125ème Devoir de Lakevio du Goût
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Révérence posthume
Et voilà, on ne la verra plus du côté de la Butte aux Cailles. Peut-être venait-elle étancher sa soif d'inspiration dans l'eau de la claire fontaine qui coule là-bas. Qui ne connaissait pas la jeune femme brune au pochoir dans les rues de Paris et ailleurs ? Chacun pouvait apprécier la qualité de ses productions qui n'avait d'égale que l'humour qu'elle déployait avec un esprit papillon. Elle voletait loin de la mathématique froide que des esprits chagrins et lourds comme des bêtes de somme ne pouvaient comprendre.
Nul ne connaît le nombre exact de tout ce que tu as produit tout au long de ta vie d'artiste. Tel un oiseau perché sur la branche, tu cherchais à recevoir et donner de l'amour, fut-il coquelicot ou durable.
Femme affamée cherchant l'équation impossible entre l'éphémère et l'éternel, te voilà retournée à la terre nourricière où tu finiras par trouver d'autres éclosions invisibles peut-être aux yeux aveuglés par le soleil de Mouchette. Tu vivras alors le slogan que tu as fait figurer sur l'un de tes pochoirs : « Gagnez un échantillon d'éternité ».


Quel bel hommage !
RépondreSupprimerJ'avais découvert ses oeuvres il y a quelques années au hasard de mes balades dans Paris, sans savoir encore que c'était "la célèbre Miss Tick" ...
Tiens, en te lisant, je me suis demandé comment j'avais découvert Miss.Tic. Ça doit probablement aussi être à Paris lorsque j'y allais régulièrement pour mon boulot.
SupprimerOui très bel hommage, tellement bien écrit, et les mots imposés sont si bien intégrés qu'on ne les repérerait même pas s'il n'étaient pas "en gras".
RépondreSupprimerMerci pour ce que tu exprimes. J'aime bien les mots imposés et essayer de les intégrer mine de rien dans le texte.
SupprimerOn la retrouvera au coin de certaines rues, les affamés de photos doivent déjà faire la queue.
RépondreSupprimerJ'imagine bien ce que tu décris pour les affamés de photos. Et ceux qui viendront faire des selfies en se mettant bien au milieu devant l'œuvre de l'artiste…
SupprimerBien dit!
RépondreSupprimerMerci !
SupprimerTu sais que ça fait longtemps que je n'avais pas entendu parler de "Mouchette" (je suppose que tu parles du film de Bresson)
RépondreSupprimerEn attendant, c'est un bel hommage à une espèce qui, pour l'instant n'est pas en voie d'extonction : Les poètes de rue.
Merci Alainx
J'ai pensé un peu à tout le monde : Bernanos, Sous le soleil de Satan, Besson et Pialat !
SupprimerJ'aimais beaucoup cet artiste de rue alors j'ai essayé un hommage pas trop mauvais !
Toi tu as lu Bernanos ;-)
RépondreSupprimerRahdia est très présente à Trouville, où on l'a beaucoup vue, Villerville aussi. Femme libre, puissante, engagée pour une féminité émancipée, et responsable. Tout ce que j'aime. Comme ton texte♥
Il a marqué ma jeunesse !
SupprimerQuant à cet artiste elle me donne du féminisme une représentation qui me plaît. C'est à la fois intense, plaisant, et donnant à réfléchir (enfin, les personnes qui sont capables de réfléchir bien entendu…)
Bel hommage.
RépondreSupprimerJ'ai tenté...
SupprimerC'est tres joli et émouvant, comme quoi les belles fleurs s'épanouissent en éternité.
RépondreSupprimerJoli commentaire , merci
Supprimercomme dit chez Le Goût j'ai séché comme une flemmarde.... en plus, honte à moi, je ne connaissais pas Miss Tic.... Tu as écrit un bel hommage oui!
RépondreSupprimerSon décès te permet de la découvrir. C'est bien aussi…
SupprimerLes artistes expriment à travers leurs œuvres ce qui les habite. Miss-tic était habitée de cœur. Certains comme Miss-tic sortent du lot mais cela ne veut pas dire qu'elle soit plus habitée de grandeur qu'une autre. C'est juste qu'elle a trouvé un moyen plus frappant de l'exprimer. Chacun est rempli de tant de grandeur, tant de beauté, sans s'en douter bien souvent. L'écriture est aussi une manière éclatante d'exprimer qui l'on est. C'est un bonheur pour moi de te lire Alain. kéa
RépondreSupprimerIl y a de la grandeur dans chacun d'entre nous, comme tu le dis justement. Après la plus ou moins grande « célébrité », c'est autre chose. Et puis, être connu, ce n'est pas forcément pour de bonnes raisons !
SupprimerCe qui est certain c'est que moi aussi, j'aime beaucoup lire tes commentaires, qui me nourrissent et apportent très souvent un plus.
Trés bel hommage à une artiste qui le mérite amplement.
RépondreSupprimerElle le méritait je crois. Je suis content de ne pas être passé à côté.
SupprimerCOMMENTAIRE DE AUBEPINE
RépondreSupprimer------------
Une belle "Révérence-Hommage" à
cette artiste de l'Art urbain.
Merci Alain pour ce beau texte.
Merci d'être passée par là.
SupprimerL'art urbain élargit la démocratie et l'accessibilité.
Intéressants, ces pochoirs, je ne les connaissais pas, ni elle non plus, d'ailleurs, avant de l'avoir vue
RépondreSupprimerchez Adrienne. Joli, "l'esprit papillon".
Un texte qui lui rend bien hommage.
Cette artiste a certainement tout ce qu'il faut pour te plaire !
SupprimerBonne découverte…
J'ai lu tous vos commentaires. Merci ! :-)
RépondreSupprimerEmilia : je crois qu'il n'y a pas de honte à avoir, moi je l'ai découvert par hasard en me promenant à Paris ..
Belle journée à tous
Belle journée à toi aussi !
SupprimerTrès bel hommage où tu as super bien intégré les mots imposés. ♥
RépondreSupprimerPeut-être que la difficulté m'a inspiré.
SupprimerLa consigne est respectée, bravo !!!
RépondreSupprimerbelle journée
Merci !
Supprimerje partage et je partage ton émotion
RépondreSupprimer... et la vie continue....
SupprimerC'est amusant tu avais une autre vision d'elle il y a quelques années ...
RépondreSupprimerÇa me fait plaisir que tu lui rendes cet hommage posthume, du coup.
Pour elle, et pour moi aussi, qui l'ai toujours aimée.
Bises mon babar
•.¸¸.•*`*•.¸¸☆
Tu m'appelles Babar, mais c'est toi qui as une mémoire d'éléphant…
SupprimerPour ce que j'écrivais à l'époque, faudrait quand même replacer dans le contexte de déconnade générale qui présidait à ces temps-là !… Où il était « question qu'elle a perdu son âme à se vendre aux bobos parisiens » disais-tu !
Tiens, tu veux que je te dise, j'ai vachement vieilli depuis six ans ! Je fais trop dans le sérieux désormais, c'est pas bon signe… ☹️
Qui n'a jamais vu ses pochoirs, ne les a jamais photographiés ? Cette artiste a fait et fait encore l'unanimité. Mais qui est elle vraiment, cette Miss Toc qui prend le relai depuis peu et découverte récemment sur les murs du XVIII à Paris (cf mon dernier post)
RépondreSupprimerComme je le dis chez toi, le Street Art est bien évidemment toujours Street mais pas toujours Art !
SupprimerEt merci pour toutes tes aquarelles offertes à notre regard !