout cela très fort. Tout cela relève du monde invisible comme le divin d'ailleurs.

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    1. Je suis d'accord Daniel. Tout est vibration et résonne en nous de manière spécifique en fonction de la fréquence.

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    2. Il me semble, en effet, que nous ne sommes pas très éloignés. En tout cas il y a des convergences. Je pourrais dire il y a des vibrations à tous les niveaux de la personne, les vibrations cérébrales, émotionnelles, intellectuelles, sensibles, profondes, mystérieuses, etc.
      J'avais un ami passionné de mathématiques de haut niveau, malheureusement décédé, qui me disait combien les maths et leur mystère ça le faisait vibrer intensément ! J'y repense parce que c'était ce verbe là qu'il employait. C'était même quasi physique…

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  8. Tout est vrai dans ce que tu dis, Alain, ainsi que ce que dit Avalon dans son commentaire.
    Moi-même je me confie plus facilement à mes relations via internet. Certains échanges sont très riches humainement, bien plus que ceux échangés avec des proches. Nous prenons le temps de lire, de comprendre, de ressentir, certains écrits nous touchent en plein cœur. Cette part divine dont vous parlez (Avalon, j'ai lu les livres dont tu parles), chacun l'a en soi et il suffit parfois d'une rencontre pour qu'elle se révèle en nous. La part divine, c'est être présent à l'autre, c'est être à l'écoute sans jugement et veiller sur l'autre, c'est lui sourire, l'encourager, c'est lui envoyer une belle énergie, et tout cela, il n'est pas besoin de présence physique, car c'est un échange d'âme en âme.
    Ce billet me touche beaucoup, et me rend heureuse.
    Merci à toi Alain, et à toi Avalon, d'avoir déposé ces mots.

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    1. Tes propos sont si justes Françoise, comme nos âmes se rejoignent dans ces échanges..

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    2. Tu soulignes quelque chose de très important. La nécessité d'une altérité au regard de « cette part divine ». Il me semble qu'elle se révèle nécessairement dans et par une relation. Je ne peux pas séparer divins et relations. Il s'agit toujours d'une rencontre.
      C'est ce que tu dis d'ailleurs, alors je ne vais pas paraphraser plus longtemps…
      Merci pour ce commentaire éclairant.

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  9. Anonyme29/4/26

    Dans chacun des commentaires ici je la vois s’exprimer cette partie divine dont tu parles Alain. Je dirais même que je la déguste parce que chacune reflète la mienne. Je trouve que les animaux sont naturellement la partie divine incarnée et les enfants aussi. Chez l’adulte humain c’est différent. Ce matin je me disais que mon corps, ma capacité de penser, mes sentiments sont mon poste de guet. De ce poste de guet je peux admirer la beauté du monde, intérieur et extérieur. Mais parfois je suis plus préoccupé par l’apparence de mon poste de guet et de ce que les autres en pensent que de la chance que j’ai de l’avoir,… si temporairement. Le poste de guet n’a pas toujours été et ne sera pas toujours mais ce qui l’anime (la partie divine) était est et sera. Alors merci pour ton texte et les commentaires qui l’ont enrichi d’une couleur unique à chacun. Kea

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    1. Très intéressant ce que tu dis concernant « ton poste de guet »
      et puis tu soulignes qu'il en restera quelque chose pour toujours.
      Merci pour ce commentaire, car toi aussi tu nous illumines toujours de ta lumière à couleur unique.

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  10. J'aime beaucoup cette idée de poste de guet. Et oui, parfois, nous sommes préoccupés par ce qui est temporaire, le principal est de ne pas en faire un axe central. Nous ne pouvons complètement échappés à notre condition, nos conditionnements, notre environnement. La gageure est de trouver un équilibre entre ce que nous décidons d'être avec le masque et ce que nous découvrons au fond de notre âme.
    Je me suis permise de répondre à tous les commentaires qui sont extrêmement riches et intéressants.
    Belle journée

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    1. Anonyme30/4/26

      Merci Avalon d'avoir pris le temps de répondre aux commentaires. kéa

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  11. AlainX...tu fais partie des présences divines qui ont veillé sur moi quand je n'allais pas bien... et qui ne m'a pas abandonnée et revient de temps en temps déposer quelques mots sur mes introspections. Merci pour tout ça, merci d'être un veilleur, pour moi et pour plein d'autres.

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    1. Merci beaucoup pour tes propos, chère Suzame, ils me vont droit au cœur.
      Je reconnais que je suis quelqu'un qui tente de veiller sur celles et ceux qui croisent ma route et qui en ressentent le besoin et parfois un peu de bienfaits.

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  12. Et si je divergeais, conformément à ma dissonance ? Ce que tu nommes le divin est pour moi, qui ne laisse la place à aucune forme de divinité, ce que je nomme : "empathie". Cette empathie, bien que je doute qu'elle soit qu'humaine, peut symboliquement être nommée "divine" tellement elle tient du miracle... Pour ma démonstration bancale, je dirais que sur cette planète les créatures au somment de la chaîne alimentaire sont catalogués "humains" ; toutefois, la plupart sont démunis d'humanité. Ainsi l'empathie est vraiment un miracle (rire). La partie divine est équilibrée par la partie diabolique. Donc tout cela tient sur notre propre inclinaison. L'opposé, au-delà de l'approche dogmatique, n'est que la partie complémentaire de l'autre (comme la nuit et le jour qui fusionnent à l'aube et au crépuscule)... Ma partie "divine" est biaisée, c'est un fait ; ainsi ma partie diabolique orchestre ma vision... Le diable, toujours au-delà du dogmatisme, est le tentateur, celui qui éprouve, qui déstabilise (pour tester l'inclinaison souvent parodiée) ; il est nécessaire. Sans le démon, pas de dieu... et puis c'est connu : le diable est aussi divin. ;-)

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    1. Que tu nommes ce divin « empathie » me convient, d'autant que tu précises qu'elle tient du miracle, du fait qu'elle nous est offerte librement, et que nous en faisons usage ou non. S'il y avait une obligation de l'empathie, ce serait désastreux pour l'humanité.
      C'est chaque jour un choix… ou non…
      Quant à « la partie diabolique » que tu évoques : Dans la tradition catholique, le diable (ange déchu parce que éternel opposant à Dieu dont il aimerait prendre la place), ne peut cependant pas contraindre la liberté humaine. Il peut juste « tenter » en faisant miroiter des fariboles du genre : l'amas de richesses te rendra heureux ! Etc. (c'est son job et son surnom : le Menteur).
      Il n'a aucun pouvoir sur l'homme, sauf celui que nous lui accordons.
      Observons qu'il en va de même pour Dieu. Il n'a pas de pouvoir sur nous, on peut même le tuer si ça nous fait plaisir. Néanmoins, en ce cas, LUI demeure…
      Ça fait une différence de taille… ce qui me fait dire souvent que « nos relations sont éternelles » (comprenne qui peut…).

      Aparté : « sans le démon pas de Dieu », dis-tu. C'est plutôt l'inverse : sans Dieu pas de démon…, car c'est Dieu qui offre la liberté, c'est-à-dire une alternative pour qu'il n'y ait pas quelque chose du genre : Dieu ou rien !
      (je réfère ici aussi à la tradition catholique la plus ancienne).
      c'est cette quête de la Liberté qui est le fondement de la Révolution française « vivre libre ou mourir ». Ce slogan est devenu une formule universelle de résistance aux oppressions, aux oppresseurs.

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