Ainsi donc,
humain,
qui se croit tout permis,
qui se croit plus fort que la nature.
Ainsi donc,
tu as décidé de nous abattre.
Tu crois en détenir le droit.
Pourtant c'est toi qui vas disparaître.
Pauvre mortel misérable.
Nous, dans deux cents millions d'années,
serons encore là.
Pas toi.
*
Plus de 200 peupliers bicentenaires ont été abattus par la ville il y a quelques mois, sous le prétexte qu'en cas de tempête, l'un ou l'autre pouvait tomber dangereusement…
On trouve toujours un prétexte ou un autre…

Faut pas faire çà. C'est un assassinat.
RépondreSupprimerPourtant ils l'ont fait… et personne ne sera poursuivi !
SupprimerChez moi aussi ils abattent des arbres, certains effectivement sont tellement vieux qu'ils sont dangereux pour la population... tu sais bien, on porte plainte pour tout et n'importe quoi ! dernièrement une branche d'arbre est tombé sur une voiture, et allez hop on se retourne contre le maire et blablabla... Ce que je regrette surtout, c'est que bien souvent de nouveaux arbres ne sont pas plantés en remplacement.
RépondreSupprimerQu'il y ait la nécessité d'abattre certains arbres, c'est incontestable. Mais ce côté exagéré que tu soulignes des risques inhérents au fait que nous soyons sur terre existe tout autant. Quand on n'en profite pas pour supprimer le concept de « l'arbre dans la ville ».
SupprimerEt même si de nouveaux sont plantés, il faudra 200 ans pour retrouver la magnificence des premiers...
RépondreSupprimerSi on était intelligent, on les couperait un ou deux à la fois, pas par centaines !
Dans les villes près de chez moi, c'est la même hécatombe...et ça me fait pleurer...
J'ai une douzaine de très grands arbres sur mon terrain...
les voisins râlent, ils ont peur des tempêtes !
(pourtant, ils sont à bonne distance).
Le principe de précaution ne nous protégera pas :
appliqué sans discernement, il nous tuera !
Ceci dit, la "souche" en photo semble l'avoir compris :
tu as vu le "visage triste" qu'elle affiche .?
La ville s'est engagée clairement pour reconstituer ce terrain « à l'identique » évidemment avec de jeunes arbres !. Mais la solution radicale de tout raser était une aberration ! Je connais bien l'endroit, c'est un de mes lieux de promenade depuis bien des années. Il y avait des arbres qui méritaient d'être abattus. D'autres qui étaient beaucoup plus jeunes par les plantations successives au fil du temps. Effectivement rien ne justifiait qu'un tel abattage en quelques jours.
SupprimerJ'ai photographié un certain nombre de ces souches avant le lancement de l'opération déssouchage. Et celle-ci avait tellement « forme humaine » ça m'a inspiré le texte.
(Merci pour ton œil attentif d'observatrice photographique…)
Ça me dégoûte ce genre de politique. On meurt de la ville et on se débrouille pour anéantir le peu d'espace vert qui reste.... On se demande parfois où vivent les élus. A Marseille c'est plus ou moins pareil. Le moindre fragment d'espace vert est dans le collimateur des promoteurs immobiliers qui les détruisent et bétonnent à tout va avec l'assentiment de la municipalité (forcément !)
RépondreSupprimerEt ils vont en replanter d'autres à la place ?
RépondreSupprimerAller, bonne journée !
Oui, tout va être remplacé comme il est dit plus haut. Sauf que les nouvelles plantations mettront du temps à avoir 200 ans !…
SupprimerÀ l'origine c'était une immense et longue allée qui menait à un château (démoli depuis bien longtemps) avec huit rangées d'arbres rectilignes de chaque côté de l'allée. Immense le truc.
C'était plus ou moins en campagne et peu à peu un paysage urbain à tout grignoté, sauf cette fameuse allée promenade qui était un havre de respiration.
Maintenant l'endroit à l'air « complètement à poil ». On attend les arbres nouveaux !
Il faut comprendre huit rangées comme étant : quatre rangées d'arbres de chaque côté.
SupprimerEt le petit arbre de soupirer: "200 ans pour être grand, c'est long!" Et pour ce qui est des élus, ils utilisent souvent... la langue de bois. Bises alpines.
RépondreSupprimerJ'aime bien les élus et la langue de bois… très à propos…
Supprimerconcrètement on verra sur le terrain ce qui se passe dans les mois à venir.