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mardi 16 mars 2021

Faut-il se fier aux apparences ?



Un peu d'insolite pour commencer la semaine

C'était le temps où, là-bas,

 existait encore un festival.


C'est dire si ça fait longtemps.



Ernesto Sanchez (sans chaise)

La Rochelle, 2014





 
ggggg

lundi 15 mars 2021

La vie, c'est Astra

 

Chez Lakevio du Goût, c'est le 72ème Lundi




« Le beurre frais pour tous. »
Ainsi salua-t-on l’arrivée de la margarine après le siège de Paris.
Bien sûr, ça ne sert pas qu’à se laver les cheveux même si on fait croire aujourd’hui que c’est excellent pour la santé du cheveu pour peu qu’on lui adjoigne un parfum de rose, la puanteur du monoï et une bonne dose d’optimisme pour en faire la publicité.
Mais je suis sûr que pour beaucoup, la margarine rappelle des souvenirs moins « bio » et diététiques que ceux censés venir à l’esprit aujourd’hui.
Ce serait bien si vous en faisiez part à vos camarades de blogs, tous ceux qui ont encore le courage de vous lire et surtout d’écrire...




La vie, c'est Astra.


Après avoir longuement fouillé dans ma mémoire ramollie, je n'ai trouvé nulle trace d'émulsion d'eau et d'huile végétale stabilisée par l'addition d'émulsifiants dans mon histoire personnelle depuis ma naissance jusqu'à aujourd'hui.


Je me targue de penser qu'il y a dans ma cervelle plus de matière grise que de matières grasses. Et si d'aucuns prétendent que j'ai des fesses en gouttes d'huile, je ne les ai jamais trempées dans la margarine.


On m'a appris qu'il fallait parfois essayer d'avoir le beurre et l'argent du beurre, mais personne n'a prétendu qu'il fallait obtenir la margarine et l'argent de la margarine. Je pense que ce ne serait pas extra ni Astra.

Astrain là, on risquerait de s'éloigner de la cuisine au beurre. Et ce n'est pas ça qui mettrait de l'huile dans les rouages.


Ma mère a toujours rêvé d'un manteau d'Astrakan, mais mon père pensait qu'elle avait de l'huile de palme dans le cerveau. Je pense qu'elle a fini par se contenter d'une montre Oméga 3, ou 6. Je ne l'ai jamais su clairement.


Quoi qu'il en soit, Astra renaît toujours de ses cendres. Un jour on le Planta là, mais il réussit toujours à ressortir ailleurs, genre Opel Astra dans l'automobile, Ad Astra au cinéma avec Brad Pitt. Je me souviens même qu'on avait regardé ce film à l'époque où on recevait la télé grâce au satellite Astra – 19.2°E

c'est Astra comme à cette époque-là, le progrès était vraiment en marche.


Puis un jour, tout le monde crut qu'Astra avait enfin disparu, mais voilà qu'il renaît de nouveau de ses cendres avec le vaccin AstraZeneca. Il paraît que lorsqu'on nous l'injecte, l'aiguille rentre comme dans du beurre.

Franchement, je vous le dis, la vie c'est Astra, comme déjà le grand Léo le clamait :


Des cheveux qui tombent comme le soir

Et d'la musique en bas des reins

Ce jazz qui d'jazze dans le noir

Et ce mal qui nous fait du bien

C'est Astra

Ces mains qui jouent de l'arc-en-ciel

Sur la guitare de la vie

Et puis ces cris qui montent au ciel

Comme une cigarette qui brille


C'est Astra

C'est Astra

C'est Astra

C'est Astra-aaaaa-aaaaaa


(Pardon Léo ! Pardon !)







vendredi 12 mars 2021

Le murmure palpitant du silence.

La lecture de ce billet chez  MaGARi! a provoqué un arrêt intérieur.

Des membres de phrase, tel : « (…) aucune action en train de se dérouler. Le vide. L'entre-deux. »


Il est question d'œuvres picturales ou apparemment aucune action ne se déroule. Rien d'intéressant. Les intérieurs vides des paysages vides, les personnages apparemment sans vie véritable,…

et puis cette phrase : « Elles [ces représentations] ne véhiculent aucune réponse du dehors, aucune séduction, aucune solution et s'adresse directement à la vie intérieure du spectateur. »


J'ai pensé : « je suis ce spectateur ». Non pas dans des salles de musée, mais dans mon ordinaire quotidien, là où je vis, sortant peu de chez moi, enfermé consentant, moins pour cause de covid qu'en raison de mon état ordinaire.Cet intérieur ouvre sur la partie avant du jardin et sur une allée dite privative, en cul-de-sac, où il ne passe quasiment personne si ce n'est quelques piétons, riverains que je connais, quelques voitures égarées ou de livreurs.

Ma maison est partie prenante et prolongement de mon intériorité psychique, je m'y sens bien. Parfois même très bien.

Peut-être parce qu'il n'y a pas de solitude vide.

J'ai pourtant beaucoup souffert de solitude dans mon enfance et ma jeunesse, mais par ce que c'était de l'abandon et donc du vide. Pas une solitude choisie ni assumée. Pas une solitude heureuse.


Solitude ? Puis-je vraiment parler de solitude.

Il n'y a jamais eu autant de monde que dans cette solitude-là.

Y a-t-il une solitude quand les moyens modernes de la communication, ordinateur, Smartphone, Internet, et j'en passe, sont à disposition, quand l'intériorité, l'attrait que j'en ai, son mystère et sa curiosité, sa population innombrable, tous ces gens qui m'habitent depuis toujours, la méditation silencieuse ou élaborée, et tant de choses encore. Et puis il y a l'écriture qui m'accompagne sans cesse (« écrire pour ne pas mourir » et le risque inverse « mourir de ne pas avoir suffisamment écrit »).

Je me faisais quasiment le reproche il y a peu de ne pas assez lire. Ça devrait plutôt être de ne pas assez écrire.

J'osais dire bêtement il n'y a pas si longtemps que je n'avais plus rien à écrire… alors que de nombreux sujets s'accumulent dans mon esprit et dans mon âme. Parfois la nuit il m'en vient. « Tiens il faut que j'écrive cela »… et puis au petit matin, malheureusement, j'ai oublié…


Si je reviens au regard sur l'extérieur, là où je suis à l'instant, regardant par ma fenêtre sans rideau, je vois un morceau de ma pelouse, la haie basse d'ifs qui bougent avec le vent, elle frissonne. Derrière les trois énormes troncs des imposants peupliers que mon voisin a enfin totalement élagués, mais a laissé trois immenses fûts  d'une quinzaine de mètres de hauteur. Ils ressemblent à des totems puissants, noueux et dominateurs. Sortes de morts-vivants qui voudraient encore impressionner. Et puis sur le fond du ciel se détachent des arbres centenaires, vieillissants mais encore plein de majesté, qui bordent une allée qui  fut majestueuse parce qu'elle menait à une riche propriété dont elle reste la dernière témoin de temps révolus.

Et tout cela ne cesse de me parler encore depuis plusieurs dizaines d'années que je vis ici. Lorsque nous avons acheté « sur plan » nous étions au milieu des champs boueux. C'était un jour gris d'automne. Il y avait de l'eau dans les champs. Et cependant nous avons été séduits.

Le calme, le simple, l'ordinaire, la campagne à trois pas de la grande ville.


Tout cela me fait revenir à la dernière phrase du billet de MaGARi! :

« L'espace-temps - l'espace tout court - entre un événement et un autre, entre un inspir et un expir, et où la vie, en apparence immobile, ne cesse de palpiter. »


jeudi 11 mars 2021

Fécondité


Le couple sympathique de Monsieur et Madame Colvert est revenu dans notre jardin pour augmenter encore sa famille déjà nombreuse… L'an dernier nous avions assisté aux déambulations d'une petite dizaine de canetons.

Ils sont ensuite repartis sans même remercier pour la location gratuite et tranquille que nous leur avions offerte.


Et donc les voici de retour.






Il est fort possible que Madame ponde ses œufs dans le fond du jardin

 quelque part au milieu d'une végétation quelque peu sauvage.

Nous avons renoncé à les déranger, évidemment.






Le printemps arrive donc un peu partout semble-t-il !…







Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l'évolution des situations des uns et des autres… 







mardi 9 mars 2021