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mercredi 24 novembre 2021

Évolution


366 réels à prise rapide


Aujourd’hui j’étais un animal quand



Souvent je fus un animal dans ma vie. Animal de cirque quand, à 13 ans, on m’a exposé face à un aéropage de médecins, parce que j’étais un polio atypique. J’ai longtemps attendu les cacahouètes qu’on ne m’a même pas lancées. Plus tard, animal je le fus, aux griffes acérées, quand je balançais à grands coups de pattes des mots qui blessent. Je protégeais ainsi ma carapace de crabe. Aujourd’hui, je fais plus souvent pattes de velours, pas toujours. Être intelligent, ce n’est pas bête : quoique ! En attendant je suis là, écrivant bêtement ces lignes, en attendant qu’arrive l’heure de la gamelle. J’aurais bien riz cette fois ?


30 commentaires:

  1. c'est vrai, j'ai connu autrefois (mais il y a longtemps) celui qui "mordait"
    Mais aujourd'hui ce n'est vraiment plus ça, bien au contraire! C'est désormais un Alain plein d'amour que nous côtoyons
    merci à toi!

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    1. Peut-être que finalement il est possible d'évoluer…

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  2. Comme disait Brassens, «  pour reconnaître que l’on n’est pas intelligent il faudrait l’être… »
    Nul doute que tu le sois. L’intelligence relationnelle est celle que tu possèdes à foison. Et de tes blessures elle en a fait un don. Un don de soi.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. Je me permettrai d'ajouter à ce que tu dis à la fin. Je pense que c'est plutôt la guérison des blessures (par cicatrisation et donc assainissement de la douleur) qui fait abandonner un système de défense par agression. Alors en effet le don devient possible, parce qu'on n'est plus centré uniquement sur la nécessité de se protéger. Ce qui n'empêche pas parfois le retour des moments de faiblesse.

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    2. Ça rend tellement humain, les moments de faiblesse... ;-)
      •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  3. ça s'appelle "faire patte de velours" et certains feraient bien, ces temps ci, de rentrer leurs griffes.
    Et merci pout ton passage chez nous

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    1. C'est vrai, trop de griffes laissent trop de traces sur le visage d'une société.
      Et merci aussi de venir jusque chez moi.

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  4. Anonyme24/11/21

    Oui, l'animal attend la gamelle, mais je ne suis pas certaine qu'il puisse comme l'humain ressentir la gratitude envers la source, quelle qu'elle soit. kéa

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    1. Je ne m'y connais guère en psychologie animale !
      Mais j'aurais tendance à penser que certains animaux domestiques émettent de la gratitude envers leur maître… alors que bien des humains n'en ont peut-être pas beaucoup vis-à-vis de leur Origine.

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  5. Il y a surement des animaux qui font preuve d'humanité. Alors, pourquoi pas le contraire !

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    1. L'homme est un loup pour l'homme, disait le philosophe Hobbes, c'est pour ça qu'il a créé la société telle qu'elle est. C'est-à-dire non civilisée au final.
      Point de vue comme un autre, mais quand on regarde l'état humaine de la planète, on se demande si…

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  6. Nous sommes tous des animaux.

    Je me souviens avoir lu ça sur un mur de Marseille.

    Il y a sans doute une petite parcelle de vérité dans les mots de ce graffeur.

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  7. Nous sommes tous des animaux.

    J'ai lu ça sur un mur de Marseille.

    Il y a sans doute une parcelle de vérité dans les mots de ce graffeur-philosophe anonyme !

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    1. Je me demande aussi, il y a de l'animalité en nous, et parfois des environnements favorisent son développement. Les proies ne manquent pas malheureusement.

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  8. Désolé pour cette double publication.... mon message avait soudainement disparu.

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    1. Mais ton doublon complète de belle manière !

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  9. Sentir à travers ces lignes, exactement comme ce qui se cache derrière le masque du petit clown en illustration ...
    Coum' dit qu'elle t'a connu mordant, ah bon, parce que là tu ne l'es plus ?
    Des bisous sur ta joue, je peux ?

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    1. J'ai précisé que les griffes rentrées pouvaient toujours ressortir… surtout si on me cherche ! Mais je dirais quand même que je fais parfois de GROS efforts pour les rétracter ! Parce qu'en matière de virulence verbale je fus parfois digne de médailles olympiques. Ça m'a quand même beaucoup servi dans mes combats syndicaux et politiques.
      Mais si ce sont des bisous de toi, j'ai les partounes d'une douceur infinie…

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  10. Je recommence mon message a disparu
    Je disais donc que je ne comparerai pas mon vitiligo à la polio ce serait plus qu'indécent, en revanche le mordant parfois teinté d'humour ou pas était une défense face à la bêtise, la méchanceté ou la maladresse de nos semblables.
    Tout comme Ambre je me permets un baiser très chaste
    Belle journée

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    1. Je partage tout à fait ce que tu dis. J'avais l'humour noir facile et très mordant en effet. On se protège comme on peut de la connerie.
      Comme je le disais à Ambre, je suis preneur du baiser. Et si vous vous y mettez à deux… on frise la félicité…

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  11. Heureusement on ne t'as pas enfermé dans un zoo !!

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    1. Est-ce qu'on n'est pas tous enfermés dans le zoo ? Comme chantait Jean Ferrat.

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  12. La rage, la férocité envers les autres est bien souvent le meilleur moyen pour mieux canaliser son énergie en vue d'affronter nos problèmes devenus trop lourds à porter.
    Ces instants où l'on se sent seul, isolé par notre souffrance que nous ne pouvons partager.
    La seule chose que nous pouvons alors partager ce sont nos griffes que l'on aiguise contre les autres, peut-être pour ne pas les retourner contre nous… et nous sentir vivant.
    Un cap passé, nous rentrons nos griffes pour nous remettre à vivre en acceptant de partager plutôt que de blesser.
    A chacun son degré de "supportable" et de temps pour rentrer ses griffes. Le temps de l'hostilité nous est parfois nécessaire, le principal est d'en sortir.
    La preuve que tu en donnes avec ce que je peux lire sur toi, ne te connaissant pas assez pour avoir suivi ton parcours jusqu'à aujourd'hui. Mais je sens bien que tu es loin de ce mordant dont tu nous parles aujourd'hui.
    De la douceur et de belles émotions pour ce week-end

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    1. Si effectivement tu ne connais pas le détail de l'aventure et de ses désastres au passage, tu en as au moins une connaissance intuitive sur le fond, ainsi que le démontre largement ton commentaire dont je te remercie.
      Chacun fait comme il peut, mais si dans l'adversité il y a une rage de vivre pour vaincre l'inadmissible, puisse-t-elle ne pas se transformer en férocité.
      L'actualité nous montre hélas qu'il est loin d'en être ainsi y compris collectivement, ce qui pose d'autres problèmes que la seule gestion individuelle.

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  13. Eh, "l'animal" a un humour noir !
    Quelle chance vous avez d'avoir une gamelle chaque jour ;)

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    1. Question de couleur de pelage de l'animal !
      La gamelle, parfois ce fut celle que chante Reggiani :
      « enfin, poser ma pelle, et chauffer ma gamelle »

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  14. Faire le clown ça aide, mais ce lutin est bon si on gratte un peu, dans la vie il faut beaucoup de courage...

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    1. Je me débrouillais pas si mal pour ce qui est de faire le clown

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