Alors donc si vous voulez quelques éléments du contenu de mon bonheur, en voici un :
Un temps de silence auquel je laisse la place, fauteuilroulanté (*) le matin sur ma terrasse face à la pelouse qui ressemble de plus en plus à une prairie. Et puis quand je suis bien rempli de celui-ci, durant une vingtaine de minutes j'en goûte la saveur, puis le laisse s'en aller. Et parfois j'écris quelques mots :
En voici, sans correction, dans le mystère de leur banalité.
Toute la lumière du monde dans une perle de rosée
Dans ses yeux toute la clarté de l’amour
Dans son cœur toute la tendresse de l’univers
Sur le grain de sa peau la douceur de l’intemporel
Dans le ciel bleu quelques nuages blancs s’amusent à dessiner le bonheur
À défaut d’abeilles au loin la ville bourdonne
Une pie voleuse prend la clé des champs
Passent des cigognes en clappant leurs au-revoir
L’été fait de même
Et à l’année prochaine
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(*) fauteuilroulanté : confortablement installé dans mon fauteuil roulant électrique, position grand confort.
Que de romantisme dans ces quelques mots.
RépondreSupprimerJe pensais que c'était un privilège de la jeunesse ! Un vieux romantique alors ! ;-)
SupprimerComme c'est joli ! et cette photo du ciel, quelle merveille !
RépondreSupprimerc'est toi qui t'occupe de ta "prairie", d'habitude ? (j'espère que ma demande n'est pas maladroite)
Merci pour ces éléments de bonheur. Je vais tâcher d'en prendre de la graine !
(PS chez moi c'est plutôt bambouseraie, depuis 2 ans ..)
C'est Madame qui tond la pelouse, mais il fut un temps où mes forces physiques le permettaient. J'aimais bien d'ailleurs. Elle devient prairie plutôt sympathique (car on peut y chercher des trèfles à quatre feuilles) puisqu'on n'utilise plus les produits interdits.
SupprimerJe suis content de t'offrir quelques éléments de bonheur…
c'était Ambre
RépondreSupprimerPendant que je te lis je vois mon mari en train de tondre la pelouse. Il ne fait pas très beau mais te lire et entendre le bruit de la tondeuse sur la pelouse me fait du bien.Charlotte
RépondreSupprimerPendant que je réponds, ma dulcinée tond la pelouse. Un bruit familier finalement…
SupprimerAssise devant mon écran je laisse tes mots me désaltérer profondément, moi l'assoiffée de la beauté du monde. kéa
RépondreSupprimerQue voilà une jolie phrase qui fait du bien ! J'aime les assoiffé(e)s !
SupprimerLa rosée, les nuages, l'amour, la ville, les oiseaux, les saisons qui se succèdent... La beauté, où qu'elle soit, ne sert qu'à celui qui l'observe. Elle échappe au temps, elle est d'éternité. Et, si elle existe, c'est que le bonheur existe aussi.
RépondreSupprimer"La beauté n'est que la promesse du bonheur". C'est Stendhal qui le dit 💙
Je reviens (esprit d'escalier oblige) ;-)
SupprimerTu n'as pas été épargné par la vie, c'est le moins qu'on puisse dire. Les épreuves, quelques soient leur "forme", sont un truc qui, un jour ou l'autre, frappent tout un chacun, à divers niveaux. Il me semble que, contrairement à l'idée qui veut que "tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort", tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus faible, mais cette faiblesse peut devenir une force. C'est ce que tu as fait, non? De ta faiblesse une force.
La fragilité est une force. Atteint, affaibli, fragilisé, on se domine. Les détails, vétilles et autres broutilles s'atténuent, laissant la place à l'essentiel. Et enfin, on vit.
Merci 💙
*quelles que 😬
SupprimerJ'aime beaucoup ce que tu dis à propos de la beauté. Elle n'est pas un superflu esthétique, mais une composante forte pour la construction de l'homme et de l'humanité. La beauté est subversive parce que justement elle est la promesse du bonheur. Et le bonheur déplaît fortement à celles et ceux qui désirent dominer et asservir. Et ils ne sont pas qu'un peu !
SupprimerSur ton deuxième commentaire : je partage pleinement ce que tu dis sur les épreuves, la force et la faiblesse. J'ai développé il y a quelques années combien j'étais « une force fragile » qui a commencé à l'âge de 12 ans, dont j'ai pris conscience peu à peu au fil des ans, et que le temps venu des tempes grises ne fait que confirmer. Les épreuves dont on sort ( jamais totalement) ça ne rend pas plus fort, ça rend plus humain, en conduisant à l'essentiel, en découvrant la puissance transformatrice du vulnérable. On est en danger tant qu'on n'a pas conscience de sa vulnérabilité intrinsèque, associée aux forces de vie que l'on ne cesse de recevoir.
Toi aussi tu sais très bien ce dont il est question, ce dont on parle ici.
Merci aussi à toi. Précieuse dialogueuse.💜💙
J'aime bien toutes ces phrases poétiques. Le bonheur est quelque chose de très simple!
RépondreSupprimerSimple : Oui quand il est là, plus compliqué quand on le cherche…
SupprimerCelui qui sait voir la beauté en toute chose, les nuages, les arbres, les oiseaux, sera toujours empli de bonheur, car cette beauté nourrit son cœur. :-)
RépondreSupprimerJoli billet, Alain, merci.
J'aime beaucoup la pertinence de ton commentaire.
SupprimerCommentaire de l'ami GIER, reçu par le formulaire de contact
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Ah ah ... toi aussi tu cherches les dessins que forment les nuages ? Cet
été le ciel uniformément bleu n'a rien dessiné. Et maintenant c'est le
Mistral qui efface les dessins du ciel aussitôt qu'ils se forment !
De toute manière, il souffle si fort que je ne peux pas m'installer
confortablement sur la terrasse....
Ta vie d'artiste n'est pas toujours très simple !
SupprimerMais quand tout est favorable, tu excelles !
Tu vois, quand tu veux...
RépondreSupprimerLe temps qui passe, et nous avec. Personnellement je n'ai jamais "cherché" le bonheur. En gagnant mes temps grises j'ai réalisé que c'était au quotidien un compagnon discret dont on oublie facilement la présence. Un compagnon qui nous fait sourire doucement pour des choses insignifiantes mais essentielles, une abeille qui butine la lavande, les gauras qui se balancent dans l'air avec une grâce infinie, Olivier l'olivier sensé être stérile et qui s'est couvert de fruits, le chat qui me regarde avec tout l'amour du monde dans ses prunelles bleues. Etre humble et se placer à la hauteur du dieu des flaques d'eau pour être éclaboussée de joie...Désirée
RépondreSupprimerTu as raison, le bonheur ne se « cherche » pas. Il est offert, il se reçoit, et comme tu le dis c'est un compagnon discret et sans cesse attentif à nous proposer des « attitudes autrement » telles celles que tu cites et d'autres. Et c'est probablement alors que l'on fait des plus belles découvertes.
SupprimerMerci pour ce beau commentaire et je suis très content de te retrouver par ici.
la perle de rosée des mots est entrée en vous, semble-t-il, ce matin-là... un petit îlot de bonheur dans le grand quotidien du monde.
RépondreSupprimerSans doute faut-il apprendre à naviguer d'îlot en îlot, là où il y a du bonheur à recevoir. On découvre peut-être alors que les îlots sont plus nombreux qu'on ne croit.
SupprimerCes mêmes instants de bonheur, minutes de contemplation volées à ceux qui ne prennent pas le temps de les vivre, tout comme toi, j'en jouis au quotidien face à mon petit carré de pelouse qui aimerait être vert comme le green du golf proche de chez moi. Différence entre toi et moi : je n'ai pas ta plume; dommage.
RépondreSupprimerMerci pour ce commentaire. Concernant ta dernière phrase, souvent je me fais une réflexion comparable : dommage que je n'ai pas le pinceau de Chinou qui nous propose de s'arrêter et contempler En quelque sorte tu as un regard qui transcende. Tu l'offres dans tes aquarelles et autres dessins.
Supprimerj'aime cette pie voleuse qui prend la clé des champs
RépondreSupprimer;-) Merci !
Supprimer"... quelques nuages blancs s’amusent à dessiner le bonheur"... Il y a tant d'éléments dans la nature qui dessinent ou expriment le bonheur simple : la couleur des fleurs, la forme des troncs d'arbres, les courbes des branches, et surtout l'éclat de la lumière.
RépondreSupprimerÀ chacun son mode vibratoire quant au bonheur.
SupprimerOups...
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