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lundi 4 janvier 2021

Premier devoir pour l'an nouveau.



Chez le goût des autres le premier vendredi de l'année sera le 60e devoir



C’est la rentrée…
Eh oui ! Alors, pour commencer « le deuxième trimestre » si important, celui qui décide de la classe que vous rejoindrez l’an prochain je vous propose cette aquarelle.
Alors, que diriez-vous lectrices chéries qui ne vieillirez pas plus cette année que les précédentes, d’écrire un récit sur ce tableau de John Salminen ?
Parlez-moi de ce lieu, de cet homme, de ce que vous pensez.
À lundi…







Où va ce personnage ? Qui est-il et que fait-il ?

Il marche ! Sous les arbres qui ont sans doute été plantés avant son existence à lui. Et qui demeureront après, sauf si une tronçonneuse passe par là, quelque peu égarée dans un monde qui a perdu la boule de Noël.





On peut l'imaginer, au même endroit, dans un autre contexte, une autre saison, aux apparences plus claires et plus clémentes. Là on demandera au personnage de virer ce truc à capuche et de profiter de la douceur du temps. Seulement il s'imagine toujours qu'il continue à pleuvoir. Tout est dans l'imagination. On se fabrique ce que l'on veut, quand on veut. La tête est libre.





N'empêche que par moment, tout devient flou. Aveugle de nous-mêmes on ne distingue plus la réalité pour ce qu'elle est. La vue à travers des lunettes fabriquées pour nous leurrer sur le réel. On scrute, on ne voit plus, on distingue à peine. Plissez les yeux pour une meilleure mise au point. Vous n'y arrivez pas ? Pas grave, il suffira de regarder la télé ce soir : le comité gouvernemental fera la vraie mise au point.







Comme d'habitude, on enveloppera le tout dans un sac plastique qui tiendra lieu de vérité faussée, de clarté trouble, de limpidité huileuse, de circonvolutions droites, et de solutions simples impossibles.








Il restera à s'installer tranquillement dans la mélasse sucrée des bonbons anesthésiants de l'enfance trompée. On nous proposera une vie guimauve, un travail sucre d'orge, des caramels roses, des chamallows pour étouffer nos libertés.







Alors quelques-uns inventeront un autrement, un autre chose, un par ailleurs, un bien plus que, ou alors des  incomparablement changeant, un certes mais d'un autre côté..., ou bien un par surcroît qui tiendra compte du pour le reste, et même le  d'ailleurs pourrait se montrer compatible avec le de plus.


Il ne restera plus que ôter nos capuches, vêtements, slips caleçons et petites culottes. En ce temps qui approche sans venir, le soleil brillera de tous ses feux et le pisse vinaigre comme d'habitude criera à l'incendie…


31 commentaires:

  1. J'aime ton histoire et tes illustrations.
    A nous de trouver les bonnes lunettes, celles qui nous permettent de voir le paysage dans sa réalité.
    A nous ensuite de trouver les moyens de l'embellir pas seulement dans notre imaginaire mais dans la vie réelle afin que nous gardions le goût de vivre et la possibilité de nous amélorer

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    1. Dans les situations de difficultés, il est vrai que la manière dont nous les regardons a de l'importance pour les gérer au mieux autant que faire se peut. Et cela bien entendu dans le réel tel qu'il est.
      Merci de le souligner

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  2. On voit que je vieillis, j'ai envie d'un printemps avec du bleu.
    J'aime beaucoup ton texte.

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    1. Merci d'apprécier.
      Un printemps en arc-en-ciel ce sera bien aussi… espérons !

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  3. Ah, la tronçonneuse, vous me faites froid dans le dos, d'autant plus qu'il fait vraiment froid dehors, mais la tête est libre, alors, s'il nous reste ça.
    Votre passage sur la "mise au point" du soir m'a fait sourire, "bien vu" en tout cas, sans parler de ce qui suit et décrit merveilleusement la situation à venir.
    Bon je vais chercher mon chamallow personnel et me mettre au lit pour lire un roman italien et ensuite... fermer les yeux.

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    1. Merci pour ce joli commentaire. Et bonne lecture, et bonne nuit !

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  4. Quand le peuple se demande chaque jour comment acheter une baguette ou comment se chauffer, l'imagination
    est mise à mal… L 'originalité du texte ma plaît beaucoup !

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    1. Que les dieux et les déesses favorables ne nous mettent pas dans la situation envisagée ! En attendant on peut toujours partager sa baguette et son coin du feu…
      merci pour la dernière phrase.

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  5. je me demande parfois s'il faut être fort pressé de voir 'l'après', je crains qu'il ne déçoive toutes ces belles attentes sans slip et sans pantalon ;-)

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    1. Mieux vaut tenter de bien aménager le présent.
      Déjà que depuis longtemps « il n'y a plus d'après à Saint-Germain-des-Prés »…
      Ta sagesse est la bienvenue…

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  6. On est un peu perdus, quoi !
    Et dans le "en même temps" ;-)
    Belle année Alain, ainsi qu'à tes proches.

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    1. Bonne année aussi chère Praline, de tout cœur !
      Et accueillons le « jour le jour » qui passe. De toute façon il n'y a guère d'autre choix…

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  7. Anonyme4/1/21

    C'est toujours très inventif, de l'Alain X. :-) pas très optimiste, mais bon. Rien qu'être réaliste est déjà assez angoissant. Cela me fait penser aux essais de télévision en couleurs du professeur Tournesol... (visuellement).

    Pivoine.

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    1. Ceux à quoi ça te fait penser me fait sourire ! C'est un peu ça en effet ! L'époque Tournesol !
      Ayant connu les débuts de la télé couleur, les teintes changeaient toutes les trois minutes ! Le visage du présentateur passait du vert au bleu marine ! Le surréalisme était encore là !

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  8. Charlotte4/1/21

    Ce texte pose plein de questions. Qui a perdu la boule ? Le tête est libre? ( pas sûr)Tout devient flou? et la vérité la dedans ? et la liberté ? Ce qui est sûr pour moi c'est que je déteste les pisse vinaigre .

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    1. La vérité est relative, et la liberté assignée à résidence !
      Donc on va laisser tomber les pisse vinaigre et s'ouvrir une bouteille de champagne… tant qu'on en trouve encore !

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  9. Bravo pour le travail sur les photos en accord avec le texte ! Plus les photos deviennent abstraites, plus les commentaires décrivent notre réalité concrète ;-) .

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    1. J'aime beaucoup la fin du commentaire. C'est tout à fait juste.
      Quant aux photos je me suis plus amusé qu'effectué un travail !

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  10. Anonyme4/1/21

    "Stone, le monde est stone
    Je cherche le soleil
    Au milieu de la nuit
    J'sais pas si c'est la terre
    Qui tourne à l'envers
    Ou bien si c'est moi
    Qui me fait du cinéma
    Qui me fait mon cinéma "
    Ton texte et les photos sont superbes !
    Colette

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    1. Merci pour l'appréciation.
      Quant à la chanson, elle est toujours d'actualité…

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  11. C'est vrai que nos vies deviennent de plus en plus troubles...Avant de la revoir en rose, de l'eau passera sous les ponts. Et, ce ne sont pas les habitants du sud ouest qui diront le contraire, les pauvres.
    A nous de réinventer nos vies..mais, avec un couvre-feu à 18h, il va en falloir de l'imagination. Ouf, j'ai échappé à ça....pour l'instant... car, m'est avis que les oiseaux de mauvais augure que sont nos ministres annonceurs de mauvaises nouvelles toutes les semaines, voir tous les jours, sauront nous remettre les idées en place..

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    1. Je compatis aussi pour ses habitants des zones ou des intempéries se déchaînent. Je trouve de plus en plus qu'être ch'ti c'est pas si mal… il fut un temps où l'on criait : « l'imagination au pouvoir »
      c'est le moment d'appliquer le slogan à nous-mêmes.

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  12. Sûr, que l'on perd la boule (Il y a longtemps que l'on le sait) quand à celles de noël je viens de les ranger dans leur carton ! Cette année elles n'ont pas beaucoup brillé !

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    1. Chez nous, même pas le courage de sortir les boules de Noël. Il faut dire que tout s'est passé en tête-à-tête avec ma Dulcinée. Et par Visio, les boules de Noël n'intéressaient pas grand monde…
      meilleure année pour toi chère amie !

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  13. Doux-amer, disions-nous dans une précédente conversation. Ici l'amer, que j'aime en littérature et déteste en nourriture, est fort bien vu.
    Et toutes les douceurs évoquées semblent sortir de la bouche de nos dominants. Lesquels sont capables aussi d'inventer des "autrements" en réécrivant l'histoire à leur avantage.
    Finalement ton imaginaire a souvent quelque chose de très concret. Mais tu pousses le bouchon très loin : "étouffer nos libertés" ? Mais non, là ton imaginaire devient carrément délirant, nul ne songe à ça en notre exemplaire République !!!
    Tient, ça me rappelle A. Malraux qui, dans la "Condition humaine" fait dire à un de ses personnages "les hommes ne veulent pas gouverner, ils veulent contraindre" (de mémoire)... bientôt il n'y aura guère que la liberté de notre imaginaire que l'on pourra conserver. Garde là précieusement, ça contribue au salut de l'humanité.

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    1. Mon imaginaire à quelque chose de très concret… ce n'est pas faux ! Ce soulignement m'intéresse et m'interpelle.
      Quant à la liberté, je pense que rien n'est jamais acquis en ce domaine. La liberté est sans doute en permanence une tentative de libération.
      C'est peut-être cela qui en fait tout l'intérêt.
      Est-ce que chacun ne tente pas de libérer quelque chose en lui et autour de lui ?
      Merci pour cet intéressant commentaire.

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  14. Un texte fort joli, pensif, poétique, rentre-dedans, sur une déclinaison de l'image entre romantisme vaguement provençal ou chinois, je ne sais, à une version psychédélique. Je découvre ce blog. Bravo.
    Amélie

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    1. Merci et Bienvenue sur ce blog !
      Je décline, je décline… ça doit aussi être l'âge… !
      J'espère que l'auteur de ce tableau ne passera pas par chez moi pour me foudroyer…
      je forme plutôt le vœu qu'il offrira une toile… !

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  15. Texte étudié ou phrases déposées au hasard du fil de la pensée? Quoi qu'il en soit c'est excellemment bien fait, et ça se lit avec gourmandise.
    Pour le fil rouge, comme je viens de relire Tolkien, je me sers gloutonnement et sans vergogne :

    "Tous ceux qui errent ne sont pas perdus".

    "Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est donné".

    "Il y a du bon en ce monde, monsieur AlainX, il faut se battre pour celà".

    Enfin, je vois qu'en conclusion, tu as été très inspiré par feue Rika Zaraï ;-)

    Baiser de bonne année, parce qu'il y aura du bon dans cette année comme il y en eut dans celle qui vient de passer, et que l'on va continuer à se battre pour ça ♥

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    1. J'ai d'abord bidouillé les tableaux et puis je me suis laissé aller à écrire ce qui me venait en voyant les résultats.
      Et comme je suis les conseils de bains de siège de Tata Rika, et qu'il me mettent d'humeur badine, je m'en va de ce pas parodier ce brave Tolkien

      « Tous ceux qui errent non pas forcément perdu leur langue pour demander leur chemin »
      « Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que les autres devront faire pendant qu'on prend le bon temps qui nous est donné »
      « Il y a du bon dans ce monde, Madame Baladine, puisque vous en faites partie »

      Merci pour le baiser, c'est toujours un grand plaisir de te voir passer par ici. Et puis il a raison le gars, 2021 aura la couleur que nous choisirons pour peindre notre âme et donner le meilleur de nous.
      Gros bisous.

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