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| Giovanni Segantin - La mauvaise mère (clic) |
Longtemps j’ai pensé que j'allais trouver enfin
la mère tant espérée.
Différente de la mienne.
Une mère authentique en amour.
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| Giovanni Segantin- l'ange de la vie (clic) |
Avant de réaliser que j'avais eu des mères
temporaires, provisoires, attentionnées.
Elles ont traversé mon existence
et me furent bénéfiques,
sans que je m'en aperçoive
en ce temps-là.
En cet instant, je leur rends hommage.


Tes mots sont très touchants Alain! oui on a quelque part plusieurs mères dans nos rêves qui veillent sur nous, à défaut de celles qui nous sente leur obligé.
RépondreSupprimer… et pas seulement dans nos rêves…
SupprimerTon billet me parle, ô combien, Alain...
RépondreSupprimerJ'ai eu une mère de substitution, chaque fois que ma mère ne pouvait me donner ce que j'attendais.
Ma chère grand-mère. Et au fond de moi je lui rends souvent hommage.
Merci pour ce billet très fort
¸¸.•*¨*• ☆
Il existe une mystérieuse générosité de la Vie.
Supprimerpar je ne sais quelle alchimie, les "bonnes personnes" croisent nos routes…
tu as raison, leur rendre hommage est une belle chose.
Ah, les mères... j'aime bien votre titre.
RépondreSupprimerJe dois dire que je suis assez content qu'il me soit venu…
Supprimer:-)
Complexes rapports humains enchevêtrés, ancrés dans les toutes premières sensations puis celles qui suivent, construisent... Ces quelques lignes fortes ainsi que les illustrations choisies interrogent les parcours, mon parcours.
RépondreSupprimerSans doute faut-il du temps pour démêler cet enchevêtrement. Du temps au sens de celui qui passe. Du temps au sens d'un espace suffisant de réflexion. La retraite a du bon en ce sens…
Supprimeret merci pour ce commentaire.
Emouvant et si universel. Et Segantini, si poignant. Je pense aussi à cette oeuvre magnifique de lui, "L'Enfant au mouton": un petit garçon qui ne trouve de la tendresse maternelle qu'au contact de l'animal. Le pastel est bouleversant.
RépondreSupprimerJe cherchais une illustration pour ce billet. Cela m'a fait découvrir Segantini, et je dois dire que je suis tombé en arrêt sur son œuvre.
SupprimerMerci pour le tableau que tu cites. Il m'impressionne.
Pareillement... =)
RépondreSupprimerBises
Donc voilà…
Supprimerbises parallèles.
;)
Elles eurent sur toi en quelque sorte "l'effet mère", et c'est émouvant cette gratitude que tu leur témoignes. Et c'est vrai qu'on oublie rien de ce qui nous a traversé...
RépondreSupprimerOui, tu as bien compris que je voulais jouer sur ce mot.
SupprimerJe ressens la gratitude comme une émotion forte. une sorte de « remerciement continué » aux effets bénéfiques inattendus.
La biologie ne produit pas l'amour, n'est-ce pas... Les liens parentaux sont parentaux, contractuels par destin, mais il y a en effet les liens qui ne sont parentaux que par le choix du coeur... J'ai une cousine qui est aussi mon amie, et une soeur dont je suis très proche. Mais je sais que nous avons "de la chance" car ça ne va pas de soi.
RépondreSupprimerTrès heureuse que tu aies eu ces mères de passage, ces semeuses d'amour qui n'y étaient pas tenues... Ce fut par bribes peut-être, de manière discontinue, mais quelle richesse dans les graines!
Joyeuses Pâques!
Merci pour ton commentaire. Ce membre de phrase m'a arrêté : « qui n'y étaient pas tenues... ».
SupprimerC'est peut-être là une grande différence. Une générosité, une gratuité, un naturel aussi sans doute. quand je repasse dans ma tête quelques noms marquants, je confirme : elles n'y étaient pas tenues.
Grr mon message n’a pas de validé.
RépondreSupprimerJe disais que c’etait Un bel hommage premièrement.
Deuxièmement je te demandais si tu avais pu leur dire et exprimer une gratitude même après coup.
Et enfin je disais que j’espere Jouer ce rôle de mère de substitution, au moins pour quelques-uns.
Val
Oui, il y a des personnes à qui j'ai pu exprimer cette gratitude après coup. J'ai écrit des lettres en ce sens, ou je l'ai dit à l'occasion d'échanges. D'autres, qui ne sont plus de ce monde ont eu cette gratuité principalement dans mon premier livre. À défaut de pouvoir leur exprimer directement, je l'ai fait quelque peu publiquement. « Le passage se crée » avait cela en première intention. Des lettres de gratitude.
SupprimerL'instinct maternel n'existe décidément pas, je l'ai constaté à de nombreuses reprises. Et les meilleurs guides ne sont pas forcément les parents. L'essentiel est d'avoir eu ces guides. C'est si difficile de faire son chemin tout seul...
RépondreSupprimerTu as eu de la chance, même si tu ne t'en es pas rendu compte sur l'instant. L'ont-elles su?
Pour ce qui est de faire son chemin, est-ce que c'est possible de le faire tout seul ? Peut-être… mais si il n'y a personne sur le chemin ? C'est pour moi une grande question. Je veux dire au regard de « l'inégalité des chances d'être soi ».
SupprimerQuant à l'instinct maternel, je n'y crois plus au sens de quelque chose qui serait automatique dans son déclenchement et même sans parler de sa réussite… j'ai trop vu dans l'aide à la personne ainsi que dans mes fonctions dans la Justice des situations totalement aberrantes et c'est un euphémisme…
Même si, fort heureusement dans la majorité des cas, bien des mères on les attitudes justes sécurisantes et protectrices de leur progéniture.
Et puis d'ailleurs, je préfère une mère aimante qu'une mère instinctive. ..
Merci beaucoup pour ce commentaire fort juste.
Pour ton interrogation, j'ai répondu ci-dessus.
J'aurais pu écrire exactement la même chose !!
RépondreSupprimerDès lors, je me sens moins seul !…
Supprimer(Sourire…)
J'adorais ma mère...Ma tante célibataire( la soeur de ma mère) en était un peu jalouse. Un jour celle ci m'a dit: Toi ! on sait bien que tu adores ta mère..."C'est vrai que je n'aimais pas trop cette tante qui venait souvent chez nous et qui remplaçait ma mère quand elle partait 15 jours par an en vacances avec mon père.Je décomptais les jours jusqu'à son retour.
RépondreSupprimerAmusant, mon expérience est totalement inverse…
Supprimerj'adorais quand mes parents partaient en vacances ou ailleurs et que j'allais chez une tante qui s'occupait de moi…
au moins, elle, elle m'aimait !…
Un texte que j'aurais aussi pu écrire...Très émue par ma lecture...
RépondreSupprimerEt bien je vois que vous êtes plusieurs…
Supprimerje viens aujourd'hui d'écrire un billet qui parle d'une personne qui a un effet mère pour moi, ô combien!
RépondreSupprimerCertains disent : moi, c'est ma sœur !
SupprimerToi tu dis : moi c'est masseuse !
;-)
Pour certains la mère, pour d'autres le père... Il manque peut être toujours quelqu'un.
RépondreSupprimerPeut être qu'ils n'ont pas appris à aimer, peut être qu'ils ne savaient pas... Peut être que ce n'est pas vraiment de leur faute. Peut être étaient ils encore eux même des enfants perdus.
Tes illustrations sont très belles.
Elles/ils ont été à la mesure de leurs potentialités et de leurs failles.
SupprimerÀ chacun de nous père/mère de s'interroger sur ce qu'il en est face à lui-même. Si possible sans culpabilité, et en cherchant comment être « plus » à l'avenir. Reste qu'on ne refait jamais l'histoire.
Oui, il y a de bonnes personnes qui sont des mères pour nous, ou bien des pères. Qu'il est bon de les rencontrer...
RépondreSupprimerMerci Alain. Bon week-end à toi.