Espoir
Dans les champs trop minés
sous un soleil explosé
un chien abandonné
Cherche un maître à aimer
Dans la ville déglinguée
des hommes exténués
à la vie détaxée
cherchent l’oiseau à apprivoiser
Dans la maison abandonnée
sous une baignoire noyée
une vieux parquet fendu
cherche une planche de salut
Dans la chambre bleue de prusse
une jolie rousse russe
aux cheveux emmêlés
cherche à dénouer un amour embrouillé
dans le lit blanc linceul
un homme désormais seul
savourant le dernier instant
cherche un nouveau printemps.

j'ai envie de dire, qu'importe au fond s'ils trouveront chacun à leur manière ce qu'ils cherchent...
RépondreSupprimerl'essentiel c'est de s'être mis en chemin...c'est le mouvement.
le dernier paragraphe de ton poème est d'un blanc presque aveuglant, c'est l'effet qu'il me fait.
Chercheur, oui...
Supprimersur un chemin, oui…
mais vers une destination…
c'est là peut-être la différence entre « l'espérant » et « l'errant »....
Dans ma petite tentative poétique, il y a toujours un but espéré.
“Il n'y a pas de vent favorable pour qui ne connaît pas son port.” affirme justement Sénèque
Chacun cherche l’espoir
RépondreSupprimerDans le fond de sa rue
Dans le fond de son cœur
Au bout de la jetée
Et au bout de sa vie
A la vie à la mort
A la mort du petit cheval
Et au chevet des morts
Chacun cherche son chat
et un chien de sa chienne
dans cette chienne de vie
Chacun cherche l'amour
A la vie à l'amour
Et pour la nuit des temps
Et par l'étang qui court
Sur le cours de la vie
Sur le cours des rivières
A l'eau et au courant
En courant en volant
Et parfois en rampant
Sur la rampe des ans
Du premier au bout d'an
En boudant en pleurant
Et souvent en mourant
Chacun cherche l'espoir
Dans le jour dans le soir
Et plutôt dans le noir
Mieux vaut tard que jamais
Chacun cherche à aimer
¸¸.•*¨*• ☆
L'orpailleur aimant tire de sa boue des pépites d'amour.
SupprimerCoucou Alain. En lisant les deux premières strophes, j'ai pensé à tous ces Syriens qui souffrent. Tout cette guerre me révolte et les pourparlers autour, les échanges diplomatiques, les blablas sans fin aussi. J'espère que le monde, un jour, aura trouvé la paix. Se mettre à la chercher, c'est déjà tout un programme. Bises alpines.
RépondreSupprimerEt c'est aussi tout un programme de trouver sa paix intérieure et de faire la paix avec nos ennemis personnels…
SupprimerAlors, pour tout un peuple, ce n'est pas chose aisée…
Et peut-être faut-il de longs pourparlers qui ne sont pas nécessairement des bla-blas pour éviter les déflagrations définitivement dévastatrices parce que planétaires…
Bises d'espérance.
Hymne à la vie...
RépondreSupprimer… Parce qu'elle le mérite bien !
SupprimerC'est beau et triste a la fois , cette quête de la vie...........
RépondreSupprimerEn effet, et le « à la fois » en fait peut-être toute la richesse.
SupprimerCette quête pour la vie, l'amour....
RépondreSupprimerla trouverons-nous un jour,
Alain ?
Je l'espère ...
Bises.
Comme l'espérance est une action, un mouvement, cette quête n'est pas vaine à celui/celle qui l'entreprend.
Supprimerj'aime beaucoup quand tu poétises
RépondreSupprimersurtout quand ton poème cherche l'espoir, qui parfois se cache aux yeux de ceux qui croient savoir...
Disons que j'essaye de mettre un peu de poésie dans mes convictions les plus fondamentales. (Les miennes, évidemment !)
SupprimerJ'aime aussi... J'imagine pour autant que je ne vais pas t'étonner en citant Camus "De la boîte de Pandore où grouillaient les maux de l’humanité, les Grecs firent sortir l’espoir après tous les autres, comme le plus terrible de tous"..."l’espoir, au contraire de ce qu’on croit, équivaut à la résignation. Et vivre, c’est ne pas se résigner." Je ne crois qu'au désir quand il mène à l'action; c'est le mouvement qui importe, pas la finalité... J'aime par-dessus tout cette idée de l'instant singulier où le crépuscule l'ouvre au bonheur terrestre, ici et maintenant, qui "naît de l'absence d'espoir"...
RépondreSupprimerCe qui n'engage évidemment que moi :-)
Vois-tu, j'ai hésité sur le titre. Mon premier mouvement était « espérance », à cause du côté mise en mouvement, en acte. et j'ai commis l'erreur de laisser agir ma crainte... du côté un peu ringard de ce mot... (à mes yeux)
Supprimerje suis d'accord avec les propos de Camus sur le côté statique de l'espoir. C'est un peu : j'ai l'espoir que ça va me tomber tout cuit dans le bec ! le désir est un élan, le suivre pousse à agir. Mais quand même, ne faut-il pas une finalité ? Quelque chose vers lequel on veut aller ?
J'illustre par un exemple personnel :
- après mon accident de santé j'avais le désir (l'espérance) de remarcher. C'était mon but. J'y ai mis toute ma volonté.
- mes parents avaient « l'espoir » qu'en allant à Lourdes, je serai guéri…
tout cela n'était pas sur le même registre...
Bien sûr il faut un but, c'est juste que l'essentiel n'est pas de l'atteindre, mais de tendre vers lui, inlassablement, et surtout sans oublier le présent, aussi difficile qu'il soit. Enfin c'est comme ça que je comprends les propos que j'ai cités.
SupprimerL'espérance dans le religieux... je pense que tu sais ce que j'en pense :-)
Dans chaque vie
RépondreSupprimerDans chaque instant
Fleurit parfois
Un brin d'espoir
Goutte d'amour
Mots de tendresse
Regard caresse...
Peut-être que c'est une générosité de la Vie !
SupprimerUne main secourable que l'on n'attend pas.
Lorsque tout est confus et noir, ne jamais oublier l'espoir, c'est lui qui nous permet de nous relever et d'avancer vers la lumière.
RépondreSupprimerJ'aime tes mots, Alain. Merci.
Une belle fin de journée.
Face au noir, on trouve souvent la lumière des yeux de celui/celle qui nous aime.
SupprimerC'est beau , il faudrait trouver une mélodie pour mettre dessus . La dernière strophe me fait penser à Higelin! Va savoir pourquoi !
RépondreSupprimerHigelin ! ? C'est trop d'honneur !
SupprimerQuant à trouver une mélodie… c'est amusant… j'ai écrit ce petit texte sur air de blues qui tournait en boucle.
(qui plus est c'est assez rare. 9 fois sur 10 j'écris dans le silence…)
J'aime bien ton poème . Passer sa vie à chercher signifie qu'on est bien en vie !!
RépondreSupprimerJe pense qu'assez fondamentalement l'être humain est un chercheur
SupprimerTu parles de tout ce qui me heurte violemment ces temps-ci. Cette violence qui nous entoure, nous prend au piège, la haine partout, la maréchaussée qui va cogner sur ordres des gens qui tentent de créer un nouveau monde. La Lumière est sous le boisseau et je crains plus que jamais, qu'elle disparaisse. En tout cas je n'arrive plus à m'y relier, je cherche ma joie sans la trouver, je n'écris plus. En moi le silence des tombes...
RépondreSupprimerBen dis donc, cela n'a pas l'air d'aller très fort chère Désirée.... :(
Supprimerje te souhaite de renouer avec ta joie naturelle.
J'aime beaucoup. Même le linceul est gentiment enveloppant... avec ce sourire du printemps... Seul, l'amour subsiste dans l'angle du tombeau...
RépondreSupprimerSeul, l'amour subsiste dans l'angle du tombeau...
SupprimerComme c'est joli ça…
merci !