Le blog « papiers d'arpèges » propose quelques petits exercices d'écriture en cette période de confinement. J'ai répondu deux fois. Je suis le seul participant semble-t-il.
Je n'ai aucune réaction de la part de l'auteure du blog. Donc je publie sur le mien qui est quelque peu « vivant ».
Inspiré d'un poème de Boris Vian, il était proposé d'en écrire un autre commençant par « je veux une vie » autant de fois qu'on le voulait. On était invité à délirer.
Voici ce que j'avais répondu là-bas, sans même recopier pour moi-même. Désormais j'en aurai la trace sur mon propre blog.
Ben oui, que voulez-vous, j'ai ma petite fierté… je n'aime pas trop tomber dans le vide et le silence de l'organisatrice…
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Je veux une vie pleine de cons… finement éliminés. Une vie plus intelligent des vérités premières, troisièmes et multi facteurs.
Je veux une vie d’éclats d’eau bue écoulant dans mon gosier un nectar explosif d’alcools forts et décapants.
Je veux une vie de vérité, bas les masques, fini les mensonges qui sont de vrais virus des relations. Que chacun dise réellement ce qu’il pense véritablement et même ce qu’il ne pense pas.
Je veux une vie à défrayer la chronique, à décorner les bœufs de Camargue, à remplir les stades de fêtes jusqu’au bout de la nuit et même bien au-delà. Une vie de prince des ténèbres au royaume des lumières incendiaires.
Je veux une vie où seront éradiqués les mortels ennuis, les repas de famille déprimants à cause du vin rosé, lequel sera définitivement supprimé au profit du Beaujolais nouveau vieillissant.
Je veux une vie après ma mort, vécue à tombeau ouvert, où je pourrais me venger de la pire manière qui puisse être de tous ces empêcheurs de tourner en ovale, qui furent carrément des parasites dignes du carré d’hypoténuse. Je les compterai tous mathématiquement sur les 14 doigts de ma main osseuse et décharnée.
Ainsi tout sera définitivement accompli !
Très jolie démonstration de loufoquerie excentrique, j'adore ton sens de l'absurde! :-D
RépondreSupprimerMais bon... Le roi dit "nous voulons" ;-) ♥
SupprimerUn confinement sans délires, ce ne serait pas juste… !
Supprimer« Une vie d’éclats d’eau bue » ...Tu as de belles fulgurances, quand même...
RépondreSupprimerEt tu as raison : écrire, et publier, c'est pour être lu, ça m'a toujours gonflée les gens qui prétendent le contraire...
Quant au fond de tes souhaits loufoque, je suis d'accord avec toi sur bien des points : les repas de famille mortels ne le sont pas qu'à cause du rosé... d'ailleurs, c'est très bon le rosé, nanmeo !
Mais plutôt à cause des conversations convenues...
Bref. J'ai bien ri.
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Si je t'ai fait rire, c'est le principal.
SupprimerMes repas de famille ont rarement été mortels. En revanche, les repas professionnels et pires les « officiels » quelle galère… surtout quand tu es « à la table d'honneur » et là je peux te dire que vraiment on se fait… comment on dit déjà, je ne sais plus, un mot où il est question d'excréments…
Vous avez bien été publié le 22 avril sur son blog, en commentaire de son article publié le 21 avril.
RépondreSupprimerC'est moi-même qui ai publié dans la zone commentaire à la demande de l'auteure du blog. Ensuite c'est le silence total sur ce blog confidentiel. Il faut donc savoir apprécier à sa juste mesure l'intérêt que porte une blogueuse à son lectorat…
SupprimerMoi je veux une vie déconfinée par en dedans !
RépondreSupprimerMoi je veux une vie sans pollution mentale
à l'image des ciels bleus actuels décontaminés des sales traînées d'avion.
kéa
Voilà un programme intéressant, chère kéa !
SupprimerVos trois premiers "je veux une vie" vont me donner un rythme pour la journée ;)
RépondreSupprimerVous m'en voyez particulièrement ravi !
SupprimerScander "je veux une vie", c'est être profondément vivant. Vouloir, c'est porter en soi des multitudes d'étincelles, prêtes à éclater à tout moment. J'aime le rythme de ce texte. J'aime surtout quand tu t'apprêtes à défrayer la chronique. Voilà un paragraphe qui décoiffe!
RépondreSupprimerQuant à s’embarrasser de ce que les gens commentent ou pas, c'est une autre histoire. Perso, je crois au plaisir d'écrire, un plaisir solitaire s'il en est !!! oublier en écrivant que cela serait susceptible d'être lu, est-ce que cela ne permet pas d'être plus libre ? (le risque d'affadir en voulant à tout prix ratisser large...). Ensuite, donner en partage comme on sème des graines... laisser les graines germer ou pas... il y a je crois de beaux lecteurs silencieux... souhaiter enfin des commentaires qui n'égrainent pas...des platitudes... belle journée inspirante à toi...
Le plaisir d'écrire solitaire, je connais. Je tiens journal depuis 60 ans, lequel n'a jamais été lu par personne, il ne le sera d'ailleurs jamais, puisque j'ai détruit tous ces kilomètres d'écriture… sauf pour quelques 120 extraits dont j'ai fait une publication il y a quelques années (« 120 pensées plongeantes »). Pour le reste, ce fut et cela demeurera un vrai plaisir solitaire.
SupprimerEn revanche si je tiens un blog c'est pour être lu et j'en apprécie les commentaires. Sinon autant le clore.
Quant aux lecteurs silencieux, on voit la trace de leur passage dans les statistiques. Il y a aussi ceux qui écrivent en privé et non pas dans la zone publique. Ce ne sont pas des moindres.
Il me semble que le plaisir d'écrire - en solitaire - va au-delà de l'écriture d'un journal (lequel c'est vrai peut être parfois tellement égocentré qu'il ne reste parfois si tout va bien que 10% à pouvoir partager). On peut aimer écrire pour mettre en mots en phrases en diverses harmonies des pensées, des expériences, des émotions que l'on ressent et qu'on peut vouloir donner à lire... sans pour autant avoir besoin d'un retour. Les deux blogs que j'ai préférés (fermés hélas depuis quelques années) n'avaient pratiquement pas de commentaires. Les deux femmes qui les tenaient, qu'on devinait créatives, sensibles et cultivées, n'avaient pas besoin de retours écrits pour avoir envie de blogger. Elles le faisaient je pense par amour de ce lien entre les mots et soi, et elles donnaient modestement à lire sans espérer d'appréciations, positives ou pas. J'ai adoré les suivre. Silencieusement. Respectueusement. Je les lisais très attentivement. Elles n'ont pu s'apercevoir de mes passages que par les statistiques. Elles ont été très importantes pour moi.
SupprimerIl y a aussi d'autres gens qui tiennent des blogs pour échanger, pour être en contact, pour socialiser. C'est autre chose. Cela correspond à un autre besoin. Parfois, le besoin de contact prime sur le plaisir d'écrire, et sur l'attention à commenter. Pour certains, l'essentiel semble de laisser sa trace et de se faire retracer. Comme un besoin de fuir une solitude et l'écriture n'est qu'un prétexte (pré-texte au sens littéral). On évite les sujets qui fâchent, on complimente à tour de bras, ou on banalise, le plus important étant de garder le contact. A chacun de suivre ses envies et ses besoins...
L'idéal est sans doute de pouvoir conjuguer les deux, d'entrer en relation d'estime avec une personne dont on apprécie les écrits et de se le dire, sincèrement, pas systématiquement, en visant une stimulation de la pensée et de l'écrit. Voilà pourquoi (et je te l'ai déjà écrit ici ou sur un autre de tes blogs) je ne crois pas que l'essentiel tienne au nombre : si une seule personne te lit et se sent enrichie, cela vaut la peine de l'avoir publié. Même si elle n'a pas commenté.
Cela dit, merci d'avoir partagé ici tes envies de vie!