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jeudi 26 janvier 2017

Bilan d'un Marathon

Comme je l'avais indiqué précédemment, j'ai organisé un nouveau «  Marathon d'écriture » la semaine dernière, et j'y ai consacré quasiment tout mon temps. Comme ce marathon est ouvert à tous, — c'est la raison pour laquelle j'en avais fait quelque peu la publicité sur ce blog, —  j'ai pensé que vous seriez intéressés, peut-être, par le bilan que j'en ai fait aux participants.
Donc, voici :


Tout d'abord, en tant qu'organisateur du marathon d'écriture, je voudrais remercier chaleureusement chacune et chacun des participants. Comme chaque fois, les textes ont été riches, diversifiés, abondants. Certains furent très personnels et engageants, d'autres plus poétiques ou relatant des souvenirs. Mais à chaque fois j'y ressens l'engagement concret et personnel, aboutissant le plus souvent à une écriture très libératrice et bénéfique, parce que installée dans la durée, selon l'esprit premier du marathon tel que je l'ai conçu. Certains d'entre vous ont marathonné jusqu'au bout de la nuit… et ont remis ça quelques jours après…

Au long de mes lectures (240 à 250 textes environ pour 20 participants sur une semaine), je suis passé par tous les registres émotionnels. J'ai vu la beauté des êtres, la variété des expériences, le respect des un et des autres, et ce quelque chose de singulier et unique qu'il m'arrivait de rencontrer dans l'animation des stages que j'organisais dans ma vie professionnelle. Une sorte « d'îlot culturel » où il fait bon se retrouver, dans une démarche individuelle, avec son aspect solitaire, mais au milieu des autres qui par leur bienveillance, leurs commentaires, suscitent un plus de vie pour chacun.

Le marathon d'écriture à plus de 10 ans, et je suis frappé de voir le désir fort exprimé que l'expérience puisse se poursuivre. C'était peut-être plus marquant cette année, au regard de ce qui a pu se dire sur la pérennité de ces lieux d'écriture auxquels beaucoup sont attachés. Il faut croire que nous sommes tous en quête de lieux authentiques, qui probablement nous manquent dans une société où l'artifice, le superficiel, les formes de suspicion généralisée, tentent d'imposer leur loi mortifère.


Puisse ce genre d'expérience continuer pour apporter une petite part à une société qui cherche à s'humaniser. Il en est bien d'autres évidemment. Elles ne font jamais la une des médias. Tant mieux ! Ils s'empresseraient de tout saccager… selon leurs bonnes vieilles mauvaises habitudes…

20 commentaires:

  1. Chaque fois que tu en parles, ça fait envie...Chaque fois je me dis que je devrais essayer...mais je me mets des barrières, tu sais lesquelles...
    En tous cas, c'est une belle expérience, et tu as raison de vouloir la protéger comme une fragile bulle de liberté...
    Les merdias auraient tôt fait de s'en emparer pour en altérer le sens premier...
    Tu vois pas une ligne de "produits dérivés" ...quelle horreur !
    Bisous cher Babar
    Chouette on va te revoir !
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. le marathon est un espace clos. Je n'ouvre l'accès qu'aux personnes qui participent effectivement en écrivant. Il ne peut donc y avoir de lecteur–voyeur !
      Après le marathon, tous les textes sont supprimés. On peut y participer de manière totalement anonyme. Chacun peut choisir un pseudo qui lui convient.
      Je précise cela à cause de ton : « ça fait envie ».
      peut-être qu'un jour ton désir brisera les barrières…
      les bulles de liberté ne sont pas toujours si fréquentes que ça…
      Baisers libres !!!!
      ;-)

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  2. Voilà de belles initiatives qu'il faut à tout préserver, coûte que coûte. En effet, ce sont dans ces îlots à l'abri de la folie du monde que les êtres peuvent se rencontrer, échanger et puiser au fond d'eux-mêmes pour agrémenter le partage.

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    1. Oui, voilà, c'est exactement cela.
      L'écriture en continu est un moyen simple et concret d'atteindre un niveau d'échange d'une belle qualité et qui nous change de la superficialité ambiante.

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  3. C'est une très belle idée, Alain, ces marathons d'écriture, ce doit être libérateur, en effet...

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    1. C'est une expérience qui te plairait sûrement, toi qui vis un chemin libérateur…

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  4. Anonyme27/1/17

    Quelle frustration de ne pas avoir pu participer !
    L'envie et l'inspiration était pourtant là.

    je reviens sur ce que tu dis de l'espace proposé et je fais un parallèle avec le "grand groupe" (que tu connais) dans ma formation. Un espace de liberté, de bienveillance, d'acceptation et de liberté où tout est possible dans le respect de l'autre. Je me dis que c'est peut-être cela que tout le monde apprécie dans ton marathon, d'où son succès. Je ne parle pas de la "qualité" du maitre des lieux qui y contribue aussi fortement, cela va de soi mais c'est encore mieux lorsque c'est écrit...
    A bientôt

    Manuel

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    1. Oui, je partage tout à fait ce parallèle que tu fais, et que tu expérimentes dans ta formation. il y a pas loin de 10 ans, quand j'ai commencé à faire cette proposition, j'ai tout à fait retrouvé cette « ambiance de liberté » qui caractérisait les groupes que j'ai animés dans de ma vie professionnelle. Cela m'avait surpris dans un premier temps.
      le maître des lieux n'est qu'une sorte de catalyseur pour faciliter l'expression d'autrui.

      Je te dis très sincèrement que ta présence a manqué. Mais je sais, tu m'as dit, les contraintes qui ont été les tiennes.
      La prochaine fois, nous t'attendons de clavier ferme !
      En espérant que tu es content de ce dans quoi tu t'engages.

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  5. J'ai été ravie de participer à ce marathon, il m'a permis de faire mieux connaissance avec beaucoup d'entre vous et de constater que nous partageons pas mal de choses, quelque part c'est très rassurant. Et dans la réponse précédente tu t'engages pour un prochain marathon, ah, ah !!!

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  6. Je suis heureuse que ce genre d'activité existe pour ceux qui y trouvent le stimuli pour écrire. Moi je suis, de nature, réfractaire à tout ce qui se fait en groupe, j'ai participé très peu à des concours de nouvelles et ne l'aurais fait sans le challenge que représentait l'incitation à écrire sur un sujet que je n'aurais jamais abordé autrement. Mais maintenant j'ai repris mes billes (sans exclure l'idée de revenir jouer aussi quand l'envie me reviendra car, n'est ce pa... never say never!)

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    1. Je comprends bien. Dans le cadre du marathon, je ne sais pas si on peut parler d'une écriture « en groupe ». C'est une écriture très solitaire avec d'autres qui font de même en même temps… d'autant que cela s'étale sur une semaine. Et s'il y a bien évidemment des interactions, chacun est quand même chez soi devant son clavier…

      écrire avec une contrainte (dans le marathon il n'y en a aucune) je trouve aussi que c'est un exercice assez intéressant pour ne pas dire passionnant, qui nous oblige à aller là où nous ne serions pas allés de nous-mêmes.

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  7. Chaque année j'assiste au lancement de ce marathon, curieux de savoir ce qui s'y vit. L'accès est réservé aux participants et je comprends parfaitement cela. En même temps… je crois que j'aurais besoin de "sentir" ce qui se partage avant d'éventuellement y participer.
    D'un autre côté je ne pense plus avoir besoin d'un espace de libération. Il y a tellement d'années que j'écris "face aux autres" que le flux s'écoule maintenant relativement librement, sans retenue majeure.

    Mais je trouve que c'est une excellente initiative et je t'en félicite, ainsi que les participants :)

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    1. Ton blog a pris en effet ces derniers temps une tournure plus didactique.
      Le marathon est une écriture face « à quelques-uns » plus que « face aux autres ».
      Je veux dire par là que personnellement j'y ai abordé des sujets que je ne développerais pas sur mon blog. Et il me semble qu'il en va de même pour d'autres personnes.

      Quant aux participants, j'ai un peu le sentiment qu'ils sont là sur la base du « principe de plaisir »…

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  8. Ton marathon a 10 ans c'est vrai, et je viens de réaliser que ça fait 10 ans que j'y participe!! Sacré longévité . A l'époque tu en faisais 2 dans l'année, un au printemps et un a l'automne. C'est dàilleurs à celui d'automne que nous avons parlé de la nécessité de créer un nouveau site d'écriture en ligne, ce qui a été fait dans la foulée.
    Cette année encore, la magie de l'écriture au l'on court a fonctionné. C'était super :)

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    1. En effet, cela fait quand même une aventure dans la durée…
      oui, je me souviens très bien aussi, évidemment, de ce désir de prolonger que des personnes avaient manifesté. Et tu as créé ce blog d'écriture qui véhicule lui aussi « un certain état d'esprit », qui allie à la fois simplicité, convivialité et chaleur humaine. Et je continue à avoir une grande admiration pour ta persévérance.
      C'est remarquable !

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  9. Si je comprends bien, il s'agit d'écrire "pour soi", s'écrire en quelque sorte "les yeux dans les yeux"... Ce peut être passionnant. Je ne dispose pas, de par ma vie, du temps nécessaire à cette participation. Et je ne crois pas avoir le tempérament qui se plie à une expérience de groupe; mais je salue l'idée, et ta persévérance. Tu fais du bien, manifestement. C'est bien. Tu es bien.

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    1. Oui, c'est un peu ça. Le fait que ce soit comme « encadré » par une petite structure qu'est le marathon, a un côté incitatif pour une écriture dans la durée.
      Et merci pour tes appréciations finales…

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  10. Une belle initiative, Alain .

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    1. Elle rencontre de bons échos en tout cas...

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