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samedi 5 février 2022

Le futur au présent.

  

Parfois je me demande pourquoi je continue à lire des choses qui ne m'intéressent guère. Pourquoi j'alimente certains débats dont je n'ai pas grand-chose à faire. (Pour ne pas dire dont je n'ai rien à foutre…). Pourquoi je perds mon temps que j'estime désormais si précieux, vu mon espérance de vie qui s'amenuise de mois en mois, à m'éparpiller loin de l'essentiel avec le risque de me dissoudre.


J'en suis encore à confondre la valeur de ma volonté, cette amie qui m'accompagne depuis l'épreuve qui me fit sortir prématurément  de mon enfance pour être adulte avant l'heure, et l'entêtement inutile dont je sais encore faire preuve. Comme si j'avais encore ce besoin ridicule pour subsister. À mes heures je  suis encore l'idiot qui s'en va camper dans le triste pays d'Absurdie.



Le temps s'en vient d'un sérieux retour au lieu intérieur du profond de moi qui s'ouvre sur l'immensité du Royaume Peut-être ai-je enfin atteint la maturité pour en ressentir toute la douceur infinie de l'éternelle Présence. Cet « au-delà » est en réalité un « en-dedans », accessible à ceux qui en connaissent le chemin.

Certains parlent de métapsychologie, de la réalité de « l'au-delà du moi » qui amène plus loin que la conscience habituelle connue, vers une dimension de soi-même présente mais simplement endormie. Probablement parce que la plupart du temps nous nous désintéressons d'elle. Il y a tellement du clinquant et des miroirs aux alouettes à l'extérieur.  Et pourtant nous disposons de la libre possibilité de franchir la porte qui permet d'entrer dans « l'autre monde en soi » Et dès lors, toucher au bonheur d'être accueilli dans ce Royaume. Peut-être que la difficulté c'est d'oser franchir la porte parce qu'au fond on n'arrive pas y croire aux extraordinaires découvertes  qui nous sont réservées. Or, il faut y être pour en faire l'expérience. Un figure célèbre mondialement qui avait cette expérience disait simplement : « Venez et voyez ! ». Mais la plupart des gens ont préféré ne pas venir… soyons prudents… on va peut-être être nous rouler dans la farine ! Dommage, le doute règne en maître…


 Ce chemin est le mien et j'y retourne rencontrer celles et ceux qui y ont également résidence.

Oh joie !


27 commentaires:

  1. Que voilà une sage décision...

    Cela me rappelle quelqu'un qui disait : "Convertissez-vous !"
    (expression bien mal traduite, qui ne voulait pas dire, au départ, "adhérez à ma religion", mais "retournez-vous vers le Dedans de vous-même", au lieu d'être accaparé par l'extérieur...:-)

    Je te souhaite un bon voyage "vers le Centre"...

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    1. Et oui, c'est en effet ce que tu exprimes que cela signifiait.
      D'autant que c'est bien après qu'on a travesti son propos (celui-là et des centaines d'autres), parce qu'il ne pouvait pas vouloir dire « adhérez à ma religion », puisque la religion en question n'avait pas encore été inventée et que le type en question détestait les religions en général !

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  2. La question est de savoir pourquoi nous reculons, pourquoi nous redoutons de prendre ce chemin, pourquoi nous le reportons sans arrêt ? Avons-nous donc si peur de perdre le monde que nous avons construit, de nous retrouver sans rien, juste face à nous-mêmes ? La peur de l'inconnu peut-être ? Ou la peur d'abandonner ce que nous croyions pourtant si important ? Ton billet soulève beaucoup de questions, Alain.

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    1. Probablement que la réponse à ces questions se trouve à l'intérieur de soi. C'est là qu'il faut la chercher plutôt que dans les propos de « l'ancien monde ».
      On peut en général constater que ce monde-là est souvent mené par la peur et le mensonge, qui bien souvent font bon ménage.

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  3. Charlotte5/2/22

    Je fais le même chemin que toi et j'y crois tous les jours. Chaque soir avant de m'endormir je m'adresse à cet homme mondialement connu !quand il me dira "viens et vois" je viendrai sans hésitation et me précipiterai dans ses bras. Je viendrai aussi parce que j'aurai envie et besoin de retrouver ceux qui sont déjà là et que j'ai tant aimé et ceux que je n'ai jamais vu et qui m'ont fait tant de bien ici sur terre . Toi par exemple !

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    1. Charlotte, tes propos me font penser à cet homme qui discutait avec celui dont je parle. Ce dernier, voyant que son interlocuteur avait pigé le message profond de sa parole lui répondit : « tu n'es pas loin du Royaume ».
      Je pense qu'il aurait pu dire la même chose au regard de ce que tu exprimes ici.
      Quand on a compris toute la bienfaisance prodiguée, comment ne pas se jeter dans les bras de celui qui en fait le cadeau.

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  4. Anonyme5/2/22

    Il y a le "Était EST et Sera", et moi qui n'était pas, EST et ne serai plus éventuellement. Il n'y a que le EST qui soit des deux côtés. Moi je m'égare dans ce qui n'était pas et ne sera pas. Pour choisir définitivement de rester à l'intérieur de ce qui EST (le Je Suis) il me faut d'abord voir plus clairement ce qui me fait glisser dans l'illusion. Certainement l'identification à mon personnage, ma petite personne, le vilain petit canard qui même s'il a vu par son reflet dans la glace qu'il est un Cygne et non un canard, l'oublie souvent et revient dans ses vieux vêtements, fort délabrés il faut le dire. kéa

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    1. Le EST (le je Suis) est Présence, et cette dernière est Corporelle. Autrement dit à l'intérieur du corps, et d'aucuns diront que ce Corps est communautaire.… Ou il n'est pas…
      Il me semble que ce qui fait glisser dans l'illusion c'est de sortir de cette réalité perceptible et palpable au cœur de l'être profond. C'est donc éminemment expérientiel. Ça ne se transmet pas en dehors d'une expérience, ça se partage avec celles et ceux de la même veine corporelle.

      J'ose dire que c'est dans ce mouvement en continu qu'en chacun de nous le petit canard viendra se dissoudre, s'évaporer et que le Cygne occupera toute la place.
      Tu as raison de parler de vieux vêtements : il est souvent question dans des livres de sagesse de se dépouiller du vieil homme pour revêtir les vêtements du monde nouveau.

      Alors je te rejoins dans tes propos dont je te remercie parce qu'ils m'ont permis d'avancer un peu plus loin dans « mon dire personnel ».

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  5. Eh oui, le doute règne, et dès que tu as une ou deux certitudes, tu passes pour le ravi de la crèche. Tu m'as inspiré un billet sur la présence, c'est certain, mais toi, tu vas encore plus loin. La Présence a pris une majuscule. Je suis ce chemin, moi aussi, à mon rythme.Il y a une dimension largement spirituelle dans cette attention douce aux choses et aux gens qui nous sont présents, qui nous sont cadeaux, en effet, et chaque jour les choses insignifiantes prennent de moins en moins d'importance. Reste l'essence, l'essentiel, cette vibration intime qui sait, et qui nous dit viens, c'est là.Il n'y a qu'à tendre les bras.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. « Il n'y a qu'à tendre les bras ». Exactement.
      Sauf bien sûr, et nous le savons chacun, ce n'est pas si facile de tendre les bras, ça suppose la « Pleine Confiance » pour les ouvrir et cesser le repli protecteur. Je mets cette expression entre guillemets, pour indiquer un parallèle avec ce que l'on appelle « la pleine conscience » qui fait avancer vers celle de soi-même et de son potentiel essentiel à mettre en œuvre.

      Le chemin sur lequel tu es et que je connais quelque peu pour te côtoyer depuis longtemps, je pense y être également. Lorsque je vois cette attention douce que tu as envers les choses et les gens, cela fait ma joie. Entrer dans la dimension « largement spirituelle » comme tu dis, permet de se laisser de plus en plus attirer vers l'essentiel. C'est aussi simple que ça… Cependant il faut quand même apprendre à naître à ce regard-là.

      Tu as raison, tout est dans la vibration intime. Il n'y a de spiritualité vécue que celle qui s'enracine dans le Corps vibrant.
      Tout autre littérature à ce sujet relève du discours intellectuel et théorique lequel ne réussit qu'à brasser des élucubrations encore et encore… et au final : Rien…

      Évidemment nous sommes et nous serons toujours en chemin. Avec tous les pièges de la route et nos errances, mais l'essentiel est d'avancer à son rythme… les bras tendus vers l'avant… comme les enfants courent vers les bras d'amour qui sans cesse les appellent.

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  6. Mon dieu que vous êtes grands et réfléchis.......Je suis une vieille dame, j'ai fait des erreurs dans ma vie et j'ai essaye d'être la plus droite et la plus généreuse (au sens don de soi) mais ce chemin que vous explorez, il me fait peur.
    Je suis encore très souvent bléssèe et j'ai beau me dire passes au dessus et avances je n'y arrive pas, je n'ai pas trouvé cette paix en moi qui me permettrait d'aller au delà de toutes ces meurtrissures qui sont les miennes et qui bien souvent m'empêchent d'avancer.
    Vous êtes sages quand le serais je?

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    1. Le début de ton commentaire, je pourrais le signer, sauf qu'il me faudrait évidemment remplacer le mot « dame » par « monsieur » !
      Ensuite tu soulèves quelque chose d'à la fois difficile et pas forcément compliqué : trouver la paix en soi. Il y a bien des chemins pour cela et ce n'est sans doute pas aisé de trouver le sien.
      Je tire de mon expérience une certitude : l'accès à la paix en soi est possible bien qu'il y ait encore des meurtrissures, des blessures et même parfois des remords pour certaines personnes.
      En nous les deux sont présents, alors on ne peut qu'avancer avec les deux. Mais on n'est pas obligé de porter le fardeau du passé comme une lourdeur qui entrave. Et ceci au détriment des dynamismes vitaux qui nous animent profondément et puissamment.

      Je prends une métaphore : on peut aller à pied d'un endroit à un autre avec tout un barda encombrant de notre passé et notre histoire sur le dos et dans les bras… on sera vite essoufflé…
      En revanche il est possible « alléger tout cela », c'est-à-dire par exemple CESSER de ruminer l'histoire passée, regretter ses défaillances, si j'avais réagi autrement, entretenir des pensées négatives, mal se juger et même se condamner, etc. ; on peut faire le choix de se délester l'esprit, la pensée qui s'enroule sur elle-même et ne débouche sur rien d'autre de la gonflette pesante. En réalité ces fonctionnements néfastes nous coupent de la profondeur intérieure de soi. Il arrive que si on se déleste volontairement, on finit par constater que ce qui reste tient dans une petite valise à roulettes (pour rester dans ma métaphore) qu'on n'aura pas grande difficulté à traîner derrière soi.

      Alors on retrouve une certaine allégresse, une énergie, pour marcher d'un meilleur pas et si on se fait attentif, je suis sûr qu'on commence à ressentir un soulagement, une distance avec ce qui n'est plus, et commencer à ressentir cette paix en soi qui est toujours une dynamique de vie, une paix active. La paix dont je parle ce n'est pas la bronzette sur la plage les orteils en éventail… la paix dont je parle est un moteur puissant pour la propager autour de soi, au cœur des difficultés inhérentes à notre condition humaine. Et je suis sûr que tu as cette expérience. La conscientiser c'est peut-être ce qui pourrait être fait ?

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  7. Oui tu as certainement raison mais c est compliqué. Si je pouvais déjà oublier et abandonner ma rancune.....
    Je sais que le chemin ne sera pas facile j y arriverai sûrement.

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  8. Pierrette Fleutiaux disait de Anne Philipe qu'elle était "une femme parfaitement accomplie". Il me semble de façon évidente que tu es de ces êtres remarquables et rares, un être accompli. IL y a ce chemin intérieur, ce rayonnement tranquille, et non dénué d'autorité ;-) , cette pudeur qui m'émeut souvent. Accompli, et généreux.
    "Puisses-tu simplement continuer" à nous accompagner longtemps ♥


    *JL Aubert

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    1. Oups ! Voilà que tu me touches énormément.
      « Un être accompli », je ne sais pas… en tout cas un être qui cherche son accomplissement autant que faire se peut, sûrement… je crois même que c'est depuis bien longtemps…

      cela me touche aussi cette parole de Jean-Louis Aubert, un chanteur que j'aime beaucoup, plein de sagesse et de maturité. J'ai eu l'occasion rare de le voir en concert privé, (nombre très limité de personnes sans publicité préalable et il faut être « invité ») ce fut un cadeau inattendu.

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  9. Le monde qui nous entoure est une illusion qui nous attire comme un aimant !

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    1. L'illusion de l'illusion, je crois que c'est encore bien mieux.

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  10. Tu traces la route d'un voyage intérieur. Un voyage au centre de notre terre personnelle en quelque sorte.
    Les valeurs de notre monde ne poussent guère à ça. En terme de consommation, ça rapporte pas une cacahuète, alors que les débats stériles sur les réseaux font des milliers de clics rémunérateurs. S'extirper de ce piège est déjà un effort considérable. Alors le voyage intérieur, la spiritualité et tout ça, nous n'y sommes guère poussés. Sans compter qu'il pourrait sortir de cette quête des idées peu compatibles avec le système idéologique dominant. Et même une vision du monde qui le critique férocement voire franchement antagoniste.

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    1. La route du voyage intérieur n'a d'intérêt que si on y trouve plus de bonheur en l'empruntant, que de constater les incessantes déceptions sur le chemin de la consommation stérile et celui des idéologies décevantes.
      Je partage ton point de vue selon lequel il est difficile de s'extirper des pièges qu'on nous tend. Car bien entendu le piège est fabriqué… pour qu'on tombe dedans… sinon c'est un piège raté !
      Faut juste apprendre à voir où sont les pièges, et prendre un chemin de contournement. Évidemment ça suppose un peu l'expérience de mon premier paragraphe…
      Reste évidemment que le voyage intérieur a aussi ses embûches… sinon ce serait trop beau ! L'aventure du spéléologue n'est pas aisé et à ses risques. N'empêche qu'il reste attiré par la découverte des mystères enfouis qui le fascineront.

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  11. En lisant ton billet on est forcément touché, on se sent investi, on se grandi, on aspire j'aspire à cette sagesse, à cette maîtrise de la pensée, le chemin est long, il faut bien avouer que c'est un peu tard que j'ai découvert cette nécessité qu'était de me connaître pour un mieux vivre...j'ai beaucoup lu, assisté à des cours sur le développement personnel, par l'art également, afin de me trouver. Il m'a fallu beaucoup de temps pour comprendre et ne plus avoir honte de ce que je n'étais pas responsable, de plus en vouloir à ma mère, et de me délester de ce poids bien trop lourd pour la petite fille, l'ado et la jeune femme que j'étais...d'où sûrement vient ce vitiligo. Aujourd'hui je suis en paix, pas encore pour tout, mais j'ai compris une chose, c'est que la force est en nous, aide toi les ciel t'aidera.
    Me suis je fourvoyée?
    Belle journée Alain

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    1. Fourvoyée ? Certainement pas !
      Au contraire tu indiques le chemin qui fut le tien et sa réussite. Alors il me semble que tu peux t'en réjouir. Faire la paix avec son histoire c'est une belle aventure même si elle est certainement bien difficile. Je sais bien moi-même ce qu'il en est.
      De plus tu as compris une chose essentielle : la force est en nous, nous pouvons y croire et la solliciter. Je transformerais volontiers l'adage que tu cites à la fin par : aide la force de ton être et ta personne, et la vie généreuse t'aidera.
      Merci pour ce beau commentaire très juste.

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  12. Ah, les pourquoi auxquels nous n'avons pas de réponse, ils sont nombreux.
    Absurdie, un pays d'où l'on ne sort jamais ?
    Bravo pour ce voyage "en-dedans", le plus difficile, mais le plus beau. la "métapsychologie", elle, m'est encore inconnu, mais je vais essayer de voir plus ;)

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    1. On peut aussi se tourner vers Jung et sa psychologie des profondeurs, bien plus intéressant que tonton Sigmund !
      Quant à l'Absurdie, c'est plein de châteaux hantés de nos fantasmes et on tombe parfois dans leurs oubliettes… ce qui n'est pas génial !

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  13. Je ne sais pas encore si je cherche, sans chercher, la même chose que toi ? D'ailleurs, je ne crois pas que cela se cherche. On s'en approche. Une paix intérieure, en accord avec notre nature profonde. Le reste n'est que futilités. Il y a déjà pas mal de temps que je ne m’embarrasse plus de ce dont je n'ai rien à faire.
    Vivre d’abord pour soi me semble primordial, pour pouvoir partager. Cela peut paraître égoïste, mais ça me semble évident.
    Je pense qu'il faut avoir atteint un certain âge pour en prendre conscience. C'est, je crois, ce que l'on appelle la sagesse, et qui ne vient pas avec l'apparition de dents du même nom !

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    1. Tu as raison, la paix intérieure ne se cherche pas, elle se reçoit, elle se cueille comme un fruit, elle se récolte parce qu'on a semé et favorisé la maturation.
      Tu as raison aussi sur prendre soin de soi, parce que tout part de là, de nous-mêmes en notre identité profonde qui contient un mouvement vers l'autre et les autres, parce que nous sommes foncièrement des êtres sociaux et interdépendants. Évidemment quand on n'atteint pas cette dimension en soi-même : ça s'appelle l'égocentrisme. (Je suis le centre, et les autres doivent regarder…). C'est une phase nécessaire pour l'enfant : grandir dans un regard. Quand ça dure au-delà de cette période : on parle d'infantilisme, un arrêt du développement adulte. Il y a pas mal d'infantilisme dans le monde d'aujourd'hui, des personnes qui en sont restées à leurs dents de lait, et c'est bien dommage…
      La sagesse est une trajectoire, toujours, elle s'origine loin et elle nous précède sans cesse.
      Alors donc, j'ai bien aimé ton commentaire.

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  14. Comment te dire que ton billet me parle et me plait. Ce que tu dis tout au début m'a fait penser à Picasso qui à la toute fin de sa vie s'est retiré du monde car il avait encore beaucoup de chose à exprimer dans son art.
    Tu m'aides à différencier la volonté de l'entêtement. Ton billet et tous les commentaires qui l'enrichissent ne pouvaient pas mieux tomber, ils m'encouragent à me diriger vers cet intérieur que je distingue encore trop faiblement. Mais surtout à ne pas m'en éloigner. et tenter de grandir, grandir...

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    1. Ton commentaire me réjouit grandement si ce billet a pu t'apporter quelques lumières.
      En particulier quand tu écris : «me diriger vers cet intérieur que je distingue encore trop faiblement. »
      Trop faiblement ? Je pense plutôt que tu es là où cela commence à émaner. Là réside la source jaillissante à laisser couler sur la terre intérieure et alors ça grandit, grandit, grandit…

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