(La NASA publie des centaines de photos de la mission Apollo 17 - 1972 — La dernière Mission du programme spatial Apollo. — Images en haute définition et en couleur.
Les regarder m'a inspiré ce qui suit).

Ils partirent quelques-uns, et il n'y eut point de prompt renfort en arrivant au port.
Le goût de tout connaître et de tout savoir tenait lieu de Graal contemporain.
Le sang du Christ coulait-il dans leurs vaisseaux spatiaux ?
Le Graal devait leur donner la vie éternelle.
Eux, il cherchaient les origines éternelles de la vie.
Ils trouvèrent poussières et désolation.
Qu'importe, ils avaient niqués les ruskofs.
Ainsi, elle était là la réalité.
Nous venions d'une explosion de poussières grises.
Il était sans doute là le miracle.
Cette poussière d'où nous venions, un alchimiste avait réussi à en faire surgir la vie.
Et nous allions y retourner à cette poussière originelle.
Plus de 40 ans après la dernière visite lunaire, reconnaissons que nous avons bien progressé pour ce qui est de saccager la planète.
Nous sommes habiles et pressés !
Pressés d'en finir.
Pressés du retour vers le futur que nous avions tenté vainement de rendre présent.
Dans pas bien longtemps, les chefs d'État vont bavasser et bavasser encore à Paris.
Sûr qu’ils seront contents.
On sortira un magnifique rapport de synthèse avec des lettres d'or sur la couverture et des graphiques multicolores à intérieur.
C'est beau un rapport!
Ça ne se lit pas, ça se contemple… ça se montre aux cameras du monde entier, avec des sourires béats de contentement et des congratulations réciproques, à coups de longues poignées de main et de tapes dans le dos.
Et puis, quand on rentre dans son pays, un beau rapport : ça se glisse au fond d'un tiroir.
— Bon alors ! On en construit combien cette année des centrales à charbon ?
On a bien le droit. On est un pays pauvre. C'est à notre tour à présent.
Elle était pourtant belle cette
Planète
Unique …