J'en rêve encore… parce que je suis réaliste…
"Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure." (Plutarque)
*

Pour éviter les difficultés à commenter : créez un compte Google gratuit en cliquant ici

, facile et cela n'engage à rien. Vous n'aurez plus à prouver que vous n'êtes pas un robot !


vendredi 30 mars 2018

Les mères éphémères


Giovanni Segantin - La mauvaise mère (clic)

Longtemps j’ai pensé que j'allais trouver enfin
 la mère tant espérée.

Différente de la mienne.
Une mère authentique en amour.




Giovanni Segantin-  l'ange de la vie (clic)



Avant de réaliser que j'avais eu des mères
temporaires, provisoires, attentionnées.

Elles ont traversé mon existence
 et me furent bénéfiques, 
sans que je m'en aperçoive 
en ce temps-là.

En cet instant, je leur rends hommage.

31 commentaires:

  1. Tes mots sont très touchants Alain! oui on a quelque part plusieurs mères dans nos rêves qui veillent sur nous, à défaut de celles qui nous sente leur obligé.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. … et pas seulement dans nos rêves…

      Supprimer
  2. Ton billet me parle, ô combien, Alain...
    J'ai eu une mère de substitution, chaque fois que ma mère ne pouvait me donner ce que j'attendais.
    Ma chère grand-mère. Et au fond de moi je lui rends souvent hommage.
    Merci pour ce billet très fort
    ¸¸.•*¨*• ☆

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il existe une mystérieuse générosité de la Vie.
      par je ne sais quelle alchimie, les "bonnes personnes" croisent nos routes…
      tu as raison, leur rendre hommage est une belle chose.

      Supprimer
  3. Ah, les mères... j'aime bien votre titre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je dois dire que je suis assez content qu'il me soit venu…
      :-)

      Supprimer
  4. Complexes rapports humains enchevêtrés, ancrés dans les toutes premières sensations puis celles qui suivent, construisent... Ces quelques lignes fortes ainsi que les illustrations choisies interrogent les parcours, mon parcours.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Sans doute faut-il du temps pour démêler cet enchevêtrement. Du temps au sens de celui qui passe. Du temps au sens d'un espace suffisant de réflexion. La retraite a du bon en ce sens…
      et merci pour ce commentaire.

      Supprimer
  5. Emouvant et si universel. Et Segantini, si poignant. Je pense aussi à cette oeuvre magnifique de lui, "L'Enfant au mouton": un petit garçon qui ne trouve de la tendresse maternelle qu'au contact de l'animal. Le pastel est bouleversant.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je cherchais une illustration pour ce billet. Cela m'a fait découvrir Segantini, et je dois dire que je suis tombé en arrêt sur son œuvre.
      Merci pour le tableau que tu cites. Il m'impressionne.

      Supprimer
  6. Pareillement... =)

    Bises

    RépondreSupprimer
  7. Elles eurent sur toi en quelque sorte "l'effet mère", et c'est émouvant cette gratitude que tu leur témoignes. Et c'est vrai qu'on oublie rien de ce qui nous a traversé...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, tu as bien compris que je voulais jouer sur ce mot.
      Je ressens la gratitude comme une émotion forte. une sorte de « remerciement continué » aux effets bénéfiques inattendus.

      Supprimer
  8. La biologie ne produit pas l'amour, n'est-ce pas... Les liens parentaux sont parentaux, contractuels par destin, mais il y a en effet les liens qui ne sont parentaux que par le choix du coeur... J'ai une cousine qui est aussi mon amie, et une soeur dont je suis très proche. Mais je sais que nous avons "de la chance" car ça ne va pas de soi.

    Très heureuse que tu aies eu ces mères de passage, ces semeuses d'amour qui n'y étaient pas tenues... Ce fut par bribes peut-être, de manière discontinue, mais quelle richesse dans les graines!

    Joyeuses Pâques!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ton commentaire. Ce membre de phrase m'a arrêté : « qui n'y étaient pas tenues... ».
      C'est peut-être là une grande différence. Une générosité, une gratuité, un naturel aussi sans doute. quand je repasse dans ma tête quelques noms marquants, je confirme : elles n'y étaient pas tenues.

      Supprimer
  9. Anonyme1/4/18

    Grr mon message n’a pas de validé.
    Je disais que c’etait Un bel hommage premièrement.
    Deuxièmement je te demandais si tu avais pu leur dire et exprimer une gratitude même après coup.
    Et enfin je disais que j’espere Jouer ce rôle de mère de substitution, au moins pour quelques-uns.

    Val

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, il y a des personnes à qui j'ai pu exprimer cette gratitude après coup. J'ai écrit des lettres en ce sens, ou je l'ai dit à l'occasion d'échanges. D'autres, qui ne sont plus de ce monde ont eu cette gratuité principalement dans mon premier livre. À défaut de pouvoir leur exprimer directement, je l'ai fait quelque peu publiquement. « Le passage se crée » avait cela en première intention. Des lettres de gratitude.

      Supprimer
  10. L'instinct maternel n'existe décidément pas, je l'ai constaté à de nombreuses reprises. Et les meilleurs guides ne sont pas forcément les parents. L'essentiel est d'avoir eu ces guides. C'est si difficile de faire son chemin tout seul...
    Tu as eu de la chance, même si tu ne t'en es pas rendu compte sur l'instant. L'ont-elles su?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pour ce qui est de faire son chemin, est-ce que c'est possible de le faire tout seul ? Peut-être… mais si il n'y a personne sur le chemin ? C'est pour moi une grande question. Je veux dire au regard de « l'inégalité des chances d'être soi ».
      Quant à l'instinct maternel, je n'y crois plus au sens de quelque chose qui serait automatique dans son déclenchement et même sans parler de sa réussite… j'ai trop vu dans l'aide à la personne ainsi que dans mes fonctions dans la Justice des situations totalement aberrantes et c'est un euphémisme…
      Même si, fort heureusement dans la majorité des cas, bien des mères on les attitudes justes sécurisantes et protectrices de leur progéniture.
      Et puis d'ailleurs, je préfère une mère aimante qu'une mère instinctive. ..
      Merci beaucoup pour ce commentaire fort juste.
      Pour ton interrogation, j'ai répondu ci-dessus.

      Supprimer
  11. J'aurais pu écrire exactement la même chose !!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dès lors, je me sens moins seul !…
      (Sourire…)

      Supprimer
  12. Charlotte2/4/18

    J'adorais ma mère...Ma tante célibataire( la soeur de ma mère) en était un peu jalouse. Un jour celle ci m'a dit: Toi ! on sait bien que tu adores ta mère..."C'est vrai que je n'aimais pas trop cette tante qui venait souvent chez nous et qui remplaçait ma mère quand elle partait 15 jours par an en vacances avec mon père.Je décomptais les jours jusqu'à son retour.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Amusant, mon expérience est totalement inverse…
      j'adorais quand mes parents partaient en vacances ou ailleurs et que j'allais chez une tante qui s'occupait de moi…
      au moins, elle, elle m'aimait !…

      Supprimer
  13. Un texte que j'aurais aussi pu écrire...Très émue par ma lecture...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et bien je vois que vous êtes plusieurs…

      Supprimer
  14. je viens aujourd'hui d'écrire un billet qui parle d'une personne qui a un effet mère pour moi, ô combien!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Certains disent : moi, c'est ma sœur !
      Toi tu dis : moi c'est masseuse !
      ;-)

      Supprimer
  15. Pour certains la mère, pour d'autres le père... Il manque peut être toujours quelqu'un.
    Peut être qu'ils n'ont pas appris à aimer, peut être qu'ils ne savaient pas... Peut être que ce n'est pas vraiment de leur faute. Peut être étaient ils encore eux même des enfants perdus.
    Tes illustrations sont très belles.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Elles/ils ont été à la mesure de leurs potentialités et de leurs failles.
      À chacun de nous père/mère de s'interroger sur ce qu'il en est face à lui-même. Si possible sans culpabilité, et en cherchant comment être « plus » à l'avenir. Reste qu'on ne refait jamais l'histoire.

      Supprimer
  16. Oui, il y a de bonnes personnes qui sont des mères pour nous, ou bien des pères. Qu'il est bon de les rencontrer...
    Merci Alain. Bon week-end à toi.

    RépondreSupprimer

Pour éviter les difficultés à commenter : créez un compte Google gratuit en cliquant ici
, facile et cela n'engage à rien. Vous n'aurez plus à prouver que vous n'êtes pas un robot !

Si vous avez des difficultés à poster un commentaire ou si celui-ci n'apparaît pas, vous pouvez me l'adresser par mail (voir mon profil).
Merci.
Je le publierai en votre nom.