J'en rêve encore… parce que je suis réaliste…
"Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure." (Plutarque)
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mardi 27 mars 2018

L'éternité est un temps vertical.

Tout récemment, j'ai lu ceci dans un extrait de « La beauté du monde » de Michel Le Bris :
« L’éternité, ce n’est pas le temps des horloges en un peu plus long, mais un temps « autre » ?
Vertical ? »
Mais je supprime le « ? » de l'auteur et retiens ce que j'ai écrit en titre.

J'ai l'impression que cette formulation exprime d'une manière imagée comment je ressens l'éternité comme une verticalité vertigineuse, mystérieuse et si simple à la fois.
Me revient en mémoire le titre d'un livre d'anticipation/science-fiction, que j'avais acheté il y a des lustres, uniquement à cause de son titre : « Horizon vertical ». Comme si tout était appelé à une éternelle montée.


La verticalité m’a toujours transcendé. Peut-être parce que j’ai du vivre à l’horizontale durant trois années après mon accident de santé. Et que se remettre vertical fut une totale reprise de vie. Vivre debout, droit et non plus affalé et immobile.

Un temps vertical rassemble tout, de l'avant, du pendant et de l'après de mon existence.
Ce temps éternel est accessible quand je le rejoins en moi dans ma verticalité d'homme. 

Je n’en dis pas plus.
Je voulais souligner l’impact en moi de l’expression.
Est-ce que cela rejoint quelqu'un d'autre que moi ?
Vous me direz éventuellement…

Une ouverture, une brèche vers l'infini dans la hauteur, quelque chose qui respire la fraicheur matinale prometteuse, voilà ce que m'a apporté : l'éternité est un temps vertical
C’est donc maintenant.

Aurai-je d'autres choses à en dire ? 

L'écoulement du temps ordinaire qui structure me le dira peut-être un jour…

32 commentaires:

  1. L'éternité est un temps ascendant pas forcément exclusivement vertical. Elle se déploie comme une fleur qui s'épanouit dans toutes les directions... sauf vers le bas.

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    1. Si je comprends bien tu vois l'éternité comme une expansion du temps et de l'espace.

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  2. Le royaume c'est ici. L'éternité c'est maintenant ?

    Difficile à comprendre, sauf parfois dans la fulgurance d'un moment ...
    Ensuite, cela redevient difficile :)

    J'aime quand j'ai l'impression qu'il y a quelque chose à "comprendre" qui n'est pas accessible à la raison ordinaire. Il faudrait que les fulgurances soient plus fréquentes ou qu'elles durent plus longtemps ...

    Amitiés


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    1. Oui, en quelque sorte dans l'éternité et le royaume, j'y suis à l'instant.
      Mais ce n'est pas une permanence de la perception d'y être.
      et je partage tout à fait ton dernier paragraphe. Il y a des fulgurances qui sont comme un flash de photographe dans le noir. On a la fois tout vu et à la fois rien vu… et on espère que le flash se redéclenche.

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  3. ton billet m'intrigue
    je n'au jamais réfléchi à l’éternité, à ce qu'elle pourrait être, ni quand ni comment!
    maintenant que j'y pense, je me demande si l'éternité n'est pas dans la verticalité ET l'horizontalité.. En même temps!
    Càd un espace immense qui dans l'infini qu'il ouvre, nous plonge dans le Beau, le Bon
    Et bien sûr, c'est maintenant que ça commence
    Quand mon âme s'élargit, ce n'est pas la mauvais temps qui va l'en empêcher
    C'est une belle réflexion que celle à laquelle tu nous mènes là ;-)

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    1. Tu sembles rejoindre Suzame.
      comme tu l'as compris, ma perception est différente. Presque opposée sans doute. Je perçois une concentration extrême… une sorte de densité éternellement dense.
      Et en même temps c'est bien difficile de l'exprimer.

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  4. Ce "temps vertical" que tu évoques, n'est-il pas la pleine conscience? N'étant ni croyante ni même agnostique, l'éternité ne peut exister pour moi que comme ce temps philosophiquement "autre" et atemporel. Plutôt cette fusion intime dans l'univers, pas forcément quelque chose qui nous dépasse mais dont je fais fondamentalement partie, comme chacun, chacune, et qui est totalement inclus dans le présent. La conscience du présent comme la seule éternité que je peux atteindre. La vie...

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    1. Oui, c'est assez bien ce que tu exprimes de ce temps "autre". En revanche la fusion intime dans l'univers ne me rejoint guère. Enfin, c'est le mot "fusion" qui me dérange. Bien sûr je suis poussière d'étoiles, mais pas n'importe laquelle. La poussière unique que je suis.
      Cette sensation de n'être QUE présent, comme quelque chose de dense et qui n'est absolument pas le fruit d'un raisonnement ou d'une construction intellectuelle spéculative.
      Il est certain ressenti qui ne peuvent être imaginés.
      Merci pour ce commentaire très éclairant.

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    2. Je comprends ce que tu veux dire et je reconnais que le mot est mal choisi. Il s'agit moins de fusion que de rapport intime... rapport au sens relation, affinité. Merci à toi pour cette magnifique piste de réflexion.

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  5. Anonyme27/3/18

    "Ce temps éternel est accessible quand je le rejoins en moi"
    C'est un temps immobile qui ne passe pas, qui se respire se goûte de l'intérieur ! kéa

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  6. J'étais passée voir ce que la 100e de Lakévio t'avait inspiré, mais tu as fait l'impasse !
    Le temps vertical ? Je n'y ai jamais pensé !

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    1. Une impasse par manque de temps. J'étais occupé tout le week-end…

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  7. Ce n'est pas Armel qui a écrit le post précédent, mais la Bourlibngueuse !

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  8. J'avais relevé lors d'une lecture cette citation de Laurence Tardieu " L'éternité n'est pas dans le temps, mais en profondeur" . Cela m'avait interpellée qu'on puisse associer l'éternité à quelque chose d'autre que du temps... j'aime bien cette idée de profondeur... pour moi la sensation d'Eternité a quelque chose à voir avec le temps suspendu, ces moments sans temporalité qui abolissent la notion à la fois de temps et d'espace... et je te rejoins dans ce quelque chose de vertigineux qu'est l'Eternité...

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    1. Merci beaucoup pour cette citation qui me plaît bien également. Je veux dire par là qu'elle me rejoint.
      L'éternité me semble comme une sorte de concentration du temps, que l'on peut parfois comment entrevoir au fond de soi-même en effet. et en même temps comme quelque chose de profondément mystérieux qui donne un certain vertige en même temps qu'une intense densité. Enfin,… difficile de trouver des mots qui conviennent vraiment.

      Merci pour ton commentaire enrichissant.

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  9. Il me semble que l'éternité est a-directionnelle. Elle se fait sensible la tête en bas chez les uns, à quatre pattes chez les autres, les bras en l'air chez d'autres encore. Je crois que l'éternité est au-delà de la mesure du temps et de l'espace. C'est une clarté indéfinissable qui nous traverse par moments et que nous sommes incapables, Dieu merci, d'enfermer dans une catégorie. L'éternité est un mystère qu'il est nous est donné de percevoir par de courts instants de fulgurance.

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    1. Je te remercie, Sandrine, de dire comment tu vis cela. Cela va intéresse beaucoup les diverses perceptions de chacun.
      On se rejoint sur le côté mystère et la fulgurance.
      Ta manière de référer aux mouvements du corps est étonnante et interpellant.

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  10. J'aime beaucoup cette notion de verticalité, qui a tout à voir avec l'Homme Debout au sens symbolique.
    Celui qui ne se couche pas, digne, résilient malgré les vents contraires, qui résiste et regarde vers le haut.
    Tu es, plus que tout autre, un homme debout. Dont le souffle puissant appelle sans cesse à dépasser ses petites bassesses sans importance au final, pour aspirer à plus grand, et absolu.
    Un mélange de toute ce qui se dit ici, voilà ma sensation d'éternité:
    La dimension impalpable, spirituelle, d'accéder à un ailleurs immuable, quelque part au fond de soi, démultiplié dans toutes les directions spatio temporelles, au-delà du temps.
    La perception bénéfique qu'au delà de la finitude physique, le coeur de soi continuera de s'ancrer dans le temps.
    Vertical, de vertex en latin. Synonyme, aussi bizarre que cela puisse paraître, de vortex, le tourbillon. Cette force spiralaire qui nous élève au-dessus de nous même.

    Pffiou tu me rends intarissable !
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Tu soulignes une dimension spirituelle de laquelle il faut sans doute s'approcher pour percevoir la dimension d'éternité qui nous constitue.
      L'éternité sans doute une expérience à la fois subjective et matérielle, au sens de perceptible, presque palpable l'espace d'un instant qui la laisse entrevoir.

      Et ton commentaire ne manque pas de lyrisme !…

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  11. Tu me lis depuis un bout de temps alors tu sais que "toujours plus haut" qui implique "plus droit" c'est aussi mon credo. Mon sentiment. Mon intuition. J'ai le ressenti profond d'une énergie qui court dans ma colonne vertébrale, et me tire vers le haut (la raison pour laquelle je me suis intéressée à la vision hindouiste de l'énergie parce que ma foi ça collait avec ce que j'éprouvais). Je ressens cela surtout au niveau de ma nuque. Pour ce qui est de l'éternité elle m’apparaît comme une stase, sans haut ni bas, une dimension autre, un repos lumineux où les âmes se retrouvent dans la paix, le grand amour agapé. Quand aux fulgurances dont tu parles, je l'ai vécu aussi. A une époque où j'avais probablement besoin d'un "appel du pied". Pour moi ce fut comme une porte qui s'ouvre sur la compréhension totale. C'était comme tout comprendre d'un coup, être illuminée (à la manière dont Paul du roman Dune voyait tous les avenirs possibles). Cela n'a duré que quelques secondes extrêmement intenses mais ça m'a probablement changée en profondeur, j'en avais été profondément ébranlée et en même temps remplie de joie. J'ai eu la chance de pouvoir en parler avec un autre qui avait expérimenté cela aussi et qui m'avait dit que c'était une manière de nous montrer que nous étions "sur la bonne voie"...^^

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    1. À propos de ce que tu relates à la fin, j'ai une expérience quelque peu comparable d'une sorte de compréhension totale de soi, du monde et des autres. Elle me dura trois ou quatre minutes. Et en même temps peut-être qu'elle fut plus brève, puisque vécue un peu hors du temps.
      Le signe que l'expérience entraîne un changement en profondeur est déterminant à mes yeux comme validation.
      Et pour ma part il y eut vraiment un avant et un après. Comme tu le dis toi-même.
      Comme te l'a dit quelqu'un : tu étais sur la bonne voie.
      Moi je le dis à présent, puisque suite à cet événement intérieur/extérieur j'ai changé d'orientation de vie et que pas une seule seconde je ne l'ai regretté.

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  12. Anonyme30/3/18

    "Il est certain ressenti qui ne peuvent être imaginés."
    Et quand un tel ressenti nous enveloppe, nous englobe on sait, on voit et même si cette vision ne dure qu'un court instant la suite est que oui! se déclenche un avant et un après. maty

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    1. Oui, c'est cela je crois.
      Il me semble que c'est à la portée de tout être qui fréquente les profondeurs de lui-même au-delà des nuages et des orages, au soleil de sa terre intérieure.

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  13. Charlotte2/4/18

    Je reviens d'un voyage au Canada où habite mon fils. J'en ai passé du temps dans l'avion cela me semblait une éternité ! mais j'ai senti cette verticalité comme une ascension déjà au décollage notamment mais cette propulsion vers le haut dans le ciel donne une impression d'éternité tant c'est infini la haut. L'impression de planer, d'être dans cet infini. On ne voit plus la terre, on est au dessus des nuages. Je me sentais au dessus de la terre mais pourtant bien protégée assise sur mon siège en regardant cet espace infini à travers le hublot.
    L'atterrissage c'est une autre histoire.Mon commentaire est un peu flou: c'était ce matin at avec le décalage horaire je suis encore un peu dans les nuages.

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    1. Tu ne t'exprimes pas si mal quand tu es dans les nuages !
      ;-)
      Le sentiment d'infini est impressionnant

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  14. Je comprends tout à fait que passer des années en horizontalité forcée amène à chercher la verticalité...
    La verticalité, c'est pour moi le propre de l'humain qui lutte pour rester debout, même s'il se casse la g..., il se relève et repart, encore et toujours debout... jusqu'au bout !
    Quant à l'éternité, c'est une notion qui m'est étrangère.
    Bises Alain et merci pour cette minute d'intense réflexion matinale.

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    1. "L'homme qui marche" d'Alberto Giacometti est pour moi le symbole de cet homme debout et vertical…
      dans ma jeunesse j'ai longtemps eu une reproduction (une photo) affichée sur le mur devant mon bureau.

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  15. Tu lis des romans de philo, et moi récemment j'ai lu plusieurs policiers, histoire de me mettre à jour avant les quais du polar. Parfois ces lectures se rejoignent. Dans le dernier que j'ai lu, ils faisaient des expériences scientifiques pour essayer de prouver qu'il y a quelque chose après la mort, en se fondant sur les travaux de Jung concernant l'inconscient collectif, identique quelles que soient les civilisations. Et le grand secret, qu'ils ne dévoilent pas parce que ce serait le grand chaos, c'est que l'immortalité de l'âme est une garantie de l'humain, qu'il soit croyant ou incroyant. Pour eux, les âmes sont partout autour de nous, ils ne parlent pas de temps mais d'espace. J'avoue que j'ai bien aimé cette version... Donc ni vertical ni horizontal, mais "partout"...
    J'ai aimé aussi les réflexions dans lesquelles m'a menée ce livre, sur l'éternité, sur la foi fondée sur la peur du rien après la mort. Les policiers mènent à tout ! :)

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    1. Ton livre m'intéresse… mais tu n'as pas dit le titre ni l'auteur…
      J'aime bien l'idée que l'immortalité de l'âme soit une garantie de l'humain. Pour rester dans le domaine de la fiction, lorsque j'étais enfant et que je voyais des films de « cow-boys et Indiens » (vers la fin des années 50) il était parfois montré le vieux chef indien devant son tipi, qui évoquait « les esprits de nos ancêtres » qui planaient sur les plaines désertiques de l'Ouest américain. Dans ma petite tête d'enfant je me demandais à quoi ils pouvaient ressembler et ce qu'ils faisaient. C'était sérieux pour moi cette question. Je devais déjà être quelque peu méditatif…

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  16. C'est Le cri, de Nicolas Beuglet.
    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-livre-du-jour/le-livre-du-jour-nicolas-beuglet-le-cri_1880271.html
    Moi c'est dans Yakari que je rêvassais aux esprits des ancètres... :)

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